Dernière quinzaine de novembre

De l’avenir des docs ?

Une interview fort intéressante s’est déroulée sur une antenne de radio française, France Inter il me semble, avec le président (français) de Fitch. Cette agence de notation est la dernière à noter la France AAA. Alors qu’on lui posait la question si cette note trop favorable n’était pas due à la nationalité de son président, M. de Lacharrière rétorquait qu’il n’avait pas le pouvoir d’influencer son agence.

Il expliquait que cette notation était du au travail de ses hommes et femmes de terrain qui scrutaient inlassablement les économies de chaque pays. Pour détailler son argumentaire, le président de la société mère de l’agence affirmait qu’il s’appuyait sur le service documentation de son entreprise.

Un service de documentation de 500 personnes (composée de sociologues, d’économistes) … Ca laisse rêveur, dans le sens où 500 personnes travaillent sur de l’information, la scrutent, la décryptent, et l’exploitent. Peut-être que l’avenir des documentalistes est de se mettre au service des entreprises, y compris économiques et boursière, en tout cas de superviser ce service. Pourquoi ne pas former un personnel sur de l’information stratégique ?

Travailler dans une structure qui valorise l’information, voilà une des pistes de réflexion de carrière que peut suivre du doc. Il me semble que ce n’est plus un pari, plutôt une affirmation de ses compétences et de son métier.

  • Infos essentielles

 C’est l’histoire d’un petit soucis, une phrase mal dite, mal comprise, reprise et qui emballe les média. Twitter, des sites officiels, et d’autres blogs reprennent l’information en cœur, décrètent une vérité, et annoncent de futurs évènements tragiques pour notre pays. Cette phrase, nous ne la connaissons même pas, nous n’en avons retenu qu’un bout : la liberté de conscience. Comme à chaque fois qu’une info est mal reprise, elle devient une rumeur, elle contient des éléments contraires à ce qui peut se passer, bref elle devient fausse. C’est à l’occasion du mariage pour tous (et non le mariage homosexuel), que le Président de la République Française annonçait que si des maires ne voulaient pas célébrer un mariage homosexuel, ils pourraient utiliser leur « liberté de conscience ». Le Président ne voulait pas déchaîner les passions, juste le dialogue. Peine perdue. Twitter a vu un déchainement de messages de pro ou anti-mariage pour tous. Bon, reprenons depuis le début :

– La liberté de conscience n’est inscrite dans aucune loi, elle fait partie des libertés de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Cela veut dire qu’elle est absolue. Cela veut dire que vous avez le droit de penser ce que vous voulez.

– La liberté de conscience ne se substitue pas à la loi. Cela veut dire que lorsque la loi sera votée (elle ne l’est pas encore), le maire ne peut s’y opposer. S’il refuse il tombe sous le coup de la loi et sera condamné. Son seul échappatoire est de déléguer la célébration. Beaucoup (vraiment beaucoup) de mariages actuels, notamment en été, sont célébrés par les adjoints.

– M. le Président a décidé de retirer sa déclaration sur la liberté de conscience, la jugeant inopportune. En fait, on ne peut retirer sa déclaration, car cela voudrait l’effacer de la mémoire de chacun, on ne peut que se contredire. C’est ce qu’a fait le Président.

Mais en faisant cela, il n’a pas rassuré ceux qui le suivent, et n’a pas non plus décerné un message clair à tout le monde, y compris ses opposants (voir les articles du Nouvel Observateur, de Marianne, d’Agoravox, et du Figaro).

  • A suivre

1.Mme Derain. ,Défenseure des enfants, propose des solutions sur les risques des nouvelles technologies. Ce qu’elle n’est en rien nouveau, mais le fait de proposer des solutions pour les plus jeunes utilisateurs est une bonne idée (Voir l’interview vidéo).

2.Les livres sont lus par les adolescents ? Oui, à condition qu’ils soient interactifs. Cependant, comme on peut se douter, on n’entend plus l’objet livre comme un objet de papier, mais plus numérique (Voir l’article de LivresHebdo).

3.Le secret bancaire en Suisse serait menacé d’extinction. Certes les banques suisses ont fait fortune avec les comptes à numéros, mais la pression internationale met à rude épreuve lopacité tant cherchée de certaines personnes. Les banquiers sont devenus exigeants, demandent des comptes à ceux qu’ils veulent rester dans l’opacité. Ces employés en viennent même à dire qu’en cas de conflit avec une institution policière ou judiciaire, l’opacité ne garantit pas la protection. La Suisse s’ouvre de plus en plus (Voir l’article du Figaro).

4.Le manque de temps pour dormir. Notre rythme de vie moderne déséquilibre notre rythme de sommeil. Selon diverses études, 1/3 environ des français se plaint de manquer de sommeil, allant même jusqu’à l’insomnie chronique pour certains. Les écrans, le temps de trajet pour aller travailler, travailler la nuit, tout cela perturbe notre capacité à récupérer. Ce manque de sommeil et cette insomnie touchent aussi les adolescents, les adultes, les hommes comme les femmes (bien que les proportions soient différentes).

  • Valeur 0

Faire le troll peut avoir de bonnes conséquences ; des documents pour l’accompagnement personnalisé ; faut arrêter de mentir ; ça continue de chauffer au Kivu ; voilà qui est pensé par un certaine nombre de personnes en ce moment ; que va faire  le Louvre ? ; c’est un peu facile ça ; ah … l’ivresse du bas-coût … ; une gamme de parfum « crème de Lourdes », c’est sérieux là ? ; et c’est reparti pour la déprime ; étonnant, non ? ; la journée mondiale de l’enfance ; des bibliothèques comme agents économiques ;

  • En vidéo

Michel Serres, conférence à l’INRIA en 2007 sur l’importance de l’Internet comme nouvel outil de civilisation.

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Troisième semaine de septembre

Dépassionnons le débat

Il y  a beaucoup de sujets qui vont sortir durant la présidentielle. Nous allons en regarder un (par vidéo) en prenant le plus de recul possible. Le sujet qui est mis en avant porte sur la laïcité, et non la religion elle-même. Sujet polémique, qui est la base de notre démocratie, la laïcité est la possibilité qui est offerte à chacun de nous d’avoir ses propres orientations de pensée, sans être influencé et sans influencer.

Certains la mélange avec la liberté de culte, surtout lorsqu’un individu se sent menacé. Or, la liberté de culte est la possibilité à chacun de pratiquer sa religion librement, notamment dans le cadre privé. Dans le cadre public, il n’est pas permis à un individu, ou à un groupe, de faire l’apologie d’une religion, ou de la discrimination d’une autre.

Voici la vidéo d’une personne chargée de ces questions. Pour pouvoir discuter les uns avec les autres, on peut prendre connaissance des arguments des uns et des autres, non les ignorer.


Jean-Michel Quillardet : « La laïcité est… par Santesocial

 

  • Infos essentielles

Recapitaliser ou pas ?

Voici une bonne question. On en parle tout le temps, en oubliant de dire ce que c’est. Bon, je vais tenter de faire au plus simple, surtout qu’il y a deux manières de voir la recapitalisation. Je ne vais parler ici que des recapitalisations possibles des banques.

Déjà revenons sur le rôle d’une banque : elle est l’organe qui permet le financement d’une entreprise ou d’un état. Sans elle, l’entreprise ou l’état ne peut pas emprunter, et sans emprunt, il est plus difficile de payer ses employés, ou de faire des recherches pour réaliser un nouveau produit. Si une entreprise emprunte, elle peut créer ce nouveau produit, et avec la vente de celui-ci rembourser sa dette.

Une banque, comme une entreprise, a des actionnaires. Sans eux, la banque ne peut pas investir sur de nouveaux marchés. Sans eux, une entreprise ne peut pas investir dans de nouveaux équipements. Les actionnaires fournissent une partie de ce qu’on appelle le capital. Sans capital, pas d’entreprise ni de banque. C’est le fonds de l’entreprise. Si une entreprise a des difficultés, elle va puiser dans ce fonds. Si elle en a assez, elle va utiliser ses propres réserves. On l’appelle le capital en fonds propres. Si elle n’y arrive pas, elle a alors deux solutions : soit emprunter vers l’extérieur, soit se tourner vers ses actionnaires. Dans ce dernier cas, on peut appeler cela une recapitalisation, à condition qu’il ne s’agisse pas d’une action temporaire, mais d’une décision actée qui peut porter sur une année civile, voire plus. Recapitaliser, pour une banque, c’est demander aux actionnaires qu’ils donnent plus d’argent à celle-ci. Influer du sang neuf.

On arrive à notre question : faut-il recapitaliser une banque ?

Si vous avez suivi, vous pouvez dire oui parce que : vous êtes client d’une banque, et vous n’avez pas vraiment envie qu’elle se casse la … , vous pouvez dire dire aussi que si une banque a plus de fonds propres, c’est qu’elle doit être plus stable.

Mais vous pouvez dire non, car : vous vous demandez qui va injecter de l’argent dans des banques qui sont en difficulté, est-ce l’Etat (et ce faisant il deviendrait actionnaire de banques, ce qui peut avoir des conséquences lourdes) c’est-à-dire vous (mais est-ce que vous  avez envie de devenir actionnaire indirect d’une entreprise ? ), vous ne voulez pas de la recapitalisation car c’est comme dire au monde que vous n’êtes pas solide et que vous avez besoin d’aide (certaines banques américaines sont déclassées car pas stable).

Le problème est de se demander si la recapitalisation peut freiner la crise boursière (plus personne n’emprunte, car plus personne n’arrive à rembourser), ou est-ce que les états doivent rentrer dans le capital des banques, pour les forcer à réinjecter dans les circuits de crédits des entreprises ou des états ? (Voir les articles de l’Expansion, de zonebourse, de Vernimmen,des Echos, de TF1 news et de trader-finance).

  • A suivre

Les addictions. Lorsqu’on devient accroc, ce n’est plus toujours notre faute, non, nous sommes atteints d’une addiction. Celle qui vient de plus en plus dans les conversations, sans ne nommer réellement, est celle qui concerne les jeux. On s’est aperçus que les jeux vidéos, puis les jeux d’argent, avaient des effets négatifs sur notre organisme, sur nos relations. Bref sur notre vie. Hum hum … Vous avez lu ce qui était écrit avant? Cela vous a fait sourire ? Oui  ? Reprenons  : le sujet est grave, mais il y a autre chose de grave : la manière dont on en parle. on a médicalisé le discours, en passant d’un problème d’un individu ( en gros il joue trop) à une quasi-maladie sociale (son comportement est atteint d’une addiction). On a déresponsabilisé l’individu. Le problème n’est pas uniquement le fait qu’intel (pas la marque d’ordinateur) joue trop, mais qu’il joue tout le temps ou presque. Le fait de jouer n’est pas nouveau, le fait de jouer trop ne l’est pas non plus, arrêtons de parler d’addiction. Le problème est la volonté de l’individu de s’écarter du jeu. Or le poker et la cigarette ne sont pas pareils, le premier peut créer une dépendance, le deuxième crée une addiction mortelle (Voir l’article de France Soir).

 

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My heart hurts ; la non-reconnaissance ; le mépris de la loi ?, tome 1 ; le mépris de la loi? , tome 2 ; la descente ; de la contamination en milieu hospitalier ; Fillon Jones et les aventuriers du trésor perdu ; ils veulent croquer la pomme ! ; on change les règles du jeu ; de la réalité et de la fiction ; de la sexualisation des téléphones ;

  • En vidéo

– Voici la vidéo parodique d’une offre de tourisme en Nouvelle-Zélande. On y apprend que c’est trop facile de l’envahir, car il n’y a ni infanterie, ni défense aérienne, ni défense maritime. Vidéo basée sur un vrai spot, du moins au début. Une bonne réussite.

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– Deuxième vidéo et un tube :

Mika, elle me dit

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