Première semaine de mars

Docker et les GED

Bonjour à tous, voici un sujet qui pourrait nous atteindre. Je parle des GED, ou gestion électroniques des documents. Bien sûr nous sommes avec e-disoc dans un SIGBD (ou un système intégré de gestion des documents). E-sidoc est censé pallier les manques d’un GED, car il permet de gérer à distance la base et le fonctionnement de celle-ci.

Jusque-là, nous sommes sur nos pieds. Mais après cela se corse.

Avec l’explosion du Data (d’où le Big Data), nous serons peut-être obligé de revenir sur ce modèle intégré, car : il est lourd, et il coûte cher. Or, les avancées technologiques apparaissant, les nouveautés  dans les GED (d’où sont issus BCDI et e-sidoc) apportent un regard neuf : plus de simplicité, avec une interface web et avec un coût moindre.

C’est dans ce paysage qu’apparaît Docker. Issu d’une start-up française, Docker permet d’accéder à des applications, bases ou registres en ligne. Les plus de Docker sont :

– Docker est très rapide,

– qu’il a une maintenance assez suivie,

– qu’il permet d’accéder à des applications très variées (on peut accéder à un GED, mais aussi un système d’exploitation en entier),

 – Docker est open-source,

– C’est une réussite technologique et commerciale,

– son coût : faible.

Vous allez me dire : stop ! Quel est l’intérêt des GED et de Docker ?

Si nous nous rapprochons du modèle actuel, nous sommes dans un système d’interface web avec une base que l’on peut utiliser à distance. nous sommes dans un modèle de logiciel qui s’approche des logiciels SaaS. Avec les GED et Docker, nous franchissons une étape supérieure, en fait deux pour être exact. Je vais tenter d’être clair : Nous avons tous des raccourcis sur notre bureau, et ceux-ci nous donne un lien sur des applications locales. Avec Docker, ces applis seront délocalisées,  et non seulement e-sidoc serait délocalisé, mais BCDI aussi (ça c’est la première étape supérieure). L’intérêt de Docker, c’est sa portabilité, cela veut dire que sur n’importe quel poste, on pourrait utiliser BCDI, ou e-sidoc.

Là vous me direz encore : stop ! Ce que vous me décrivez, c’est un ENT.

Oui, mais Docker va plus loin (là c’est la deuxième étape supérieure). Comme je l’ai dit, il peut importer sur un poste une interface d’un logiciel, l’attribue des dépendance (librairies, extension, plugins et autres) et rend le logiciel virtuel. Cela veut dire que le jour où vous avez un soucis avec votre base, et bien il ne se passera rien sur votre disque dur, car votre base, comme votre logiciel, a été virtualisée, donc pas de dommages matériels pour votre ordinateur. Et pour la gestion des GED, cela peut signifier un plus, car toute communication à distance admet un historique des données. Donc, plus besoin de sauvegarder de manière périodique votre base, car vous pourriez toujours revenir en arrière le cas échéant.

Là où nous nous entêtons vers un modèle cher (BCDI pèse dans un budget), il y a un virage à prendre. Le Canopé de Poitiers prendra-t-il ce virage, au risque de perdre son produit phare ?

  • Infos essentielles

La neutralité du Net, établissons ensemble des règles communes. C’est l’objectif que c’était fixé Obama. Comment établir des règles communes sur une notion aussi vague que celle-ci ? La neutralité, comment la qualifie-t-on ? Avec quels critères. Aux Etats-Unis, le FCC, le régulateur américain des télécoms, a décidé que les FAI ne pouvaient pas ralentir ou mettre en avant des sites. En instaurant une interdiction où certains sites seraient privilégiés, le régulateur a permis que l’accès à n’importe quel site ne dépendait pas du statut du site, mais uniquement de la machine et du serveur, et c’est ce que l’on vit à l’heure actuelle.  Ce seul critère permet de garantir l’accès à tous les services, sur le web, depuis les ordinateurs, tablettes ou smartphones. On devrait s’en inspirer… (voir l’article du Point)

  • A suivre

– La prime d’activité. Nouveau nom pour un nouveau dispositif. Simplifions la vie de travailleurs modestes, partagés entre la prime pour l’emploi et le RSA. Voici le but de Mr Valls, Premier Ministre de la République Française. C’est un vaste chantier … (voir l’article de l’Express).

– Valls ne s’arrête pas en si bon chemin. D’autres propositions sont venues s’ajouter. Derrière ses idées, Mr Valls a une ligne directrice : réduire la fracture sociale raviver la mixité sociale. En jouant sur l’école (retour à une certaine carte scolaire), le logement (sanction financière sur les communes où le taux de logement social est top bas) et bien d’autres, Mr Valls veut ouvrir ces quartiers à la France entière, dans un esprit « paternaliste » (voir l’article du Figaro).

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C’est pas moi, c’est pas moi … ; hé m* … ; agiter le chiffon rouge ; le dira-t-on assez ? ; ça date depuis 1997 cette histoire … ; du rififi à Oslo ; le diesel, un ami qui vous veut du bien ; don’t be evil ? ; villa quoi ? ; après il y en a qui encensent ces extrémistes ;

  • En vidéo

Allez, pour changer, un petit Nougaro, Côte d’Azur, juste avant le printemps, ça fait du bien

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Les ders de septembre

Courte présentation, mais présentation tout de même

 

Cette semaine pas d’édito. Manque d’inspiration. Par contre, rien n’empêche un petit adage, l’un de mes préféres :
« Il y a quelque chose de plus haut que l’orgueil, et de plus noble que la vanité, c’est la modestie ; et quelque chose de plus rare que la modestie, c’est la simplicité. » – Antoine de Rivarol

Aux hommes et femmes de pouvoir de s’en souvenir…

 

  • Infos essentielles

Ne pas caricaturer. Voilà en somme ce que demande Louis Maurin. Il est l’un des  fondateurs de l’Observatoire des inégalités, organisation qui s’appuie sur des statistiques vérifiées pour mesurer la pauvreté. Résultat : contrairement aux chiffres alarmants de l’Insee, Louis Maurin dresse un visage différent de la pauvreté :

– il tient à distinguer les formes de pauvreté: l’administrative (ceux qui touchent les minima sociaux), celle en conditions de vie (pouvez-vous vous payer une voiture, au avocat, une paire de chaussures ou inviter des amis à manger chez vous ?) et la pauvreté monétaire (niveau de salaire). Louis Maurin rappelle que seule la pauvreté monétaire est utilisée et qu’elle est calculée à 60% du revenu médian français c’est-à-dire 964€. Alors l’amalgame apparaît :  dès lors qu’on parle des pauvres, on perd de vue ce que cela veut dire (rayez la mention inutile): parle-t-on des 30% des français qui ne peuvent boucler leur fin de mois, en sachant que ce ne sont pas les mêmes qui ne touchent que 964€, qui ne sont que 14,1% de la population et qui sont encore différents des 37% selon un sondage du Secours Populaire ? Bref, tout le monde est pauvre ;

– le système d’aides français apporte des résultats, et qui plus est, positifs. La France est un des pays qui compte le moins de pauvres au monde. Certes, tout n’est pas rose, mais la France n’est pas confronté à un paupérisme issu du Tiers-Monde. D’ailleurs Louis Maurin signale que si 964€ c’est le seuil de pauvreté, que dire des personnes qui ne touchent que le RSA (475€) ? Toutes les personnes qui vont au Secours Populaire ont-elles un niveau de salaire égal ou inférieur à 964€ ?

– De plus, Louis Maurin aborde un autre élément : le fait de se sentir pauvre. 3000€ c’est beaucoup, mais par rapport à une star de foot, c’est une peccadille. Vivre avec 900€, c’est peu lorsqu’on est propriétaire. Mais si c’est après déduction des impôts et que vous ne vivez pas à Paris, 900€ c’est peut-être mieux que l’on pourrait croire.

– Dernier élément : le logement social. Comprendre la pauvreté, c’est aussi la voir, l’accepter. La loi SRU oblige les communes à avoir un taux de logements sociaux. Mais si les barres HLM sont construites dans les mêmes agglomérations, à 100M de l’ancien quartier rasé (afin de construire un petit square), en même nombre, avec aucune nouvelle structure de service ou d’emploi, la pauvreté restera présente. On peut combattre la pauvreté, non les pauvres (Voir l’interview sur Rue89).

 

  • A suivre

Le Gouvernement pakistanais à l’honneur. Voilà au moins un qui se manifeste par son courage : le gouvernement pakistanais. Ce dernier a décidé, contre l’avis d’un de ses anciens ministre, de ne pas polémiquer  sur le film « l’innocence des musulmans » et donc de refuser de soutenir les violences. Dans un pays proche de l’Afghanistan, où les heurts ne se comptent plus, les ministres de ce gouvernement appliquent la non-violence, et se distinguent sur leur volonté d’apaiser le conflit. Nous sommes loin de « l’imbécilité insondable », le courage en plus (Voir l’article du Monde).

De l’aide extérieure, ou comment le Qatar va aider la France à s’occuper de ses territoires « déshérités », à quelles fins ? (voir l’article de  Libération).

L’espoir fait vivre, non ? Même en Corée du Nord ? (Voir l’article du Monde)

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Le but d’une entreprise bientôt livrée à la concurrence : le monopole ;  « travailler plus pour gagner » ce qu’on peut : c’est fini ; le débat reste ouvert ; y a des malades (un peu) partout ; comprendre autrement ; un dialogue judiciaire ; est-ce viable ? ; ad vitam eternam ; les frères ennemis réconciliés ?  ; de la dictature et des hommes  ; les américains pourraient-ils avoir une campagne plus intelligente ? ; les raisins du journalisme ; est-ce du courage, du bons sens ou de la peur ? ; est-ce viable? Le tome 2 ; un internet nationale ? ; les Ig-Nobels ; un procès pour des irradiés à Epinal ; un panorama intéressant ; publication … , or not publication ? ; pourquoi pas ? ; aïe aïe aïe, nostalgie quand tu nous tiens ... ; le sport mais pas que … ; promettre et agir, deux sens différents… ;