Décembre

De la nécessité des arbitres …

Nous sommes tous assujettis à notre entourage. Cet environnement, proche ou lointain, peut s’avérer intrusif si nous faisons corps avec ceux  qui nous entourent. Agir, vivre ensemble sont plus que des mots, c’est d’abord un art de vivre. Or celui-ci peut s’avérer dangereux.

Pour agir, nous devons avoir un but, et des responsables. Chaque élément perturbateur de notre environnement régulé doit être pris par la plus grande considération. Chaque élément perturbateur est alors moteur de sa destruction. Plus cet élément est fort, plus la pression pour y répondre de suite est importante. Ne pas y répondre c’est se mettre sur la touche, en état de mort sociale. Pour autant, l’élément moteur doit être avéré. Si ce n’est qu’une rumeur, alors surviennent plusieurs éléments autres qui perturbent l’action :

– la rumeur ne joue pas sur la véracité d’un élément, mais sur l’émotion qu’elle peut susciter ;

– les responsables peuvent être désignés à tort, mais le principe est d’abord de résoudre l’élément perturbateur ;

– le conflit qui peut en être une conséquence, car plus l’élément est fort, plus les émotions seront amplifiées, plus l’action sera forte ;

– la rumeur est certes une mauvaise interprétation des faits, mais elle est un puissant moteur, car elle satisfait les émotions exprimées. C’est pour cela que l’on croit que répondre à une rumeur, c’est résoudre un problème.

Pourquoi avons-nous besoin de la rumeur ? Surtout que la majeure partie du temps, la rumeur est fausse, ou fausse la réalité ? A cause d’un autre problème, qui ne peut se résoudre seul : la peur. En effet, un élément perturbateur, aussi faible qu’il soit amène le moins souvent le doute, mais surtout la peur. Or cette dernière paralyse la plupart des personnes, les met en danger et les oblige à sortir de leur situations respectives. Ervin Goffman parlerait de face et de rôle. Or, rien n’est plus dangereux pour un individu en société que de ne pouvoir réagir en face d’une situation difficile. Que lui-reste-t-il alors ? Agir avec le groupe, non pour résoudre le problème dans un premier temps, mais pour retrouver la position sociale qu’il a momentanément perdu. C’est pour cela que l’élément perturbateur amène des réactions diverses.Mais l’individu n’y arrive pas totalement, car l’élément perturbateur a pu être très important, et pour se donner une illusion d’avoir retrouver sa position, l’individu peut trouver un moyen pour acquérir une position sociale équivalente, c’est ce qu’on appelle l’élément de récupération.

Le troisième élément important après l’élément perturbateur et l’élément de récupération est l’élément d’arbitrage. Il est possible que les individus, confrontés à un élément perturbateur, n’arrivent pas à obtenir un moyen pour retrouver un semblant de position sociale. Le contexte, la fatigue nerveuse des individus et la pression sociale peuvent pousser des individus dans une impasse. Il se peut qu’à ce moment, certains d’entre eux, poussés dans leurs retranchements, trouvent des solutions. Mais quelque fois cela n’est pas possible. Tout est prêt alors pour un élément nouveau, celui de l’arbitrage (ici l’arbitrage est à comparer à la neutralité, non au hasard). Celui -ci est à double tranchant, car il n’est pas là pour aider l’individu concerné par un élément perturbateur, mais pour trancher une situation. Celui qui incarne l’arbitrage doit prendre en compte d’abord la situation et juge ce qui doit se faire. Cela peut être un problème, car cela peut s’appuyer sur des droits (légitimes ou non) mais surtout à des devoirs. Et c’est là que le bât blesse. Autant l’arbitrage est reconnu pour son statut, autant il peut être décrié  car il ne permet pas directement à l’individu de retrouver sa place. Ce sont ceux de son entourage, proche ou non, qui va confirmer la situation. Ainsi conforté, l’individu sera légitimé.

Ainsi il est normal d’avoir recours à un arbitre, aussi neutre que possible, pour régler une situation délicate. Ceux qui incarne le mieux cette position sont les juges. Afin que chaque situation puisse être résolue objectivement, les juges s’appuient sur le droit, qui est censée être  une base (irréfutable, car établie par des ratifications) de réflexion. tout ceci pour éviter que la résolution d’une affaire soit réglée dans la violence ou de manière partisane. (Voir l’article d’Atlantico).

  •  Infos essentielles

Gbagbo devant les juges. L’ancien dirigeant de la Côte d’Ivoire est jugé par la Cour Internationale de la Haye pour crimes contre l’humanité, crimes de guerres et autres faits. Son emprisonnement cristallise les tensions entre les partisans de l’ancien et de l’actuel président (Voir la brève de L’Humanité).

Le SIDA inquiète moins. Et cela est un gros problème : car on s’inquiète moins, on se protège moins mais la maladie ne change pas. Elle est toujours aussi mortelle. Bien que des progrès aient été faits et que d’autres sont à venir, les politiques publiques ne lâchent pas prise. (Voir les articles du Parisien, de France Soir et de Futura-Sciences).

On ne pourra pas dire que l’on ne fait rien. La preuve, pour ceux qui réclameraient la tête des membres des bourses, des gros chefs d’entreprises et autres traders, que personne n’est épargné. En effet, la taxation des revenus boursiers a augmenté pour atteindre 21%, bien que cette hausse avait été initialement prévue pour arriver à 24%. (Voir l’article des Echos).

Habermas s’énerve. Jürgen Habermas est un philosophe, un grand, un très grand. A côté de lui, BHL fait figure du petit écolier en culotte courte. Il est énervé le père Habermas, car il voit poindre les problèmes de l’Union et il en a marre. L’europe est avant tout un projet devenu réalité, celui de mettre fin aux guerres intestines et de voir la paix durer. Vous croyez que ce n’est pas le but de l’Europe ? Nous n’avons pas vu une guerre dans les Balkans il y a peu ? Sarajevo cela vous dit quelque chose, bon. De plus, La CECA, puis la CEE et l’UE devait permettre, en-dehors l’élargissement, de créer un climat social et économique favorable. Mais il y a un gros soucis selon Habermas : nous avons confié cela aux personnalités politiques. Pour le philosophe c’est là que le bât blesse : les hommes politiques sont plus accrochés à leur siège qu’à leur volonté de nous sortir de cette crise. ( Voir l’article de PressEurop, et bientôt , de son futur livre : « De l’Etat de l’Europe » chez Gallimard).

Des oeillères. La prostitution vient d’être interdite. Mais commençons à faire le tour des lois pour comprendre cette situation complexe :

–  en 2006, il me semble, est votée une loi contre le racolage. En gros une professionnelle qui se fait avoir en plein exercice d’attirer le chaland est condamné ;
– en 2011, une loi pénalise les clients. 

Or cela pose des problèmes et pas des moindres :

– depuis 2006, la prostitution, si elle est interdit dans un espace public urbain, s’est déplacée dans un autre espace public, moins urbain ou périurbain. Bien que la loi ne l’autorise pas, le racolage est devenu plus présent dans certains lieux à l’écart des villes. Ou pas loin des sorties de villes.

– Pénaliser les clients, en plus du racolage, c’est tuer ce métier qui est celui de la prostitution. Il y a des clichés à éviter :

                                            1. toutes les prostituées le seraient devenues par contrainte. Elles sont des esclaves modernes, victimes de réseaux de trafic de femmes venant de l’est européen ou d’ailleurs.
                                           2.  Croire que faire des lois sur la prostitution va stopper cette activité.
                                          3. La prostitution n’est peut-être pas le plus vieux métier du monde, et n’est pas uniquement masculin.
                                       4. Certaines personnes ont choisi ce métier, bien loin des représentation cinématographiques ou pornographiques, par contrainte ou par choix. Mais cette activité, rémunérée, n’est pas accompagnée par des dispositifs inhérents à tous métiers (assurance, mutuelle, conditions de travail fixées par la loi).
                                        5. Nous ne sommes pas dans le monde des Bisounours, les prostituées ne sont pas des féministes ou des sado-maso qui aimeraient le plaisir de la chair. Il y a aussi des femmes (et des hommes) de tous les jours qui font le métier d’escort.

Laissons aux moralistes les idées sur la prostitution, portons un regard plus humain et tentons de comprendre et d’aider ces femmes et hommes, qui sont souvent dans une situation délicate (Voir les articles de Libération, du Monde et de l’Express).

  • A suivre

La Birmanie va-t-elle changer ? On pourrait l’espérer. En attendant les actions de Hillary CLinton (Ministre des Affaires Etrangères des Etats-Unis) et de Aung San Suu Kyi vont peut-être aboutir (Voir l’article du Nouvel Obs).

Le délire. Gulnaz, une jeune Afghane, a été violée. Condamnée à 12 ans de prison, elle a été pardonnée et libérée. J’ai du mal à comprendre là. Elle a été violée, et c’est elle qu’on embarque ? … De plus, un documentaire devait être tourné sur ces faits, mais finalement interdit par le commanditaire : l’Union Européenne. C’est vrai que si l’on bloque de tels films, on va finir par croire que l’Afghanistan n’est pas un pays dangereux … (Voir l’article de Rue89).

Bloquer l’activité des métastases en bloquant l’activité d’une protéine. Cette simple équation à été découverte par des chercheurs suisses. Espérons que cette découverte sur des souris sera adaptable sur des êtres humains (Voir l’article de Métro).

Un nouveau (p)acte. L’UE n’en finit plus avec les plans d’austérité et de convergence budgétaire. Il y a eu une nouveauté il y a peu en ce qui concerne l’adoption et le contenu du futur Traité : la Grande-Bretagne ne signe pas le Traité, car elle refuse de l’aider l’Euro (d’ailleurs ce n’est pas sa monnaie alors), le Traité est inter-gouvernemental (avec des obligations pour l’ensemble des pays signataires) et se base sur les pays de la zone Euro. Cela risque de créer une Union avec d’un côté les Europistes (ceux qui ont l’Euro) et les Europhobes (les opposants). En plus, on retrouverait une cohésion que l’on croyait disparu : des pays qui n’ont pas la monnaie unique, font tous ce qu’ils peuvent pour rester avec les 17 Europistes. Seuls quelques pays se mettent en marge, 4 en fait, et la Grande-Bretagne en fait partie (Voir l’article du Point).

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Qu’est-ce que c’est que ce délire ? ; militer c’est bien, trouver une solution c’est mieux ; des sanctions, des sanctions, toujours des sanctions ! ; le maintien, oui, mais pas pour longtemps ; que c’est difficile de s’en sortir ; 20 entreprises à suivre ; de l’art de dire tout ou n’importe quoi ; un peu de détente ; des tensions, des tensions, toujours des tensions ! ; les dessous de table mis en valeur ; révolution ou élimination progressive ? ; démontrer son innocence, un casse-tête ; un enseignement nécessaire ? ; la culture (fragilisée) au service de l’Etat (qui est un peu bancal) ? ; « dans la sueur », enfin un discours réaliste ; une légende au-delà de son sport ; on en parle moins mais … ; comment une femme peut-elle s’évanouir dans la nature par un coup de baguette magique ? ; malgré le climat de crise, les partis de droite ne gagnent pas toujours ; ni la gauche d’ailleurs ; le « 19 » ; du regard des autres ; après Vélib ; une attente de 30 ans … ; pour le meilleur et pour le pire ; se faire belle et mourir … ;

  • En vidéo

Un des tubes de Led Zeppelin : Kashmir

Image de prévisualisation YouTube

 

  • En aparté

Comprendre l’art. Avec le site du Panorama de l’art, lancé par le RMN (Rénuion des Musées Nationaux), vous pouvez voir les différentes formes artistiques à travers les âges et des thématiques liant l’émotion , la géométrie … (Voir le site).

Images Actives. Voici un nouvel outil de présentation. Proche d’un powerpoint habituel, Images Actives se singularise par sa simplicité et son exportation au format Flash, ce que ne fait pas les powerpoints classiques (Voir le site).

Où habitez-vous vraiment ? Voici un outil particulier. Basé sur l’OpenData, ce logiciel vous pose des questions sur les équipements et personnes proches de chez vous (nombres de médecins …). En vous questionnant, le logiciel restitue votre environnement (social …) et vous indique dans quel département vous pourriez vivre, à essayer Voir le site).

 Le 9e Congrès  des docs. Il aura lieu à Paris,  du 22 au 24 mars 2012, la problématique porte sur la place des objets numériques dans l’enseignement (Voir le site du Congrès).

Isidore. Non pas le chat, mais le moteur de recherche de données en sciences humaines et sociales (Voir le site).

 

Première semaine de mars

La soumission, ou comment croire que l’on peut évoluer en abandonnant une partie de soi-même.

Un dossier de Sciences Humaines sur l’énigme de la soumission a retenu mon attention (numéro 213, mars 2010). La soumission est un phénomène complexe, qui nous contrarie, mais auquel nous faisons appel, dans des circonstances bien précises. Il n’est pas question ici de juger ceux qui se soumettent à autrui, mais de savoir ce qu’on peut en tirer.

(le refus des règles inadéquates ou image de la mouette non soumise prise ici)

Pourquoi la soumission ?

Si nous faisons appel à la soumission, c’est que nous pensons que nous pouvons gagner quelque chose (même si ce n’est que la tranquillité d’esprit). En clair, se priver d’une partie de soi pour attendre un but, le jeu en vaut-il la chandelle ? Tout commence par le « jeu » qu’on nous propose, et dans lequel nous acceptons de nous mettre dans une situation délicate. Si nous tentons de définir la soumission, nous nous apercevrons que cette notion ne peut se comprendre seule. Nous nous soumettons à quelque chose ou à quelqu’un (personne physique ou autorité). La soumission se comprend dans un contexte. Je vais essayer d’en faire un contour en utilisant des synonymes.

Comment vient-elle à nous ?

D’abord, je pense que la soumission se crée dans un contexte que nous ne maîtrisons pas. Nous pouvons le comprendre entièrement, mais nous ne pouvons pas le diriger. ainsi, avant de se soumettre, nous nous en remettons à celui qui présente les faits. Nous lui faisons confiance, jusqu’à un certain point. C’est ce qu’il se passe dans le jeu télévisé qui est présenté ici : un candidat, un animateur qui lui pose des questions. A chaque mauvaise réponse, une décharge électrique est envoyé à une personne tiers. La culpabilité est réelle, mais les décharges ne le sont pas. La manipulation fait partie d’une certaine forme de soumission.

La soumission peut se voir en dehors du jeu. Elle peut être légale, comme le soumission à la loi, car personne n’est censée l’ignorer. Rentrer dans la concurrence, faire en sorte que vous soyez le meilleur selon des conditions bien précises (par le biais de résultats constatés par des statistiques) vous donne la possibilité d’être celui qui y arrive, ou vous faire croire tel quel (comme le dindon d’une farce). Que vous y croyez ou non, vous êtes obligé d’agir ainsi, c’est votre voie pour parvenir à faire une carrière sans soucis, voire plus. Ici, la soumission se teinte d’asservissement et quelque fois de croyances.

Jusqu’où peut aller la soumission à autrui ou à des idées ?

La soumission est aussi une explication pour nous faire agir quelque fois sans précaution. Fait récent, Canal + a diffusé une information selon laquelle des soldats roumains seraient allé à Tahiti au lieu d’Haïti pour aider les insulaires du tremblement de terre. Cette « bourde » roumaine n’en était pas une, mais un canular diffusé par un site roumain connu pour divulguer  de fausses informations. Canal + l’a comme même diffusé comme une information sérieuse. Pourquoi ? Une des réponses se trouve dans le fait que les journalistes se sentaient en mesure de le faire de manière impérative. L’impératif (de l’audimat par exemple), voici un  autre visage de la soumission.

Enfin la soumission peut être la tromperie. Tromper son monde, faire en sorte que les autres entrent dans votre jeu, les mettre dans un contexte particulier, ou user de celui qui existe déjà pour arriver à vos fins, c’est aussi cela la soumission. Il faut une sacrée dose de suggestion pour vous mettre dans une position de soumis, et vous montrez des erreurs là où vous pensiez ne pas en avoir commis, c’est une manière de vous contrôler. Le meilleur exemple est dans ce reportage : Jesus Camp. Là tout  y est : l’asservissement depuis la naissance, la mutilation de l’esprit critique pour « devenir des élus de dieu », l’engagement obligatoire de jeunes enfants vers un chemin qu’ils n’auraient peut-être pas choisi, la précaution de se barricader derrière des idées, trompant son monde et faussant la réalité. La soumission, additionnée de ces paramètres est de l’escroquerie, voire de l’esclavage mental.

(image prise ici)

Y a -t-il des solutions ?

Si la semaine derrière, je m’étais interrogé sur la manière dont les informations nous parviennent, nous devons aussi nous interroger sur plusieurs éléments. C’est le questionnaire de base que l’on peut se poser, cela peut nous aider, je l’appelle le h5w (ou le what, who, where, when, why and how), c’est un questionnaire répandu et ouvert à tous (pas de droit d’auteur pour cela) :

– w ou what : ce qu’annonce l’information ;
– w ou who : qui l’émet (agence AFP par exemple) et qui en parle (un journaliste signant un article)
– w ou when : quand cela a-t-il été diffusé et quand cela a-t-il été connu de tous ? Un fait similaire a-t-il existé ?
– w ou where : où se passe l’évènement, qui en parle (journaux, etc.)
– w ou why : pourquoi en parle-t-on (quelles conséquences), pourquoi maintenant ? (faits nouveaux, etc.)
– h ou how : comment cette information est parvenue jusqu’à nous? Comment a-t-elle évolué (nouvelles interrogations, etc.) ?

Je m’excuse de cet éditorial un peu décousu et long, mais il me semble qu’il n’y a pas d’âge pour se poser les « bonnes » questions et qu’on devrait s’interroger plus sur les faits (leur nature, leur origine, leur émetteur et leur portée) plutôt qu’à la manière dont on nous les présente ou de ce que nous pouvons en penser. Comme dirait un journaliste de France Info (il était une mauvaise foi) : « Vous n’êtes pas obligé de me croire ».

  • Infos essentielles

L’actualité de la semaine c’est surtout cela :

Même si cette image peut faire sourire (jaune), la réalité est tout autre  :

On pourrait résumer l’inquiétude cette manière (un peu littéraire) :

Lorsque cela se produisit en Haïti, j’étais inquiet, mais je ne me sentais  pas vraiment concerné ;
Lorsque cela arriva au Chili, j’étais effaré, mais je ne me sentais pas vraiment mobilisé ;
Lorsque cela est parvenu jusqu’en Vendée, j’étais à me ronger les ongles et très anxieux, pas pour moi, mais pour mes amis .
Dès que l’actualité nous touche, nous nous sentons dans le monde, crevant notre bulle d’intimité, et nous rappelant notre illusoire puissance sur les faits naturels de la planète.

Restés connectés si vous êtes concernés avec l’aide de ceci ou de cela.

L’intelligence chez les fumeurs : on savait la cigarette nocive pour l’homme, car elle contenait des produits toxiques et provoquait des cancers. On pourra dire aussi que fumer nuit au cerveau, c’est-à-dire à nos neurones, car l’acte et ses conséquences pourrait nous rendre plus idiots. C’est la conclusion d’une équipe de chercheurs d’Israël faisant une comparaison entre les militaires fumeurs et non fumeurs. Le résultat est assez clair, car le Q.I. est s’élèverait proportionnellement et inversement au nombre de cigarettes fumées (Voir l’article de maxisciences). Dans le même temps, on peut voir que faire une courte sieste dans la journée peut vous rendre plus intelligent, ou du moins plus attentif et performant à votre travail …

« Vous n’avez pas vocation à devenir une Cour Suprême » : c’est ce qu’aurait dit le Président de la République Française aux Sages. Cela venait dans le discours de M. Sarkozy alors qu’il annonçait la possibilité pour chaque citoyen de conteste la constitutionnalité d’une disposition législative devant un tribunal. Cela venait d’une promesse du candidat, élu président depuis, de redonner à chaque citoyen les moyens de se « réapproprier » la loi. Après l’article 2  : « Nul n’est censé ignorer la Loi », on pourrait avoir un article 2 bis (ou tiers) : « Nul ne peut laisser la Loi en état s’il souhaite la changer ». A l’aube des élections régionales, le Président fait-il un coup politique? On laissera les journalistes professionnels juger, mais on peut constater que plusieurs tribunaux ont commencé à contester des lois et des dispositions (phares ?) du gouvernement français (actuels et passés), à commencer par la garde à vue. Petites précisions : vous ne pouvez pas contester la loi elle-même mais sa constitutionnalité, c’est -à-dire si vous pensez qu’elle ne devrait pas s’appliquer légalement car cela serait contraire à la Constitution Française. (cf. art. de Wikipédia et de Legifrance). Cela veut dire en clair que vous ne pouvez pas accuser d’une loi d’être injuste, mais inapplicable en vertu de la Constitution. Si je reprends l’exemple de la garde à vue, le tribunal qui la conteste est clair : il n’accuse pas le fait de la mise en garde à vue ou son existence, mais le fait qu’elle ne permet pas à la défense de s’organiser. Deuxième précision : contester la constitutionnalité se fait dans un cadre précis:

– vous pensez qu’une loi ou disposition législative anticonstitutionnelle, vous décidez de le faire;
–  la contestation se fait lors d’une instruction judiciaire, seul cas inapplicable : être concerné par un procès en Cour d’assises ;
– vous déposez votre demande lors d’une instruction devant n’importe quelle Cour : juridiction de l’ordre administratif,  Conseil d’Etat, ou judiciaire,  Cour de cassation (sauf le procès en Cour d’assises). Cette juridiction analyse vos motifs et a 3 mois pour transmettre votre dossier au Conseil Consitutionnel ;
– le Conseil Constitutionnel saisit votre demande lors d’une QPC (question prioritaire de constitutionnalité) selon trois causes : la disposition visée s’applique dans une affaire judiciaire en cours ou est à la base de poursuites (amendes, etc.) ; la disposition législative n’a pas reçu l’aval du Conseil pour être appliquée ; ou dernier cas, au vu de « motifs sérieux« , la contestation pose une question intéressante pour le Conseil;
– Ce dernier a 3 mois pour statuer sur le litige. Après des débats contradictoires, il ouvre publiquement aux citoyens l’affaire, et fait part de sa décision devant le public, sauf le délibéré qui restera privé. S’il le souhaite, la disposition législative peut être abrogée.

Cela peut paraître long, mais c’est un dispositif qui peut être intéressant (Voir les articles du Monde, de wikipedia, de Legifrance, de France Soir et de Vie Publique, et image de Conseil Constitutionnel disponible à cette adresse).

  • A suivre

L’Acta commence à inquiéter les législateurs français : et ce n’est pas trop tôt. Cet accord tend à uniformiser la manière de répondre aux contrefaçons, mais aussi à se défendre d’elles. Le problème est que le droit d’auteur n’existe pas dans les pays anglo-saxons, et que le copyright ne s’applique pas chez nous. Alors comment uniformiser alors que le droit est différent ? Les législateurs s’inquiètent, et ne veulent pas voir cet accord appliqué tel quel, ce qui changerait beaucoup de choses … ( Voir l’article de Pc Inpact).

Nouvelles lectures : on parle de crise de la lecture. On devrait plutôt souligner le recul de la littérature dans nos sociétés. Nous recevons énormément d’informations, encore plus qu’avant, et sans la possibilité d’avoir le temps pour les trier. Nous lisons énormément de choses sur des supports différents, notamment électroniques. Nous nous tenons encore plus au courant des actualités surtout celles qui nous touche, par le biais de flux RSS par exemple. Nous devons être partout à la fois. Nous passons plus de temps à lire nos mails à en écrire, à se tenir au courant les uns des autres par des réseaux informatiques. Nos métiers sont exigeants et nous demandent d’être en veille, presque permanente. Alors oui, il y a une crise de la lecture, celle du plaisir, celle qui ne nous engage pas, mais nous lisons beaucoup d’autres choses et qui nous apporte moins peut-être sur le plan mental (Voir la une du Café Pédagogique).

Des méfaits de l’information :  c’est un peu la suite de la référence précédente. La crise de la lecture a peut-être commencé comme cela. Dès lors que le savoir est devenu un droit pour tous, beaucoup d’efforts ont été réalisés pour que tous puissent lire. Merci Gutenberg, et  notre cerveau s’est mis à  réfléchir plus souvent. Pourtant, Malherbes voyait d’un mauvais œil le fait que le savoir se répande (je n’ai pas dit comme une traînée de poudre). L’écriture avait sonné le glas, pour Socrate, de la réflexion même. En écrivant, nous négligeons la mémoire, qui est la base de la réflexion. Puis la radio, la télévision et l’email allaient réduire à néant l’effort des parents pour leur enfants puissent utiliser leur têtes correctement. Il n’y a pas de preuve que l’informatique et surtout l’information électronique créent une dépendance mentale.  Pour autant, on recherche le bonheur, ou quelque chose d’approchant. L’accès à la lecture nous semble naturelle, car elle répond à un besoin. Le fait qu’elle puisse être en accès libre est un point intéressant, car nous pensons défendre la culture et sa diffusion. Mais quid d’une trop grande divulgation d’œuvres non ou mal contrôlée ? (Voir les articles de Slate.fr et de actualite.com).

Migaud : le roi est mort, vive le roi ! Bon en fait pas vraiment. M. Seguin est mort, et M. Migaud va prendre sa suite. Tous les personnalités politiques le considèrent comme un homme droit, spécialiste et prêt à remplir le rôle qu’on va lui donner. C’est le candidat idéal : il a des compétences et de l’expérience. Je suis conscient que je me répète sur les deux premières phrases, c’est volontaire. M. Migaud n’est pas tout blanc : notamment en terme de gestion financière. Ca c’est fâcheux. M. Migaud gère la communauté d’agglomération de Grenoble. Or un récent rapport qui montre sur les années 2003 à 2007, la gestion de la communauté a été « hasardeuse », et que certains engagements de la communauté auraient mérité d’être plus considérés. Cela fait mal pour quelqu’un qui ambitionne de devenir le représentant national des Comptes de l’Etat (Voir l’article d’Eco 89).

De la réalité des prix agricoles : le secteur primaire (et non primate) va mal. Beaucoup d’agriculteurs ont fermé leur porte, comme on ferme les usines, car elles entraînent des conséquences similaires : une importation plus importante car moins chère. Beaucoup d’aides ont été apportées, mais elles n’ont pas aidés les exploitants, et ont confiné les agriculteurs à ne pas trop produire. Alors que le Salon de l’Agriculture vient d’ouvrir, et que le Président de la République Française ne l’a pas inauguré, le monde des exploitants et des employés de la terre se sent seul… (Voir l’étude de l’Insee).

L’idée de trop ? Facebook est un réseau social étendu, fort, mais soucieux de lui-même.  Alors qu’un rapport égratigne quelque peu la solidité de l’entreprise, Facebook veut se développer plus et devenir totalement incontournable. L’entreprise vient de déposer un brevet sur le newsfeed. Pour faire court, c’est le fil d’actualité qui est mis en licence. Des concurrents ne l’entendent pas de cette oreille, notamment Twitter et Google (pour Buzz), car cela reviendrait une autorisation de Facebook  pour ces entreprises afin qu’elles puissent fonctionner (Voir les articles de Journaldunet.com ety de meterofrance.com et du rapport de la Commission sur la vie privée au Canada).

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Le pèse-personne connecté ; l’hébergeur est-il attaquable ? ; de la bonne santé des bébés éprouvettes ; ça c’est préoccupant ; ça aussi ; du merchandising web ; l’art de dire franchement les choses par un moyen détourné ; l’outil n’est pas responsable des erreurs de l’usager ; Freinet chez les grands ; est-ce la fin de cette Hydre de Lerne moderne ? ; suivez le fil de Assemblée Nationale ; de la vie privée sur les réseaux sociaux ; une carte des séismes ; un exemple de responsabilité en classe de primaire ; Android va-t-il détrôner l’IPhone ? ;  un avis sur la place des réseaux sociaux ; « le Salon du citadin » (selon M. Vidberg) ; l’Histoire et le 9ème art ; y aura-t-il de l’eau dans le gaz russe ? ; le sens du travail accompli ; Google en fraude ? ; une idée originale ; mettre des mots sur leurs inquiétudes ; la guerre au nom de quoi ? ; le prix de la technologie ? ; au nom de la mère et de l’enfant ? ; encore des efforts à faire ; mais ne perdons pas espoir ; un faux site sur l’écologie ; on ne parlera pas du sujet qui fâche (le plus) ; une idée à transposer en France ;

  • En extras :

Art de la photo ; l’économie en musique (lisez les commentaires et n’hésitez pas à montrer à tous cette vidéo comme une introduction à un débat sur l’économie ! ! ) ; l’année de votre naissance (site un peu partisan et mégalomane) ; l’équivalent du PAF (plan académique de formation) mais en libre accès ; de la question des effectifs dans les classes ; La vie privée sur le Net ; la Journée des Maladies Rares ; l’espionnage de la firme de Redmond ; cartographie de blogs et de leur importance ; état des lieux du Net ; « Comment plaier à Google ? «  ; dossier sur le serious game ;