Enigme n°8

L’entrée de ce lieu de l’Antiquité n’était pas gratuite, la sortie en était interdite mais ne pas y pénétrer était une malédiction. Personne n’y réservait sa place mais tout le monde, fatalement, devait s’y rendre.

Quel est ce lieu ?

La réponse est attendue pour le 22 avril à 16h.

Enigme n°5: historique?

Je suis née après J.-C.

et de lui je fus aimée.

Mon tapis et mon nez

dans l’histoire sont entrés:

car sans eux, c’est assuré,

le monde eût été changé.

La réponse est attendue pour le jeudi 12 décembre: c’est la dernière de l’année 2013!

Enigme n°4

Avec Jason, Hercule et Orphée, j’ai  fait partie de l’équipage des Argonautes voguant vers la Toison d’or.  Mon nom est à l’origine d’une expression qui signifie « qui a une très bonne vue ». Moi-même, je pouvais voir facilement jusqu’au fond de la terre. Qui suis-je ?

La réponse est attendue pour le jeudi 22 novembre 16h. 

Golding, Sa majesté des mouches.

Voici un lien en PDF pour ceux qui ne se sont pas encore procuré le roman. Vous pouvez toujours le télécharger et le lire à l’écran.

Sa Majesté des mouches

Vous pouvez voir ici la Bande annonce du film Lord of the flies de Peter Brook (1963) : nous sommes allés le voir avec les élèves de la 3G: ce qui m’a impressionnée le plus, c’est la musique que j’ai trouvée particulièrement angoissante et propice à la montée du suspense. Et pourtant nous savions comment ça devait se terminer!

Et vous, élèves de 3G qui passez par là, qu’avez-vous pensé du roman et du film? 

Mort de Cicéron.

Tite-Live, Histoire romaine, CXX. (traduction sous la direction de M. Nisard)

A l’approche des triumvirs, Cicéron était sorti de Rome, persuadé, et avec raison, qu’il n’avait pas plus de grâce à attendre d’Antoine que Brutus et Cassius d’Octave. Il se réfugia d’abord à sa campagne de Tusculum ; de là, par des chemins de traverse, il gagna celle de Formies, dans l’intention de d’embarquer à Caïète; il fit voile pendant quelque temps vers la haute mer, mais ramené en arrière par les vents contraires, et ne pouvant plus supporter le roulis du vaisseau et l’agitation des vagues, le dégoût s’empara de lui. Également las de fuir et de vivre, il revint vers sa première maison de campagne, éloignée de la mer d’un peu plus de mille pas.

» Je mourrai, dit-il, dans cette patrie que j’ai sauvée tant de fois. Il est certain que ses esclaves étaient déterminés à combattre avec courage et constance. Mais il fit arrêter sa litière, et leur ordonna de se soumettre tranquillement aux volontés du sort, quelque iniques qu’elles fussent. Alors il se pencha hors de la litière, et présenta sa tête immobile aux meurtriers, qui la coupèrent. Et cela ne suffit point à la stupide férocité des soldats; ils lui coupèrent encore les mains, coupables, disaient-ils, d’avoir écrit contre Antoine. Sa tête, portée au triumvir, fut par son ordre exposée entre ses deux mains, à cette tribune aux harangues où, comme consul, où, souvent comme personnage consulaire, où, cette année même, dans ses harangues contre Antoine, il avait commandé l’admiration par une puissance de parole que jamais voix humaine n’a égalée. Les yeux baignés de larmes osaient à peine se lever sur ces restes sanglants.

 Cicéron vécut soixante-trois ans, et sa mort, si elle n’eût pas été violente, aurait pu ne pas paraître prématurée. Génie heureux et par ses travaux et par leur récompense, la fortune lui fut longtemps favorable; et dans le cours de sa longue prospérité, il fut quelquefois frappé cruellement; mais de tous ces coups, l’exil, la ruine de son parti, la mort de sa fille, cette triste et cruelle fin, le dernier, la mort, fut le seul qu’il supporta avec une mille dignité. Et cette mort même, à la bien examiner, peut paraître moins révoltante si l’on songe qu’il ne pouvait souffrir de son ennemi vainqueur de traitement plus cruel que celui que lui-même lui réservait dans la même fortune. Que si cependant l’on met an balance ses vertus et ses vices, on trouvera en lui un génie supérieur, une due ardente, un homme dont le souvenir doit durer, et qui n’aurait pu être loué dignement que par la bouche de Cicéron lui-même. »

 

le roman épistolaire

Le roman épistolaire est un récit constitué d’une suite de lettres. Ce sont des lettres fictives, c’est à dire que l’énonciateur et le destinataire sont des personnages créés par l’auteur.
Le roman épistolaire se développe comme n’importe quel roman, en ménageant une intrigue, le suspense, la variété de ton et le point de vue des personnages. Cependant, on n’y trouve pas de narrateur, la narration se fait à travers les lettres.
Le roman épistolaire renvoie aussi très souvent à une critique politique ou sociale de la vie réelle, ou à une analyse psychologique des sentiments des humains.
Ainsi le roman épistolaire se rapproche de l’apologue
 :
il est un récit divertissant et plaisant à lire, et il conduit à une réflexion argumentée sur les mœurs, les coutumes, les modes de vie, la condition humaine.

Des exemples: Les Lettres persanes de Montesquieu: un Persan voyage en Europe et fait connaître à ses amis restés en Perse la manière de vivre, de penser… à Paris entre autre. C’est une satire: un texte écrit pour se moquer.

Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos: des histoires d’amour et de tromperies se nouent et se dénouent au fil des lettres. Ce roman est une analyse des mœurs des aristocrates du XVIIIème siècle.