Première semaine de mai

Du discernement

En excluant une élève à cause de son comportement, un simple collège de France ne pensait pas attirer autant les média. Il est vrai que le contexte semblait déjà explosif avant que cette affaire n’arrive. Le collège subissait déjà des pressions de la part de groupes d’élèves, nourris pour certains dans la provocation et pour d’autres dans la dérive idéologique religieuse.

Il ne faut pas se tromper de débat. L’exclusion de l’élève en question n’est pas due à la question vestimentaire, en tout cas pas comme premier argument. On voir fleurir sur les réseaux sociaux que la jeune fille a été renvoyée car elle portait une jupe trop longue … Alors qu’on pouvait interdire, il y a quelques années, l’accès d’un établissement scolaire à des jeunes filles pour avoir porter des jupes trop courtes. Décidément la jupe pose autant problème. Si on se tient à ce raisonnement, on est dans le faux.

Du discernement, les propres mots de la Ministre pour illustrer la décision collégiale de l’équipe éducative. Cette décision a été motivée par le comportement de l’élève, et non pour sa tenue. Ce sont ses provocations, notamment dans le langage, qui a poussé l’équipe à signifier à la jeune fille son exclusion.

Ne nous trompons pas de débat, la jupe n’a pratiquement rien avoir avec ça (voir l’article du Monde, adresse de l’image ici).

  •  Infos essentielles

La police anti-émeute. Si je devais ne retenir qu’une chose des autorités népalaises, c’est cela que je retiendrai. Je pensais naïvement aux secours comme les pompiers, des médecins, des infirmiers et des brancardiers par milliers. Mais non, le gouvernement du Népal envoie sa force anti-émeute.

Curieux décalage. Un Gouvernement dépassé par l’ampleur du séisme, et une corruption qui gangrène ce pays. Je ne connais pas l’ampleur de la corruption, mais si elle est avérée, cela qu’un exemple de plus que le détournement d’argent provoque des conséquences insoupçonnées.

Le séisme est immense, et les répliques à venir seront peut-être nombreuses. Les aides tardent, l’insalubrité s’installe, les maladies aussi … Pendant ce temps-là, en France, on égrène le nombre de morts et de ressortissants français. Le problème que l’acheminement est très compliqué, et qu’il n’y a rien pour aider les sauveteurs, dont certains n’ont que leurs mains pour enlever les décombres (voir les articles des Echos, de BFMTV et de LCI) .

  • A suivre

– On se demande comment évaluer les compétences informatiques des élèves. Certains d’entre nous se raccrochent au B2I, qui est loin de satisfaire. Voici une proposition de l’équipe de Mozilla qui échelonne des compétences « essentielles » à leurs yeux. Entre culture numérique et vraie pratique, le référentiel de compétences web de Mozilla me semble plus pertinent. si vous ne voulez ne pas être en retard, regardez ce que propose Mozilla (voir l’article de NetPublic).

 

– La réforme du collège n’arrête pas de provoquer des polémiques. Et ce n’est pas la réponse de la Ministre qui va calmer le jeu. Au lieu d’essayer d’expliquer sa démarche calmement, elle essaie de gronder. Autant lui dire, cela ne va pas à Mme La Ministre. Car non seulement elle ne rassure pas, mais en montrant les crocs, elle donne une impression de passer en force. Quels sont les points d’achoppements ?

-> en premier lieu, on ne fera plus l’état des connaissances selon les années et les disciplines, mais selon un cycle, soit de trois ans soit autre. Les évaluations qui seraient faites chaque année pourraient perdre de la valeur au profit des évaluations placées en fin de cycle. Bref, répandre des CCF pour tout le monde, même si personne ne l’a demandé.

-> Faire en sorte que les élèves connaissent le latin. Ce deuxième point, mis au clair par Mme la Ministre, souligne le fait que le grec va disparaître, que le latin sera mis dans le cours de français. En faisant cela il y a plusieurs conséquences : un, la classe de latin va disparaître, et la possibilité de l’apprendre exclusivement. Deux, mettre le latin en français ne veut pas dire que les élèves vont apprendre à écrire et parler le latin en classe de français. Trois, supprimer la distinction professeurs de lettres classiques et modernes pour les regrouper. Quatre, enseigner la civilisation latine aux professeurs de français, c’est ne pas permettre aux profs d’histoire de le faire. Cinq, comment trouver le temps d’enseigner le latin alors que le programme de français ne va pas s’alléger ?

-> Les langues vivantes sont mises à mal aussi, et notamment l’allemand. Mme la Ministre fustige ceux qui voulaient les classes bilangues. Et va après parler de l’allemand. Il y a un amalgame : toutes les classes bilangues ne sont pas couplées avec l’allemand. La grande majorité certes, mais as toutes. Et dans le cas d’une alliance avec l’allemand, c’est d’abord pour préserver cette langue en perte de vitesse, non pour la réserver à quelques « élus » que Mme la Ministre souligne. De plus, permettre aux élèves de commencer une seconde langue en 5e, ne veut pas dire que l’allemand s’en sortira le mieux, car qui nous dit que la seconde langue choisie ne sera pas l’espagnol ?

Pour toutes ces questions et bien d’autres, car je ne parle même pas de l’histoire qui est saccagée, je pense que Mme la Ministre devrait mettre de l’eau dans son vin et comprendre que discuter calmement des idées ne veut pas dire être faible. Car plus que la réforme, Mme la Ministre vise à préserver son image de femme déterminée. Elle l’est, assurément, mais il ne faudrait pas non plus qu’elle en devienne sourde (voir les articles du Figaro, du Parisien, d’Europe 1, adresse de l’image ici) .

  • Valeur 0

Qu’est-ce qu’un FabLab en fait ? ; la résistance de l’imprimé ; le BYOD à l’école ; une canicule qui se prépare ; c’est pas un peu tard ? ; dans le couloir de la mort ; un nouveau président au Soudan ; lui qui taclait les autres … ; on est loin d’Arnold et Willy ; la honte ; un rapport attendu ; si on pouvait arrêter les petites guéguerres … ; un nœud difficile à démêler ; la Défense sanctuarisée ;

  • En vidéo

Un groupe, un vieux groupe on peut dire, mélangeant chants et sitar. Un groupe britannique, voici Pentangle avec l’album Basket of Light

Troisième semaine de septembre

Innocence of behaviors

 

 

On va parler religion, et encore une fois on va devoir reprendre des éléments en main. Il est vrai que le débat est houleux, et je vais trancher dans le vif du sujet. D’un  côté nous avons la religion, de l’autre la liberté d’expression. C’est réducteur de présenter tout ce qui se passe avec les termes exposés ci-précédemment (religion et liberté d’expression), mais si l’on tente de savoir le fond des choses, on arrive souvent à cette opposition. Je préfère le dire de suite, vous n’aurez pas une vérité assommée ici, mais plusieurs approches. De plus, il n’est facile à personne d’être persuadé d’avoir raison, même pour les croyants qui peuvent être remplis de doutes.

La croyance, telle qu’elle peut se définir, est la possibilité de tout à chacun de croire en quelque chose, en quelqu’un, en des évènements qui ne peuvent s’expliquer. Comme dit le proverbe, la nature a horreur du vide, l’homme aussi. Expliquer l’inexplicable par l’inexplicable, est une façon de montrer qu’on tente de comprendre ce qui nous entoure en nous laissant une marge de main d’œuvre.  On ne sait pas si ce que l’on croit est possible ou non, mais le fait que l’on y croit y comble un manque, même si cela ne dure qu’un temps.

Le problème de la religion est qu’elle instaure un environnement autour de la croyance. Elle impose à ceux qui la suivent toute une suite de rituels, de positions intellectuelles, et principes. Ces conventions ont une racine, souvent dans un livre, dont les paroles sont transmises de génération en génération. La religion n’est pas la croyance, et les croyants ne sont pas des religieux. Je m’explique : le fait de croire en quelque chose ne vous impose pas de jeuner. Le fait de penser que jeuner est mieux pour l’esprit n’est qu’une convention, la croyance n’a pas besoin de support pour exister. De même pour prier, pas besoin de s’orienter vers l’est, le nord, ou le sud. Si vous êtes croyants, vous n’avez pas besoin non plus d’avoir un temple, car vous priez c’est tout.  Bref, la croyance n’a pas besoin d’artifice. De plus, si vous êtes croyant, vous n’avez pas besoin de savoir qu’on caricature votre dieu ou idole, car vous savez que cela ne la touche pas.

Le problème de la liberté d’expression est historique en France,  car contradictoire. Nous sommes en république pour avoir bouleversé deux choses : la noblesse et la religion. Les privilèges ont été abolis, et la religion n’a plus le droit d’imposer sa loi comme unique. Lorsque des informations paraissent et mettant des problèmes entre religieux et la société, ces deux thèmes reviennent dans l’esprit de tous. Je m’explique : attribuer à certains le droit de porter un uniforme religieux dans un espace public, comme une kippa, ou demander des horaires aménagés pour des femmes, c’est demander quelque chose que tout ne peut avoir, c’est demander un privilège. Or, si vous avez suivi, cela a été aboli. De même, revendiquer le droit au respect de la religion, tout en demandant la censure de dessins (mais on peut le faire pour de la musique), c’est demander quelque chose au nom d’une idole, or nous avons détruit les idoles. Celles qui restent ne sont plus que des objets de patrimoine, leur seul valeur reste celle du passé historique.

La Laïcité n’est pas qu’un espace qui permet à tous de pouvoir converser, c’est surtout la possibilité à chacun de s’affranchir des contraintes spirituelles lorsque nous sommes dans un espace public. Celui qui revendique une religion dans un tel endroit se met sur la touche. Il peut le faire en croyant que cela va permettre d’avoir plus de moutons (certains disent fidèles), mais cela est faux. Les intégristes ne sont pas légions dans notre pays, ce qui n’est pas le cas dans d’autres. Dans tous les cas, une majorité  de croyants subissent la loi de radicaux, qui au nom de quoi, se révèlent être des guides, des protecteurs ou des inquisiteurs. C’est surtout une quête du pouvoir. Moi je sais, toi tu obéis. Gare aux discordes au sein d’une religion, elles sont d’autant plus réprimées qu’elles entachent la religion elle-même .

Je suis pour la liberté d’expression, sans limite. Charlie Hebdo a droit de faire des caricatures, on est en droit d’acheter ou non. Une preuve de la laïcité : les gens ont dévalisé les buralistes, et à votre avis pourquoi ? Parce que nous sommes dans un pays laïc, et de voir les religieux se plaindre pour telle ou telle raison, cela nous fait penser à ceux qui nous faisaient la morale mais qui n’étaient pas mieux au bout du compte ! Le sul hic, c’est que les manifs anti-charlie se font aussi en-dehors du pays, avec des conséquences mortelles quelque fois. Cela prouve la stupidité des hommes, et la volonté de réprimer dans la violence ce qu’on ne peut comprendre. Que ces religieux ont l’esprit étroit. Pour le film, même s’il est mauvais, il a le droit d’exister. Vous avez vu le film de Mel Gibson sur le Christ, il est nul. A-t-on vu des manifs de laïcs protestant (sans jeu de mots là) contre la supercherie du scénario ? Non, alors tout cela n’est que vain, et participe aussi bien pour les religieux que pour les laïcs à une bataille, celle du pouvoir des consciences (voir l’article de Slate, l’image du magazine Charlie Hebdo vient du site du magazine même).

 

  • Infos essentielles

Voici une nouvelle qui inquiète : les OGM sont nocifs. Une expérience a été menée, et elle donne des résultats négatifs pour la santé. Certes, l’expérimentation a été faite sur des rats, mais on peut souligner deux choses : 1- les rats ont un organisme proche du notre; 2- l’expérimentation s’est déroulée sur une période longue. Les résultats comme l’expérimentation posent question, surtout que des livres et reportages sortent sur le même sujet. Ca peut sentir le coup médiatique, comme cela peut être aussi le révélateur d’une vérité, celle que l’industrie chimique, en dépit de sa bonne volonté, peut amener des produits nocifs sur les étals. Au Gouvernement de comprendre et de réagir (voir les articles du Monde et de Slate).

  • A suivre

La greffe d’un nouveau genre suscite l’espoir (voir l’article de Libération).

 

  • Valeur 0

Le chevalier Bayard qui fait peur ;  la mémoire se perd ; entre la franchise d’un candidat et l’espoir qu’il suscite, il y a des fois un gouffre ; une pratique diverse donc ; une info à faire comprendre aux rectorats ; la méconnaissance  de certains sur l’histoire est, des fois, inquiétante ; « la machine à habiter » Le Corbusier ; D8 ; vous êtes sûrs ? ;

  • En vidéo

Voici la vidéo à voir. Elle dépasse les 220 millions de visionnages ! L’auteur est un artiste sud-coréen, j’ai trouvé sur le net que c’était un rappeur mais en entendant la chanson je suis moins sûr, et son tube est loufoque. Gangnam style est une chanson parodique, et l’auteur (Psy) y est burlesque.

Lorsque vous voyez la manière dont il danse, on se demande ce qu’il fait. Il chevauche : il mime un cavalier. Pour quelle raison ? A cause de Gangnam justement. cette chanson aussi loufoque qu’elle soit a une histoire : Gangnam est un quartier riche de Séoul et aire Gangnam Style est une manière de ridiculiser les riches de ce quartier.

Voilà pourquoi c’est loufoque avec notamment cette danse bizarre, avec des danseurs mimant des cavaliers au galop, un gosse de riche avec un cabriolet habillé tout de jaune comme pouvait l’être Bruce Lee. Bref, les références ne manquent pas dans cette chanson. Je vous laisse découvrir les petits trucs de ce clip, maintes et maintes fois copié et  parodié.

Auteur : Psy, chanson : Gangnam Style :

 Image de prévisualisation YouTube

  • En BD !

Voici un générateur de pages de BD, appelé birds dessinés, pratique et assez sympa. A voir.

Bird dessinés : http://www.birdsdessines.fr/

J’ai fait un petit essai, vous m’en direz des nouvelles :