Deuxième semaine de septembre

 La maladie de Servier

Le groupe Servier est encore dans la tourmente, jusqu’à tomber malade de lui-même (un peu comme Sachs). Son médicament phare, le médiator, est coupable de provoquer plus de dégâts qu’il n’en répare. Plusieurs preuves attestent du fait que le médiator est inefficace, au pire dangereux. Malgré les prises de position fermes du groupe assurant que ce n’était que des allégations, force est de constater qu’aujourd’hui, les membres de ce groupe ont menti. D’abord en voulant se protéger, ils n’ont fait qu’empirer les choses, et de plus, lors de la divulgation de témoins et de documents attestant que ces mêmes membres connaissaient la dangerosité de leur produit, ils sont apparus comme des individus cherchant le profit avant la sécurité. L’archétype des hommes et femmes cupides. Grande erreur.

Pour détourner les critiques, d’autres faits sont venus s’ajouter à « l’affaire Servier ». Les responsabilités politiques. Celles qui ont autorisé à la mise sur le marché du médiator, mais aussi d’autres médicaments du même groupe. Peut-on incriminer les législateurs, lorsqu’on sait qu’un rapport du Sénat aurait été falsifié, car corrigé par un membre du groupe, après lecture par les sénateurs ? Il est difficile de se prononcer car si cela est vrai, les hommes et femmes du groupe sont dangereux et habiles. Ont-ils été inspirés par Antoine Bello ? Je ne l’espère pas.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. D’abord parce qu’il y a un autre médicament après le médiator, le Protelos. Censé lutter contre l’ostéoporose (fragilisation des os), il favoriserait les accidents thromboemboliques (formation d’un caillot pouvant mener à une obstruction d’un vaisseau sanguin, ce problème pouvant remonter jusqu’au cœur) et des « réactions allergiques graves ». Le groupe Servier tente de changer, en commençant par changer de nom, de directeur. Un grand chambardement. Mais est-ce que cela suffira ? (Voir les articles de la Tribune, du Figaro, de Sud-Ouest, de la référence d’Amazon et d’Allociné, des définitions d’Eureka-Santé, de Santé-guérir.notrefamille.com et de Passeportsanté.net).

  • Infos essentielles

Une seule origine, avec plusieurs racines, une origine métissée. Voilà la réalité. Cela ne veut pas dire que nous sommes tous frères, mais que nous n’en sommes pas loin. L’homme moderne est un Sapiens Sapiens. C’est ce qui nous donne une similitude morphologique. Mais plus encore, notre squelette et notre métabolisme serait le résultat d’un croisement entre plusieurs types d’hommes préhistoriques. Ce métissage est dû à la rencontre entre les Sapiens Sapiens avec d’autres types préhistoriques (Néandertaliens et Dénisoviens) selon le lieu de leur rencontre. Ce multiple mélange (à la fois Sapiens, Néandertaliens et Dénisoviens) ferait de nous ce que nous sommes. C’est à l’heure actuelle la plus fidèle des définitions de l’homme et de la femme, il me semble (Voir les articles de National Geographic France et de Maxi-sciences).

  • A suivre

– La dette grecque est un mic-mac. On n’y comprend plus grand-chose. Des personnalités politiques nous disent que la Grèce est irrécupérable, d’autres disent que son déficit peut être comblé si nous nous y mettions tous. La dette grecque ne devrait pas nous toucher, or, elle fait un peu plonger l’euro et l’embarras de nos gouvernants. Alors qu’en penser ?

On peut proposer de mettre la Grèce sous tutelle, afin de contrôler son budget et de la ramener au-dessus du flot. Cela permettrait de limiter les dégâts provoqués par les grecs eux-mêmes sur leur propre économie, et de limiter la spéculation du marché. Le traité de Rome de 1957 stipule que les Etats-membres de la CEE, puis de l’UE, soient solidaires. M’enfin, mettre sous tutelle c’est considérer les grecs un peu comme des mineurs, c’est cela la solidarité ?

On peut dire : la Grèce est une brebis galeuse, on la fait sortir de l’euro. Or pour s’en sortir, ce pays est obligé d’emprunter (ne faites pas les yeux ronds, la France fait pareil). Les gouverneurs  Hellènes (je n’ai pas dit Helvètes) peuvent emprunter jusqu’à 5% sur leur prêts. En sortant de l’euro, et en récupérant la drachme (leur monnaie originelle), la Grèce devrait trouver des prêts à 15%, et là encore elle a de la chance. Sans oublier toutes les taxes frontières d’importation qu’elle n’avait pas (car dans l’espace européen), et les aides qu’elle n’aura plus (notamment pour ses agriculteurs). Je ne vous fait qu’un bref aperçu du topo, ce serait limite une catastrophe.

Dernière solution, un peu médiane des deux première. On garde la Grèce, et on se répartit la dette. Ca allège le pays cible, mais cela alourdit la dette de chacun des autres pays, qu’ils soient bons éléments ou non. Ceux qui étaient déjà dans le rouge, cela ne les aide pas. Ceux qui s’étaient bien débrouillés, sont franchement mécontents. en plus, alourdir la dette de chaque pays peut entraîner un effet domino. Plus que la dette grecque, c’est cet effet papillon qui est craint. (Voir les articles du Républicain Lorrain, du Monde, des Echos et d’easy-bourse).

– Coca-Cola est une entreprise mondialement connue. Elle est écoutée, suivie par de nombreux fans, ses produits sont dérivés. Lorsque cette entreprise annonce quelque chose, nous pouvons penser que cela a un impact. Fort. Lorsque l’entreprise annonce son intention de limiter son investissement en France à cause d’une taxation sur les boissons, on peut penser qu’elle ne va pas reculer. Or lorsque le directeur général de l’entreprise communique sur le maintien de l’investissement de Coca-Cola en France, et que ce retrait ne serait que le fruit du seul directeur de Coca-Cola en France, nous pouvons nous poser des questions. A moins qu’il y a des négociations. Je serais professeur d’économie, voici un super sujet de TPE dans le thème « formes et figures du pouvoir » entre la confrontation du pouvoir économique, détenu par des entreprises, et pouvoir politique. Je dis cela, je dis rien. ( Voir les articles du Figaro, du Point, de Challenges et des Echos).

– Réduire les émissions de CO2 pour le transport maritime. Voici un grave problème à résoudre. La pollution automobile et domestique sont les premières causes du réchauffement de la planète. Suit ensuite la pollution industrielle. Mais la pollution maritime peut prendre plus de place, surtout si la globalisation peut encore s’intensifier (elle le peut encore à mon avis). Réfléchir à la construction de points pour se débarrasser des conteneurs vides dans des ports secs, ou limiter la distance des produits importés sont autant de solutions que de réfléchir à un nouveau carburant pour ce type de transport. (Voir les articles du Figaro et de Wikipédia).

– On verra, on verra bien. La nourriture, ou plutôt l’insécurité de cette dernière, fait toujours actualité. Là encore avec une « clause de sauvegarde » sur l’utilisation de maïs OGM dans la nourriture. Ce qui est vidé est le maïs de Monsanto, refusé par la France, mais qui pourrait arriver tout de même sur l’Hexagone. Pourquoi ? Parce que Bruxelles pense que la décision de la France n’est pas satisfaisante sur le plan juridique. C’est à nos gouvernants d’allier arguments scientifiques et juridiques afin de refuser ce maïs, si cela est leur intention. (Voir l’article du Monde).

  • Un casse-tête

Le casse-tête de la semaine, voire du mois, est la polémique autour d’un jeune chanteur, Colonel Reyel. Bon, on s’en fout du style de la musique, même de ses paroles du single « Aurélie ». Non, le plus important, ce sont les réactions que cela provoque. Pour ceux qui n’ont pas suivi, le chanteur fait l’apologie de la grossesse d’une jeune femme, en disant que donner la vie est l’acte le plus merveilleux qui soit. Bon jusque-là pas de quoi casser deux pattes à un canard. Le problème est que la fameuse Aurélie, cible éponyme de la chanson, est une jeune maman de 16 ans. Et là, patatras.

Autant une femme peut porter un enfant à 16 ans, autant on peut se poser des questions. Sans diplômes (à 16 ans on a quoi déjà ? Un BEPC c’est ça, non ? ), avec un avenir encombré d’embûches (lier vie maritale et vie pro n’est pas simple  pour une majeure, alors une mineure, même bien entourée…), avec des difficultés de trouver un boulot, même éphémère (le taux de chômage des jeunes actifs est le plus élevé en France, et en Europe), la mère-fille va avoir du mal. Sans oublier tous les problèmes psychologiques, car être mature à 16 ans, je n’en ai pas vu beaucoup. Je ne dis pas que ça n’existe pas, je dis juste qu’affirmer les adolescents de 16 ans sont mature, c’est raconter une légende urbaine.

Maintenant il y a un autre soucis. Ceux qui soutiennent la chanson. Je n’ai pas dit le chanteur. Lui-même a avoué qu’il n’avait fait qu’écrire une chanson, qu’il respectait le fait donner la vie. Mais que cela s’arrêtait là. Bon, vu la profondeur de la réflexion du bonhomme (extrait vidéo), on peut comprendre qu’il n’est pas responsable des interprétations de ses chansons. Surtout que les pro-vie (en gros ceux qui considèrent que les fœtus sont des êtres humains, et qu’il ne faut surtout pas avorter, même si personne ne l’a souhaité) ont pris les choses en main. Bon ils sont radicaux les pro-vie, et feraient tout pour maintenir une grossesse, même si la future mère ne l’a pas souhaité et qu’elle n’a pas encore 16 ans. J’en ai vu dans plusieurs bahuts, franchement, vous n’avez pas envie de parler avec ces gens-là.

Vous allez me dire « C’est trop facile de critiquer un chanteur que de s’adresser au cœur du problème ». Mais quel est le cœur du problème ? De savoir qu’un chanteur, qui se fait tailler comme c’est pas possible par deux prétendus humoristes, ne sait pas vraiment ce qu’il raconte et les conséquences que cela peut amener, ou comprendre avec raison que subir une grossesse pour une adolescente n’est pas le meilleur moyen pour évoluer dans la vie. Est-ce trop demander à une adolescente de profiter de ses années avant la majorité pour sortir avec ses copines, de faire le sport qu’elle souhaite, de s’engager dans une association (pourquoi pas d’ailleurs), au lieu d’amputer une partie de sa vie qui la propulse tout de suite adulte ? Est-ce trop demander aux parents de rester fermes sur la contraception et les relations sexuelles, plutôt que de suivre angéliquement leur fille-mère, qui seront toujours à leurs basques, parce qu’elles ne peuvent pas tout assumer ?

Nous sommes des adultes pour la plupart d’entre nous, assumons-nous, et parlons de sexualité avant qu’il ne soit trop tard ! Juste une réponse en chanson de Jeanne Cherhal :

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  • Valeur 0

Donner des couleurs ; une prévision pessimiste ou réaliste ? ; la ruée sans l’or ; comment se créer un ennemi mortel ; un rêve, une utopie ? ; ça sonne comme un slogan ça ; j’ai du mal à y croire : ça s’est vraiment passé comme ça ?; qui en veut ? ; entre rumeurs et austérité ; cachez ceux que je ne saurais voir ; paroles, paroles et paroles ; « la sauvegarde de la nation » ; je suis clean moi, mais pas ma blouse ;

  • En vidéo

Après LMFAO, voici une autre chanson qui a plutôt bien marché durant cet été : Last Friday Night (T.G.I.F. : Thanks God, it’s friday I. E. pour les non-anglophones : Dieu merci c’est vendredi ) de Katy Perry. A signaler la présence du groupe Hanson, d’Artie de Glee, en héros chevaleresque !

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