deuxième semaine de mars

Le pays de la poisse

On parle de beaucoup de choses sur la catastrophe nucléaire au Japon, une petite chronologie est à faire il me semble. Sur cette page, on peut recenser les faits. Premier point, tout commence par un séisme le 11 mars. Ce tremblement de terre est de magnitude 8.8 sur l’échelle de Richter, le plus fort jamais enregistré. Le Japon est coutumier du fait car il subit de nombreux séismes, c’est pour cette raison que beaucoup de leur bâtiments ont des normes asti-sismiques. On va faire un peu de géographie :

La capitale est Tokyo, située dans le cœur du pays. L’archipel nippon est constitué de quatre îles : Kyushu, Shikoku, Honshu, et Hokkaïdo. L’accident nucléaire se trouve à Sendai, en Honshu. Tokyo s’y trouve également. Les deux villes ne sont séparées que par 250 km.

Le Japon est un lieu où il y a beaucoup de séisme car plusieurs plaques tectoniques s’y trouvent. L’archipel nippon est au carrefour de quatre d’entre elles : la plaque eurasienne, la plaque d’Amérique du Nord, celle du Pacifique et celle des Philippines. Sur la deuxième carte, on s’aperçoit même que les plaques ne constituent pas un bloc uni, mais possède plusieurs petites plaques. Ainsi pour la plaque eurasienne, il y a quatre ensembles tectoniques : l’Okhotsk, l’Eurasie, l’Okinawa et L’Amour. Pour la plaque des Phillippines, il y a l’ensemble Phillippines et Mariannes. Bref, tout cela pour dire que le lieu est très instable. A l’heure actuelle, le Japon a été encore frappé par un séisme (mardi 16).

Le second élément est le tsunami. Arrivé peu après le séisme. Ce dernier provoque des vagues de 4 mètres de hauteur, s’abbatant sur le littoral nippon à une vitesse entre 50 et 100 km/h.

Ce sont ces deux premiers éléments qui provoquent le troisième : l’explosion nucléaire de la centrale de Fukushima, à Sendaï. Dans cette centrale, il y a six réacteurs, dont un en maintenance. Le réacteur 1 explose, faisant sauter son toit et la protection qui allait avec. Le samedi 12, les experts nippons ont des doutes sur la résistance d’un autre réacteur, le 3.

En même temps, dans un autre lieu de l’archipel, un volcan se réveille, le dimanche 13. C’est le quatrième élément. Comme pour les plaques tectoniques, le Japon est encore mal situé : il est placé sur la ceinture de feu du Pacifique. Cette ceinture est un ensemble de volcans, en activité ou qui peuvent se réveiller brutalement. Cet alignement correspond à celui des plaques, mais aussi des principales fosses océaniques, et l’archipel se trouve en plein dedans (voir la carte suivante).

Le lundi 14, le réacteur 3 cède à son tour. Les experts s’inquiètent de la solidité du réacteur 2, situé dans le même bâtiment que le réacteur 1. Le gouvernement nippon demande à ses habitants de se retirer de la centrale d’au moins 20 km, tout en excluant un accident de type Tchernobyl. Le lendemain, le réacteur 2 explose à son tour, le 4 lâche peu après. Celui(ci était en maintenance, car baigné dans une piscine d’eau pour le rafraîchir. La piscine se vide, laissant le combustible à l’air libre. on demande aux habitant de se retirer de 30 km, et de s’y calfeutrer. Les ambassades rappellent leur ressortissants, des japonais fuient vers le sud. On commence à parler d’un catastrophe de type Tchernobyl, car la puissance dégagée, si une comparaison pourrait être faite, serait de 70 fois celle qui avait été enregistrée en Ukraine.

Cinquième élément : les nuages toxique. Incontrôlable, ce nuage est rempli de particules nocives. Selon cette vidéo, la Russie s’apprête à faire évacuer les îles Sakhalines, voir la première carte, qui se trouve au nord de l’archipel nippon. On parle aussi d’un autre nuage qui pourrait toucher la capitale.

Avant-Dernier élément, le plus difficile peut-être à percevoir : le rejet de matière toxiques. Car qui dit explosion d’une centrale dit aussi que le confinement a lâché. Cela veut dire que les matières toxiques sont en contact avec l’air, avec les conséquences que cela pourrait avoir sur l’environnement et sur l’homme.

Dernier élément : la neige. Cet énième évènement pourrait retarder les secours, et la maintenance des réacteurs.

Le bilan : on dénombre environ 5000 morts, et 8000 disparus. Cela pourrait encore évoluer. Des secours aux abois, qui tentent de sauver la situation, une méfiance des autorités et experts nippons, et un problème sur les bras : comment s’assurer de la sûreté nucléaire, notamment en France ? En plus, le problème des centrales nucléaires nippones ne seraient pas une nouveauté … Pour mémoire, voici un lexique qui peut être utile. (Voir l’article de Sud-Ouest ; de Wikipédia ; du Télégramme ; rtbf.be ; de France-Soir ; du Monde ; de Challenges; de Libération ; et la vidéo d’Euronews, images prises sur Wikipédia ).

  • Infos essentielles

L’équilibre budgétaire : comme l’Allemagne le souhaitait, des pays de l’Union tentent de parvenir à un équilibre, et que celui-ci soit marqué par la loi. C’est le cas de la France, qui s’apprêterait à adopter ce système lorsqu’il sera voté. Il est stipulé que les finances doivent être équilibrées, et que le déficit doit être résorbé, avec l’aide d’éléments qui freineraient le remboursement de la dette. Contrairement à l’Allemagne, cette obligation législative ne met pas de date-butoir pour arriver à l’équilibre, mais compte sur plusieurs programme pluri-annuels pour cerner les dépenses et les amoindrir. Dernier élément : le Conseil Constitutionnel pourra la loi de finances ou la loi de financement de la Sécu, cela veut dire que ces lois devraient être revues à la baisse (voir la dépêche de l’AFP).

  • A suivre

L’intervention en Libye : Kadhafi reprend du terrain, avec l’aide de ses mercenaires. La communauté internationale se réunit pour pouvoir mettre en place un zone d’exclusion aérienne, ce qui pourrait provoquer une intervention, surtout si la communauté de l’ONU pense que Kadhafi pourrait commettre un génocide envers ses ennemis (voir l’article du Monde).

  • Valeur 0

Voilà ce qui est original ; défendre sa liberté d’expression ; un recours pour Florence Cassez ; mouvement d’armées an Côte d’Ivoire ; bonne prise de filet ; un jeu écolo sur FB ;

  • En extra :

A l’abri de rien : voici un site spécialement dédié au mal logement, sur un support qui prend de plus en plus d’ampleur : le webdoc.

La propriété intellectuelle : paru au B.O. il y a peu, ce texte fait le tour d’horizon sur cette question législative.

  • En vidéo:

Voici une vidéo dont je ne me lasse pas, les bons titres sont éternels …

Image de prévisualisation YouTube


Le webdocumentaire

L’utilisation de la Toile a fait naître des artistes en tout genre, notamment dans la chanson. Internet a révolutionné des métiers, en a détruit d’autres. L’interactivité a aussi modifié l’impact de la vidéo dans notre quotidien, notamment pour les journaux télévisés, qui utilisent des présentations « actives » d’un fait. Dans de nombreux sites nous trouvons un espace vidéo, mais celui conserve que : 1- des émissions déjà enregistrées, voire des passages d’émissions; 2-  des vidéos à la demande, 3-  des vidéos linéaires où vous n ‘avez pas de prise dessus.

Tout cela a l’air très beau, mais cela constitue-t-il des avancées ? Rien n’est moins sûr, car sous prétexte de rendre un contenu intelligible, on le rend plus beau, plus explosif, bref plus quelque chose …

Pour autant, il y  a des évolutions dans les pratiques. Lorsqu’on est attentif aux vidéos, on s’aperçoit que les court-métrages sont de plus en plus importants, en nombre mais aussi en quantité. Mais peu d’entre elles utilisent l’interactivité comme le permet Internet. Bien sûr beaucoup de vidéos sot présentes en ligne, mais la plupart utilisent la narration classique, celles qui ont un début et une fin. D’autres vidéos permettent de reconstituer un récit, un fait réel. Ces vidéos font de vous un acteur, pas seulement parce que vous cliquez, mais parce qu’elles vous plonge dans un univers, dans lequel vous avez l’impression d’agir. Ce sont les webdocumentaires.

En voici une liste non exhaustive, nous pouvons en trouver tous les jours s’il le faut :

– Une présentation de Capa (l’agence de photographie) sur 20 ans.

Vous commencez en plein écran avec la vidéo. Vous pouvez cliquez dessus pour avoir des informations sur le reportage. Vous pouvez la réduire, vous aurez un écran partagé entre plusieurs parties : Dans la partie supérieure de l’écran vous aurez la vidéo, à sa gauche le réalisateur (dont vous pouvez voir le témoignage).

Vous trouverez aussi une localisation des faits et une présentation des faits dans la partie inférieure de l’écran.

Et sur la gauche, vous aurez la liste des webdocumentaires disponibles.

– En voici un deuxième, et un bon : la cité des mortes. Dans une ville mexicaine, il y a un nombre très important de féminicides. Ces meurtres sont relativisés par des accusés, mais le phénomène prend de l’ampleur, des autorités s’en emparent. Le webdocumentaire fait suite à un livre, mais le sujet n’est pas encore clos. Primé en 2006, le site qui présente le webdocumentaire est particulièrement soigné et sobre.

Ci dessous : le préambule du reportage, découvrir les personnages du reportage par des fiches …

Vous pouvez aussi découvrir une galerie de portraits ou de lieux, ou d’explorer la carte de cette ville mexicaine.

– En voici un autre : Prison Valley. Primé, ce webdocumentaire raconte l’intérieur d’une vie sous les écrous. Surtout, le reportage raconte la ville qui vit grâce à la prison. Le reportage offre une vue élargie sur les habitants qui n’ont quelquefois que cette possibilité de travailler à la prison, comme d’autres iraient à l’usine, pour survivre.

Après que le film se  soit chargé (image précédente),  vous aurez droit à une introduction de 2 mn, et avant que vous voulez vous lancer, on vous demandera d’utiliser votre compte FB ou twitter pour naviguer dans le film.

Vous naviguez dans une chambre virtuelle, où vous trouvez des vidéos, des reportages, des témoignages des entretiens. Chaque entrée vous donne un angle différent du film, que vous pourrez recommencer à loisir.

– Voici une liste de webdocumentaire de la chaîne France 5 sur l’évolution du monde actuel. Chaque documentaire a une présentation originale.

Pour aller plus loin :

–  webdocus.fr : site spécialisé sur les webdocumentaires ;

la veille C mon TIC : site spécialisé sur la veille dont une page est consacrée au webdocs ;

– une sélection faite par le site 20Minutes, une autre par le Figaro.fr, une dernière sur France 24;

Progress In Work, ou Piw!’s est un blog relatant la parution prochaine d’un webdoc sur Tchernobyl.

Pour les trouver par média :

LeMonde.fr ; France 5 ; Arte.tv ; France 24 ; TF1 ; …

La liste n’étant pas exhaustive, vous pouvez en rajouter !