Troisième semaine de novembre

Un portrait incohérent

 

Les média parlent depuis quelques temps de français qui font le djihad. Des individus qui deviennent des mercenaires à la solde d’idées extrémistes. Dès le début, nous avons du mal à comprendre cet itinéraire, parce que nous pensons que notre idéologie républicaine est sans pareille. Au fait, ce n’est qu’une idée parmi d’autres, par forcément majoritaire dans les pays du monde.

En fait, dans certaines régions du monde, la république ou son idée même est synonyme de barbarie, et plein d’autres choses. Au nom de ces idées préconçues, des idées d’un autre ordre s’installent, en opposition à la liberté, à l’égalité. Ces idées visent un autre idéal, tout aussi objectif et absolu que pouvaient avoir les tenants du Directoire.

C’est ce qui se passe pour les extrémistes djihadistes. Au nom de certaines idées, ils prêchent une autre réalité. là où on serait pur. Cette quête de sens vient de plusieurs éléments de chez nous : le fait que les individus vivent dans une société individuelle, cellulaire, où on ne peut que compter que sur soi même. Autre élément, il n’est pas mineur, est que les infos sont souvent floues lorsqu’elles sont délivrées au public. On tombe sur ceux qui tiennent l’idée « qu’on nous ne dit pas tout ».

On arrive au processus suivant : la personne suit des idées, pêchées sur le net, sur le idées qui deviennent conspirationnistes quelquefois. On arrive au fait qu’il existe au autre réalité, que le monde est détenu par des puissants, qu’il faudrait renverser. Dans cette pensée malade, le recrutement commence, d’abord sur le net, puis plus tard dans les mosquées.

Je précise que ce parcours est utilisé, non de manière rectiligne, par plusieurs individus français devenus des fous combattants. Autre précision, je parle de mosquées, mais on pourrait faire des comparaisons avec d’autres religions. Les extrémistes de l’Afghanistan par exemple utilisent ce qui connaissent le mieux : ils vivent dans un pays à majorité musulmane. Ce pays aurait été catholique, le résultat ne serait pas différent. Non, nous n’abordons plus la religion, mais des extrémistes, des sectaires. La société commence à comprendre, faire le djihad en Syrie, c’est entrer dans une secte (voir l’article de l’Obs).

  • Infos essentielles

On en est où avec Ebola ? Bonne question. L’épidémie progresse-t-elle ? A-t-on trouvé un remède ? Quels cas et quels nombres sur les territoires européens ? Il est difficile de répondre car les informations sont partielles et contradictoires.

Partielles tout d’abord car les spécialistes, et encore plus le grand public, n’ont pas d’idée claire sur la progression de la maladie. Il y a eu pourtant une conférence à Brisbane, en Australie, pour faire le point.  Il était surtout du soutien (ou de l’effort c’est selon) financier pour endiguer la maladie.

Contradictoires, car les informations le même jour peuvent dire la même chose et leur contraire. Exemple avec la Mali. C’est un pays qui est touché par la maladie, et nous apprenons que cette situation inquiète le président malien en personne le 17 novembre. On apprend même qu’un médecin américain de Sierra-Leone aurait trouvé la mort alors qu’il était rapatrié d’urgence aux Etats-Unis. Dans un autre journal, nous apprenons que le président malien est satisfait du travail fait par les médecins, le 18 novembre.

Bref, la pluralité des sources ne veut pas dire qu’on en sait plus sur la maladie. On a juste plus d’infos, pas toutes justes d’ailleurs … keep cool and rest calm (voir les articles de canoe.ca, de 20Minutes et de CRI Online).

  • A suivre

La carte des régions adoptée. 13 régions détermineront le territoire métropolitain. Au rang des déceptions : la Bretagne n’est ps encore unifiée, l’Alsace est mise de force avec la Lorraine et la Picardie dissoute avec le Nord. Bref, beaucoup de bruit, mais les économies et la fluidité du système (tant mis en avant) ne sont pas encore débattus eux (voir l’article de 20Minutes).

71,2% des Français ont un point en commun. Entre 5 et 65 ans, environ 71% des français jouent aux jeux vidéo. Portables, consoles de salon, tablettes ou encore PC, tous les moyens sont bons pour y jouer. En moyenne le joueur a 35 ans, généralement un homme  (75% y jouent) mais les femmes ne sont pas en reste (environ 71%). Ceux qui jouent le plus ont entre 6 et 14 ans et privilégient plus les jeux de stratégie. Mais là, il faut nuancer pour l’ensemble du panel : tous les joueurs qui jouent en ligne privilégient les jeux sociaux (d’un autre côté il n’existe plus vraiment de jeux online sans un aspect communauté) et en offline, ce sont les jeux de rôle qui sont plébiscités. Tout est écrit dans le rapport du CNC (centre national du cinéma et de l’image animée) sur les jeux vidéo (voir l’article de 20 Minutes et le rapport du CNC).

  • Valeur 0

Toyota dans l’hydrogène ; mais bien sûr … ; le retour  de (la maladie de) la bête ; ET Téléphone maison ? ; 20% ; une convention mal comprise ;

  • En vidéo

Un album classique à écouter et à réécouter : les Who’s avec l’album Wh’os Next (1971)

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Dernière quinzaine de novembre

De l’avenir des docs ?

Une interview fort intéressante s’est déroulée sur une antenne de radio française, France Inter il me semble, avec le président (français) de Fitch. Cette agence de notation est la dernière à noter la France AAA. Alors qu’on lui posait la question si cette note trop favorable n’était pas due à la nationalité de son président, M. de Lacharrière rétorquait qu’il n’avait pas le pouvoir d’influencer son agence.

Il expliquait que cette notation était du au travail de ses hommes et femmes de terrain qui scrutaient inlassablement les économies de chaque pays. Pour détailler son argumentaire, le président de la société mère de l’agence affirmait qu’il s’appuyait sur le service documentation de son entreprise.

Un service de documentation de 500 personnes (composée de sociologues, d’économistes) … Ca laisse rêveur, dans le sens où 500 personnes travaillent sur de l’information, la scrutent, la décryptent, et l’exploitent. Peut-être que l’avenir des documentalistes est de se mettre au service des entreprises, y compris économiques et boursière, en tout cas de superviser ce service. Pourquoi ne pas former un personnel sur de l’information stratégique ?

Travailler dans une structure qui valorise l’information, voilà une des pistes de réflexion de carrière que peut suivre du doc. Il me semble que ce n’est plus un pari, plutôt une affirmation de ses compétences et de son métier.

  • Infos essentielles

 C’est l’histoire d’un petit soucis, une phrase mal dite, mal comprise, reprise et qui emballe les média. Twitter, des sites officiels, et d’autres blogs reprennent l’information en cœur, décrètent une vérité, et annoncent de futurs évènements tragiques pour notre pays. Cette phrase, nous ne la connaissons même pas, nous n’en avons retenu qu’un bout : la liberté de conscience. Comme à chaque fois qu’une info est mal reprise, elle devient une rumeur, elle contient des éléments contraires à ce qui peut se passer, bref elle devient fausse. C’est à l’occasion du mariage pour tous (et non le mariage homosexuel), que le Président de la République Française annonçait que si des maires ne voulaient pas célébrer un mariage homosexuel, ils pourraient utiliser leur « liberté de conscience ». Le Président ne voulait pas déchaîner les passions, juste le dialogue. Peine perdue. Twitter a vu un déchainement de messages de pro ou anti-mariage pour tous. Bon, reprenons depuis le début :

– La liberté de conscience n’est inscrite dans aucune loi, elle fait partie des libertés de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Cela veut dire qu’elle est absolue. Cela veut dire que vous avez le droit de penser ce que vous voulez.

– La liberté de conscience ne se substitue pas à la loi. Cela veut dire que lorsque la loi sera votée (elle ne l’est pas encore), le maire ne peut s’y opposer. S’il refuse il tombe sous le coup de la loi et sera condamné. Son seul échappatoire est de déléguer la célébration. Beaucoup (vraiment beaucoup) de mariages actuels, notamment en été, sont célébrés par les adjoints.

– M. le Président a décidé de retirer sa déclaration sur la liberté de conscience, la jugeant inopportune. En fait, on ne peut retirer sa déclaration, car cela voudrait l’effacer de la mémoire de chacun, on ne peut que se contredire. C’est ce qu’a fait le Président.

Mais en faisant cela, il n’a pas rassuré ceux qui le suivent, et n’a pas non plus décerné un message clair à tout le monde, y compris ses opposants (voir les articles du Nouvel Observateur, de Marianne, d’Agoravox, et du Figaro).

  • A suivre

1.Mme Derain. ,Défenseure des enfants, propose des solutions sur les risques des nouvelles technologies. Ce qu’elle n’est en rien nouveau, mais le fait de proposer des solutions pour les plus jeunes utilisateurs est une bonne idée (Voir l’interview vidéo).

2.Les livres sont lus par les adolescents ? Oui, à condition qu’ils soient interactifs. Cependant, comme on peut se douter, on n’entend plus l’objet livre comme un objet de papier, mais plus numérique (Voir l’article de LivresHebdo).

3.Le secret bancaire en Suisse serait menacé d’extinction. Certes les banques suisses ont fait fortune avec les comptes à numéros, mais la pression internationale met à rude épreuve lopacité tant cherchée de certaines personnes. Les banquiers sont devenus exigeants, demandent des comptes à ceux qu’ils veulent rester dans l’opacité. Ces employés en viennent même à dire qu’en cas de conflit avec une institution policière ou judiciaire, l’opacité ne garantit pas la protection. La Suisse s’ouvre de plus en plus (Voir l’article du Figaro).

4.Le manque de temps pour dormir. Notre rythme de vie moderne déséquilibre notre rythme de sommeil. Selon diverses études, 1/3 environ des français se plaint de manquer de sommeil, allant même jusqu’à l’insomnie chronique pour certains. Les écrans, le temps de trajet pour aller travailler, travailler la nuit, tout cela perturbe notre capacité à récupérer. Ce manque de sommeil et cette insomnie touchent aussi les adolescents, les adultes, les hommes comme les femmes (bien que les proportions soient différentes).

  • Valeur 0

Faire le troll peut avoir de bonnes conséquences ; des documents pour l’accompagnement personnalisé ; faut arrêter de mentir ; ça continue de chauffer au Kivu ; voilà qui est pensé par un certaine nombre de personnes en ce moment ; que va faire  le Louvre ? ; c’est un peu facile ça ; ah … l’ivresse du bas-coût … ; une gamme de parfum « crème de Lourdes », c’est sérieux là ? ; et c’est reparti pour la déprime ; étonnant, non ? ; la journée mondiale de l’enfance ; des bibliothèques comme agents économiques ;

  • En vidéo

Michel Serres, conférence à l’INRIA en 2007 sur l’importance de l’Internet comme nouvel outil de civilisation.

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