Troisième semaine de mai

Dithyrambique


Adjectif, masculin, vient de dithyrambicus (en latin) ,  lui même issu de  dithyrambicos (en grec), voulant dire littéralement « chant en l’honneur des divinités ». C’est une éloge, un chant un peu pompeux, voire flatteur. Le poème dithyrambe était un poème aux Dieux Grecs, notamment à Dionysos. Les éloges devaient aussi démontrer la capacité de l’orateur à dresser un tableau favorable aux divinités, malgré son état second. Peu importait l’exactitude tatillonne de l’aède, du moment qu’on en ait l’ivraie(sse).

De nos jours, un poème dithyrambe s’apparenterait à un discours élogieux, un peu excessif, un peu poussif. Cela peut concerner un premier groupe d’individus soutenu par une personne importante ou un second groupe. Il s’agit de montrer sa sympathie, ou de manifester son soutien à ce groupe, alors que le reste d’une population n’y est pas très favorable.

Tout le contraire d’une tirade vitupérable envers autrui, ou l’opposé d’un autre sibyllin. Vous me direz, il suffirait d’ignorer cet interlocuteur de mauvais augure ou de le remplacer. Ce n’est pas aussi simple, surtout lorsque cette personne se trouve être incontournable. Vous voici dans l’obligation de courir deux lièvres à la fois, ou de ménager la chèvre et le chou … (Voir les articles de Wikipédia, de Wikidictionnaire, d’Europe1, du Figaro, des Echos, du Point, de Marianne2 et du Nouvel Obs, image de Dionysos à cette adresse).

  • Infos Essentielles

Les BRIC dans la diplomatie : voici des éléments à ne pas oublier. Les BRIC (ou Brésil, Russie, Inde et Chine) constituent un bloc incontournable, il me semble, pour l’économie. Les voici sur une autre scène attendue, celle de la diplomatie. Le Brésil, avec l’aide de la Turquie notamment, a réussi à dialoguer avec l’Iran. C’est la question du nucléaire qui é été abordée, et peut-être que ceci débouchera sur un accord positif. Je pense qu’il nous faudra, en tant que pays occidentaux, tenir compte de ce bloc des BRIC.  Ne pas être toujours aussi vindicatif envers l’Iran, comme le sont les Etats-Unis, mais passer par un dialogue avec de tels pays peut être une solution (voir les article du Nouvel Obs et du Parisien).

Les infirmiers anesthésistes reconnus : enfin ! Les infirmiers généralistes sont reconnus à bac+3, avec le salaire qui va avec. Mais les études pour les anesthésistes durent deux ans de plus. D’où un certain décalage qu’il fallait combler, car une manifestation avait bloqué la gare TGV Montparnasse-Bienvenue, avec beaucoup de trains en retard à la clé. Suite à cette protestation, les infirmiers anesthésistes ont été reçu par la Ministre de la Santé Mme Bachelot Roseline, avec pour finalité : une reconnaissance de leur spécificité à bac+5, avec une revalorisation adéquate (voir la brève des Dernières Nouvelles  d’Alsace).

  • A suivre

Bangkok sous les tirs : depuis quelques temps la Thaïlande est en effusion. Effusion de protestations, de revendications, de dialogue, mais aussi effusions de violence, d’incendies, de symboles. Effusions enfin de sang mais aussi effusions de discours pour parvenir à la paix … (Voir les articles du Point, de RFI, du Monde, de Yahoo Actualités, de Libération, de 20Minutes, de France2 et de La Voix du Nord).

Faites comme moi : et tout ira pour le mieux ! Alors que l’UE ne finit pas de se diviser, l’Allemagne reprend le devant de la scène. Angela Merkel, la chancelière allemande vient de faire une campagne de communication qui ne va pas rester dans les tiroirs. Avec deux interventions, elle vient de mettre son pays en tête de l’Union. Dans la première communication, Mme Merkel a expliqué à ses compatriotes que le plan de sauvetage de la Grèce ne peut se faire sans contre-partie (voir les taux d’intérêt expliqués la semaine précédente), et que l’Union doit être stable comme l’est son pays. Cela veut dire avec rigueur, elle n’a pas peur d’en parler, alors qu’outre-Rhin on s’interroge sur le vocabulaire à employer pour décrire la même chose. La deuxième intervention est pas mal non plus. Mme la chancelière a ainsi interdit les ventes à découvert à nu. Petite explication : cela concerne les banques. Une banque peut acheter des titres, ou emprunts pour les revendre. Les ventes de découvert à nu est le même procédé mais en plus rapide :

1. vous achetez des titres,
2. mais vous les revendez de suite en espérant faire une bonne affaire à un tiers,
3. celui-ci vous les revend pour presque rien car vous les rachetez de suite
4. vous tentez une nouvelle fois de les revendre à un autre pour espérer de rentrer dans vos frais, et ainsi de suite.

Cela concerne les titres rentables à la vente, mais peu chers à l’achat. En regardant l’opération ci-dessus, on comprend que les spécialistes parlent d’opération d’achat et de vente de titres qu’on ne possède pas, car on refile toute de suite la patate chaude à d’autres pour la reprendre lorsqu’elle est tiède, pour la faire réchauffer encore et encore. Si cela devait être un aliment, cela ferait longtemps qu’il serait indigeste. Irritée par la spéculation des marchés sur l’état économique de la Grèce, Mme Merkel pense que cette loi peut limiter la volatilité des marchés financiers. La France ne prend pas le même chemin … (Voir les articles du Point, des Echos, de l’Express et du Nouvel Obs).

  • Valeur 0

Le baby blues au masculin ; la mort du grand-père de l’édition ; les deux frère ennemis s’opposent encore ; l’Hydre de Lerne existe encore ; le « oui, mais » est de rigueur ; open Google ? ; retour sur l’hépatite C ; « ni oui, ni non, bien au contraire » (Coluche) ; un tour de l’actualité en images ; un avis sur Waka (merci la souris curieuse) ;

  • En extra :

La nouvelle circulaire pour les docs : voici un projet qui passe de main en main, tel une patate chaude. Bon cette fois-ci le serpent de mer prend la forme d’un prof-doc plus tourné vers les tice, et plus précisément l’apprentissage de la recherche documentaire. Tels des vrais profs (avec 18h?) on enseignerait l’info en oubliant quelque peu l’ouverture culturelle, la lecture, l’orientation… bon un projet de plus, risque-t-il d’aboutir celui-là ?

Troisième semaine d’avril

Un volcan s’éveille et un ciel européen s’effondre.

Depuis le week-end dernier, le volcan de l’Eyjafjöll, en Islande,  a eu une irruption volcanique. Résultat: un énorme nuage de cendres, dont on ne sait si elles sont néfastes pour la santé des insulaires. On peut voir la chronologie des évènements en suivant la galères des compagnies ferroviaires :

– D’abord, une situation imprévisible ;

– les compagnies aériennes se retrouvent bloquées ;

– mais l’espoir demeure, car si les aéroports étaient fermés jusqu’à mardi cela ne veut pas dire que ce blocage s’éternisera;

– et en effet, la situation évolue du fait de la baisse de l’irruption volcanique.

Du coup, les internautes du monde entier ont vu défiler nombre de témoignages, comme celui-ci, et cela n’a pas empêché certains de faire des jeux de mots, des  blagues et même des jeux sur le volcan. Tout cela pour dire, que pour une fois qu’un évènement naturel n’a pas provoqué de morts, on peut le prendre avec un peu plus de légèreté. Tout ceci pour dire aussi que nous ne sommes que des hommes et femmes, et que ne nous sommes pas au-dessus de la nature (image prises ici).

  • A suivre

Le Stic impulsif : un commandant de la police passe prochainement au tribunal de Meaux. Son crime ? Avoir dénoncé l’inexactitude du fichier Stic. Durant son service en 2007, il interpelle ses supérieurs en mentionnant que ce fichier est « en dehors des clous, il n’est jamais mis à jour, et je ne vois pas quel est son intérêt policier » . En 2008, il va même jusqu’à démontrer sa thèse en fournissant à un journal des fiches de stars dont Johnny Haliday, en y montrant des faits dépassant le temps de conservation légal. Résultat : il est suspendu de ses fonctions puis réintégré par le tribunal de Meaux. L’affaire ne s’arrête pas là, car le commandant ne reçoit pas le traitement du à son service (il n’a pas les primes) et ne peut pas s’approcher du Stic (outil de travail quotidien). Le voici donc dans une situation un peu impossible car il ne peut exercer pleinement son activité  (à cause du Stic) et par conséquent ne reçoit pas l’intégralité de son salaire. D’où sa demande d’assigner le ministre de l’Intérieur de la République française, M. Hortefeux (Voir le long article mais passionnant de Libertés surveillées) 

In the mood from hell : le juge Garzon est plus que jamais dans la tourmente, et son cas divise l’Espagne. Balthasar Garzon est le juge qui a fait tomber Pinochet, qui a travaillé sur la dictature de Peron en Argentine, interrogé Kissinger sur ses relations sur les dictatures liées à l’opération Condor, a demandé l’exclusion du Conseil de l’Europe Silvio Berlusconi pour ses relations avec la chaîne de télévision Teleinco, sur le blanchiment d’argent de la plus grande banque espagnole BBVA, et a mené campagne contre les Etats-Unis sur la guerre en Irak. Le juge est assigné devant le tribunal sur deux affaires : la première concerne des malversations, mais surtout la deuxième porte  sur son activité contre les dictateurs. Le premier cas est assez simple : le juge aurait été liée à une banque, celle de  Banco Santander. Il aurait négocié  l’aide financière de la banque, alors qu’au même moment, il instruisait contre son président. Le deuxième est assez incroyable : des associations d’extrême-droite ont déposé plainte car le juge aurait créé un « artifice juridique » lui permettant de condamner ou de faire condamner des dictateurs dont Pinochet. Cet artifice reste à démontrer, et rien ne rpouve que ne sont pas les accusateurs qui montent un artifice pour s’attaquer au juge. Bref, on reproche au juge d’avoir fait son boulot, mais de manière inhabituelle… Des associations se mobilisent pour Garzon, alors qu’une troisième plainte contre le juge arrive. Cette dernière porte sur des écoutes téléphoniques d’un présumé réseau de corruption touchant des politiques du Parti Populaire espagnol… Verdict, le 22 avril (Voir les articles du Monde et de Libération).

« Je suis un homme pressé » (Noir Désir) : voici peut-être le prochain président de France Télévisions : Alexandre Bompard (photo prise à cet endroit) . De cet énarque, on retiendra qu’il est président d’Europe 1 (Lagardère en est le propriétaire), qu’il cultive l’analyse rapide et la décision, et qu’il a beaucoup changé d’entreprises avant le vent ne tourne… au vinaigre. De ses admirateurs, comme de ses détracteurs, on souligne sa capacité, son investissement. Ce qu’on supporte moins, c’est qu’il est très « froid »… D’autres soulignent le fait qu’il a été conseillé par Alain Minc, ce dernier étant l’un des conseillers de Nicolas Sarkozy. Ce même Minc qui presse le président de vendre la régie publicitaire de France Télévisions. Vente qui a été bloquée par le conseil administratif de la chaîne, dirigée par De Carolis, qui n’apprécie pas qu’on lui donne un successeur, nommé par l’Elysée… En fait, tout cela paraît compliqué, sauf si vous commencez par la vente de la régie et que vous remontez à la nomination de Bompard, l’enchaînement se tient, mais il est parfois bien difficile de comprendre le cours des évènements …  (Voir les articles de 20Minutes et de Rue 89).

Le téléchargement illégal : un plus ? Le GAO, ou Government Accountability Office, est l’équivalent de la Cour des Comptes aux Etats-Unis. Cette structure dénonce l’attitude des entreprises du divertissement et des logiciels envers les sites de téléchargement illégaux. Leurs agurments ?  Pour le GAO, la perte d’un pour un, c’est-à-dire que lorsque vous piratez un logiciel cela équivaut à une perte, est impossible à chiffrer. Pourquoi ? Parce que le bien substitué est moins cher que l’original. Deuxièmement, dans son rapport, le GAO énonce le fait que les industries extrapolent les données (faibles déjà) pour en faire tout un pataquès. Troisièmement, le GAO signale que les indudtries du divertissement se basent sur des études, or le GAO n’en trouve nulle trace … et Dernier point, le GAO réfute par avance toute existence d’une économie parallèle et demanderait plutôt une étude (sérieuse celle-ci) sur les impacts positifs du téléchargement illégal (Voir l’article du Monde et du rapport, en langue anglaise, du GAO).

Les chemises rouges ont défilé en Thaïlande. Leur revendication : faire chuter le premier ministre actuel, responsable selon eux, de la mauvaise situation du pays et des divisions internes. Ces chemises rouges sont aussi communistes.  Les mêmes chemises veulent aussi faire revenir l’ancien premier ministre, renversé par un coup d’Etat en 2006. Après cela se complique. Il y a a les chemises jaunes, radicaux de l’autre bord, près des chemises noires, groupe para-militaire qui met le feu aux poudres assez souvent. Puis il y a les chemises roses, des transfuges. Que fait le roi là-dedans ? Depuis qu’il n’a qu’un rôle honorifique, il est le premier spectateur des coups d’Etat de l’armée, qui le maintient sur son trône, tout en voulant faire ce qu’elle désire… Un tel galimatias, cela fait frémir, surtout que la situation continue de se durcir…(Voir les article du Monde et du Parisien).

– Du coup, l’exemple avec le Kirghizistan fait écho. Car le président de ce pays a été renversé. accusé de népotisme, il a été contraint à l’exil. Mais l’ancien chef de ce pays n’a pas pour autant jeté l’éponge… En plus une autre crise se profile … (Voir les articles du Monde, de Libération et du Nouvel Obs)

  • valeur 0

« Je suis le mal-aimé … » ; les bons, brutes et truands ; le coup de la panne coûte cher ; le classement des lycées ; la retraite en images ; la retraite en film ; tempête dans un bénitier ; le bénitier de la tempête ; une TVA pour les livres numériques ? ; des succès de la publicité : making off ? ; de la dénonciation citoyenne ? ; la réforme du permis de conduire ; en attendant le corpus de la loi et de son décret ; une étude intéressante sur les jeunes et Internet ; exemple d’une plate-forme éducative ; le délit d’usurpation numérique ; You Tube perd de sa liberté ; nombre de requêtes censurant des informations de Google ou de You Tube ; en attendant le corpus de la loi et de son décret (II) ; les FAI ne veulent pas être les dindons de la farce ; Google in fact ; un espace jeux vidéo dans une médiathèque ; de l’observation des pirates ; de l’observation des pirates (II) ; faire de la pub avec 0 € ; des conflits d’intérêts ;

  • En extra :

Cnaturel : un dailymotion sur la faune;

– Données de la Banque mondiale sur la France;

Zotero devient un logiciel;

– un web-documentaire sur la prison ;

– une image nous donnant une idée de l’utilisation du papier-toilette: