Les ders de mars

En avant !

Ce week-end la fête du libre a eu lieu dans ma ville. C’était l’occasion de venir découvrir la culture libre dans sa diversité, dans sa profondeur. Ce qu’il y a de bien, c’est que nous ne mettions pas le côté militant, un peu utopiste, afin de mieux parler aux visiteurs. Cela ne veut pas dire que l’on ait mit ce thème de côté, non pas du tout.

Il faut revenir aux sources du problème du libre : comment aborder un thème citoyen sans tomber dans de la théorie ? Il y a plein d’articles qui vantent (ou pas) le libre. Il y a pléthore de débats sur la multiplicité des distributions, et plein de sujets sur le fait que GNU/Linux ait plus rapide que Windows.

Ces articles, débats et sujets sont inutiles. Ils font perdre de la visibilité au monde libre, car le premier intérêt, il me semble, pour un usager lambda, est de savoir comment fonctionne un logiciel lire et que « ça marche ».

J’irai même plus loin, ce qui est inutile est dangereux. Parler, débattre sur la diversité du monde libre sans aborder le fond de l’histoire (à savoir une démarche citoyenne et éthique) dessert le monde libre. Les usagers du libre abordent le thème citoyen, mais ils ne le font pas au début, car parler de logiciel et de liberté ne vont pas de paire.

Les usagers ont eu l’habitude de ne pas choisir, de se livrer aux desiderata de Windows ou de Mac, avec un certain succès. On peut dire que les usagers sont des moutons, surtout lorsqu’on voit l’inefficacité de certains programmes face aux logiciels libres. Cela fait presque rire.

Autre chose, GNU/Linux est pratiquement inconnu, à part dans le monde professionnel. Cela veut dire que les OS Libres sont avant tout une affaire de pro, de geeks, bref de personnes bizarres. Ce qui n’est pas le commun des mortels. Il y a bien sûr des initiatives locales qui fonctionnent, notamment dans les écoles, mais ce n’est pas le cas partout, et on ne souligne pas (assez à mon goût) que les élèves travaillent quelquefois sur OS libres. L’inconnu fait peur, c’est bien connu.

Autre élément : la puissance financière. On préfère payer un logiciel cher, afin qu’il fonctionne sans savoir comment ça marche, juste pour la tranquillité d’esprit. Pour un chef d’entreprise, avoir une structure informatique qui marche est plus important que tout le reste (pour l’informatique évidemment).

Et enfin, l’une des forces des logiciels libres est de savoir s’imposer sur plusieurs plate-formes. Sur Windows, Linux, un peu moins Mac, les logiciels libres sont connus et reconnus pour leur coût, leur utilisation, leur solidité. A ce stade, plus besoin de vouloir développer des plate-formes indépendantes et/ou libres, car les logiciels qui en sont issus ont une bonne place dans les OS propriétaires (VLC et Firefox par exemple).

Le monde libre ne va pas faiblir, cela est certain. Mais face à la montée des coûts d’infrastructure, de la fin de supports techniques de logiciels ou de systèmes propriétaires, le premier réflexe de certains utilisateurs ne sera pas de migrer vers les OS libres hélas …

La route est longue mais elle est libre, comme dirait le site Framasoft !

  • Infos essentielles

Le don d’organe pourrait devenir systématique. Ou plus automatique, c’est selon. Bref, pour pallier à la pénurie de donneurs, un amendement vient d’être voté par les députés, qui permet de récupérer les organes d’un défunt. J’ai bien récupérer et non demander aux membres de la famille leur avis. C’est là que le bat blesse.

Depuis une loi qui date des années 75-76, il existe un accord « tacite » entre le médecin et la famille pour que le premier puisse prendre les organes d’un défunt. Comme l’interprétation de l’accord « tacite » est très vague, le médecin se rangeait à l’avis de la famille qui décidait en fin de compte. Si on regarde un peu plus en détail les lois et amendements sur le don d’organes, le médecin a le droit de ne pas tenir compte de l’avis de la famille, mais il l’a toujours fait, par posture humaniste.

Si nous en sommes arrivés à cet amendement, est que la famille refuse dans un cas sur trois, par ignorance notamment des volontés du défunt. Contrairement à l’Allemagne, il n’existe pas de culture ni d’éducation du don d’organes. Dans ce pays, les habitants ont dans leur carte vitale (ou équivalent), la mention de vouloir donner ou pas leurs organes. Cela serait bien en France, mais on est encore au stade de « j’ai peur de la piqûre, alors le don … ».

Cette insouciance, comme quoi on préfère recevoir que donner (du sang, des organes …) monte un défaut d’éducation, de courage, et de déboisements (oui oui) de fausses et mauvais représentations du don d’organes. Pour faire une comparaison, c’est un peu comme l’éducation sexuelle, où on reste très prude (on explicite la sexualité et les IST sans expliquer le sexe) ou très enfantin (où les élèves parlent de b*tes et ch*t*es, de s*d*m*e ou de filles f***les), mais on est clairement loin du respect des uns et des autres. Cette position d’incompréhension et de peur, on la retrouve (avec d’autres termes) dans le don d’organes (voir les articles d’Europe1 et  de santémagazine.fr).

  • A suivre

La Tunisie sort de sa torpeur :

– en faisant avancer l’enquête (voir l’article de l’Express) ;

– en pansant ses plaies (voir l’article du Figaro) ;

– en faisant plus attention aux lieux importants (voir l’article de Libération);

– en prenant des mesures intérieures (voir l’article du Monde)

– se rend compte qu’elle n’est pas seule (voir l’article de France24)

– en s’apprêtant à vivre des moments difficiles (voir l’article de mosaïquefm)

– en comprenant que les fous ne sont pas tous barbus et en djellabas (voir l’article de France24)

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Question originale, mais bon ; même lui il l’affirme ! ; les indépendants en colère ; une inconscience ? ; bienvenue dans le monde mobile fermé ; est-ce plus facile de comprendre en mettant un nom sur le drame ? ; est-ce plus facile en mettant des lieux pour comprendre le drame ? ; expliquer le drame par une dépression, est-ce plus facile à supporter pour les familles ? ; tout explorer pour tout comprendre ? ; le racisme ordinaire ? ; face à une logique comptable, que peut la culture ? ;

  • En vidéo

Un album mythique, un musicien qui l’est tout autant : Miles Davis avec l’album King of Blue

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