Deuxième semaine de janvier

Des idées pour l’avenir ?

Les compétences manquent à l’école. J’ai l’impression de dire deux choses en même temps lorsque je prononce cette phrase.

Soit, j’entends les collègues qui disent qu’ils n’ont pas le temps pour développer ces compétences, car manque de temps, de moyens, et absence d’organisation logique de tel ou tel programme. Soit, j’entends les détracteurs de l’école disant que l’enseignement abêtissent les élèves, les rendant accrocs aux notes mais non indépendants d’esprit et d’initiative.

Pour une fois, je voudrais juste dire « les compétences manquent à l’école » . Rien de plus. Pourquoi ? Je viens de lire une enquête de Microsoft sur les compétences à l’école. Je sais ce qu’on va me dire sur windaube … Comme pour les premiers sous-entendus, je ne veux pas entendre que cette étude pourrait être (mais elle l’est peut-être)  partiale ou partielle. Je ne vais pas reprendre les différentes études sur le sujet, car il y en a trop, et comme on dit chez nous, les docs, « trop d’informations tue l’information ». Non, je ne vais rien faire de tout ceci, je vais juste pointer les éléments de l’enquête :

– L’étude porte sur plusieurs pays : le  Sénégal, la Finlande, l’Indonésie et la Russie. Comportant des systèmes éducatifs divers, l’étude porte bien sur l’acquisition des compétences sur le marché du travail par les étudiants ;

– L’enquête a été menée par des conseillers indépendants  de l’Organisation de coopération et de développement économique, de l’UNESCO et de la Société internationale pour la technologie dans l’éducation ;

– Les résultats de l’enquête préliminaire démontrent que les compétences des étudiants sont acquises durant leur scolarité, mais que ce n’est pas souvent le cas ;

– La définition même de ces compétences reste floue, en absence d’une direction gouvernementale ;

– La politique décidée par les gouvernements visés n’est pas utilisée par les acteurs de terrain, car ces derniers n’ont pas une perception claire de leur application ;

–  La technologie a fait évoluer l’éducation mais n’est pas une réponse en soi ;

– Dernier élément, qui me laisse perplexe : l’enquête a permis à certains sondés de mettre le doigt sur certaines compétences. Ces dernière seraient développées dans un programme de Microscoft pour l’éducation (Microsoft Partners in Learning). Peut-être que ce programme sera utilisé en France.

Certains d’entre vous pourraient pousser des cris d’orfraie sur l’enquête et l’idée qu’ils se font de Microsoft dans l’éducation. Je n’irai pas contre cette idée, je tiendrais juste à vous rappeler ceci : les contrats avec Microsoft existent depuis un bon moment, qu’ils ont été renouvelés, que cela gagne les enseignants, les étudiants et les établissements même difficiles. Pour reprendre un titre bien connu, si vous voulez vous indigner de la place de cette entreprise, il fallait le faire plus tôt et surtout ne pas prendre les logiciels de cette boîte. Ça sera toujours mieux que de mépriser uniquement cette enquête (Voir l’enquête de Microsoft, le site d’office pour les enseignants et les différents accords de licences).

  • A suivre

– La fin de la crise ? La Côte d’Ivoire est toujours sous tension, mais une solution pacifique est proposée par le camp Ouattara : que le président « déchu » reconnaisse sa défaite, le camp vainqueur acceptera les vaincus afin de travailler ensemble dans un gouvernement élargi « d’union nationale ». Selon M. Bamba, porte-parole de Ouattara, le président sortant a commis une violation massive des Droits de l’Homme, mais la vie politique continue car les vainqueurs et les vaincus (si on arrive à me dire qui est qui) son « condamnés à vire ensemble »… Barack Obama et Nicolas Sarkozy, et de députés suivent l’affaire … (voir la dépêche de l’AFP et l’article du Figaro).

Le début d’une autre ? La Tunisie s’embrase… Leur président permet en même temps la fermeté et l’ouverture. Pendant ce temps-là on demande au gouvernement, à défaut d’agir, de se preononcer sur le cas tunisien. Mais pour ceux qui avaient oublié, la France n’a pas le droit d’ingérence, en demandant le renversement du gouvernement tunisien actuel. Je pense que la meilleure solution, pour l’instant car elle doit évoluer, est la déclaration de Mme Ashton. L’Europe peut avoir un poids dans cette situation :  la Tunisie cherche à obtenir un statut privilégié pour les éhcnages avec l’Union, statut que possède déjà le Maroc. Les échauffourées risquent de faire annuler cette négociation.  (Voir les articles de Libération et de la dépêche de l’AFP).

Une dernière crise avant de prendre la route ? Le Soudan risque de se séparer en deux : le sud de ce pays ne veut plus voir la domination de Khartoum, et on pourrait voir apparaître un nouveau pays. Seulement, on a des doutes sur la tenue du référendum : d’un côté on a des observateurs qui disent qu’il n’y aurait pas ni fraude ni heurts, d’un autre on annonce des morts de civils à l’heure de l’autodétermination, dans une région pétrolière … Il me semble bien difficile de dire ce qu’il va sortir de cette situation … (Voir les actualités de Yahoo!, de l’article de RFI et de CRI Online).

La dette française : sur ce site on peut voir l’évolution de la dette française seconde par seconde … (voir l’article de Marketing et Technologies).

Un blog pour le futile ? Voici un blog sur le paraître, sur le look. Pourquoi eut-on suivre ce blog? Parce qu’il est inutile, mais pourrait justement rencontrer un certain succès… (Voir le blog LooknBe).

Le dossier médical personnel : est un dossier électronique où se trouve votre parcours sanitaire, un outil pour les professionnels de santé. Vous pouvez consulter le site dès à présent. (Voir l’article du Figaro et le site gouvernemental sur le DMP).

  • Valeur 0

Une bonne nouvelle ; une deuxième bonne nouvelle ; un exemple d’utilisation des nouvelles technologies avec l’information ; l’e-reputation encore et toujours ; qui a dit que le libre était là juste pour rire ? ; 4 réseaux sociaux pleins d’avenir, enfin presque, y a Facebook Place ; une des missions de la CNIL ; le péril jaune ? ; une affaire qui en appelle d’autres … ; voici LibrOffice ; l’esprit fermé de certains ; oui, mais c’est bien sûr le péril jaune ! (ah les méchants) ; peut mieux faire ;

  • En vidéo

Un ami m’a dit qu’il aimait bien la vidéo de Michael Jackson mais il me disait que cette vidéo était une des plus connues, et qu’il est facile de la prendre sur le Net et de dire que Michael Jackson était une star.  Bon OK, je me suis retroussé les manches et j’aie mis trois vidéo. La première vous la connaissez, c’est celle de la semaine passée. La deuxième est plus rare, c’est un extrait du film Moonwalker, où l’acteur principal fait (vers les 7 minutes) une chorégraphie avec un enchaînement de postures (lorsqu’ils sont tous alignés) et de pas (lorsque les danseurs tournent sur eux-mêmes) assez surprenants. Puis j’aie mis une troisième vidéo de Michael Jackson vers la fin de sa carrière, où il interprète Billie Jean et se lâche. Il y a aussi des autres stars que je vous conseille de visionner et d’écouter : Queen, les Beatles, Madonna, John Lee Hooker, Django Reinhart, Dizzie Gillespie, James Brown, Dee Dee Bridgewater, Arethia Franklin, The Rolling Stones, Pink Floyd

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La vidéo ce n’est pas que pour le futile, la preuve (voir l’article du Figaro) …

Première semaine de mars

La soumission, ou comment croire que l’on peut évoluer en abandonnant une partie de soi-même.

Un dossier de Sciences Humaines sur l’énigme de la soumission a retenu mon attention (numéro 213, mars 2010). La soumission est un phénomène complexe, qui nous contrarie, mais auquel nous faisons appel, dans des circonstances bien précises. Il n’est pas question ici de juger ceux qui se soumettent à autrui, mais de savoir ce qu’on peut en tirer.

(le refus des règles inadéquates ou image de la mouette non soumise prise ici)

Pourquoi la soumission ?

Si nous faisons appel à la soumission, c’est que nous pensons que nous pouvons gagner quelque chose (même si ce n’est que la tranquillité d’esprit). En clair, se priver d’une partie de soi pour attendre un but, le jeu en vaut-il la chandelle ? Tout commence par le « jeu » qu’on nous propose, et dans lequel nous acceptons de nous mettre dans une situation délicate. Si nous tentons de définir la soumission, nous nous apercevrons que cette notion ne peut se comprendre seule. Nous nous soumettons à quelque chose ou à quelqu’un (personne physique ou autorité). La soumission se comprend dans un contexte. Je vais essayer d’en faire un contour en utilisant des synonymes.

Comment vient-elle à nous ?

D’abord, je pense que la soumission se crée dans un contexte que nous ne maîtrisons pas. Nous pouvons le comprendre entièrement, mais nous ne pouvons pas le diriger. ainsi, avant de se soumettre, nous nous en remettons à celui qui présente les faits. Nous lui faisons confiance, jusqu’à un certain point. C’est ce qu’il se passe dans le jeu télévisé qui est présenté ici : un candidat, un animateur qui lui pose des questions. A chaque mauvaise réponse, une décharge électrique est envoyé à une personne tiers. La culpabilité est réelle, mais les décharges ne le sont pas. La manipulation fait partie d’une certaine forme de soumission.

La soumission peut se voir en dehors du jeu. Elle peut être légale, comme le soumission à la loi, car personne n’est censée l’ignorer. Rentrer dans la concurrence, faire en sorte que vous soyez le meilleur selon des conditions bien précises (par le biais de résultats constatés par des statistiques) vous donne la possibilité d’être celui qui y arrive, ou vous faire croire tel quel (comme le dindon d’une farce). Que vous y croyez ou non, vous êtes obligé d’agir ainsi, c’est votre voie pour parvenir à faire une carrière sans soucis, voire plus. Ici, la soumission se teinte d’asservissement et quelque fois de croyances.

Jusqu’où peut aller la soumission à autrui ou à des idées ?

La soumission est aussi une explication pour nous faire agir quelque fois sans précaution. Fait récent, Canal + a diffusé une information selon laquelle des soldats roumains seraient allé à Tahiti au lieu d’Haïti pour aider les insulaires du tremblement de terre. Cette « bourde » roumaine n’en était pas une, mais un canular diffusé par un site roumain connu pour divulguer  de fausses informations. Canal + l’a comme même diffusé comme une information sérieuse. Pourquoi ? Une des réponses se trouve dans le fait que les journalistes se sentaient en mesure de le faire de manière impérative. L’impératif (de l’audimat par exemple), voici un  autre visage de la soumission.

Enfin la soumission peut être la tromperie. Tromper son monde, faire en sorte que les autres entrent dans votre jeu, les mettre dans un contexte particulier, ou user de celui qui existe déjà pour arriver à vos fins, c’est aussi cela la soumission. Il faut une sacrée dose de suggestion pour vous mettre dans une position de soumis, et vous montrez des erreurs là où vous pensiez ne pas en avoir commis, c’est une manière de vous contrôler. Le meilleur exemple est dans ce reportage : Jesus Camp. Là tout  y est : l’asservissement depuis la naissance, la mutilation de l’esprit critique pour « devenir des élus de dieu », l’engagement obligatoire de jeunes enfants vers un chemin qu’ils n’auraient peut-être pas choisi, la précaution de se barricader derrière des idées, trompant son monde et faussant la réalité. La soumission, additionnée de ces paramètres est de l’escroquerie, voire de l’esclavage mental.

(image prise ici)

Y a -t-il des solutions ?

Si la semaine derrière, je m’étais interrogé sur la manière dont les informations nous parviennent, nous devons aussi nous interroger sur plusieurs éléments. C’est le questionnaire de base que l’on peut se poser, cela peut nous aider, je l’appelle le h5w (ou le what, who, where, when, why and how), c’est un questionnaire répandu et ouvert à tous (pas de droit d’auteur pour cela) :

– w ou what : ce qu’annonce l’information ;
– w ou who : qui l’émet (agence AFP par exemple) et qui en parle (un journaliste signant un article)
– w ou when : quand cela a-t-il été diffusé et quand cela a-t-il été connu de tous ? Un fait similaire a-t-il existé ?
– w ou where : où se passe l’évènement, qui en parle (journaux, etc.)
– w ou why : pourquoi en parle-t-on (quelles conséquences), pourquoi maintenant ? (faits nouveaux, etc.)
– h ou how : comment cette information est parvenue jusqu’à nous? Comment a-t-elle évolué (nouvelles interrogations, etc.) ?

Je m’excuse de cet éditorial un peu décousu et long, mais il me semble qu’il n’y a pas d’âge pour se poser les « bonnes » questions et qu’on devrait s’interroger plus sur les faits (leur nature, leur origine, leur émetteur et leur portée) plutôt qu’à la manière dont on nous les présente ou de ce que nous pouvons en penser. Comme dirait un journaliste de France Info (il était une mauvaise foi) : « Vous n’êtes pas obligé de me croire ».

  • Infos essentielles

L’actualité de la semaine c’est surtout cela :

Même si cette image peut faire sourire (jaune), la réalité est tout autre  :

On pourrait résumer l’inquiétude cette manière (un peu littéraire) :

Lorsque cela se produisit en Haïti, j’étais inquiet, mais je ne me sentais  pas vraiment concerné ;
Lorsque cela arriva au Chili, j’étais effaré, mais je ne me sentais pas vraiment mobilisé ;
Lorsque cela est parvenu jusqu’en Vendée, j’étais à me ronger les ongles et très anxieux, pas pour moi, mais pour mes amis .
Dès que l’actualité nous touche, nous nous sentons dans le monde, crevant notre bulle d’intimité, et nous rappelant notre illusoire puissance sur les faits naturels de la planète.

Restés connectés si vous êtes concernés avec l’aide de ceci ou de cela.

L’intelligence chez les fumeurs : on savait la cigarette nocive pour l’homme, car elle contenait des produits toxiques et provoquait des cancers. On pourra dire aussi que fumer nuit au cerveau, c’est-à-dire à nos neurones, car l’acte et ses conséquences pourrait nous rendre plus idiots. C’est la conclusion d’une équipe de chercheurs d’Israël faisant une comparaison entre les militaires fumeurs et non fumeurs. Le résultat est assez clair, car le Q.I. est s’élèverait proportionnellement et inversement au nombre de cigarettes fumées (Voir l’article de maxisciences). Dans le même temps, on peut voir que faire une courte sieste dans la journée peut vous rendre plus intelligent, ou du moins plus attentif et performant à votre travail …

« Vous n’avez pas vocation à devenir une Cour Suprême » : c’est ce qu’aurait dit le Président de la République Française aux Sages. Cela venait dans le discours de M. Sarkozy alors qu’il annonçait la possibilité pour chaque citoyen de conteste la constitutionnalité d’une disposition législative devant un tribunal. Cela venait d’une promesse du candidat, élu président depuis, de redonner à chaque citoyen les moyens de se « réapproprier » la loi. Après l’article 2  : « Nul n’est censé ignorer la Loi », on pourrait avoir un article 2 bis (ou tiers) : « Nul ne peut laisser la Loi en état s’il souhaite la changer ». A l’aube des élections régionales, le Président fait-il un coup politique? On laissera les journalistes professionnels juger, mais on peut constater que plusieurs tribunaux ont commencé à contester des lois et des dispositions (phares ?) du gouvernement français (actuels et passés), à commencer par la garde à vue. Petites précisions : vous ne pouvez pas contester la loi elle-même mais sa constitutionnalité, c’est -à-dire si vous pensez qu’elle ne devrait pas s’appliquer légalement car cela serait contraire à la Constitution Française. (cf. art. de Wikipédia et de Legifrance). Cela veut dire en clair que vous ne pouvez pas accuser d’une loi d’être injuste, mais inapplicable en vertu de la Constitution. Si je reprends l’exemple de la garde à vue, le tribunal qui la conteste est clair : il n’accuse pas le fait de la mise en garde à vue ou son existence, mais le fait qu’elle ne permet pas à la défense de s’organiser. Deuxième précision : contester la constitutionnalité se fait dans un cadre précis:

– vous pensez qu’une loi ou disposition législative anticonstitutionnelle, vous décidez de le faire;
–  la contestation se fait lors d’une instruction judiciaire, seul cas inapplicable : être concerné par un procès en Cour d’assises ;
– vous déposez votre demande lors d’une instruction devant n’importe quelle Cour : juridiction de l’ordre administratif,  Conseil d’Etat, ou judiciaire,  Cour de cassation (sauf le procès en Cour d’assises). Cette juridiction analyse vos motifs et a 3 mois pour transmettre votre dossier au Conseil Consitutionnel ;
– le Conseil Constitutionnel saisit votre demande lors d’une QPC (question prioritaire de constitutionnalité) selon trois causes : la disposition visée s’applique dans une affaire judiciaire en cours ou est à la base de poursuites (amendes, etc.) ; la disposition législative n’a pas reçu l’aval du Conseil pour être appliquée ; ou dernier cas, au vu de « motifs sérieux« , la contestation pose une question intéressante pour le Conseil;
– Ce dernier a 3 mois pour statuer sur le litige. Après des débats contradictoires, il ouvre publiquement aux citoyens l’affaire, et fait part de sa décision devant le public, sauf le délibéré qui restera privé. S’il le souhaite, la disposition législative peut être abrogée.

Cela peut paraître long, mais c’est un dispositif qui peut être intéressant (Voir les articles du Monde, de wikipedia, de Legifrance, de France Soir et de Vie Publique, et image de Conseil Constitutionnel disponible à cette adresse).

  • A suivre

L’Acta commence à inquiéter les législateurs français : et ce n’est pas trop tôt. Cet accord tend à uniformiser la manière de répondre aux contrefaçons, mais aussi à se défendre d’elles. Le problème est que le droit d’auteur n’existe pas dans les pays anglo-saxons, et que le copyright ne s’applique pas chez nous. Alors comment uniformiser alors que le droit est différent ? Les législateurs s’inquiètent, et ne veulent pas voir cet accord appliqué tel quel, ce qui changerait beaucoup de choses … ( Voir l’article de Pc Inpact).

Nouvelles lectures : on parle de crise de la lecture. On devrait plutôt souligner le recul de la littérature dans nos sociétés. Nous recevons énormément d’informations, encore plus qu’avant, et sans la possibilité d’avoir le temps pour les trier. Nous lisons énormément de choses sur des supports différents, notamment électroniques. Nous nous tenons encore plus au courant des actualités surtout celles qui nous touche, par le biais de flux RSS par exemple. Nous devons être partout à la fois. Nous passons plus de temps à lire nos mails à en écrire, à se tenir au courant les uns des autres par des réseaux informatiques. Nos métiers sont exigeants et nous demandent d’être en veille, presque permanente. Alors oui, il y a une crise de la lecture, celle du plaisir, celle qui ne nous engage pas, mais nous lisons beaucoup d’autres choses et qui nous apporte moins peut-être sur le plan mental (Voir la une du Café Pédagogique).

Des méfaits de l’information :  c’est un peu la suite de la référence précédente. La crise de la lecture a peut-être commencé comme cela. Dès lors que le savoir est devenu un droit pour tous, beaucoup d’efforts ont été réalisés pour que tous puissent lire. Merci Gutenberg, et  notre cerveau s’est mis à  réfléchir plus souvent. Pourtant, Malherbes voyait d’un mauvais œil le fait que le savoir se répande (je n’ai pas dit comme une traînée de poudre). L’écriture avait sonné le glas, pour Socrate, de la réflexion même. En écrivant, nous négligeons la mémoire, qui est la base de la réflexion. Puis la radio, la télévision et l’email allaient réduire à néant l’effort des parents pour leur enfants puissent utiliser leur têtes correctement. Il n’y a pas de preuve que l’informatique et surtout l’information électronique créent une dépendance mentale.  Pour autant, on recherche le bonheur, ou quelque chose d’approchant. L’accès à la lecture nous semble naturelle, car elle répond à un besoin. Le fait qu’elle puisse être en accès libre est un point intéressant, car nous pensons défendre la culture et sa diffusion. Mais quid d’une trop grande divulgation d’œuvres non ou mal contrôlée ? (Voir les articles de Slate.fr et de actualite.com).

Migaud : le roi est mort, vive le roi ! Bon en fait pas vraiment. M. Seguin est mort, et M. Migaud va prendre sa suite. Tous les personnalités politiques le considèrent comme un homme droit, spécialiste et prêt à remplir le rôle qu’on va lui donner. C’est le candidat idéal : il a des compétences et de l’expérience. Je suis conscient que je me répète sur les deux premières phrases, c’est volontaire. M. Migaud n’est pas tout blanc : notamment en terme de gestion financière. Ca c’est fâcheux. M. Migaud gère la communauté d’agglomération de Grenoble. Or un récent rapport qui montre sur les années 2003 à 2007, la gestion de la communauté a été « hasardeuse », et que certains engagements de la communauté auraient mérité d’être plus considérés. Cela fait mal pour quelqu’un qui ambitionne de devenir le représentant national des Comptes de l’Etat (Voir l’article d’Eco 89).

De la réalité des prix agricoles : le secteur primaire (et non primate) va mal. Beaucoup d’agriculteurs ont fermé leur porte, comme on ferme les usines, car elles entraînent des conséquences similaires : une importation plus importante car moins chère. Beaucoup d’aides ont été apportées, mais elles n’ont pas aidés les exploitants, et ont confiné les agriculteurs à ne pas trop produire. Alors que le Salon de l’Agriculture vient d’ouvrir, et que le Président de la République Française ne l’a pas inauguré, le monde des exploitants et des employés de la terre se sent seul… (Voir l’étude de l’Insee).

L’idée de trop ? Facebook est un réseau social étendu, fort, mais soucieux de lui-même.  Alors qu’un rapport égratigne quelque peu la solidité de l’entreprise, Facebook veut se développer plus et devenir totalement incontournable. L’entreprise vient de déposer un brevet sur le newsfeed. Pour faire court, c’est le fil d’actualité qui est mis en licence. Des concurrents ne l’entendent pas de cette oreille, notamment Twitter et Google (pour Buzz), car cela reviendrait une autorisation de Facebook  pour ces entreprises afin qu’elles puissent fonctionner (Voir les articles de Journaldunet.com ety de meterofrance.com et du rapport de la Commission sur la vie privée au Canada).

  • Valeur 0

Le pèse-personne connecté ; l’hébergeur est-il attaquable ? ; de la bonne santé des bébés éprouvettes ; ça c’est préoccupant ; ça aussi ; du merchandising web ; l’art de dire franchement les choses par un moyen détourné ; l’outil n’est pas responsable des erreurs de l’usager ; Freinet chez les grands ; est-ce la fin de cette Hydre de Lerne moderne ? ; suivez le fil de Assemblée Nationale ; de la vie privée sur les réseaux sociaux ; une carte des séismes ; un exemple de responsabilité en classe de primaire ; Android va-t-il détrôner l’IPhone ? ;  un avis sur la place des réseaux sociaux ; « le Salon du citadin » (selon M. Vidberg) ; l’Histoire et le 9ème art ; y aura-t-il de l’eau dans le gaz russe ? ; le sens du travail accompli ; Google en fraude ? ; une idée originale ; mettre des mots sur leurs inquiétudes ; la guerre au nom de quoi ? ; le prix de la technologie ? ; au nom de la mère et de l’enfant ? ; encore des efforts à faire ; mais ne perdons pas espoir ; un faux site sur l’écologie ; on ne parlera pas du sujet qui fâche (le plus) ; une idée à transposer en France ;

  • En extras :

Art de la photo ; l’économie en musique (lisez les commentaires et n’hésitez pas à montrer à tous cette vidéo comme une introduction à un débat sur l’économie ! ! ) ; l’année de votre naissance (site un peu partisan et mégalomane) ; l’équivalent du PAF (plan académique de formation) mais en libre accès ; de la question des effectifs dans les classes ; La vie privée sur le Net ; la Journée des Maladies Rares ; l’espionnage de la firme de Redmond ; cartographie de blogs et de leur importance ; état des lieux du Net ; « Comment plaier à Google ? «  ; dossier sur le serious game ;