Deuxième quinzaine d’octobre

Le CDI sur mobile

Un collègue m’a diffusé cette info : il serait possible de mettre e-sidoc sur mobile. Bon après tout, tout site web peut devenir une appli, et un e-sidoc peut le devenir. Mais l’intérêt de ce lien, c’est que nous sommes pas obligé de s’y connaître en profondeur en codage html. Et après tout, c’est normal, nous avons passé des études supérieures en info-doc et/ou en documentation, pas en codage et programmation ! Je vais regarder l’outil de plus près, et je vais tenter de mettre e-sidoc de mon CDI sur mobile. Ah oui, dernière chose : cela ne marche pour l’instant que sur android. Voici le lien du doc qui, le premier, a réalisé l’appli de son e-sidoc : http://www.docticeandco.fr/spip.php?article183 . Merci pour le travail du collègue (voir l’article de Doc, Tice & co).

  • Infos essentielles

Un certain courage. On peut le retourner dans tous les sens, mais la déclaration de Larry Flint est admirable. Alors oui, c’est un personnage sulfureux, qui a un passé trouble. Oui, Ok pour cela, mais on s’en fout. Voilà pourquoi : Larry Flint s’est fat tirer dessus en 1978. A la suite de cette agression, il ne peut circuler qu’en fauteuil roulant. Et son agresseur est en prison. 35 ans après, son agresseur est dans le couloir de mort et devrait être exécuté à la fin du mois. Seulement, Larry Flint s’oppose à son exécution. Il s’oppose à deux problèmes importants dans certains pays des Etats-Unis : la peine de mort et la vengeance. La peine de mort coûte cher aux Etats-Unis, et notamment dans le Missouri, et cela ne permet pas vraiment de faire baisser la criminalité. Le vrai problème reste le dépistage et la prévention des crimes, non leur résolution par injection létale. Les arguments de Flint sont assez  clairs : la justice interdit le meurtre entre citoyens, pourquoi l’Etat pourrait exécuter ? Un autre argument est plus sombre : tuer c’est libérer de la souffrance ce condamné, le laisser dans une pièce de 1m sur 2 pendant des années est une souffrance plus longue, car après tout, Flint restera dans son fauteuil quoi qu’il arrive … (voir l’article de Libération).

  • A suivre

– L’expulsion des enfants mineurs en situation irrégulière est une notion difficile à cerner. D’un côté, de par notre devise, on ne doit pas faire de distinction entre individus. Bon, le problème des parents dans une situation irrégulière amène aussi des enfants dans une situation analogue. Donc la logique serait d’expulser, car le droit s’exerce, je ne fais pas ici de réflexion morale, seulement les mineurs sont dispensés d’un avis de séjour (selon Me Eolas). Seulement, la loi stipule aussi que des personnes faisant des efforts d’intégration peuvent demander à être nationalisés, et c’est le cas ici. Alors que fait-on ? On décide seulement de revenir sur les conditions d’expulsion des enfants mineurs et non sur la notion d’intégration. Le courage à petit bras donc. ah oui, dernière chose, ce n’est pas le Ministre ui décide une expulsion, mais le préfet, donc réclamer la démission de M. Valls, c’est se tromper de cible (voir les articles du Nouvel Obs, de Libération, d’Europe1).

Le monde pas beau, ce sont des enseignements tirés de Wikileaks à la veille d’un film qui sort le vendredi 18 octobre (voir l’article de Libération).

Rien que la loi. Les opposants au mariage pour tous ont encore perdu une bataille, parce que les Sages refusent de leur reconnaître une clause de conscience (voir l’article du Parisien).

– L’air de la ville n’est pas forcément bon, et oui lorsqu’il est pollué, il est cancérigène. C’est bizarre, on s’en doutait, mais il manquait des chiffres, encore et encore des chiffres (voir l’article du Point).

– Là c’est clair : le FN, et certains de ses membres, contient des idées racistes. Comparer une Ministre à un singe c’est hors limite, et même si c’est pour souligner que la Ministre ne serait qu’une « sauvage », ce n’est pas mieux.  Le FN nie la loi lorsqu’il fait cela. Ce n’est pas seulement une action isolée, c’est aussi l’assentiment de tous ses membres. Cette personne avait des amis sur Facebook, des collègues, des amis, et personne ne lui a rien dit ?? C’est bien que cette personne soit suspendue, mais le mal est fait (voir l’article du Huffington Post et du Monde).

  • Valeur 0

Le nouvel Astérix ; à vérifier ; de l’innovation routière ? ; l’art à l’aide ; 1 billion per month ; l’effort de tous, l’effort pour tous ; M … j’en ai mangé … ;

  • En vidéo

Un petit air de vacances  : Feloche avec silbo

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Bon, pour ceux qui veulent savoir, le silbo est un sifflement particulier venant des habitants de la Gomera située dans les Canaries (voir l’article de Wikipedia).

Deuxième semaine de novembre

Le livret de compétences

Aujourd’hui, enfin depuis un petit moment, le site savoirscdi propose une mise au point sur le livret de compétences. C’est très aimable à eux. Avec le travail quotidien que nous faisons avec les élèves, une récapitulation était plus que nécessaire. Ce qui est bien avec ce site, qui reste une référence, c’est de nous montrer 5 interviews de docs sur le sujet. 5, ce n’est pas beaucoup, mais c’est mieux que rien.

C’est là que le bât blesse, et dans les deux sens. D’une part, nous avons peu d’interviews, des auteurs d’interviews non déterminés, et d’autre part, des critiques un peu voilées du livret de compétences. Seulement, au lieu de proposer un débat et de le retranscrire sur le site, les auteurs ont préféré de faire des interviews courtes et de les retranscrire telles quelles. La première chose qu’on peut montrer, c’est la faible portée de ces interviews. 5 ce n’est pas peu, c’est juste ridicule. J’insiste sur ce mot. Ce n’est pas représentatif, cela n’engage que ceux qui y répondent. Si vous voulez avoir un vrai échantillon de docs, prenez le chiffre total de docs, et prenez-en au moins 10%, pas moins. De plus, nous ne savons pas qui a écrit ou répondu à ces interviews. C’est dommage. On peut comprendre que certaines personnes ne veulent pas donner leur identité, mais elles ne risquent rien si elles le donnaient. Au contraire, cela démontrerait une certaine idée de la démocratie. A moins que le sujet soit trop sensible. Car le livret de compétences est censé recueillir des items, qui donnent un horizons des capacités de l’élève, au-delà des notes. Seulement, la charge de travail est là, certes, selon les interviewés, le livret n’a pas franchement changé les pratiques, bien que dans un seul cas (donc trop faible pour être significatif), le doc rappelle les items qui pourraient être validés en début de séance.

Enfin, il y a deux choses que je n’ai pas encore  parlé. 1- Le fait que le livret peut amener de nouvelles possibilités de travail et que ; 2- on trouve des formules un peu bizarres dans ces interviews. Pour le 1-, certes, le livret peut constituer une base commune de travail. Cela a existé auparavant, cela pouvait s’appeler IDD, travaux croisés, ou AP. Ce n’est pas le protocole qui doit mener notre pédagogie, mais le sens que nous y mettons. Enfin c’est ce que je pense. Pour le 2-, c’est plus une impression que la réalité, enfin je l’espère. Cela rappelle les vieilles formules, un peu fumantes, de l’IUFM. Morceaux choisis :

  • A la question si le livret avait changé les pratiques, nous trouvons :

                         – « cela a changé mes pratiques, cela m’a aidé à me recentrer et à donner du poids à mon enseignement des savoirs info-documentaires vis-à-vis des élèves » (interview 1).  c’est du jargon cela, non du français.

                            – « Oui, cela donne une trame aux activités menées au CDI […] En mesurant l’évolution au cours des trois dernières années, le résultat est une augmentation de 46 % à 77 % de compétences traitées dans les activités au CDI » (Interview 3). WTF  ? On ne comprend rien à ces chiffres là.

                          – « En tant que professeur documentaliste, certaines compétences présentes dans le livret sont des compétences transversales de manipulation de l’information » (interview 5). Cela veut dire quoi en français ?

  • A la question sur les difficultés ou avantages qu’apporte le livret, voici des réponses :

– « je dirai clairement une mise en évidence de la mise en œuvre pragmatique et efficace d’une programmation sur les 4 années de présence au collège des élèves, d’apprentissage et de réappropriation régulière des savoirs info-documentaires » (interview 1). Le jargon continue, l’interviewé est-il un ancien formateur IUFM pour parler ainsi ?

Cependant, à cette même question, on trouve une réponse pleine de bon sens, la voici :

– « En reprenant les différentes parties du livret je me questionne encore une fois sur mes objectifs, je précise ça et là ma démarche. » (interview 4). Voici la phrase la plus honnête que j’ai relevé.

Autre chose qui peut perturber la lecture de ces interviews, la contradiction. Voici l’exemple. Sur la question précédente (difficultés et avantages du livret), voici deux avis contradictoires :

– « Peut-être serait-il plus simple de donner une clé OTP à chaque professeur pour permettre de saisir qu’une fois les compétences sans passer par un classeur. » (interview 3) ;

– La procédure d’activation de la clé OTP et son système de passcode peut effrayer certains utilisateurs réfractaires à l’informatique… » (interview 5).

Simple question, car les deux réponses sont opposées , on valide les compétences par clé OTP ou non ?

En conclusion, on ne peut pas prêter foi à ce genre d’initiative, ce n’est qu’un exemple. Il n’y a aucune raison pour croire tout ce qui a été dit. Il est dommage que le CRDP de Strabourg n’ait pas pu donner plus d’interviews. C’est sûrement du au manque de temps et d’argent. Mais que ces entretiens soient mises sur le net, et qui plus est sur le site de savoirscdi, là cela frise l’incompétence. Mais si le mot est fort, il est vrai (Voir le dossier de savoirscdi).
  • Infos essentielles

La flexibilité selon le patronat. Les négociations ont repris entre syndicats et organisations patronales. Pour quelles raisons  ? La compétitivité ! Et aussi la baisse du coût du travail. c’est surtout ce deuxième point qui intéresse les entreprises. Sans baisse de ce coût, point de salut. Seulement, le patronat se rend compte qu’il ne peut exiger sans contre partie, alors nous arrivons à une situation de donnant-donnant. Voici les points que le patronat laisserait :

– améliorer une couverture mutuelle à tous les salariés, précaire ou non ;

– une meilleure formation pour les CDD ;

– favoriser le droit au logement (là par-contre, nous ne savons pas quel personnel pourrait être pris en compte) ;

Les accords compétitivité-emploi seraient raccourcis à deux ans, afin que le climat de travail ne soit pas trop délétère.

Cependant, le patronat voudrait avoir des avancées, qui lui seraient favorables, dans les domaines suivants :

une utilisation plus flexible des CDI de mission ;

– le délai de recours au prud’hommes raccourcit (de 5 ans à 12 mois) ;

– Le montant des condamnations sans motif valable soit révisé à la baisse ;

– refus de taxation des contrats courts ;

– le licenciement, concernant des personnes ayant refusé de faire des sacrifices, ne passerait plus par un PSE (plan de sauvegarde de l’emploi) ;

– une facilitation des licenciements économiques. De plus, les salariés qui se voient proposer une solution de reclassement « valable » ne pourrait plus contester cette situation en justice. Tout le problème repose sur ce « valable ». En cas de refus, l’employé pourrait être licencié, et ses allocations chômage réduites …

A voir de plus près (Voir l’article du Monde).
  • A suivre
Un brevet d’un genre nouveau chez Apple. La firme pourrait faire de l’immersion un cheval de bataille, si cela pourrait contrarier son commerce. La dernière fois qu’on a voulu réglementer le Net, cela a donné Hadopi, avec tous les travers que cela a donné. Que la firme à la pomme ne soit pas surpris si certains de ces téléphones soient jailbreakés sans qu’elle s’en rende compte (Voir l’article de Korben).
Un rapport sur la société de l’information. Les Tic se sont développées, leur coût baisse, rein de très nouveau, mais cela reste instructif (Voir l’article des infos-stratèges).
  • Valeur 0

Une tendance de l’écriture qui se confirme ; un nouveau lieu à visiter ; exemple à suivre ; de la défense du droit d’auteur ; l’autre projet sur l’école ; « le roi des bobos » ; la Marinière n’est pas contente ; on peut tout dire en manipulant des chiffres ; de « l’aridité intellectuelle de l’enseignant » ; nous n’y trompons pas, c’est peut-être une piste d’avenir pour les bibliothèques ; une imposture, une exagération ou une réalité ? (vous avez 4 heures) ; une vieille recette ;

  • En vidéo

Un classique du rock, le King :  Jailhouse Rock

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