Première semaine de mars

La soumission, ou comment croire que l’on peut évoluer en abandonnant une partie de soi-même.

Un dossier de Sciences Humaines sur l’énigme de la soumission a retenu mon attention (numéro 213, mars 2010). La soumission est un phénomène complexe, qui nous contrarie, mais auquel nous faisons appel, dans des circonstances bien précises. Il n’est pas question ici de juger ceux qui se soumettent à autrui, mais de savoir ce qu’on peut en tirer.

(le refus des règles inadéquates ou image de la mouette non soumise prise ici)

Pourquoi la soumission ?

Si nous faisons appel à la soumission, c’est que nous pensons que nous pouvons gagner quelque chose (même si ce n’est que la tranquillité d’esprit). En clair, se priver d’une partie de soi pour attendre un but, le jeu en vaut-il la chandelle ? Tout commence par le « jeu » qu’on nous propose, et dans lequel nous acceptons de nous mettre dans une situation délicate. Si nous tentons de définir la soumission, nous nous apercevrons que cette notion ne peut se comprendre seule. Nous nous soumettons à quelque chose ou à quelqu’un (personne physique ou autorité). La soumission se comprend dans un contexte. Je vais essayer d’en faire un contour en utilisant des synonymes.

Comment vient-elle à nous ?

D’abord, je pense que la soumission se crée dans un contexte que nous ne maîtrisons pas. Nous pouvons le comprendre entièrement, mais nous ne pouvons pas le diriger. ainsi, avant de se soumettre, nous nous en remettons à celui qui présente les faits. Nous lui faisons confiance, jusqu’à un certain point. C’est ce qu’il se passe dans le jeu télévisé qui est présenté ici : un candidat, un animateur qui lui pose des questions. A chaque mauvaise réponse, une décharge électrique est envoyé à une personne tiers. La culpabilité est réelle, mais les décharges ne le sont pas. La manipulation fait partie d’une certaine forme de soumission.

La soumission peut se voir en dehors du jeu. Elle peut être légale, comme le soumission à la loi, car personne n’est censée l’ignorer. Rentrer dans la concurrence, faire en sorte que vous soyez le meilleur selon des conditions bien précises (par le biais de résultats constatés par des statistiques) vous donne la possibilité d’être celui qui y arrive, ou vous faire croire tel quel (comme le dindon d’une farce). Que vous y croyez ou non, vous êtes obligé d’agir ainsi, c’est votre voie pour parvenir à faire une carrière sans soucis, voire plus. Ici, la soumission se teinte d’asservissement et quelque fois de croyances.

Jusqu’où peut aller la soumission à autrui ou à des idées ?

La soumission est aussi une explication pour nous faire agir quelque fois sans précaution. Fait récent, Canal + a diffusé une information selon laquelle des soldats roumains seraient allé à Tahiti au lieu d’Haïti pour aider les insulaires du tremblement de terre. Cette « bourde » roumaine n’en était pas une, mais un canular diffusé par un site roumain connu pour divulguer  de fausses informations. Canal + l’a comme même diffusé comme une information sérieuse. Pourquoi ? Une des réponses se trouve dans le fait que les journalistes se sentaient en mesure de le faire de manière impérative. L’impératif (de l’audimat par exemple), voici un  autre visage de la soumission.

Enfin la soumission peut être la tromperie. Tromper son monde, faire en sorte que les autres entrent dans votre jeu, les mettre dans un contexte particulier, ou user de celui qui existe déjà pour arriver à vos fins, c’est aussi cela la soumission. Il faut une sacrée dose de suggestion pour vous mettre dans une position de soumis, et vous montrez des erreurs là où vous pensiez ne pas en avoir commis, c’est une manière de vous contrôler. Le meilleur exemple est dans ce reportage : Jesus Camp. Là tout  y est : l’asservissement depuis la naissance, la mutilation de l’esprit critique pour « devenir des élus de dieu », l’engagement obligatoire de jeunes enfants vers un chemin qu’ils n’auraient peut-être pas choisi, la précaution de se barricader derrière des idées, trompant son monde et faussant la réalité. La soumission, additionnée de ces paramètres est de l’escroquerie, voire de l’esclavage mental.

(image prise ici)

Y a -t-il des solutions ?

Si la semaine derrière, je m’étais interrogé sur la manière dont les informations nous parviennent, nous devons aussi nous interroger sur plusieurs éléments. C’est le questionnaire de base que l’on peut se poser, cela peut nous aider, je l’appelle le h5w (ou le what, who, where, when, why and how), c’est un questionnaire répandu et ouvert à tous (pas de droit d’auteur pour cela) :

– w ou what : ce qu’annonce l’information ;
– w ou who : qui l’émet (agence AFP par exemple) et qui en parle (un journaliste signant un article)
– w ou when : quand cela a-t-il été diffusé et quand cela a-t-il été connu de tous ? Un fait similaire a-t-il existé ?
– w ou where : où se passe l’évènement, qui en parle (journaux, etc.)
– w ou why : pourquoi en parle-t-on (quelles conséquences), pourquoi maintenant ? (faits nouveaux, etc.)
– h ou how : comment cette information est parvenue jusqu’à nous? Comment a-t-elle évolué (nouvelles interrogations, etc.) ?

Je m’excuse de cet éditorial un peu décousu et long, mais il me semble qu’il n’y a pas d’âge pour se poser les « bonnes » questions et qu’on devrait s’interroger plus sur les faits (leur nature, leur origine, leur émetteur et leur portée) plutôt qu’à la manière dont on nous les présente ou de ce que nous pouvons en penser. Comme dirait un journaliste de France Info (il était une mauvaise foi) : « Vous n’êtes pas obligé de me croire ».

  • Infos essentielles

L’actualité de la semaine c’est surtout cela :

Même si cette image peut faire sourire (jaune), la réalité est tout autre  :

On pourrait résumer l’inquiétude cette manière (un peu littéraire) :

Lorsque cela se produisit en Haïti, j’étais inquiet, mais je ne me sentais  pas vraiment concerné ;
Lorsque cela arriva au Chili, j’étais effaré, mais je ne me sentais pas vraiment mobilisé ;
Lorsque cela est parvenu jusqu’en Vendée, j’étais à me ronger les ongles et très anxieux, pas pour moi, mais pour mes amis .
Dès que l’actualité nous touche, nous nous sentons dans le monde, crevant notre bulle d’intimité, et nous rappelant notre illusoire puissance sur les faits naturels de la planète.

Restés connectés si vous êtes concernés avec l’aide de ceci ou de cela.

L’intelligence chez les fumeurs : on savait la cigarette nocive pour l’homme, car elle contenait des produits toxiques et provoquait des cancers. On pourra dire aussi que fumer nuit au cerveau, c’est-à-dire à nos neurones, car l’acte et ses conséquences pourrait nous rendre plus idiots. C’est la conclusion d’une équipe de chercheurs d’Israël faisant une comparaison entre les militaires fumeurs et non fumeurs. Le résultat est assez clair, car le Q.I. est s’élèverait proportionnellement et inversement au nombre de cigarettes fumées (Voir l’article de maxisciences). Dans le même temps, on peut voir que faire une courte sieste dans la journée peut vous rendre plus intelligent, ou du moins plus attentif et performant à votre travail …

« Vous n’avez pas vocation à devenir une Cour Suprême » : c’est ce qu’aurait dit le Président de la République Française aux Sages. Cela venait dans le discours de M. Sarkozy alors qu’il annonçait la possibilité pour chaque citoyen de conteste la constitutionnalité d’une disposition législative devant un tribunal. Cela venait d’une promesse du candidat, élu président depuis, de redonner à chaque citoyen les moyens de se « réapproprier » la loi. Après l’article 2  : « Nul n’est censé ignorer la Loi », on pourrait avoir un article 2 bis (ou tiers) : « Nul ne peut laisser la Loi en état s’il souhaite la changer ». A l’aube des élections régionales, le Président fait-il un coup politique? On laissera les journalistes professionnels juger, mais on peut constater que plusieurs tribunaux ont commencé à contester des lois et des dispositions (phares ?) du gouvernement français (actuels et passés), à commencer par la garde à vue. Petites précisions : vous ne pouvez pas contester la loi elle-même mais sa constitutionnalité, c’est -à-dire si vous pensez qu’elle ne devrait pas s’appliquer légalement car cela serait contraire à la Constitution Française. (cf. art. de Wikipédia et de Legifrance). Cela veut dire en clair que vous ne pouvez pas accuser d’une loi d’être injuste, mais inapplicable en vertu de la Constitution. Si je reprends l’exemple de la garde à vue, le tribunal qui la conteste est clair : il n’accuse pas le fait de la mise en garde à vue ou son existence, mais le fait qu’elle ne permet pas à la défense de s’organiser. Deuxième précision : contester la constitutionnalité se fait dans un cadre précis:

– vous pensez qu’une loi ou disposition législative anticonstitutionnelle, vous décidez de le faire;
–  la contestation se fait lors d’une instruction judiciaire, seul cas inapplicable : être concerné par un procès en Cour d’assises ;
– vous déposez votre demande lors d’une instruction devant n’importe quelle Cour : juridiction de l’ordre administratif,  Conseil d’Etat, ou judiciaire,  Cour de cassation (sauf le procès en Cour d’assises). Cette juridiction analyse vos motifs et a 3 mois pour transmettre votre dossier au Conseil Consitutionnel ;
– le Conseil Constitutionnel saisit votre demande lors d’une QPC (question prioritaire de constitutionnalité) selon trois causes : la disposition visée s’applique dans une affaire judiciaire en cours ou est à la base de poursuites (amendes, etc.) ; la disposition législative n’a pas reçu l’aval du Conseil pour être appliquée ; ou dernier cas, au vu de « motifs sérieux« , la contestation pose une question intéressante pour le Conseil;
– Ce dernier a 3 mois pour statuer sur le litige. Après des débats contradictoires, il ouvre publiquement aux citoyens l’affaire, et fait part de sa décision devant le public, sauf le délibéré qui restera privé. S’il le souhaite, la disposition législative peut être abrogée.

Cela peut paraître long, mais c’est un dispositif qui peut être intéressant (Voir les articles du Monde, de wikipedia, de Legifrance, de France Soir et de Vie Publique, et image de Conseil Constitutionnel disponible à cette adresse).

  • A suivre

L’Acta commence à inquiéter les législateurs français : et ce n’est pas trop tôt. Cet accord tend à uniformiser la manière de répondre aux contrefaçons, mais aussi à se défendre d’elles. Le problème est que le droit d’auteur n’existe pas dans les pays anglo-saxons, et que le copyright ne s’applique pas chez nous. Alors comment uniformiser alors que le droit est différent ? Les législateurs s’inquiètent, et ne veulent pas voir cet accord appliqué tel quel, ce qui changerait beaucoup de choses … ( Voir l’article de Pc Inpact).

Nouvelles lectures : on parle de crise de la lecture. On devrait plutôt souligner le recul de la littérature dans nos sociétés. Nous recevons énormément d’informations, encore plus qu’avant, et sans la possibilité d’avoir le temps pour les trier. Nous lisons énormément de choses sur des supports différents, notamment électroniques. Nous nous tenons encore plus au courant des actualités surtout celles qui nous touche, par le biais de flux RSS par exemple. Nous devons être partout à la fois. Nous passons plus de temps à lire nos mails à en écrire, à se tenir au courant les uns des autres par des réseaux informatiques. Nos métiers sont exigeants et nous demandent d’être en veille, presque permanente. Alors oui, il y a une crise de la lecture, celle du plaisir, celle qui ne nous engage pas, mais nous lisons beaucoup d’autres choses et qui nous apporte moins peut-être sur le plan mental (Voir la une du Café Pédagogique).

Des méfaits de l’information :  c’est un peu la suite de la référence précédente. La crise de la lecture a peut-être commencé comme cela. Dès lors que le savoir est devenu un droit pour tous, beaucoup d’efforts ont été réalisés pour que tous puissent lire. Merci Gutenberg, et  notre cerveau s’est mis à  réfléchir plus souvent. Pourtant, Malherbes voyait d’un mauvais œil le fait que le savoir se répande (je n’ai pas dit comme une traînée de poudre). L’écriture avait sonné le glas, pour Socrate, de la réflexion même. En écrivant, nous négligeons la mémoire, qui est la base de la réflexion. Puis la radio, la télévision et l’email allaient réduire à néant l’effort des parents pour leur enfants puissent utiliser leur têtes correctement. Il n’y a pas de preuve que l’informatique et surtout l’information électronique créent une dépendance mentale.  Pour autant, on recherche le bonheur, ou quelque chose d’approchant. L’accès à la lecture nous semble naturelle, car elle répond à un besoin. Le fait qu’elle puisse être en accès libre est un point intéressant, car nous pensons défendre la culture et sa diffusion. Mais quid d’une trop grande divulgation d’œuvres non ou mal contrôlée ? (Voir les articles de Slate.fr et de actualite.com).

Migaud : le roi est mort, vive le roi ! Bon en fait pas vraiment. M. Seguin est mort, et M. Migaud va prendre sa suite. Tous les personnalités politiques le considèrent comme un homme droit, spécialiste et prêt à remplir le rôle qu’on va lui donner. C’est le candidat idéal : il a des compétences et de l’expérience. Je suis conscient que je me répète sur les deux premières phrases, c’est volontaire. M. Migaud n’est pas tout blanc : notamment en terme de gestion financière. Ca c’est fâcheux. M. Migaud gère la communauté d’agglomération de Grenoble. Or un récent rapport qui montre sur les années 2003 à 2007, la gestion de la communauté a été « hasardeuse », et que certains engagements de la communauté auraient mérité d’être plus considérés. Cela fait mal pour quelqu’un qui ambitionne de devenir le représentant national des Comptes de l’Etat (Voir l’article d’Eco 89).

De la réalité des prix agricoles : le secteur primaire (et non primate) va mal. Beaucoup d’agriculteurs ont fermé leur porte, comme on ferme les usines, car elles entraînent des conséquences similaires : une importation plus importante car moins chère. Beaucoup d’aides ont été apportées, mais elles n’ont pas aidés les exploitants, et ont confiné les agriculteurs à ne pas trop produire. Alors que le Salon de l’Agriculture vient d’ouvrir, et que le Président de la République Française ne l’a pas inauguré, le monde des exploitants et des employés de la terre se sent seul… (Voir l’étude de l’Insee).

L’idée de trop ? Facebook est un réseau social étendu, fort, mais soucieux de lui-même.  Alors qu’un rapport égratigne quelque peu la solidité de l’entreprise, Facebook veut se développer plus et devenir totalement incontournable. L’entreprise vient de déposer un brevet sur le newsfeed. Pour faire court, c’est le fil d’actualité qui est mis en licence. Des concurrents ne l’entendent pas de cette oreille, notamment Twitter et Google (pour Buzz), car cela reviendrait une autorisation de Facebook  pour ces entreprises afin qu’elles puissent fonctionner (Voir les articles de Journaldunet.com ety de meterofrance.com et du rapport de la Commission sur la vie privée au Canada).

  • Valeur 0

Le pèse-personne connecté ; l’hébergeur est-il attaquable ? ; de la bonne santé des bébés éprouvettes ; ça c’est préoccupant ; ça aussi ; du merchandising web ; l’art de dire franchement les choses par un moyen détourné ; l’outil n’est pas responsable des erreurs de l’usager ; Freinet chez les grands ; est-ce la fin de cette Hydre de Lerne moderne ? ; suivez le fil de Assemblée Nationale ; de la vie privée sur les réseaux sociaux ; une carte des séismes ; un exemple de responsabilité en classe de primaire ; Android va-t-il détrôner l’IPhone ? ;  un avis sur la place des réseaux sociaux ; « le Salon du citadin » (selon M. Vidberg) ; l’Histoire et le 9ème art ; y aura-t-il de l’eau dans le gaz russe ? ; le sens du travail accompli ; Google en fraude ? ; une idée originale ; mettre des mots sur leurs inquiétudes ; la guerre au nom de quoi ? ; le prix de la technologie ? ; au nom de la mère et de l’enfant ? ; encore des efforts à faire ; mais ne perdons pas espoir ; un faux site sur l’écologie ; on ne parlera pas du sujet qui fâche (le plus) ; une idée à transposer en France ;

  • En extras :

Art de la photo ; l’économie en musique (lisez les commentaires et n’hésitez pas à montrer à tous cette vidéo comme une introduction à un débat sur l’économie ! ! ) ; l’année de votre naissance (site un peu partisan et mégalomane) ; l’équivalent du PAF (plan académique de formation) mais en libre accès ; de la question des effectifs dans les classes ; La vie privée sur le Net ; la Journée des Maladies Rares ; l’espionnage de la firme de Redmond ; cartographie de blogs et de leur importance ; état des lieux du Net ; « Comment plaier à Google ? «  ; dossier sur le serious game ;

Troisième semaine de décembre

Une nouvelle page a fait son apparition depuis peu : la page « mangas » (voir en haut de page du site).
  • Infos essentielles

Le CNRS en pôle : le CNRS a été reconnu comme le premier organisme mondiale de recherche. Bien que le Président de la République Française le trouve trop onéreux, à son goût, le CNRS devance des organismes prestigieux, comme le laboratoire de recherche d’Harvard, celui de Toronto, etc. Le collectif  « Sauvons la recherche » avait raison de montrer la valeur de la recherche dans notre pays (Voir l’article de veilleur.blog.lemonde.fr, image prise sur le site de « Sauvons la recherche »).

La lutte perpétuelle contre la maladie d’Alzheimer : une équipe internationale vient de trouver un moyen pour retarder les effets néfastes de la maladie d’Alzheimer. En effectuant des tests en laboratoire sur des souris, les scientifiques ont conclu que lorsque les souris restent jeune plus longtemps, elles sont capables de développer les signes de la maladie beaucoup plus tard que maintenant. Le but est de diviser le nombre de malades. C’est une première, mais  on peut aussi remarquer que cette étude porte sur la manire de retarder l’émergence de la maladie, non de l’empêcher. Le gène responsable ouvre aussi un champ d’expériences sur la lutte contre le vieillissement, le cancer, et les rhumatismes chroniques…  (Voir l’article du Figaro).

  • A suivre

Le grand emprunt : nous y voilà ! Le président a détaillé aujourd’hui (lundi 14 décembre 2009), le grand emprunt, ses composants. Cela est censé donner une ligne budgétaire pour l’avenir, mais cet emprunt déçoit un peu par son montant (22 milliards empruntés uniquement sur les marchés), ses choix (part belle à la recherche et à l’enseignement supérieur certes mais le reste …), et sa nature (les particuliers ne peuvent pas y participer, donc demander des comptes). Mais puisqu’il s’agit (de désirs) d’avenir, c’est une affaire qui reste à suivre malgré tout … (Voir l’article du Monde).

(Image prise sur le site du Monde).

Le CEA² : appelé ainsi par ses détracteurs, le CEA (commissariat à l’énergie atomique) devient le « commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives ». Annoncé hier dans le « grand emprunt », ce qui est à suivre ici n’est pas vraiment le fait que l’écologie fasse partie du challenge économique dévoilé hier,non ce qui importe c’est la place que va occuper ce nouvel organisme, et la politique qu’il va suivre. L’énergie nucléaire prend d‘assaut, pour certains, les énergies renouvelables afin d’en faire son business.  Pour d’autres, recentrer les énergies renouvelables autour du CEA, c’est garantir des moyens de développement de ces énergies Voir les articles correspondants).

Loup, y es-tu, m’entends-tu? Les évadés fiscaux ont du soucis à se faire, la France vient de récupérer une liste de nos ressortissants pratiquant l’évasion fiscale. Un employé d’une banque suisse aurait donné bénévolement une liste de personnes incriminées (Voir l’article de Challenges.fr).

Des compensations ! Des compensations ! Alors qu’on ne parle plus que du Sommet de Copenhague, il doit faire chaud au Danemark, des pays en voie de développement ont écrit un texte portant leurs revendications. Leur leitmotiv : s’assurer que les pays développés remplissent leur part du marché, sans que cela entrave l’économie des pays émergeants… (Voir l’article du Monde).

Souriez lorsque vous portez votre cartable : la Base élèves est un listing comportant des données personnelles sur chaque élève. Un listing qui ne peut s’effacer au bout d’un certains nombre d’années, d’où un nombre de plaintes grandissant recentré à Paris… (Voir l’article de la Dépêche.fr).

La TV interactive, vous l’avez rêvé, Samsung le fait. Avec l’aide de TF1, les nouveaux téléviseurs de cette marque présenteront en 2010, des moyens interactifs. Il suffit de brancher votre téléviseur à Internet, et vous pourrez au choix (lorsque vous regarderez cette chaîne) : de voir la météo, consulter la grille des programmes,etc. et dans un futur proche : voter pour une émission de télé-réalité,  etc. Il manque plus que le clavier tiens … (Voir l’article de 01Net).

Les compétences informationnelles : l’élève est de plus en plus confronté aux informations diverses et variées. Afin de limiter l’affluence de cette pollution informationnelle, la province de Québec vient de mettre un programme d’éducation et de maîtrise du contenu des informations. Ce programme vise deux objectifs principaux il me semble : favoriser l’émergence d’une réflexion et d’une maîtrise des informations via des compétences bien définies; faire en sorte que les enseignants prennent conscience de ces compétences informationnelles, et de leur importance. Et en France ? (Voir l’article d’Educnet).

« L’assimilation réussie » : une acculturation? Afin de « faire rentrer » les musulmans dans la République française, le gouvernement opte pour une solution difficile : le métissage. Difficile car lente, difficile aussi car la droite politique préférait la « laïcité positive ». Mais le président joue avec les mots : d’un côté il veut instaurer les musulmans dans la Nation, de manière responsable et durable; de l’autre il précise que toutes atteintes aux valeurs chrétiennes historiques et républicaines, tout cela donc « condamnerait à l’échec l’instauration de l’Islam en France » (9 décembre 2009). Là où ce n’est pas gagné pour les musulmans de France, comme pour chaque habitant, c’est que le président relie les questions autour l’Islam avec les racines du pays, donc son identité. M. Besson avait pourtant précisé, dans de précédents communiqués, que l’identité nationale n’était pas reliée directement à l’immigration et à l’Islam… (Voir l’article de Slate.fr).

  • Valeur o

« Tout le monde il est beau,  il est gentil« ; la Grèce en faillite?, l’alliance des assurances Facebook et la diffamationle nouveau Sun Tzu?; TinEye, moteur de recherche inversé pour les images; les droits sur Internet faits par des pirates; le calcul forestier; la guerre des taxations boursières; Paris enfonce le clou, le retour des traders?; les TIC contre-attaquent; le côté obscur de la défense des femmes … (sans ironie);  le retour du (re)jet des étrangers (sans humour); le fils prodigue à l’hôpital (dessin de MR Vidberg); le retour du fils prodigue? (encore merci Mr Vidberg); Le Chili tourne-t’il la page Michele Bachelet? ; la nouvelle maire de Houston; la junte se radicalise, mais on s’y attendait…; le serpent se mord toujours la queue; des imprécisions des personnalités politiques (exemple); la pilule pour les hommes; retour sur l’histoire, discipline enseignée et utilisée; un peu d’humour ne fait pas de mal …; la FNAC, indentité en danger?; un exemple de buzz réussi; la qualité environnementale des pneusun phénomène qui prend de l’ampleur; de bonnes idées (« A boire et à manger », un blog du Monde.fr); oui mais … ; la partition de l’Inde continue; les tourments de la presse écrite;

Spécial Google

En tant qu’utilisateur assez forcené des moteurs de recherche, voici quelques actualités, bonnes ou mauvaises, concernant l’entreprise Google.

– Google va intégrer dans les réponses aux requêtes des utilisateurs des documents, et autres types de réponses venant des réseaux sociaux Facebook et Twitter. Cela améliorerait la possibilité pour l’entreprise de faire de son moteur de recherche, un outil de réponses en « temps réel ».  Moi qui suis les élèves, je me demande comment cela va être mis en page sur le moteur. Est-ce que cela sera mit sur la colonne de droite, en dessous des liens sponsorisés, ou comme des liens de l’actualité, c »est-à-dire au début de la page, mais différencié du reste des recherche? Quel flou !  On peut se poser la question de la pertinence de ces outils : quel plus pour la recherche, quelle efficacité, comment évaluer ces sources? Il ne reste que l’apprentissage pour l’élève, encore faut-il le préparer …

– Le géant du web décide de  changer son mode d’agrégation des actualités. Avec « Living Stories« , Google présente une même actualité de manière chronologique. Cela permettrait aux utilisateurs d’avoir une meilleur vision d’ensemble.

– Google reste au centre des polémiques. En cause : la numérisation. Numériser les livres cela coûte cher. Alors Google propose ses services, sans vraiment le faire ouvertement ou passe des contrats, et numérise (la BM de Lyon vient de passer un contrat avec la firme). Le président de la République française s’est emparé du problème : pas question que la firme de Richmond numérise à tour de bras, car on parle plus de livres, mais de patrimoine

– Google veut vraiment s’implanter durablement dans le temps. Une des innovations qui est parue il y a peu : le lancement de « Google Public DNS« . Pour tout le monde un DNS c’est crucial, c’est ce qui relie le site à un serveur IP, pour reprendre l’exemple de wikipédia (lien précédent), lorsqu’on tape l’adresse fr.wikipedia.org, le serveur DNS répond par 91.198.174.2. On revient à Google. La firme de Richmond assure qu’utiliser le serveur de Google sera plus rapide et plus sécurisé que le serveur DNS habituel…

La recherche par l’image? Google a trouvé un nouveau moyen de recherche : au lieu de taper sur votre téléphone portable une requête par écrit, vous pouvez envoyer une photo, et Google trouve des liens autour de cette image : textes, vidéos, autres images, etc. La fin de la recherche par écrit?

La recherche par la voix? Marissa Mayer, vice-présidente de Google Search (section recherches liées au moteur lui-même), est persuadée : la recherche ne passe plus par l’écrit. En déplacement à Paris, elle a démontré, avec l’aide d’assistants, à des journalistes médusés que l’on pouvait parler à Google pour qu’il fasse sa recherche. La fin de la recherche par écrit (bis)?

– Un dernier pour la route: Google lance son téléphone portable entièrement développé par ses  soins…