Première quinzaine de janvier

Bonne année !

Et puis aussi bonne santé, et tout le reste. Nous allons nous pencher sur un problème de droit. La liberté d’expression et sa limite. Prenons le cas de Dieudonné M’Bala M’Bala.

Texte intégral de l’article en  question :

  1. « Toute personne a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques et sans considération de frontière. Le présent article n’empêche pas les Etats de soumettre les entreprises de radiodiffusion, de cinéma ou de télévision à un régime d’autorisations.
  2. L’exercice de ces libertés comportant des devoirs et des responsabilités peut être soumis à certaines formalités, conditions, restrictions ou sanctions prévues par la loi, qui constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité nationale, à l’intégrité territoriale ou à la sûreté publique, à la défense de l’ordre et à la prévention du crime, à la protection de la santé ou de la morale, à la protection de la réputation ou des droits d’autrui, pour empêcher la divulgation d’informations confidentielles ou pour garantir l’autorité et l’impartialité du pouvoir judiciaire. »

Deuxième élément, et non des moindres, celui de la loi Gayssot. Cette loi, qui comporte pas mal d’articles (cela explique qu’elle ne soit pas recopiée ici), et pose plusieurs points :

– la neutralité religieuse
– la répression de « tout acte raciste, antisémite ou xénophobe »
– la «discrimination fondée sur l’appartenance ou la non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion est interdite »
– le délit la contestation de l’existence des crimes contre l’humanité.

Commençons notre analyse :

L’humoriste, polémiste ou autre titre de votre choix, a fait un spectacle appelé « Le mur », où les discriminations envers certaines personnes sont de mise, bien que l’humoriste doit le nier, d’incorrections historiques (merci les tirailleurs sénégalais) et d’erreur d’interprétations qu’on pourrait voir comme sectaires, le spectacle du Mur rentre dans la loi Gayssot.

Prenons la part d’expression qu’il faut reconnaître à tous. L’humoriste a le droit de s’exprimer sur ce qu’il souhaite, et de la manière qu’il juge bon. Selon la loi, il peut s’exprimer sans limite. Cela veut dire qu’il peut dire ce qu’il veut sans limite. Dans l’expression, on peut très bien dire qu’on réfute l’existence des camps de concentration ou d’extermination, bien que je ne vois pas comment. Seulement, la liberté d’expression a des limites qui s’opèrent non durant l’expression mais par ses conséquences. Il y en a deux : le respect de certaines autres lois et la responsabilité.

En effet, nul n’est censé ignorer la loi, mais aussi les principes. Et oui, les principes sont plus importants. Je parle de la responsabilité. Et bien oui, puisque vous vous exprimez sur certains éléments, vous devez les assumer. La justice se base sur les faits, et votre manière d’expression n’est pas sans conséquences. La loi Gayssot et la liberté d’expression (article 2) stipulent à eux deux un principe qu’on oublie souvent : vous pouvez vous exprimer sur ce que vous souhaitez, mais vous devez les assumer, et cela peut se retourner contre vous. Notamment lors de déclarations qui rentrent dans la loi Gayssot.

Car, et c’est l’un des points souvent oubliés, la liberté d’expression vous protège lorsque vous vous exprimez, pas après. La liberté d’expression ne veut pas dire immunité, même dans l’article 2 de la liberté d’expression, on note certains limites. Cela veut dire dans les faits que vous pouvez être poursuivis pour des propos que vous avez tenu s’ils (les propos) viennent à l’encontre de la loi. On a l’impression que nous sommes tombés dans l’excès inverse à savoir, on ne peut plus rien dire sans qu’on soit attaqué. Comme le premier excès (on peut tout dire et être tranquille) cela est faux. La liberté d’expression est assez compliquée à cerner car elle est entre deux eaux : vous pouvez dire ce que vous souhaitez et vous n’avez rien à craindre si vos propos ne viennent pas contre certaines lois (et seulement certaines notamment la loi Gayssot), sinon, vous avez tout à craindre.

Pour aller plus loin, recherchez dans votre moteur de recherche (DuckDuckGo par exemple) les termes et expressions suivantes : article 10 sur la liberté d’expression, loi Gayssot, et dans un moindre mesure loi Pleven.

Si on reprend le raisonnement ci-dessus, les vidéos sur YouTube devraient être enlevées et Dieudonné condamné depuis belle lurette, car son spectacle a été fait plusieurs fois, et aussi adopté par des communes avant l’interdiction.

  • Infos essentielles

Les décisions économiques de M. Hollande François. Le Président de la République Française a annoncé le mardi 14 janvier des mesures pour la France. Devant un parterre de journalistes dont la moitié était hors-jeu, car ils n’attendaient que des révélations sur la première dame de France, le Président a mis au jour son visage social-démocrate. Concrètement, cela donne :

-> un pacte de compétitivité dont le but est d’alléger les charges pour les entreprises. Mesure phare du discours, 4 moyens en découlent : le crédit compétitivité-emploi (avec aussi la fin des cotisations familiales) ; une trajectoire des prélèvement obligatoires en 2017 (on gros on explique à quoi sert les prélèvements, et on diminue le nombre de taxes mais on contrepartie on demande aux entreprises d’investir et de privilégier l’emploi) ; la simplification des normes et la réduction de procédures coûteuses ; les contreparties : objectif chiffré d’embauches, d’insertion des jeunes travailleurs, du travail des séniors, de la qualité de l’emploi, formation, l’ouverture sur les négociations au travail et la modernisation du dialogue social.

-> la réduction du nombre de régions et de départements. l’objectif serait de passer à 15 au lieu de 22 aujourd’hui. Pour le nombre de départements, il n’y a pas de chiffre annoncé, si ce n’est que l’existence de départements à côté d’une métropole pourrait disparaître. Le but ici est de fusionner les collectivités  et de clarifier les compétences locales en passant par une réduction des régions.

-> Afin de vérifier que les mesures précédentes et celles à venir soient bien suivies et ne deviennent pas onéreuses, M. Hollande a annoncé la création d’un Conseil Stratégique pour la Dépense Publique. sorte d’antichambre de la Cour des Comptes, cette instance tend à vérifier (en temps réel) les dépenses de l’Etat et des collectivités.

-> l’éducation prioritaire : des mesures seront proposées par le Ministre de l’Education Vincent Peillon pour rendre plus attractifs les postes en ZEP. Ce dernier ministre a d’abord annoncé qu’entre 5 et 10% des établissements ZEP seraient sortis de ce dispositif. Voici les mesures : développement de temps horaire pour les réunions (la pondération de 1,1), le doublement de l’indemnité ZEP (bon on passe à 192€, c’est un peu léger), être en ZEP permettrait d’aller plus vite en grade (au petit choix, au grand choix, en donnant une valorisation après un certain nombre d’années ?)

-> améliorer la fin de vie et la possibilité de mourir dans la dignité. Alors que le cas de V. Lambert vient se mêlé à la réalité, le Président relance un débat difficile. Il existe déjà une loi, portée par le député M. Leonetti, qui a du des difficultés à passer, tant les débats divisent. Est-ce une priorité de revenir sur ce débat ? Difficile de dire, mais il y a peu de choses de dites, pour faire court, cette partie du discours annonce simplement que le Parlement va être saisi et qu’un consensus large devrait être trouvé pour améliorer la loi actuelle. (voir les articles de Service-Public, du Monde et de Mediapart).

Le non cumul des mandats et la non-levée de l’immunité de M. Dassault. Nous savons que le Président de la République Française est en mauvaise posture. Mais je ne voudrais être à la place des Sénateurs. On disait que le désamour des habitants français vis-à-vis de leurs responsables politiques, et bien avec ces deux affaires, cela ne va pas s’arranger. Les Sénateurs s’opposent à la volonté des Députés d’interdire le cumul des mandats. C’est même un feuilleton, regardez plutôt. La proposition originale arrive dans les deux Chambres, l’Assemblée l’adopte, mais le Sénat la met en deuxième lecture. Cela veut dire que la loi va se modifier, sans pour autant perdre son esprit. Pourquoi ? Parce que le Sénat pense qu’interdire le cumul remettrait en cause le Sénat lui-même. En fait, les Sénateurs ont fait mieux : ils accepteraient la loi sur le non-cumul s’ils ne sont pas compris dans le dispositif, c’est pas mal, non ? Deuxième fait : des Sénateurs, en petit comité, ont décidé de ne pas lever l’immunité d’un des leurs, M. Dassault. Entre soi, on se serre les coudes. L’immunité donne, à mon avis, plus de débats sur la bonne conduite de la République. Pas l’immunité elle-même, car elle ne protège pas de la loi, mais de ses conséquences. Il y a deux principes : vous ne pouvez poursuivre un élu pour des propos tenus en séance, et vous ne pouvez empêcher l’exercice d’un élu si ce n’est par vote de l’Assemblée. C’est le cas ici, les Sénateurs ont décidé de garder l’immunité de M. Dassault,  ce qui ne l’empêche pas que la Justice s’intéresse à son cas, et en cas de condamnation, son immunité serait levée. Pour en arriver là, il faudra du courage au juge (voir les deux articles du Nouvel Obs)

  • A suivre

– La grève des taxis, pourquoi ? Plusieurs faits : les véhicules de tourisme avec chauffeurs, ou VTC, se réservent en ligne ou par mobile ; la licence pour être conducteur de taxi est de 230 000, et n’est que de 120€ pour un VTC. A charge des VTC, le monopole des taxis pour prendre des particuliers dans la rue ou sur le Net est peut-être un peu vieux (voir l’article de Challenges).

Désapprendre le genre à l’école. Le but n’est pas uniquement que le rose c’est pour les filles et qu’elles soient cantonnées à la cuisine. C’est plus profond, c’est aussi pour faire comprendre qu’il n’existe pas de choses naturelles pour les filles. Je pourrais dire les mêmes choses pour les garçons. Voici les buts : « sensibiliser les élèves aux représentations et aux rôles assignés aux filles et aux garçons, et agir ainsi sur les orientations professionnelles que l’on sait sexuées » (voir l’article du Figaro).

– Le Prix unique du livre en discussion. Voici une réforme difficile à comprendre et à faire comprendre. Le livre est à prix unique aujourd’hui, mais la livraison est différente. Sur Amazon, celle-ci est gratuite. Or quand une librairie fait parvenir un livre, un coût est répercuté. C’est cette différence qui met en débat (voir l’article de JDN).

  • Valeur 0

Un monument disparaît ; on arriverait au sommet ? ; soyons le aussi ; en mémoire de son passé ou de ce qu’il reste à faire ? ; c’est sérieux cela  ? ; Airbus au septième ciel ; le désir réalisé ; un pays de la Charia ; comme quoi le Nord c’est pas aussi bien qu’on le pense ; c’est un bon sujet pour l’émission « Les maternelles » ; pourquoi pas ? ; difficile de concrétiser son rêve ; liberté d’agir ou isolement politique ? ; une initiative payante ?  ; we speak english correctly ; se cultiver ou se brûler ? ; une initiative payante, version bis ? ; le futur de l’informatique ? ; un outil sûr, le premier de sa génération ; voilà une bonne comparaison ;

  • En vidéo

Le nouvel album de Bruce Springteen sort juste. Voici son dernier titre : High Hopes.

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Les ders de septembre

Revival

Revival ? Késako ? Un néologisme ? Non pas vraiment. Le revival est un effet de mode qui envahit plusieurs domaines de la vie publique et de la sphère privée. Revival c’est faire revivre quelques chose en lui donnant un je-ne-sais-quoi de moderne. Par exemple : la guerre des boutons. Cela fait une éternité que l’on connaissait le vieux film, en voici deux remakes. Blade runner date de 1982, et Ridley Scoot va le renouveler dans l’année, ou l’année prochaine. Vous avez compris, le revival prend en compte deux notions: le vintage et le remake. C’est une fusion de ces deux termes, mais l’originalité du revival, c’est que cela ne se limite pas à la création artistique.

Le revival peut être une répétition, un discours archi omniscient, à tel point que son sens se perd. Par exemple : les profs ne font rien, ce ne sont que des fainéants et des incapables. Lorsque vous entendez ce discours, dite par une personne qui n’a pas mis les pieds dans un établissement scolaire depuis la fin de son lycée, et qui n’est pas encore parent, vous pouvez dire qu’il ne sait pas de quoi il parle. Autre exemple : les jeunes ne s’intéressent à rien, ils sont blasés. En fait, les jeunes, déjà il faudrait définir ce terme usé des média, ont des intérêts, il se trouve que ce ne sont pas les mêmes que ceux de leurs parents. Oui, ils sont intéressés par leur avenir, ils sont inquiets aussi. cela veut dire qu’ils sont conscients. Autant tout leur expliquer, j’ai bien dit tout, et ne rien laisser en suspens, car sinon les « jeunes » vont croire qu’on les prend pour des sous-développés.

La musique est cible aussi du revival. Beaucoup de clips en rappellent d’autres. On appelle ça des références. Dans le rap, le R’n’b, la techno utilisent allégrement cet outil. Cela permet aux artistes de se rapprocher de leur public. En utilisant un morceau en background, ils disent à leur public : « tu vois on est du même coin, j’utilise les mêmes références que toi ». Par exemple : the Black Eyed Peas avec the Dirt, qui reprend la musique du film ditry Dancing , Beyoncé reprennant Sweet Dreams (je sais qu’elle a été beaucoup remixée cette chanson), il y a bien d’autres exemples.

On peut trouver aussi le revival dans le discours politique. En disant d’un côté  : il faut laisser faire les marchés, et de l’autre : il faut les réguler, on oublie dans les deux cas les deux manières de faire. On appose ces termes comme si elles avaient été déposées par un brevet. On n’explique pas le fonds de ces phrases. On en cherche encore moins la véracité.

Je peux multiplier les exemples, presque à l’infini, car le revival est  l’opposé de la création, sa négation. Alors si vous trouvez un objet neuf (comme un téléphone ou une paire de baskets) reprenant ouvertement une référence  ou un design d’un objet ancien, tout cela pour vendre (Ouah, la paire de basket Air Jordan XIII ! C’est le top ça), passez votre chemin, car les vendeurs essayent de vous insuffler un désir qui n’a pas lieu d’être.

 

  • A suivre

– Le suicide des enfants. Voici un rapport qui fait peur. Voici qu’il y a eu peu un suicide, l’incompréhension plane. Comprendre  ce qui se passe dans la tête d’un enfant voulant faire ce geste est un vrai défi. Ceux qui disent que c’est facile mentent. C’est exactement l’inverse. Boris Cyrulnik a écrit un rapport en tant que spécialiste. Alors qu’il admet que les statistiques sur le nombre d’enfants qui se suicident est en-deçà de la réalité (ça déjà ce n’est pas rassurant), l’auteur explique que l’acte mortel peut être la conséquence d’un fait qui peut paraître banal, mais qui entraîne une propagation à l’intérieur du corps de l’enfant. L’environnement (familial, scolaire etc. ) peut expliquer le geste. Mais le fait de passer à l’acte peut être la résultante d’un évènement imprévu que l’enfant ne sait pas gérer (le déménagement d’un copain par exemple). On peut alors comprendre que saisir la détresse d’un enfant est très difficile (Voir l’article du Monde)

– Relance, relance. La récession guette, et nous n’avons pas ou peu avancer. Notre économie, assujettie aux desiderata des soubresauts des partenaires de la France, peine à trouver un souffle. Les gouverneurs des différents pays, et notamment de l’UE, tentent de trouver une solution. Ou plusieurs, ou au moins un plan B parce que là il y a un problème : les gouverneurs se disent que tout peut repartir, or rien ne bouge. Ou du moins, pas dans le bon sens. Les Grecs sont dans la panade, et quelque part tout le monde, car si ce pays ne représente qu’un papillon de l’économie mondiale, sa descente provoquerai un séisme pour ses partenaires. Il y a fort à parier que si rien n’est fait, en changeant d’optique économique (c’est à dire ne plus s’occuper de la rentabilité à court terme, mais de viser des nouveaux secteurs viables sur le moyen ou long terme), nous pourrions envisager un léger mieux. Sauf que là aussi nous ne devons pas être utopistes : soit en tant que gouverneur, cela veut dire arrêter de nous bassiner avec des plans de relance économique trop flous et qui ne servent pas à grand chose ; soit en tant que citoyen, ne pas attendre monts et merveilles des dirigeants, qui sont emprisonnés de leur propre raisonnement et de leurs œillères.  Je sais que cela fait un parti pris, mais l’économie n’est pas l’apanage des plus grands, apprenez-là si vous voulez comprendre le monde où vous vous trouvez (voir l’article de Slate).

 – Le Sénat est passé à gauche. La belle affaire me direz-vous, vu qu’on ne vote pas directement pour eux. Bon en fait il y aura des conséquences. D’abord rappelons ce qu’est le Sénat. C’est une assemblée, comme celle de l’Assemblée Nationale, qui est chargée : d’approuver ou non les lois et décrets proposés par l’Assemblée (et surtout par le Gouvernement), de vérifier la constitutionnalité de ces actes législatifs, de bloquer ou non des grandes orientations nationales (comme le budget de la France pour une année), de demander des modifications sur telle ou telle partie d’un texte, etc. Les conséquences,on peut le voir sont ou seront nombreuses, car avec un gouvernement qui veut aller dans un sens et un Sénat qui s’y refuse, on va voir apparaître des débats, et des petites phrases qui vont voler sur la mauvaise foi d’untel… (Voir l’article et l’interview du Figaro, de France Inter).

– Un peu de culture avec les mooks. Ce terme est une contraction entre magazine et books. Cela désigne un magazine ayant beaucoup de pages (on dépasse les 100 facilement), présentant une touche de nouveauté dans leur maquette et avec un style littéraire différent. On ne parle pas de magazine undergrounds, mais de magazine qui présente une originalité. Le mook touche essentiellement le monde littéraire et de la création, il se peut que cela touche d’autres domaines (comme la voiture par exemple) mais il présente des traits communs :

– la qualité du papier est importante, cela donne un aspect plus « noble » au magazine,
– il est l’affaire de passionnés, cela n’est pas forcément un magazine tout public, bien qu’il peut être consulté par tous
– il n’y a pas de publicité
– le design, la maquette et le style de la page sont soignés
– ce n’est pas un magazine où les idées sont conventionnelles.

Conséquences de la segmentation de la société peut-être, les mooks se développent pour s’adresser à chacun de nous. Cela peut concerner l’art  (comme Chronic’art  ou L’insensé)  ou le reportage (comme 6 mois ). Cela peut concerner les domaines de l’information (comme XXI ou Autrement ) . Les mooks peuvent présenter un regard original sur la société par exemple l’actualité selon les livres ( par  Books ), ou avant-gardistes (le devenir possible d’une société par la bande dessinée comme  Usbek & Rica  ). Il y a un domaine qui s’en sort bien : le monde du jeu vidéo. Pas en reste, ce monde qui est à la pointe de la création artistique et ludique nous présente trois mooks des plus originaux :   IG , Pix’n Love   et  COSPLAYgen. Dans un autre domaine, celui de la littérature,  vous trouverez Feuilleton. En tout état de cause, le mook est un magazine pensé profondément, ce n’est pas seulement un outil ludique, c’est d’abord un bel objet qui se lit lentement. Le plaisir (d’une passion par exemple) fait écho à la qualité de l’objet lui-même.  Le mook commence à prendre une part de plus en plus importante dans notre société, sans pour autant être trop grand public, ce n’est pas un outil qu’on galvaude, malgré les tentations de certains.

 

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Un nouveau revival ? ; de la bêtise passée sous silence ; revival, tome 2 ; publicité et religion… ; no comment ; entre la tête de l’emploi et la qualité de l’emploi … ; pour en rire ; true or not? ; c’est sérieux ça ? ; le spectre de la peur ; protéger les populations de l’énergie c’est aussi du politique ; Pakistan, Arabie Saoudite, itinéraire d’une affaire ; il serait temps non ? ; de la lutte des places ;

  • En vidéo

Un artiste qui monte qui monte. Voici un titre d’Orelsan: « Plus rien ne m’étonne ». Vous le remarquerez, c’est un artiste qui aime bien la rupture avec la société de consommation. Ce n’est pas vraiment un acteur engagé, d’ailleurs il justifie les choix de ses chansons par cette phrase qu’il prononce dans RaelSan : « sans possessions, nos sentiments sont plus purs. » Le titre de cette chanson (RaelSan) me fait sourire car Rael fait penser à une secte et San est un suffixe japonais pour désigner un camarade. C’est assez marrant comme juxtaposition. Original. Reprenons avec « Plus rien ne m’étonne » donc :


OrelSan – Plus rien ne m’Étonne par 3emebureau