Deuxième et troisième semaine de novembre

La France xénophobe ?

Meuuuuhh non, enfin… Juste quelques soucis. Bon on vilipende les footeux car ils savent pas jouer. On descend Sophia Aram, car son émission ne veut rien dire. On jette une banane à Mme Taubira, car sa politique de la justice est un non-sens. Non vraiment on n’a pas de soucis. Harry Roselmack ne s’indigne pas pour de bonnes raisons.

Bon ok, et si on avait tort de penser cela ?

On va dire que c’est toujours les mêmes qui trinquent. Ok, mais les Roms, les Ritals, les beurs et les noirs, qu’est-ce qu’ils prennent … Autopsie de ce regard nauséabond …

Sans considérer le talent, ou l’absence, de S. Aram, elle est devenue un bouc émissaire, celui de prendre tout ce qui passe.

 


De ces deux tweets, il y  a un qui dit tout. On dénigre la personne sur ses origines ou sur sa famille. En gros, c’est de sa faute, car sa famille s’est illustrée à faire quelque chose de regrettable. Bon, le truc est qu’on peut pas vérifier ce qui est dit. C’est comme la rumeur, cela vous colle à la peau, même si cela est faux. Le second tweet, signale que l’origine de la personne a été le détonateur des attaques. Dans le premier tweet, on s’aperçoit que l’auteur s’attaque directement à Mme Aram. Le second auteur, ne fait que citer une phrase (ici de M. Berléand) sans commenter. Twitter est un outil pratique, on relaie très rapidement sans se mettre en avant. C’est un facilitateur de rumeurs pour ça.

Pour le Garde des Sceaux, c’est pire.

En regardant sur certains sites extrêmes, dans toutes les dimensions et sens, que cela va assez loin. Voici un image que l’on devrait regarder dans les classes et comprendre à quel point le langage utilisé est pire que nauséeux :

Le langage à la masse des extrêmes

Bon, le langage utilisé soulignerait le fait qu’une ancienne indépendantiste guyanaise en veut à tel point à la France qu’elle les traite d’inférieurs. Ne vous y trompez pas, c’est un cas classique. On renverse la situation en mettant l’agresseur en victime. Taubira serait le déclencheur de cette situation, c’est elle la coupable. Le problème est que la plupart des éducateurs ne va travailler dessus,  de peur de propager des idées contraires à leurs idéaux. Ils se cachent derrière une auto-censure. Ils vont sûrement utiliser des images plus « lisses » sur l’extrême droite plutôt que vouloir mettre les pieds dans le plat, ce que je comprends entièrement. Pas de soucis, j’en ai trouvé une seconde :

Comment détourner une oeuvre pour se croire artiste. Copier ne veut pas dire avoir du talent.

Là aussi on renverse la situation. Après tout, ce n’est qu’une blague de potache de lancer une banane. On l’a tous fait dans une cour de récré pas vrai ?

Là, faut arrêter le délire. Sérieusement.

Les attaques ne viennent pas de Mme Taubira, mais y aboutissent. Les preuves ? la couverture de Minute, les images truquées sur Facebook et le jet de banane, ce sont des faits que n’a pas pas demandé Mme Taubira. Donc c’est elle qui en est l’objet. Là il y a du boulot, parce qu’il ne faut pas laisser cela, sans devenir extrémiste dans l’autre sens, mais faire comprendre qu’il ne faut pas être naïf.

Il n’y a pas plus de personnes FN avant que maintenant, mais comme il y a moins de participation, cela se voit plus. Il y a en même temps une lassitude du monde politique et en même temps la volonté de passer un coup de balai. Peu importe qui tient le manche.

Mais le problème est que si on laisse cela, cela reviendra à subir un Anschluss à la française, c’est comme se vendre au pire offrant. Les éducateurs et les enseignants ont du boulot. Non par pour « le vivre ensemble », ce qui ne veut rien dire ou presque, mais pour se regarder sans se mettre dessus. Il ne faut pas dire que tout est pourri ou que tout est beau, mais accepter la différence.

La différence c’est accepter que certains pensent comme soi, mais aussi comme le contraire. Ne soyons pas naïf, nous savons que cela existe, mais on fait tout le contraire. Dès qu’il y a une tête qui dépasse, on crie à l’intolérance. Mais crier c’est faire le jeu de l’ennemi : vous n’acceptez pas l’autre.

Attention à la suite : accepter que l’autre s’exprime ne veut pas dire que l’on soit d’accord avec lui. Là se trouve le boulot des éducateurs : nous pouvons nous exprimer librement sur des sujets divers (merci la démocratie), cependant, il se peut que je ne sois pas d’accord avec ce qui est dit. ET là c’est le cas. Dans les média et réseaux sociaux, il y a deux mondes qui s’entrecroisent.

La provocation d’extrême gauche est aussi inutile que celle de son faux frère de droite

D’un côté nous avons les extrêmes qui disent un peu tout et n’importe quoi (voir les deux images au-dessus) et la bienséance. Les deux sont aussi nocifs car ils étouffent le débat sur la tolérance de l’autre sans faire comprendre. Pourquoi ?  Parce que c’est leur but : attirer le débat sur eux plus que sur le fond. Le boulot des éducateurs est assez clair dans sa forme, mais super compliqué à mettre en place : laisser les extrêmes s’exprimer pour mieux les combattre. C’est notre boulot, plus que tout le reste, qui s’essoufflera petit à petit.

Ne soyons pas naïfs, si certains s’étonnent de cette xénophobie ambiante, rappelons ceci : la France n’est plus vraiment le pays des Droits de l’Homme (le capitaine Dreyfus pourrait en toucher deux mots), mais le pays où on a créé cette idée. C’est moche de perdre le bénéfice d’une telle invention, mais la bêtise humaine est insondable. J’avais parlé de la culture de la guerre, cela voulait dire accepter d’être confronté aux faits meurtriers. Ici, c’est pareil : être dans un pays libre, c’est accepter que tout n’est pas lisse et que certains disent vraiment des grosses conneries (désolé pour le langage). Comme dirait l’autre : « les cons ça ose tout, c’est même à cela qu’on les reconnait ».

Image de prévisualisation YouTube

  • A suivre

– Voici une chose à faire, un chercheur a décidé de mettre ses publications en ligne, notamment thèses et travaux. En l’occurrence l’auteur, M. Le Deuff, écrit que cela permettrait à chacun de suivre ses publications, sur un seul lieu, son site. Voici le lien : ici. (Voir l’article de l’auteur).

– Les dentistes le disent : aujourd’hui deux brossages par jour suffisent ! Bon, il faut bien nettoyer ses dents pendant deux minutes, et cela de la gencive vers la dent, mais cela devrait suffire. (Voir l’article de santenews).

– Plus de 40% de jeunes filles auraient utilisé la pilule du lendemain. Bon, avec une marge d’erreur, on doit pas être loin de 50%. Il y a bien un problème de contraception et d’éducation à la sexualité des jeunes filles et garçons. Faudrait pas les oublier eux, car la pilule n’est pas prise sans raison ! (voir l’article de Femme Actuelle).

– Attention à vos rayons ! les livres les plus lus dans les bibliothèques contiendraient des traces de substances nocives (cocaïne, herpès …). Ce sont des chercheurs belges qui auraient trouvé ces traces, sans danger  heureusement pour les lecteurs. M’enfin,

  • Valeur 0

Voici un second prophète ; la prudence est de mise ; encore une baisse tiens ; les joueurs ont de beaux jours devant eux ; en faveur ? ; en colère ; là c’est fort ; le maire de Nice contredit ; la violence et l’indignation à la barre ; depuis, l’espoir existe-t-il encore ? ; une femme au pouvoir et aux forceps ; les conséquences d’une politique démographique ; l’avenir de l’argent dématérialisé ou du hacking ? ; une maladie mal prise en compte ;

  • En vidéo

Une conférence sur le devenir de l’école : Program ou be Programmed

Image de prévisualisation YouTube

 

Un titre de Husbands : Dream

Image de prévisualisation YouTube

 

Et une dernière pour la route : PV Nova fait une nouvelle fois une démonstration de son talent. Ce jeune homme explique assez pédagogiquement comment se construit une musique. Ici il explique le blues :

Image de prévisualisation YouTube

Troisième semaine de mai

Après l’influence, voici le temps de la raison ?

Mme Marisol Touraine, Ministre de la Santé a annoncé des mesures afin de diminuer l’importance des industries pharmaceutiques sur les professionnels de la santé. On peut voir ici l’importance de deux histoires : celle du Médiator et de M. Cahuzac.

Afin d’arriver à un « plus jamais ça », Mme la Ministre propose trois mesures :

– toute donation d’un industriel pharmaceutique à un professionnel de santé dépassant dix euro devra le déclarer ;

– la publication de ces donations et autres données sur le Net ;

– une charte de l’expertise médicale, portant sur des décisions de santé,  et qui repose sur quatre critères :  impartialité, transparence, pluralité et indépendance (voir l’article de franceinfotv).

  • Infos essentielles

Eh bien voilà, nous sommes assez nombreux, mais mal employés. C’est une des conclusions du rapport de la Cour des Comptes sur l’Education Nationale. Ce n’est pas un brûlot, ni un rapport élogieux, mais il semble bien que c’est un rapport assez sévère, mais juste de la situation actuelle… Pas très beau tout cela, mais si cela s’avère juste, il n’en demeure pas moins qu’on n’arrive plus à remplir correctement les objectifs donnés par le Ministre avec les conditions actuelles, je ne parle pas forcément des moyens. Je me permet juste de citer un paragraphe du rapport qui donne le ton : «  Les recherches en sciences de l’éducation montrent que le niveau initial de l’élève, ses caractéristiques personnelles, la composition sociale ou la localisation géographique, c’est-à-dire les données qui s’imposent à l’école, expliquent globalement 80 % du niveau final de l’élève pour une année d’apprentissage donnée. 20 % sont, en revanche, attribuables à l’organisation du système éducatif et à son impact sur l’environnement de l’élève : l’établissement, la classe et l’enseignant. Ces 20 % ont un impact considérable dans la mesure où ils se cumulent tout au long de la scolarité de l’élève. » L’Ecole n’agirait donc qu’à la marge sur le niveau de l’élève …(voir l’article du Nouvel Obs et le rapport en entier de la Cour des Comptes).

  • A suivre

Choisir une bonne contraception, cela devient important. Pas seulement pour les grossesses précoces, mais aussi pour toutes les IST possibles. Il ne s’agit pas uniquement de faire l’amour, c’est aussi un problème de santé intime et public (voir l’article de l’INPES).

– Il est temps de se réveiller. L’anglais à l’université ne constitue pas une menace pour le français. En aucune façon. Donner des cours en anglais ne va peut pas dire que l’on va abandonner la langue française. Se fermer à la langue anglaise fera de nos étudiants des personnes incapables de travailler en dehors de l’Hexagone. Or travailler à l’étranger pour les études supérieures devient presque un condition pour notre avenir, scientifique, économique, politique, social et éducatif. L’enjeu est important, au-delà de l’idée obtue que chez nous c’est mieux qu’ailleurs (voir l’article du Monde).

  • Valeur 0

Un exemple à suivre ? ; c’est possible de payer plus de 100% ses impôts ? ; un avis à lire ; un blog sur une innovation technologique ; une alternance à etherpad ; une géographie de la haine ; une idée originale ; ça sent pas bon ; jugement bizarre ; une bonne idée ; diviser pour mieux gagner ; une version originale d’aborder un sujet économique ? ; dénoncer pour mieux vivre ; avant la chute ? ; il n’y a pas que Cahuzac ;

  • En vidéo

Allez un petit remix : Skrillex, Conte. Musique qui est en fait un remix des musiques de Daft Punk