Camille Saint-Saëns est un compositeur et musicien français du XIXème siècle (appelé époque romantique), né à Paris le 9 octobre 1835 et mort à Alger le 16 décembre 1921.    

Enfant prodige comme Mozart, il apprend déjà le piano à 2 ans et demi, et à peine plus tard, à 3 ans, il improvise de petites mélodies sur son instrument. A 5 ans, il maîtrise parfaitement la technique du piano et compose sa première pièce. C’est à l’âge de 11 ans qu’il joue en public pour la première fois, départ d’une carrière de concertiste qu’il n’a jamais interrompue jusqu’à sa mort en 1921. Il entre ensuite au conservatoire pour étudier l’orgue et la composition, mais aura du mal à se faire reconnaître comme compositeur malgré une oeuvre importante.    

Il occupe une place particulière dans l’histoire du cinéma, puisqu’il est, en 1908, le tout premier compositeur de renom à composer une musique spécialement pour un film, L’Assassinat du duc de Guise.
Sources : Wikipedia et http://www.musiphil.org/stsaens/
    

 Il a écrit Le Carnaval des animaux (sous-titré Fantaisie zoologique) en 1886 .    

Anecdote : Après l’avoir jouée, Saint-Saëns n’autorisa ni la publication, ni l’exécution en public de cette œuvre humoristique jusqu’à sa mort, craignant sans doute de nuire à sa réputation de musicien sérieux

   

 

Pour écouter Le Carnaval des animaux sur Deezer, cliquez ICI.   

    

Le Carnaval des Animaux se compose de 14 morceaux.   

1. Après une brève introduction, la Marche royale du Lion commence. Le piano imite une fanfare de trompettes qui annonce le lion, roi des animaux. La musique évoque sa démarche majestueuse et imposante. On peut entendre ses rugissements.   

2.  Poules et Coqs caquètent.Entendez-vous le cocorico ?    

3. Les Hémiones (appelés aussi onagres) sont des ânes sauvages des déserts de Mongolie ; ils sont évoqués par des traits rapides au piano.    

4. Cette danse lente et pesante n’est autre que celle des Tortues.   

  

5. Et voici L’Eléphant. Le son grave des contrebasses traduit ses pas lourds.    

6. Les Kangourous sautent et semblent rebondir avec légèreté sur les touches du piano.    

7. On entre dans le monde merveilleux de L’Aquarium. La musique évoque la grâce des poissons ainsi que les bulles d’air qui montent à la surface.    

8. Hi-han !!! Ces Personnages à longues oreilles ne sont autres que les ânes qui se font entendre au moyen du violon.   

   

9. Une clarinette… Deux notes (cou-cou) … C’est Le Coucou au fond des bois qui fait résonner sa voix. Le piano évoque le mystère de la forêt.    

   

10. On s’agite de toute part dans La Volière. La flûte et les violons imitent les chants et l’excitation des oiseaux.  

11. Mais que font Les Pianistes dans ce carnaval ? Ils représentent les humains.
Saint-Saëns se moque d’eux en leur faisant exécuter des exercices de piano mal joués. Les autres musiciens leur disent : Assez ! 

12. Comment représenter Les Fossiles. en musique ? En évoquant l’ entrechoquements des os par le xylophone et en nous faisant entendre de vieilles chansons comme : « J’ai du bon tabac », « Ah vous dirais-je maman », « Au clair de la lune ».      

 

  13. Le Cygne glisse gracieusement sur la surface de l’eau laissant des rides dans son sillage comme l’exprime la mélodie calme du violoncelle que soutient le piano.    

     

     

14. Puis arrive Le Final. Entre les refrains on reconnaît les thèmes musicaux des différents personnages du carnaval : Hémiones, Poules et coqs, Kangourous puis Personnages à longues oreilles. La parade des animaux se termine dans la joie et la bonne humeur.    

 

 

Autour de l’oeuvre :    

Francis Blanche, humoriste et acteur français, a écrit des textes drôles et poétiques sur chaque musique du Carnaval des animaux. Pour lire ces textes, cliquez ici : F. Blanche.    

Deux morceaux sont plus connus que les autres : l’aquarium, qui a plusieurs fois été utilisé dans des publicités ou des films, comme ici dans « Les moissons du ciel »    

Image de prévisualisation YouTube    

ou au début des « Harry Potter ».    

     

Il y a aussi « le cygne » qui a été chorégraphié sous le titre « La mort du cygne » en 1907.   

Voici ce très joli ballet interprété par la grande danseuse russe Maïa Plissetskaïa :    

    

Image de prévisualisation YouTube   

    

Voici une autre version plus récente par un danseur de hip hop :    

    

Image de prévisualisation YouTube   

    

 Sources :
http://www.orchestre-montpellier.com/jeune_public/cahier_carnaval_des_animaux.pdf
http://www.ia95.ac-versailles.fr/1degre/spip.php?article351
http://musique.ecolevs.ch/carnaval1.htm
http://www.scribd.com/doc/21207087/Dossier-pedagogique-Carnaval-des-animaux
http://musique.ac-dijon.fr/auditor/2004/stsaens/carnaval.pdf   

 

Étiquettes : ,

Laisser une réponse :

Vous devez être connecté pour poster un commentaire...