Première semaine d’avril

Les on-dits ne sont pas toujours bons conseillers …

 

La désindustrialisation est dans l’air. Et peut-être aussi dans la tête des candidats. Quand on les écoute, la désindustrialisation s’expliquerait d’un ou de deux éléments. Selon certains la concurrence internationale en est le principal facteur. Pour d’autres, c’est la politique (et la gestion des coûts) qui explique la désinfection industrielle. Ces arguments ne sont pas faux , mais ne sont décrits que partiellement? Surtout, il y a un troisième élément que Vie Publique souligne. Revenons sur les deux premiers :

– La concurrence est difficile à évaluer, pour autant son rôle est attesté. La concurrence internationale pousse les entreprises à chercher le moindre coût pour tenir leur rendements.
– Le deuxième élément sur la politique mérite qu’on s’y arrête. On entend souvent que les ouvriers coûtent trop chers dans l’Hexagone, et que cela reviendrait à favoriser la délocalisation. Ce qui ne faut pas oublier, selon Vie Publique, c’est que les gains de productivité (pour faire court les rendements) expliquent la désindustrialisation. Je m’explique : chaque industrie en France a des rendements. Les ouvriers atteignent leurs objectifs, ce qui les amène à produire plus chacun (c’est la définition même de la productivité). Or ces rendements ne permettent pas d’employer plus d’ouvriers car ceux qui le sont déjà atteignent les objectifs fixés. D’où la question : est-ce nécessaire d’embaucher ? Non. Selon Vie Publique, les objectifs de rendements des industries françaises n’ont pas permis de développer l’industrialisation (ce qui aurait amené à construire des bâtiments et embaucher du personnel) mais le contraire. Selon Vie Publique, le nombre d’ouvriers a baissé de 30% à cause des gains de productivité.
– Le troisième élément est le transferts d’emplois du secteur secondaire vers le tertiaire. Pour faire court, comme il y a peu de place dans le milieu ouvrier (gains de productivité oblige), les personnes arrivant sur le marché du travail ou étant déjà actifs se dirigent plus vers le secteur des services (y compris les services aux industries), soit : durant leur scolarité, durant leur recherche d’emploi. Ce transfert expliquerait une partie de la baisse d’emplois dans le secteur secondaire (Voir le dossier de Vie Publique).

 

  • Infos essentielles

La Birmanie change-t-elle ? C’est une question qu’on se pose, et qu’on se posera encore. Le parti d’opposition, le LND, vient de faire une entrée remarquée. Sur 45 sièges à renouveler au Parlement, ce parti en a eu 44. La figure de ce parti est bien sûr Aung San Suu Kyi, mais c’est surtout un mouvement de fond qui se dessine doucement. Doucement car ce ne sont que des élections partielles, et que 44 sièges sur 430 ce n’est pas beaucoup, en sachant que 25% de ces mêmes sièges sont réservés à l’armée. Alors oui,  la Birmanie peut changer, et cela peut être du à la politique du parti LND, et si ce parti rentre au gouvernement ou pas. Les questions peuvent fuser, nous sommes encore loin d’avoir des réponses … (Voir l’article de l’Humanité et du dossier de l’ambassade de France en Birmanie)

Une belle histoire. Cristina Dumitru a été élue comme meilleur ouvrier de France. Elle n’avait pas de papiers, car elle ne pouvait pas fournir de contrat de travail, elle était encore apprentie. Le lendemain de la cérémonie, où elle a reçue la médaille, elle a été convoquée par la préfecture afin de recevoir une autorisation de rester sur le territoire, assortie d’un récépissé d’une carte de séjour (Voir l’article de France24).

  • A suivre

Protéger l’identité. Tel serait la devise de la loi du 27 mars 2012. Cette nouvelle loi vise à protéger autrui par la carte d’identité. Celle-ci serait composée de deux puces électronique. La première appelée puce « régalienne » contiendrait les éléments suivants :

  • nom, prénoms, sexe, date et lieu de naissance
  • nom d’usage autorisé, en cas de demande de l’intéressé
  • domicile
  • taille et couleur des yeux
  • empreintes digitales
  • photographie

La seconde, facultative, est appelée TES ou « Titres Electroniques Sécurisés ». Elle serait réservée pour l’utilisation en ligne de données personnelles (pour les achats par exemple). Le but de cette puce serait de sécuriser une signature électronique de l’individu. Par contre la nouvelle carte d’identité ne serait pas reliée à un ficher central de données biométriques d’empreintes. Le Conseil d’Etat, qui a censuré la partie de cette loi, avait estimé que cela portait atteinte au respect de la vie privée (Voir l’article de Vie Publique).

Une piste pour le virus du SIDA ? Voici une question qui se pose actuellement. En effet, des expériences ont porté en Thaïlande des résultats intéressants. De cette expérience datant du 4 avril, nous apprenons que 16 000 personnes ont été suivis. Un vaccin expérimental (appelée RV144) était utilisé sur l’échantillon. Sur ceux qui ont eu ce produit, l’autre groupe avait un placebo,    31.2% des personnes  avaient moins de risques de contracter le virus. Ce vaccin permettrait d’agir sur la réplication du virus dans le corps (Voir l’article du Monde).

  • Valeur 0

Liste de parrainages pour les candidats est officiellement publiée ; une guerre s’éteint, un régime s’éveille ; le détail ; un bon choix ? ; échange de bons procédés ; de la démocratie chinoise ; faudra pas venir se plaindre après ; A l’origine, la suite ; tous les Roms ne sont pas meilleurs ouvriers de France ; l’année 2012 va être longue pour certains ; le début de la fin pour la droite politique ? ; le mélange serait profitable alors ; une drôle de vision de notre avenir … ;

  • En vidéo

C’est l’histoire d’une chanson qui avait fait un succès notable. Appréciée des connaisseurs, cette chanson a pourtant été remixée. Le résultat ne s’est pas fait attendre, le succès a été rapide. L’auteur de la chanson originale, se rendant compte de cette situation, n’a pas rejeté cette nouvelle version, au contraire même. L’auteur est Lykke Li, et le titre : I follow rivers

Voici la première version :

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Et la deuxième :

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Autre vidéo : un débat. Animé par trois rappeurs, Joey Starr, Disiz et Ekoué, ce débat s’articulait en 2006 après les violences dans les banlieues. Porte-paroles d’une volonté de se défaire d’une mauvaise image mais aussi servant de modèles ou de référents, les trois chanteurs expliquent leur point de vue. On est pas non plus dans l’image des chanteurs voyous contre des politiciens tous pourris. Plus qu’un débat, c’est une discussion constructive qui s’opère, loin d’une image de chanteur inculte et rebelle.

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