Interview : les PGI trucs et astuces (2/2)

Christine est professeur en lycée professionnel, elle travaille avec les PGI depuis septembre même si l’inspecteur de son Académie en parle depuis bientôt trois ans.. Lire la première partie de l’interview ici.


– Qu’est ce que les PGI ont changé pour votre enseignement ?

Christine : Pour nos enseignements, cela change plusieurs choses. D’abord, cela induit une collaboration plus étroite des enseignants des matières professionnelles. Par exemple, avec ma collègue qui enseigne la communication nous travaillons en parallèle sur les mêmes dossiers « situation d’entreprise ». Cela nécessite de réaliser une progression commune, afin que toutes les « missions » proposées aux élèves soient cohérentes et dans le respect du programme. Ensuite les PGI impliquent un effort supplémentaire dans la réalisation de nos supports de cours et enfin un travail d’organisation et de classement des supports donnés aux élèves. Mais le PGI se révèle être une aide précieuse en intervenant à plusieurs niveaux au cours de la réalisation des « missions ». En effet, le principe est d’éviter la double saisie puisque toute information entrée est répercutée dans l’ensemble des modules. Cela veut dire que dès lors d’une facture est saisie en gestion commerciale, son enregistrement comptable est généré automatiquement dans le module de la comptabilité.

Pour beaucoup d’enjeux du cours, c’est plus simple, je vous donne deux exemples :

  • pour aborder l’organisation comptable : on peut le faire en suivant les écritures générées à travers l’édition des différents états du journal aux documents de synthèses, pour en déduire l’organisation comptable.
  • pour aborder la déclaration de TVA : on peut partir de l’édition des factures d’achats, de ventes (ou des journaux d’achats et de ventes si la notion de journal a été abordée) et de la déclaration de TVA CA3. Puis réaliser l’étude des documents pour en déduire la définition de la TVA à décaisser.

On peut aussi éditer des statistiques de vente par catégories ( par représentant, par type de produits ..), récupérer ces données et demander aux élèves de les retravailler. Ça, ce n’était pas possible avant les PGI. Un peu comme le publipostage, on n’édite plus les courriers sur un logiciel de traitement de texte d’un côté avec la liste d’adresse de l’autre. On peut directement sélectionner les destinataires et saisir le courrier dans le PGI.

– Comment avez-vous abordé ce changement ? Continuer la lecture

INTERVIEW : les PGI au plus proche de la réalité professionnelle (1/2)

Interview de Christine, enseignante en lycée professionnel en Seine Saint Denis. Elle raconte la transition mais aussi sa propre adaptation aux Progiciels de Gestion Intégrée.

LeWebPédagogique – Comment avez-vous accueilli la mise en place des PGI dans votre Académie ?

Christine : Notre inspecteur nous y sensibilise depuis au moins trois ans déjà au cours de ses réunions de rentrée. L’établissement dans lequel j’enseigne est équipé d’un PGI depuis l’an dernier, PGI que nous avons commencé à utiliser en septembre dernier.

Concrètement, l’idée est de commencer à l’utiliser avec les élèves nouveaux entrants en seconde et de poursuivre durant les trois années de scolarité jusqu’à leur baccalauréat. Pour le moment, j’ai commencé avec ma classe de seconde, tout comme les autres enseignants qui suivent le mouvement.

LWP – Qu’est ce que les PGI ont changé pour vous, dans votre enseignement ?

Christine : Le PGI permet plus d’interactivité entre les concepts théoriques du programme et la pratique professionnelle. Avec les nouveaux programmes du bac pro et en l’occurrence la seconde professionnelle MSA « Métiers des Services Administratifs », l’utilisation d’un PGI apparaît comme une évidence. En effet, les programmes cherchent à vraiment rapprocher l’élève de l’univers professionnel et avec le PGI, quand l’élève rentre en classe, il n’est plus vraiment élève, il est le salarié d’une entreprise avec un poste défini, il doit répondre à une demande de son supérieur en réalisant une activité nécessitant outils et logiciels professionnels. Par exemple, comme en entreprise, où un chef de produit et un comptable n’ont pas les mêmes accès, les élèves ont des droits d’utilisateurs différents selon leur poste. Et il y a un vrai travail collaboratif entre eux, comme dans des équipes de travail pro.  Le PGI, ça nous rapproche vraiment de la réalité en entreprise.

Concrètement, cela requiert plus de collaboration entre enseignants, le développement de nouveaux supports (à lire la semaine prochaine sur notre blog), mais en contrepartie, la double ou triple saisie des données est supprimée, ce qui permet de gagner du temps.

LWP – Avez-vous rencontré des difficultés pédagogiques ? Continuer la lecture