Première quinzaine de décembre

Un trône pour deux

Cela devait être historique : la Côte d’Ivoire élisait son président. Au final, ils en ont deux, qui revendiquent leur dû. Mais quel dû justement ? Celui de briguer le pouvoir ? S’ils étaient vraiment démocrates, ils comprendraient les règles d’une élection et ne la contesteraient pas.

Or, l’un des deux n’est pas content. vous me direz que c’est normal, vu que c’est le vaincu. N’empêche qu’ils verrouille tout ce qu’il peut afin que son opposant ne puisse prendre sa place. Un peu comme je jeu du France 2. Lorsqu’un champion perd, il peut proposer de l’argent pour continuer. Le vaincu de la Côte d’Ivoire posera-t-il dur la table de la menue monnaie afin que les heurts et le calme reviennent ? Si oui, que devons-nous penser de ces comportements ?

Ce jeu du pouvoir n’est pas nouveau, les africains s’en souviennent. Mais ceux qui sont au pouvoir ont plus à perdre en donnant une vraie élection à leur concitoyens que de rester dans une république factice. Même s’il existe des points de soutien pour faire bouger les choses, la patience est peut-être tout ce qu’il reste aux ivoiriens …

Cela existe d’ans d’autres démocraties, souvent pauvres …

  • A suivre

Le développement durable en Afrique : voici une projet qui mérite l’attention. L’Algérie va développer les énergies renouvelables. Vous me direz que ce n’est pas nouveau. Au Maghreb si. Basé sur le solaire, une entreprise allemande va développer un réseau d’énergies en installant des panneaux solaires. Le reste du projet est expliqué ici. (Voir la brève de RFI et le dossier de Wikipédia).

The Dream Act : avoir un statut lorsqu’on n’en a pas. The Dream Act est une demande de 2 millions de jeunes personnes aux Etats-Unis. Cela concerne les sans-papiers,qui ont émigré illégalement. Ces derniers pourraient voir leur situation s’améliorer, en échange d’une bonne conduite. La plupart travaille, mais n’ont pas un boulot à la hauteur de leurs qualifications. Un nombre non-négligeable de ces sans-papiers ont des diplômes, des références. Une demande, si elle aboutirait, pourrait faire des petits … (Voir l’article de Rue89).

  • Valeur 0

C’est illégal, on  l’a dit, mais on s’engage pas vraiment contre … ; la nouvelle pieuvre ? ; une proposition pour faire bouger le Moyen-Orient ? ; une démographie à venir ; l’œil du  cyclone ? ; des amis de la pieuvre ? ; une réputation à défendre ; un exemple à suivre ? ; voilà quelque chose qu’on ne savait pas encore … ; une lutte outre-Manche ; entre le silence et l’omerta ; mais non, ce n’est pas grave , vous pouvez circuler !… ; … Mais bon, restez chez vous ! ;

  • En extra :

– Etherpad, un logiciel à essayer ;

Social Compare, un site pour tout (ou presque)  comparer ;

– Trois effets de la pieuvre (Wikileaks) à travers le monde, si cela peut faire bouger les choses à Bogota, au Soudan et au Kenya alors … ;

– Le maire, un acteur dans la prévention de la délinquance juvénile ;

– Le résultat scolaire des enfants français ;

– Un rapport du Haut-Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie ;

Une image qui fait le tour du monde

Voici une image que j’ai prise sur le Net, d’Action contre la faim, sur le site de Ladepêche.fr.

Sans légende, il n’est pas vraiment facile de savoir ce qui retourne de cette image. Voici quelques éléments :

– au premier plan, un individu allongé;

– il est dans un décor d’éléments ayant subi des dégâts ;

– Le texte au-dessus de l’image signale que cette photo a été prise lors du tremblement de terre ;

– pas de date, ni de lieu plus précis que « Haïti »

– pas de signature de la photo ou du photographe

On pourrait croire que cette photo pourrait être prise avec des pincettes, vu le peu d’informations qu’elle dessert. Par exemple, nous ne savons pas qui est l’individu, nous ne savons pas non plus si le décor détruit autour de lui était sa maison, son lieu de travail ou autre …

Nous ne savons pas non plus si cet individu est haïtien, survivant du tremblement de terre ou bénévole d’une ONG, ce n’est pas marqué dessus. Pour autant Action contre la Faim va utiliser cette photo pour illustrer la donation.

Cette photo m’a interpellé, je l’ai mise sur Tin Eye; voici les résultats de la recherche : 47 réponses.  Je vous donne quelques références, mais vous allez voir des choses intéressantes. L’absence d’une légende établie pour une telle photo, voir même une absence de légende, est un phénomène assez répandu. Tout au plus, nous avons des renseignement sur le site de Ladépêche.fr qui nous renseigne sur la campagne de dons d’Action contre la Faim. Cette photo a été reprise sur de nombreux sites, qui l’ont presque estampillé « photo d’ACF (Action contre la Faim) illustrant le séisme de Haïti ». Nous l’appelerons « ACF Haïti ». Sans plus de commentaires, la photo apparaît sur de nombreux sites francophones, ayant un lien ou pas avec le séisme : avec lien ici et sans lien .

Ce qui est surtout incroyable en continuant la recherche, c’est qu’on a l’impression que cette photo fait partie d’un pack,  et qu’avec cette illustration s’invite un lot montrant la catastrophe. Ce que je vux dire c’est qu’avec cette photo, on tombe sur les mêmes illustrations dont fait partie « ACF Haïti ». On a vite l’impression que c’est incontournable. Mais où est passée la richesse du Net ? Je ne suis pas parvenu à trouver plus de 30 photos différentes sur Haïti, mais presque toujours le mêmes 15 ou 20 photos. Là se trouve une contradiction apparente : Internet est censé nous donner de la diversité, mais dans ce cas-là, on a eu surtout un accès rapide aux dégats du séisme. Alerter, informer, mobiliser, voici les messages de ces photos, à mon avis, et tant pis si elles sont récurrentes, le but est que les internautes comprennent le drame. Donc voici les photos les plus revenues selon plus sieurs sites. Beaucoup d’adresses hispanophones relaient cette image comme : curiosidadesnanet,  elmierdero, taringa! , ONGD Lanbi Elkartea. Des adresses chinois aussi :  sciencenet.cn. Cela montre l »importance  : de la langue hispanique de plus en plus présente sur le Net, qui commence à concurrencer la langue anglophone; et de deux, la place de l’Asie sur le Net qui grandit très vite.

Ainsi cette photo sert d’illustration sur de nombreux sites et blogs pour montrer l’étendue des dégats, en voici quelques exemples : allovoices; le blog de Luciano Brito; guide.superEva.it; transparencias . Sans approche approfondie, la photo « ACF Haïti » devient presque à elle seule LA photo à retenir de la catastrophe. Sur certains sites, un point est fait sur les actions pour venir en aide aux sinistrés  : Tour d’Horizon;  Ne rien louper. En continuant la recherche, on trouve d’autres éléments plus probants. Des photos servent de liant à de reportages comme sur le site de Siol . Sur le sien, Uol fait mieux : grâce à leur reportage, on retrouve le contexte, ou presque, ont la photo est issue. Il n’empêche que vous pouvez tomber sur cette photo sans lien et sans commentaire comme sur Flickr.

En conclusion, que savons nous sur la photo elle-même ? Avec la vidéo Uol, on peut penser que la personne figurant sur la photo appelle d’autres personnes pour aider les surviviants pris dans les décombres, mais on n’en est pas sûr. On peut penser que c’est un rescapé, mais on ne sait pas qui il est, on ne sait pas si les décombres sont les restes de sa maison.

En définitive, on ne sait presque rien de cette photo, et pourtant elle a été largement diffusé. C’est inquiétant non ? Voici un lien (de l’académie de Besançon) qui devrait être pour tous les pohtographes et relayeurs d’images qui ne prennent pas le temps de faire plus attention à ce qu’ils émettent.