Deuxième quinzaine de juin

Donner

 

Les dons sont rares.  Non pas ceux de l’argent, mais du sang. Ils sont rares, même s’ils augmentent. Beaucoup d’idées fusent autour de ce type de don. Alors que l’on en manque, la possibilité de donner donne plus d’angoisses que de raison. Vouloir aider est-ce si difficile ?

D’un côté, nous avons tout un tas de critères à respecter, afin de pouvoir donner sans problème. Le fait de ne pas être malade, ou de ne pas être transfusé donne la possibilité à chacun de pouvoir remplir ce devoir. On est assez nombreux, si l’on compte uniquement les actifs, pour remplir les établissements spécialisés sur le don du sang. Pour mémoire, nous sommes 43 millions d’actifs environ, si on enlève ceux qui ne peuvent pas donner pour raison X ou Y, il doit bien nous rester plus de la moitié de disponible. Or, selon l’OMS, si 1% des habitants d’un pays donnent leur sang, le besoin serait comblé. cela veut dire qu’en France, où nous sommes 60 millions, il n’y a que 600 000 personnes qui donnent régulièrement.

De l’autre côté, il y a le manque d’information, le manque de temps, la peur de la seringue. Le manque d’information est contradictoire. Nous avons l’accès à tous type d’informations, diverses et variées. Seulement, il y a à boire et à manger sur Internet, et les rumeurs sur tous sujet circulent. Le don du sang n’est pas épargné (faites « don du sang rumeur » sur Google et vous verrez même une petite vidéo comique sur le sujet). Bref, les habitudes ont la vie dure. Les rumeurs aussi. Le manque de temps est plus difficile à régler, quand trouver le temps d’y aller, il y a pourtant beaucoup d’EFS (Établissement Français du Sang). Malheureusement, ils ne sont pas tous ouverts les week-end. Beaucoup de donneurs potentiels sont des actifs, et être ouverts durant le samedi pourraient aider les EFS à recueillir plus de dons. Pour la peur de la seringue, et bien, c’est difficile aussi à gérer, surtout que cette peur est infondée (soit sur la taille de la seringue, ou sur la douleur qu’elle est censée causer).

Le don est difficile à faire mais nécessaire, mais il est de moins en moins difficile. Les dons sont plus nombreux à chaque fois. Le bouche-à-oreille permet de convaincre de plus en plus d’individus. Le problème est que le nombre de dons reste en-deçà des besoins. Nous avons une population qui vieillit, qui a de plus en plus de cancers, et donc qui aura besoin de plus de sang. Alors doit-on rendre le don obligatoire, ou le rémunérer ? Ou les deux ?

  • Infos essentielles

Va boire, ça va te donner des ailes (peut-être pour le septième ciel). L’ANSES (l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire) annonce qu’elle examine les effets des boissons énergisantes sur l’organisme. Non interdites au mineurs (car pas d’alcool), ces boissons, remplies pour certaines de taurine, ont provoqué des décès suspects. C’est à la suite de ces disparitions que l’ANSES s’est penchée sur le sujet. Faisant remonter les dangers par les médecins généralistes, l’agence compte bien démontrer la nocivité des boissons, si nocivité réelle il y a. Et si la nocivité est démontrée, va-t-on vers une interdiction ? Et si oui, comment l’expliquer à Bruxelles, qui avait obligé la Ministre de la Santé de l’époque a accepté l’entrée de ces boissons énergisantes sur le marché français sous peine d’amende ? En tous cas, l’enquête de cette agence est suivie en dehors de nos frontières (Voir les articles du Monde, de la RTBF et du communiqué de l’ANSES).

  • A suivre

L’illimité ? Vraiment ? L’UFC en doute. Pas par simple idée de complication, ou envie d’emmerder le monde, mais de comprendre pourquoi un illimité , ou présenté comme tel au consommateur, ne l’est pas en réalité. Le problème : les petites clauses écrites en bas, en petit et mal imprimés (je caricature là). en tous cas, l’UFC se veut radicale là-dessus : les 10 opérateurs sont assignées. Pourquoi ? parce que l’UFC avait demandé aux opérateurs de modifier ou de préciser les clauses générales de vente (ou CGV) sur les notions floues comme la « mauvaise utilité » , ou utilisation « inappropriée » ou encore le terme d' »abondance ». A l’époque l’UFC avait juste demandé, en l’absence de réaction, l’association agit. (Voir l’article de Challenges).

Protéger ses données, c’est important, mais en plus si la CNIL se penche sur le problème cela devient intéressant. Alors c’est tout nouveau, la CNIL donne des labels sur des formations et une procédure d’audit protégeant la vie privée. A quoi ça sert ? lorsque vous ferez une formation continue, on ne vous demandera pas des données privées, qui ne regardent que vous, et vous ne serez pas ciblé selon ces informations. Quant à l’audit, protéger son anonymat lors d’un audit peut s’avérer crucial pour mesurer la qualité d’un service, surtout s’il marche mal. L’absence de représailles de collègues ou de supérieurs bloque souvent la volonté d’améliorer l’environnement professionnel (voir l’article de ZDNet).

Une nouvelle campagne sur la contraception d’urgence (Voir l’article de la Dépêche).

  • Valeur 0

Les Maldives : une réserve ; une attaque, une tension, un pays ; scandale au Cambodge ; raser le passé ; tout n’est pas si rose dans un monde vert ; nul n’est prophète en son pays ; les ventes dématérialisées de plus en plus populaires ; le radicalisme séduit ; du désespoir ; du coût (ou coup ?) de la technologie ; de la chasse aux 1000 ; souriez vous allez être filmés ; malheureusement ; de l’avenir ; de la neutralité du Net ; à savoir ; de la paranoïa ? ; de l’inconscience ; autant tenter le coup ; une pensée pour toutes les infirmières de garde ; le régime de l’été.

  • En vidéo

Des clips originaux je pense :

– un tube de house avec le groupe français Cassius pour See me now. Un clip de house, non rempli de boum boum, mais de musique funk, et cela change !

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– Parmi tous les tubes possibles de l’été (disponibles ici, liste non-exhaustive), j’ai choisi celui de Shakira Addicted to you. Mélange de variétés et de musique sud-américaine, voici un cocktail plutôt bien réalisé. Juste une chose, Shakira devrait juste ne pas imiter Madonna dans ses clips, cela ne donne pas forcément un bon résultat.

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Première semaine d’avril

Cette semaine commence la 5è conférence francophone VIH/Sida en Afrique. C’est à Casablanca que se tiendront les réunions. Cette conférence, qui va durer trois jours, va amener des scientifiques sur l’avancée de la maladie et des moyens de la combattre. Mais pas uniquement. Il s’agit aussi de démystifier la maladie, de la rendre telle qu’elle est, et de parler d’un sujet tabou, mais qui touche 35 millions de personnes dans le monde. Mais surtout, il s’agit aussi de parler des droits des malades.

Dans certains pays, il existe des lois conter les porteurs du virus, ou de privations de droits ou de pressions sur un malade. Le VIH est une maladie, ceux qui la portent ne l’ont pas choisi. Certains habitants de par le monde n’y croient pas. Le site d’Onusida explique bien cette crainte de la contamination par les personnes saines mais remplies de préjugés. Ce qui leur manque, c’est quelque chose qu’on ne devrait cesser de marteler à qui veut l’entendre ou non, informez-vous !


  • Infos essentielles

Le procureur représente-t-il une autorité judiciaire ? : la France vient d’être condamnée à verses des indemnités à des marins d’un cargo cambodgien. La condamnation se porte sur le fait que pendant 13 jours, les militaires français avaient consignés les marins à bord avec leur cargaison de cocaïne. Cette arrestation a eu lieu en 2002, pourquoi en parler que maintenant ? Car les plaignants ont déposé un recours sur l’absence de liberté durant ces treize jours. Ils ont eu gain de cause, car la CEDH (Cour Européenne des Droits de l’Homme) avait décidé en 2008 que le procureur de Brest, qui avait ordonné la privation de liberté aux marins, n’était pas une autorité judiciaire, car non indépendant. De cette simple affaire un peu exotique, car l’arrestation a eu lieu au Cap-Vert, s’est trouvé un débat qui a un retentissement tout à fait actuel : la place du procureur dans la justice, et cela avant la réforme pénale, où le juge d’instruction doit disparaître. Mais la CEDH a été fine, elle a reconnu que la privation de liberté était injustifiée, mais n’a pas répondu sur le statut du procureur. La question de la réforme du Parquet est à venir, mais pourrait avoir des complications, surtout si d’autres affaires viennent mettre à mal l’indépendance du Parquet (Voir l’article du Figaro).

– Impossible de passer sous silence cette information, 13,4% de la population vit en France en dessous du seuil de pauvreté. Soit plus de 1 sur 10. C’est effarant, ça a de quoi nous laisser pantois … (Voir l’article du Monde).

  • A suivre

Des intérêts très secrets : il y a un an, en 2009, M. Sarkozy annonce la fin de la publicité sur les chaînes publiques après 20h, puis totalement en 2011. La régie publicitaire de France Télévisions, chargé justement de remplir les espaces publicitaires ne sert alors plus à rien pour les espaces après 20h. D’où la décision de sa vente à des partenaires privés. La vente a eu sa réponse en 2010, car les gagnants sont Stéphane Courbit et Publicis. Le premier est producteur d’émissions (il contrôle la société de production de Nagui), c’est un individu qui a déjà une place sur la programmation de France Télévisions, et qui pourrait ensuite s’occuper d’espaces publicitaires pour son compte. Publicis a l’air moins dangereux, sauf qu’elle compte en son sein Alain Minc. Ce dernier est conseiller auprès du président de la république française, et il aurait demandé la vente de la régie publicitaire à M. Sarkozy. Publicis pourrait être aussi bien vendeur qu’acheteur d’espaces publicitaires pour le compte de  France Télévisions … Il y a clairement conflits d’intérêts, bien que la vente est légale, mais de la manière qu’elle a été réalisée l’est peut-être moins. D’où la réaction indignée de M. Mitterrand, ministre de la culture. Certains parlementaires ne se demandent s’il ne faudrait pas mieux revenir sur la réforme de la publicité sur les chaînes publiques … (Voir l’article de la Tribune).

Le CNLL existe ! : Le Conseil National du Logiciel Libre est né le 18 février 2010. Son but est de promouvoir les logiciels, les applis et les OS (système d’exploitation) libres, ainsi que les manifestations qui leurs sont attachées auprès des pouvoirs publics et des entreprises. Vous pouvez accéder au site correspondant à cette adresse.

La revalorisation salariale ? : Le ministre de l’éducation a annoncé une hausse du salaire pour les jeunes collègues entrant dans le métier. Un sympathique collègue a écrit un article intéressant sur les deux premières années. Résultat : les nouveaux collègues perdent un an de cotisation, et en plus, ils perdront de l’argent ! Vous n’en êtes pas sûr : regardez ! (voir l’article de « un zest d’EPS »)

Le Vidéo In Print ? : Une nouvelle forme de publicité arrive dans nos magazines : le Vidéo In Print (ou VIP). Ce procédé permet d’insérer de courtes vidéos sur un support papier. Pour ce faire, un écran LCD souple est inséré, et des vidéos (pré-sélectionnées) peuvent êtres choisies. Le 2 avril, le magazine Les Echos mettra à disposition une page de VIP.  L’avenir de la pub ? Il est difficile de confirmer ou d’infirmer cette information, et pour cause : seulement 10.000 exemplaires possèderont cet écran LCD, mais il semblerait bien que cela ne soit pas un poisson d’avril …. (Voir l’article du Nouvel Obs, de Turbo.fr, et de TarifMédia).

Le BEPC baroque ? : selon un récent rapport, le brevet des collèges pourrait être supprimé, car inadapté … (Voir l’article du Figaro).

  • Valeur 0

De la désinformation à combattre ; des mots dangereux pour votre ordinateur ; après avoir trop grandi, le web devrait-il mincir ? ; un autre point de vue ; le maigre bilan du Sidaction (comme si la maladie était banale !) ; de l’insécurité alimentaire ; du « pacte carrière » ; le nerf de la guerre ne résout pas tout ; le statu quo en Thaïlande ; la fin d’un journal ; une fondation contre l’illettrisme ; la FNH claque la porte ; un Chinois en Suède ; des villes Google ; Hadopi en retard ; le LTE, une alternative ; le wiki, peu utilisé sur le web pour la formation professionnelle ; des usages numériques en éducation ; les experts en humour ; procès de l’Erika : alourdissement des peines ; des actes de violences envers les médecins recensés ; copier, c’est pas permis ! ; des problèmes de compétences des « digital natives » ;

  • En extras :

Le jeu du pendu du doc : jeu classique mais avec une originalité : autour du vocabulaire de la documentation;

Panel de compétences : sur le site de l’Académie de Poitiers, se trouve un site sur les compétences des élèves à évaluer, très intéressant;

Creative Commons Search : portail qui vous permet, avec l’aide de plusieurs moteurs  et outils de recherche (Google, Flickr …), de trouver des pages réalisées avec la licence CC  ;

Connaisez-vous bien votre histoire ? : il est quelque fois bien difficile de se rappeler certains évènements. Après jeux-geographiques, où vous deviez trouver des localités, voici son homologue jeu-historiques ;

– Des villes en haute définition : à l’aide d’une souris, vous pourrez embrasser du regard une ville. Deux choix vous sont proposés : Paris et Dresde;

Le CAREN : ou catalogue des ressources éducatives numériques

Des traces sur le web : la CNIL (Commission Informatique et Libertés) recense les différentes traces laissées par l’utilisateur ;

1er avril : liste de poissons d’avril parus sur Internet sous forme de carte sémantique.