Les ders d’avril

Le devoir et la grâce


Deux termes qui résument la dernière œuvre de Cyril Lemieux. C’est un essai qui nous montre plusieurs éléments, intéressants lorsqu’on veut comprendre les infos :

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– L’auteur nous explique que les sciences humaines ne se sont pas développées comme elles l’avaient promis. Entendez par sciences humaines la sociologie, l’anthropologie et l’histoire. Pourquoi une telle accusation ? Cyril Lemieux énonce le fait que les sciences humaines avaient pour ambition de comprendre l’être humain ainsi que son environnement. Tous les êtres humains, d’où une vocation universaliste des sciences humaines. Or, l’auteur annonce que les neurosciences (c’est dans votre cerveau que tout est écrit), des évolutionnsites néo-darwinistes (c’est dans vos gènes que tout est dit),  ont pris la place des sciences humaines. L’auteur souligne que les êtres humains ont renoncé à réflechir sur eux-mêmes, sur ce qu’ils font et sont, sur leur vie, et qu’ils se sont remis à l’arbitraire. Si vous êtes pas bon dans le sport, c’est parce que votre cerveau vous avertit du danger imminent, ou si vous êtes obèse, rancunier et fumeur, c’est parce que vous avez les gènes correspondants, ou si vous vous vous habillez et pensez de cette façon, c’est parce qu’on vous l’a enseigné.

– Afin de comprendre les hommes, rien ne vaut l’étude. Pour l’auteur, chaque action décrit le quotidien et le mode de pensée d’un individu,  et dépeint son environnement. Ne pas oublier l’environnement, car un individu fait et vit avec les autres de son entourage. C’est cette manière de vivre qui fait penser à l’auteur que les êtres humains, vivent selon une grammaire qui leur est propre. Afin de percer cette grammaire, il est essentiel que la personne qui veut comprendre le mécanisme humain saisisse les valeurs des individus, ce qui constituent la « face« . Et de ce qui se cache derrière. Cette dernière est une notion développée par Erving Goffman, et elle précise que c’est l’image qu’a choisie un individu lorsqu’il communique. Prenons deux individus, A et B.

A critique B sur les valeurs de son interlocuteurs  au cours d’un débat et reste campé sur ses positions.
Cela est mal vu par B, car c’est plus qu’une critique :
B est crispé car A dénonce ce qui n’est pas supportable à ses yeux, et pense qu’il devrait changer d’attitude.
Le problème est que ce mode de vie régit les actions de l’individu et définit sa vie.
Le débat s’enlise …
– Cyril Lemieux énonce aussi que les sciences humaines se doivent d’avoir l’ambition de construire les grammaires de tous. Car les sciences humaines font partie intégrante de la vie de chacun, et peuvent apporter des solutions aux crises politiques, économiques, sociales et cultu(r)elles. C’est dans  l’analyse des actions de chacun que les personnes peuvent se comprendre et vivre ensemble. Mais on n’a jamais dit que c’était facile … ( ci-dessus un détail de la couverture de son livre et une photo de l’auteur disponible sur cette page, voir les articles cités d’Angola Press, du Nouvel Obs, du Monde, du Parisien, du Figaro, de 20Minutes, de France Info, et du Point qui m’on aidé à écrire l’édito).
  • Infos essentielles

La Belgique, une utopie ? Ce pays va-t-il disparaître ? Voici une question douloureuse. Au coeur du conflit, la langue flamande, dont les tenant craignent sa disparition prochaine. Les Wallons et les Flamands n’ont pas évolué, pire ils se sont embrouillés encore plus. La langue flamande donne une base pour certains habitants, qui la confondent avec la loi. Je m’explique : dans certaines communes, la langue flamande vous fait passer en priorité pour acheter des maisons par exemple. En France, on appelle cela de la discrimination. En Belgique, de la sauvegarde du patrimoine flamand. La question n’est pas de savoir qui a tord ou raison, mais comment vivre ensemble, car malgré tout, les Wallons et les Flamands ne peuvent vivre qu’ensemble. Il faudrait être aveugle pour croire le contraire (Voir l’article de La Croix, source de l’image ici).

La campagne mondiale de l’Education : cette semaine commence la campagne pour l’Education. En parallèle avec le Mondial, des manifestations seront organisées pour promouvoir l’enseignement. En France, l’organisation « 1 BUT : l’Education pour tous !  » a déjà commencé et met en scène des « matchs-lecture ». Le but est de mobiliser les partenaires autour de l’éducation, au sens large ici (Voir les articles et le détail des manifestations sur VousNousIls et de educationpourtous.com)

La greffe du visage : c’est une première mondiale. Une équipe de spécialistes espagnols ont réussi la greffe totale du visage. Chapeau bas, car cela n’est pas seulement la greffe de la peau, mais aussi les muscles et les nerfs ! Il ne reste à l’individu à s’habituer à son nouveau visage … (Voir l’article du Nouvel Obs).

  • A suivre

Noriega en France. Manuel Noriega vient d’être extradé prochainement. Cet individu est un ancien dictateur du Panama. Ancien agent double au profit des Etats-Unis, puis bras droit de Torrijos, le précédent dictateur, il devient le chef de l’armée en 1983, puis succède à Torrijos lorsque celui-ci meurt dans un accident d’avion. Parvenu à la tête de l’Etat du Panama, il en devient le chef incontesté, mais mis au ban par les Etats-Unis. La raison ? La cocaïne et le blanchiment d’argent. C’est aussi pour ces raisons qu’il avait été condamné par la France en 1999, le le gouvernement français de l’époque s’était engagé à le rejuger. Ce qui est chose faite (Voir les articles du Nouvel Obs et de Wikipédia).

Garzon, encore ! Des manifestations se multiplient pour soutenir le juge Garzon. Certains accusent le fait qu’on aurait pas le droit de juger les personnes accusées de lèse-humanité, car il y aurait une certaine amnistie qui aurait du empêcher le juge d’agir envers les anciens franquistes. Le juge avait argumenté son action sur les disparitions du au régime de Franco. Le juge Varela, qui doit juger le juge Garzon, a écarté la plainte de la Phalange, l’un des trois accusateurs. Il doit maintenant se décider si les accusations restantes valent un procès de Garzon. Il est rare que je garde la même information une semaine sur l’autre, mais Garzon en vaut la peine … (Voir les articles de l’Humanité et du Nouvel Obs).

  • Valeur 0

La lecture et les gènes (cela ressemble à la ZPD de Vygotski) ; portrait des professeurs ; on se plaint que Google rentre dans notre vie privée, Facebook ne fait pas mieux ; ils peuvent tenter ; Facebook (encore ! ) inquiète ses partenaires ; une jeune fille motivée ; Ben Brik libéré ; une secte sur le l’App. Store ; portrait des jeunes français internautes ; 10 outils pour travailler avec Twitter ; le marketing de demain ; la vente de profils FB ;

  • En extra :

Des nouveaux services de l’ONISEP : un service d’aide national en ligne  et par téléphone(« mon orientation en ligne »), une géolocalisation des formations près de chez soi et, un « passeport numérique » recensant les formations que les élèves ont choisi depuis elur début de leur scolarité (cf webclasseur).

Evaluation d’un site web : le site « Chercher pour trouver » a mis à jour l’une de ses pages : l’évaluation d’un site web;

– Programmes de Seconde : le Ministère a publié  au J.O. certaines disciplines (notamment les enseignement d’exploration) à l’œuvre dès septembre (éléments de 8 à 15);

– Ecrire des bulletins avec OpenOffice : pour pas cher, et assez bien fait, voici un outil pour les personnes n’ayant pas d’ENT sous la main …

Première semaine de mars

La soumission, ou comment croire que l’on peut évoluer en abandonnant une partie de soi-même.

Un dossier de Sciences Humaines sur l’énigme de la soumission a retenu mon attention (numéro 213, mars 2010). La soumission est un phénomène complexe, qui nous contrarie, mais auquel nous faisons appel, dans des circonstances bien précises. Il n’est pas question ici de juger ceux qui se soumettent à autrui, mais de savoir ce qu’on peut en tirer.

(le refus des règles inadéquates ou image de la mouette non soumise prise ici)

Pourquoi la soumission ?

Si nous faisons appel à la soumission, c’est que nous pensons que nous pouvons gagner quelque chose (même si ce n’est que la tranquillité d’esprit). En clair, se priver d’une partie de soi pour attendre un but, le jeu en vaut-il la chandelle ? Tout commence par le « jeu » qu’on nous propose, et dans lequel nous acceptons de nous mettre dans une situation délicate. Si nous tentons de définir la soumission, nous nous apercevrons que cette notion ne peut se comprendre seule. Nous nous soumettons à quelque chose ou à quelqu’un (personne physique ou autorité). La soumission se comprend dans un contexte. Je vais essayer d’en faire un contour en utilisant des synonymes.

Comment vient-elle à nous ?

D’abord, je pense que la soumission se crée dans un contexte que nous ne maîtrisons pas. Nous pouvons le comprendre entièrement, mais nous ne pouvons pas le diriger. ainsi, avant de se soumettre, nous nous en remettons à celui qui présente les faits. Nous lui faisons confiance, jusqu’à un certain point. C’est ce qu’il se passe dans le jeu télévisé qui est présenté ici : un candidat, un animateur qui lui pose des questions. A chaque mauvaise réponse, une décharge électrique est envoyé à une personne tiers. La culpabilité est réelle, mais les décharges ne le sont pas. La manipulation fait partie d’une certaine forme de soumission.

La soumission peut se voir en dehors du jeu. Elle peut être légale, comme le soumission à la loi, car personne n’est censée l’ignorer. Rentrer dans la concurrence, faire en sorte que vous soyez le meilleur selon des conditions bien précises (par le biais de résultats constatés par des statistiques) vous donne la possibilité d’être celui qui y arrive, ou vous faire croire tel quel (comme le dindon d’une farce). Que vous y croyez ou non, vous êtes obligé d’agir ainsi, c’est votre voie pour parvenir à faire une carrière sans soucis, voire plus. Ici, la soumission se teinte d’asservissement et quelque fois de croyances.

Jusqu’où peut aller la soumission à autrui ou à des idées ?

La soumission est aussi une explication pour nous faire agir quelque fois sans précaution. Fait récent, Canal + a diffusé une information selon laquelle des soldats roumains seraient allé à Tahiti au lieu d’Haïti pour aider les insulaires du tremblement de terre. Cette « bourde » roumaine n’en était pas une, mais un canular diffusé par un site roumain connu pour divulguer  de fausses informations. Canal + l’a comme même diffusé comme une information sérieuse. Pourquoi ? Une des réponses se trouve dans le fait que les journalistes se sentaient en mesure de le faire de manière impérative. L’impératif (de l’audimat par exemple), voici un  autre visage de la soumission.

Enfin la soumission peut être la tromperie. Tromper son monde, faire en sorte que les autres entrent dans votre jeu, les mettre dans un contexte particulier, ou user de celui qui existe déjà pour arriver à vos fins, c’est aussi cela la soumission. Il faut une sacrée dose de suggestion pour vous mettre dans une position de soumis, et vous montrez des erreurs là où vous pensiez ne pas en avoir commis, c’est une manière de vous contrôler. Le meilleur exemple est dans ce reportage : Jesus Camp. Là tout  y est : l’asservissement depuis la naissance, la mutilation de l’esprit critique pour « devenir des élus de dieu », l’engagement obligatoire de jeunes enfants vers un chemin qu’ils n’auraient peut-être pas choisi, la précaution de se barricader derrière des idées, trompant son monde et faussant la réalité. La soumission, additionnée de ces paramètres est de l’escroquerie, voire de l’esclavage mental.

(image prise ici)

Y a -t-il des solutions ?

Si la semaine derrière, je m’étais interrogé sur la manière dont les informations nous parviennent, nous devons aussi nous interroger sur plusieurs éléments. C’est le questionnaire de base que l’on peut se poser, cela peut nous aider, je l’appelle le h5w (ou le what, who, where, when, why and how), c’est un questionnaire répandu et ouvert à tous (pas de droit d’auteur pour cela) :

– w ou what : ce qu’annonce l’information ;
– w ou who : qui l’émet (agence AFP par exemple) et qui en parle (un journaliste signant un article)
– w ou when : quand cela a-t-il été diffusé et quand cela a-t-il été connu de tous ? Un fait similaire a-t-il existé ?
– w ou where : où se passe l’évènement, qui en parle (journaux, etc.)
– w ou why : pourquoi en parle-t-on (quelles conséquences), pourquoi maintenant ? (faits nouveaux, etc.)
– h ou how : comment cette information est parvenue jusqu’à nous? Comment a-t-elle évolué (nouvelles interrogations, etc.) ?

Je m’excuse de cet éditorial un peu décousu et long, mais il me semble qu’il n’y a pas d’âge pour se poser les « bonnes » questions et qu’on devrait s’interroger plus sur les faits (leur nature, leur origine, leur émetteur et leur portée) plutôt qu’à la manière dont on nous les présente ou de ce que nous pouvons en penser. Comme dirait un journaliste de France Info (il était une mauvaise foi) : « Vous n’êtes pas obligé de me croire ».

  • Infos essentielles

L’actualité de la semaine c’est surtout cela :

Même si cette image peut faire sourire (jaune), la réalité est tout autre  :

On pourrait résumer l’inquiétude cette manière (un peu littéraire) :

Lorsque cela se produisit en Haïti, j’étais inquiet, mais je ne me sentais  pas vraiment concerné ;
Lorsque cela arriva au Chili, j’étais effaré, mais je ne me sentais pas vraiment mobilisé ;
Lorsque cela est parvenu jusqu’en Vendée, j’étais à me ronger les ongles et très anxieux, pas pour moi, mais pour mes amis .
Dès que l’actualité nous touche, nous nous sentons dans le monde, crevant notre bulle d’intimité, et nous rappelant notre illusoire puissance sur les faits naturels de la planète.

Restés connectés si vous êtes concernés avec l’aide de ceci ou de cela.

L’intelligence chez les fumeurs : on savait la cigarette nocive pour l’homme, car elle contenait des produits toxiques et provoquait des cancers. On pourra dire aussi que fumer nuit au cerveau, c’est-à-dire à nos neurones, car l’acte et ses conséquences pourrait nous rendre plus idiots. C’est la conclusion d’une équipe de chercheurs d’Israël faisant une comparaison entre les militaires fumeurs et non fumeurs. Le résultat est assez clair, car le Q.I. est s’élèverait proportionnellement et inversement au nombre de cigarettes fumées (Voir l’article de maxisciences). Dans le même temps, on peut voir que faire une courte sieste dans la journée peut vous rendre plus intelligent, ou du moins plus attentif et performant à votre travail …

« Vous n’avez pas vocation à devenir une Cour Suprême » : c’est ce qu’aurait dit le Président de la République Française aux Sages. Cela venait dans le discours de M. Sarkozy alors qu’il annonçait la possibilité pour chaque citoyen de conteste la constitutionnalité d’une disposition législative devant un tribunal. Cela venait d’une promesse du candidat, élu président depuis, de redonner à chaque citoyen les moyens de se « réapproprier » la loi. Après l’article 2  : « Nul n’est censé ignorer la Loi », on pourrait avoir un article 2 bis (ou tiers) : « Nul ne peut laisser la Loi en état s’il souhaite la changer ». A l’aube des élections régionales, le Président fait-il un coup politique? On laissera les journalistes professionnels juger, mais on peut constater que plusieurs tribunaux ont commencé à contester des lois et des dispositions (phares ?) du gouvernement français (actuels et passés), à commencer par la garde à vue. Petites précisions : vous ne pouvez pas contester la loi elle-même mais sa constitutionnalité, c’est -à-dire si vous pensez qu’elle ne devrait pas s’appliquer légalement car cela serait contraire à la Constitution Française. (cf. art. de Wikipédia et de Legifrance). Cela veut dire en clair que vous ne pouvez pas accuser d’une loi d’être injuste, mais inapplicable en vertu de la Constitution. Si je reprends l’exemple de la garde à vue, le tribunal qui la conteste est clair : il n’accuse pas le fait de la mise en garde à vue ou son existence, mais le fait qu’elle ne permet pas à la défense de s’organiser. Deuxième précision : contester la constitutionnalité se fait dans un cadre précis:

– vous pensez qu’une loi ou disposition législative anticonstitutionnelle, vous décidez de le faire;
–  la contestation se fait lors d’une instruction judiciaire, seul cas inapplicable : être concerné par un procès en Cour d’assises ;
– vous déposez votre demande lors d’une instruction devant n’importe quelle Cour : juridiction de l’ordre administratif,  Conseil d’Etat, ou judiciaire,  Cour de cassation (sauf le procès en Cour d’assises). Cette juridiction analyse vos motifs et a 3 mois pour transmettre votre dossier au Conseil Consitutionnel ;
– le Conseil Constitutionnel saisit votre demande lors d’une QPC (question prioritaire de constitutionnalité) selon trois causes : la disposition visée s’applique dans une affaire judiciaire en cours ou est à la base de poursuites (amendes, etc.) ; la disposition législative n’a pas reçu l’aval du Conseil pour être appliquée ; ou dernier cas, au vu de « motifs sérieux« , la contestation pose une question intéressante pour le Conseil;
– Ce dernier a 3 mois pour statuer sur le litige. Après des débats contradictoires, il ouvre publiquement aux citoyens l’affaire, et fait part de sa décision devant le public, sauf le délibéré qui restera privé. S’il le souhaite, la disposition législative peut être abrogée.

Cela peut paraître long, mais c’est un dispositif qui peut être intéressant (Voir les articles du Monde, de wikipedia, de Legifrance, de France Soir et de Vie Publique, et image de Conseil Constitutionnel disponible à cette adresse).

  • A suivre

L’Acta commence à inquiéter les législateurs français : et ce n’est pas trop tôt. Cet accord tend à uniformiser la manière de répondre aux contrefaçons, mais aussi à se défendre d’elles. Le problème est que le droit d’auteur n’existe pas dans les pays anglo-saxons, et que le copyright ne s’applique pas chez nous. Alors comment uniformiser alors que le droit est différent ? Les législateurs s’inquiètent, et ne veulent pas voir cet accord appliqué tel quel, ce qui changerait beaucoup de choses … ( Voir l’article de Pc Inpact).

Nouvelles lectures : on parle de crise de la lecture. On devrait plutôt souligner le recul de la littérature dans nos sociétés. Nous recevons énormément d’informations, encore plus qu’avant, et sans la possibilité d’avoir le temps pour les trier. Nous lisons énormément de choses sur des supports différents, notamment électroniques. Nous nous tenons encore plus au courant des actualités surtout celles qui nous touche, par le biais de flux RSS par exemple. Nous devons être partout à la fois. Nous passons plus de temps à lire nos mails à en écrire, à se tenir au courant les uns des autres par des réseaux informatiques. Nos métiers sont exigeants et nous demandent d’être en veille, presque permanente. Alors oui, il y a une crise de la lecture, celle du plaisir, celle qui ne nous engage pas, mais nous lisons beaucoup d’autres choses et qui nous apporte moins peut-être sur le plan mental (Voir la une du Café Pédagogique).

Des méfaits de l’information :  c’est un peu la suite de la référence précédente. La crise de la lecture a peut-être commencé comme cela. Dès lors que le savoir est devenu un droit pour tous, beaucoup d’efforts ont été réalisés pour que tous puissent lire. Merci Gutenberg, et  notre cerveau s’est mis à  réfléchir plus souvent. Pourtant, Malherbes voyait d’un mauvais œil le fait que le savoir se répande (je n’ai pas dit comme une traînée de poudre). L’écriture avait sonné le glas, pour Socrate, de la réflexion même. En écrivant, nous négligeons la mémoire, qui est la base de la réflexion. Puis la radio, la télévision et l’email allaient réduire à néant l’effort des parents pour leur enfants puissent utiliser leur têtes correctement. Il n’y a pas de preuve que l’informatique et surtout l’information électronique créent une dépendance mentale.  Pour autant, on recherche le bonheur, ou quelque chose d’approchant. L’accès à la lecture nous semble naturelle, car elle répond à un besoin. Le fait qu’elle puisse être en accès libre est un point intéressant, car nous pensons défendre la culture et sa diffusion. Mais quid d’une trop grande divulgation d’œuvres non ou mal contrôlée ? (Voir les articles de Slate.fr et de actualite.com).

Migaud : le roi est mort, vive le roi ! Bon en fait pas vraiment. M. Seguin est mort, et M. Migaud va prendre sa suite. Tous les personnalités politiques le considèrent comme un homme droit, spécialiste et prêt à remplir le rôle qu’on va lui donner. C’est le candidat idéal : il a des compétences et de l’expérience. Je suis conscient que je me répète sur les deux premières phrases, c’est volontaire. M. Migaud n’est pas tout blanc : notamment en terme de gestion financière. Ca c’est fâcheux. M. Migaud gère la communauté d’agglomération de Grenoble. Or un récent rapport qui montre sur les années 2003 à 2007, la gestion de la communauté a été « hasardeuse », et que certains engagements de la communauté auraient mérité d’être plus considérés. Cela fait mal pour quelqu’un qui ambitionne de devenir le représentant national des Comptes de l’Etat (Voir l’article d’Eco 89).

De la réalité des prix agricoles : le secteur primaire (et non primate) va mal. Beaucoup d’agriculteurs ont fermé leur porte, comme on ferme les usines, car elles entraînent des conséquences similaires : une importation plus importante car moins chère. Beaucoup d’aides ont été apportées, mais elles n’ont pas aidés les exploitants, et ont confiné les agriculteurs à ne pas trop produire. Alors que le Salon de l’Agriculture vient d’ouvrir, et que le Président de la République Française ne l’a pas inauguré, le monde des exploitants et des employés de la terre se sent seul… (Voir l’étude de l’Insee).

L’idée de trop ? Facebook est un réseau social étendu, fort, mais soucieux de lui-même.  Alors qu’un rapport égratigne quelque peu la solidité de l’entreprise, Facebook veut se développer plus et devenir totalement incontournable. L’entreprise vient de déposer un brevet sur le newsfeed. Pour faire court, c’est le fil d’actualité qui est mis en licence. Des concurrents ne l’entendent pas de cette oreille, notamment Twitter et Google (pour Buzz), car cela reviendrait une autorisation de Facebook  pour ces entreprises afin qu’elles puissent fonctionner (Voir les articles de Journaldunet.com ety de meterofrance.com et du rapport de la Commission sur la vie privée au Canada).

  • Valeur 0

Le pèse-personne connecté ; l’hébergeur est-il attaquable ? ; de la bonne santé des bébés éprouvettes ; ça c’est préoccupant ; ça aussi ; du merchandising web ; l’art de dire franchement les choses par un moyen détourné ; l’outil n’est pas responsable des erreurs de l’usager ; Freinet chez les grands ; est-ce la fin de cette Hydre de Lerne moderne ? ; suivez le fil de Assemblée Nationale ; de la vie privée sur les réseaux sociaux ; une carte des séismes ; un exemple de responsabilité en classe de primaire ; Android va-t-il détrôner l’IPhone ? ;  un avis sur la place des réseaux sociaux ; « le Salon du citadin » (selon M. Vidberg) ; l’Histoire et le 9ème art ; y aura-t-il de l’eau dans le gaz russe ? ; le sens du travail accompli ; Google en fraude ? ; une idée originale ; mettre des mots sur leurs inquiétudes ; la guerre au nom de quoi ? ; le prix de la technologie ? ; au nom de la mère et de l’enfant ? ; encore des efforts à faire ; mais ne perdons pas espoir ; un faux site sur l’écologie ; on ne parlera pas du sujet qui fâche (le plus) ; une idée à transposer en France ;

  • En extras :

Art de la photo ; l’économie en musique (lisez les commentaires et n’hésitez pas à montrer à tous cette vidéo comme une introduction à un débat sur l’économie ! ! ) ; l’année de votre naissance (site un peu partisan et mégalomane) ; l’équivalent du PAF (plan académique de formation) mais en libre accès ; de la question des effectifs dans les classes ; La vie privée sur le Net ; la Journée des Maladies Rares ; l’espionnage de la firme de Redmond ; cartographie de blogs et de leur importance ; état des lieux du Net ; « Comment plaier à Google ? «  ; dossier sur le serious game ;