Le webdocumentaire

L’utilisation de la Toile a fait naître des artistes en tout genre, notamment dans la chanson. Internet a révolutionné des métiers, en a détruit d’autres. L’interactivité a aussi modifié l’impact de la vidéo dans notre quotidien, notamment pour les journaux télévisés, qui utilisent des présentations « actives » d’un fait. Dans de nombreux sites nous trouvons un espace vidéo, mais celui conserve que : 1- des émissions déjà enregistrées, voire des passages d’émissions; 2-  des vidéos à la demande, 3-  des vidéos linéaires où vous n ‘avez pas de prise dessus.

Tout cela a l’air très beau, mais cela constitue-t-il des avancées ? Rien n’est moins sûr, car sous prétexte de rendre un contenu intelligible, on le rend plus beau, plus explosif, bref plus quelque chose …

Pour autant, il y  a des évolutions dans les pratiques. Lorsqu’on est attentif aux vidéos, on s’aperçoit que les court-métrages sont de plus en plus importants, en nombre mais aussi en quantité. Mais peu d’entre elles utilisent l’interactivité comme le permet Internet. Bien sûr beaucoup de vidéos sot présentes en ligne, mais la plupart utilisent la narration classique, celles qui ont un début et une fin. D’autres vidéos permettent de reconstituer un récit, un fait réel. Ces vidéos font de vous un acteur, pas seulement parce que vous cliquez, mais parce qu’elles vous plonge dans un univers, dans lequel vous avez l’impression d’agir. Ce sont les webdocumentaires.

En voici une liste non exhaustive, nous pouvons en trouver tous les jours s’il le faut :

– Une présentation de Capa (l’agence de photographie) sur 20 ans.

Vous commencez en plein écran avec la vidéo. Vous pouvez cliquez dessus pour avoir des informations sur le reportage. Vous pouvez la réduire, vous aurez un écran partagé entre plusieurs parties : Dans la partie supérieure de l’écran vous aurez la vidéo, à sa gauche le réalisateur (dont vous pouvez voir le témoignage).

Vous trouverez aussi une localisation des faits et une présentation des faits dans la partie inférieure de l’écran.

Et sur la gauche, vous aurez la liste des webdocumentaires disponibles.

– En voici un deuxième, et un bon : la cité des mortes. Dans une ville mexicaine, il y a un nombre très important de féminicides. Ces meurtres sont relativisés par des accusés, mais le phénomène prend de l’ampleur, des autorités s’en emparent. Le webdocumentaire fait suite à un livre, mais le sujet n’est pas encore clos. Primé en 2006, le site qui présente le webdocumentaire est particulièrement soigné et sobre.

Ci dessous : le préambule du reportage, découvrir les personnages du reportage par des fiches …

Vous pouvez aussi découvrir une galerie de portraits ou de lieux, ou d’explorer la carte de cette ville mexicaine.

– En voici un autre : Prison Valley. Primé, ce webdocumentaire raconte l’intérieur d’une vie sous les écrous. Surtout, le reportage raconte la ville qui vit grâce à la prison. Le reportage offre une vue élargie sur les habitants qui n’ont quelquefois que cette possibilité de travailler à la prison, comme d’autres iraient à l’usine, pour survivre.

Après que le film se  soit chargé (image précédente),  vous aurez droit à une introduction de 2 mn, et avant que vous voulez vous lancer, on vous demandera d’utiliser votre compte FB ou twitter pour naviguer dans le film.

Vous naviguez dans une chambre virtuelle, où vous trouvez des vidéos, des reportages, des témoignages des entretiens. Chaque entrée vous donne un angle différent du film, que vous pourrez recommencer à loisir.

– Voici une liste de webdocumentaire de la chaîne France 5 sur l’évolution du monde actuel. Chaque documentaire a une présentation originale.

Pour aller plus loin :

–  webdocus.fr : site spécialisé sur les webdocumentaires ;

la veille C mon TIC : site spécialisé sur la veille dont une page est consacrée au webdocs ;

– une sélection faite par le site 20Minutes, une autre par le Figaro.fr, une dernière sur France 24;

Progress In Work, ou Piw!’s est un blog relatant la parution prochaine d’un webdoc sur Tchernobyl.

Pour les trouver par média :

LeMonde.fr ; France 5 ; Arte.tv ; France 24 ; TF1 ; …

La liste n’étant pas exhaustive, vous pouvez en rajouter !

Troisième semaine d’avril

Un volcan s’éveille et un ciel européen s’effondre.

Depuis le week-end dernier, le volcan de l’Eyjafjöll, en Islande,  a eu une irruption volcanique. Résultat: un énorme nuage de cendres, dont on ne sait si elles sont néfastes pour la santé des insulaires. On peut voir la chronologie des évènements en suivant la galères des compagnies ferroviaires :

– D’abord, une situation imprévisible ;

– les compagnies aériennes se retrouvent bloquées ;

– mais l’espoir demeure, car si les aéroports étaient fermés jusqu’à mardi cela ne veut pas dire que ce blocage s’éternisera;

– et en effet, la situation évolue du fait de la baisse de l’irruption volcanique.

Du coup, les internautes du monde entier ont vu défiler nombre de témoignages, comme celui-ci, et cela n’a pas empêché certains de faire des jeux de mots, des  blagues et même des jeux sur le volcan. Tout cela pour dire, que pour une fois qu’un évènement naturel n’a pas provoqué de morts, on peut le prendre avec un peu plus de légèreté. Tout ceci pour dire aussi que nous ne sommes que des hommes et femmes, et que ne nous sommes pas au-dessus de la nature (image prises ici).

  • A suivre

Le Stic impulsif : un commandant de la police passe prochainement au tribunal de Meaux. Son crime ? Avoir dénoncé l’inexactitude du fichier Stic. Durant son service en 2007, il interpelle ses supérieurs en mentionnant que ce fichier est « en dehors des clous, il n’est jamais mis à jour, et je ne vois pas quel est son intérêt policier » . En 2008, il va même jusqu’à démontrer sa thèse en fournissant à un journal des fiches de stars dont Johnny Haliday, en y montrant des faits dépassant le temps de conservation légal. Résultat : il est suspendu de ses fonctions puis réintégré par le tribunal de Meaux. L’affaire ne s’arrête pas là, car le commandant ne reçoit pas le traitement du à son service (il n’a pas les primes) et ne peut pas s’approcher du Stic (outil de travail quotidien). Le voici donc dans une situation un peu impossible car il ne peut exercer pleinement son activité  (à cause du Stic) et par conséquent ne reçoit pas l’intégralité de son salaire. D’où sa demande d’assigner le ministre de l’Intérieur de la République française, M. Hortefeux (Voir le long article mais passionnant de Libertés surveillées) 

In the mood from hell : le juge Garzon est plus que jamais dans la tourmente, et son cas divise l’Espagne. Balthasar Garzon est le juge qui a fait tomber Pinochet, qui a travaillé sur la dictature de Peron en Argentine, interrogé Kissinger sur ses relations sur les dictatures liées à l’opération Condor, a demandé l’exclusion du Conseil de l’Europe Silvio Berlusconi pour ses relations avec la chaîne de télévision Teleinco, sur le blanchiment d’argent de la plus grande banque espagnole BBVA, et a mené campagne contre les Etats-Unis sur la guerre en Irak. Le juge est assigné devant le tribunal sur deux affaires : la première concerne des malversations, mais surtout la deuxième porte  sur son activité contre les dictateurs. Le premier cas est assez simple : le juge aurait été liée à une banque, celle de  Banco Santander. Il aurait négocié  l’aide financière de la banque, alors qu’au même moment, il instruisait contre son président. Le deuxième est assez incroyable : des associations d’extrême-droite ont déposé plainte car le juge aurait créé un « artifice juridique » lui permettant de condamner ou de faire condamner des dictateurs dont Pinochet. Cet artifice reste à démontrer, et rien ne rpouve que ne sont pas les accusateurs qui montent un artifice pour s’attaquer au juge. Bref, on reproche au juge d’avoir fait son boulot, mais de manière inhabituelle… Des associations se mobilisent pour Garzon, alors qu’une troisième plainte contre le juge arrive. Cette dernière porte sur des écoutes téléphoniques d’un présumé réseau de corruption touchant des politiques du Parti Populaire espagnol… Verdict, le 22 avril (Voir les articles du Monde et de Libération).

« Je suis un homme pressé » (Noir Désir) : voici peut-être le prochain président de France Télévisions : Alexandre Bompard (photo prise à cet endroit) . De cet énarque, on retiendra qu’il est président d’Europe 1 (Lagardère en est le propriétaire), qu’il cultive l’analyse rapide et la décision, et qu’il a beaucoup changé d’entreprises avant le vent ne tourne… au vinaigre. De ses admirateurs, comme de ses détracteurs, on souligne sa capacité, son investissement. Ce qu’on supporte moins, c’est qu’il est très « froid »… D’autres soulignent le fait qu’il a été conseillé par Alain Minc, ce dernier étant l’un des conseillers de Nicolas Sarkozy. Ce même Minc qui presse le président de vendre la régie publicitaire de France Télévisions. Vente qui a été bloquée par le conseil administratif de la chaîne, dirigée par De Carolis, qui n’apprécie pas qu’on lui donne un successeur, nommé par l’Elysée… En fait, tout cela paraît compliqué, sauf si vous commencez par la vente de la régie et que vous remontez à la nomination de Bompard, l’enchaînement se tient, mais il est parfois bien difficile de comprendre le cours des évènements …  (Voir les articles de 20Minutes et de Rue 89).

Le téléchargement illégal : un plus ? Le GAO, ou Government Accountability Office, est l’équivalent de la Cour des Comptes aux Etats-Unis. Cette structure dénonce l’attitude des entreprises du divertissement et des logiciels envers les sites de téléchargement illégaux. Leurs agurments ?  Pour le GAO, la perte d’un pour un, c’est-à-dire que lorsque vous piratez un logiciel cela équivaut à une perte, est impossible à chiffrer. Pourquoi ? Parce que le bien substitué est moins cher que l’original. Deuxièmement, dans son rapport, le GAO énonce le fait que les industries extrapolent les données (faibles déjà) pour en faire tout un pataquès. Troisièmement, le GAO signale que les indudtries du divertissement se basent sur des études, or le GAO n’en trouve nulle trace … et Dernier point, le GAO réfute par avance toute existence d’une économie parallèle et demanderait plutôt une étude (sérieuse celle-ci) sur les impacts positifs du téléchargement illégal (Voir l’article du Monde et du rapport, en langue anglaise, du GAO).

Les chemises rouges ont défilé en Thaïlande. Leur revendication : faire chuter le premier ministre actuel, responsable selon eux, de la mauvaise situation du pays et des divisions internes. Ces chemises rouges sont aussi communistes.  Les mêmes chemises veulent aussi faire revenir l’ancien premier ministre, renversé par un coup d’Etat en 2006. Après cela se complique. Il y a a les chemises jaunes, radicaux de l’autre bord, près des chemises noires, groupe para-militaire qui met le feu aux poudres assez souvent. Puis il y a les chemises roses, des transfuges. Que fait le roi là-dedans ? Depuis qu’il n’a qu’un rôle honorifique, il est le premier spectateur des coups d’Etat de l’armée, qui le maintient sur son trône, tout en voulant faire ce qu’elle désire… Un tel galimatias, cela fait frémir, surtout que la situation continue de se durcir…(Voir les article du Monde et du Parisien).

– Du coup, l’exemple avec le Kirghizistan fait écho. Car le président de ce pays a été renversé. accusé de népotisme, il a été contraint à l’exil. Mais l’ancien chef de ce pays n’a pas pour autant jeté l’éponge… En plus une autre crise se profile … (Voir les articles du Monde, de Libération et du Nouvel Obs)

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« Je suis le mal-aimé … » ; les bons, brutes et truands ; le coup de la panne coûte cher ; le classement des lycées ; la retraite en images ; la retraite en film ; tempête dans un bénitier ; le bénitier de la tempête ; une TVA pour les livres numériques ? ; des succès de la publicité : making off ? ; de la dénonciation citoyenne ? ; la réforme du permis de conduire ; en attendant le corpus de la loi et de son décret ; une étude intéressante sur les jeunes et Internet ; exemple d’une plate-forme éducative ; le délit d’usurpation numérique ; You Tube perd de sa liberté ; nombre de requêtes censurant des informations de Google ou de You Tube ; en attendant le corpus de la loi et de son décret (II) ; les FAI ne veulent pas être les dindons de la farce ; Google in fact ; un espace jeux vidéo dans une médiathèque ; de l’observation des pirates ; de l’observation des pirates (II) ; faire de la pub avec 0 € ; des conflits d’intérêts ;

  • En extra :

Cnaturel : un dailymotion sur la faune;

– Données de la Banque mondiale sur la France;

Zotero devient un logiciel;

– un web-documentaire sur la prison ;

– une image nous donnant une idée de l’utilisation du papier-toilette: