Apprendre une leçon.

Pour mieux mémoriser une leçon, des connaissances, il faut d’abord savoir comment vous retenez. Chaque élève travaille à son rythme, c’est le résultat final qui compte et il n’y a pas qu’une seule manière d’apprendre.
Dans tous les cas, participer activement au cours, écouter permettent de mieux mémoriser la leçon. Il ne faut pas hésiter à poser des questions, à demander des explications pendant ou à la fin du cours.

Votre profil?
Il existe plusieurs profils : auditif, visuel, kinesthésique.

  • Vous êtes plutôt auditifs si vous vous racontez le cours, la journée comme une histoire. Vous avez besoin de parler à voix haute, d’entendre… pour mémoriser. Vous pouvez vous enregistrer et écouter votre leçon aussi souvent que possible (dictaphone et lecteur MP3 seront vos outils préférés).
  • Vous êtes plutôt visuels si vous avez besoin de voir, d’écrire, de recopier plusieurs fois les mots, les définitions pour les mémoriser. Vous pouvez utiliser le livre, des schémas, des cartes, une frise chronologique pour apprendre. Un stylo et un vieux cahier où copier et recopier deviendront vos meilleurs partenaires.
  • Vous êtes plutôt kinesthésiques si vous avez besoin de bouger, de manipuler. Vous apprenez mieux en vous déplaçant dans votre chambre, en mimant les choses. En cours, gardez en main un objet (un stylo, plutôt que votre règle) qui vous permette de vous concentrer sur les paroles du professeur.

Comment mémoriser?

  • Lisez la leçon à voix haute ou dans votre tête autant de fois que cela est nécessaire.
  • Repérez les mots importants, les définitions qui sont souvent écrits en rouge: recopiez-les plusieurs fois jusqu’à les connaître par cœur et dans leur orthographe correcte.
  • Refaites les exercices faits en classe, les évaluations et aidez-vous des pages de révision du manuel, des exercices en fin de chapitre, des corrections. 
  • Demandez de l’aide en vous entraînant avec un camarade, un adulte. N’ayez pas honte de demander à vos parents de vous faire réciter votre leçon. Ne sont-ils pas là pour ça?

Les valeurs de l’imparfait.

IMPERFECTUM.

C’est du latin et c’est le mot qui a donné en français « imparfait ». Qu’est-ce que cela veut dire? Je décompose:
IM- : préfixe privatif (c’est le même en français)
– PERFECTUM: parfait, c’est-à-dire achevé, terminé (eh oui! ce qui est fini est parfait, il n’y a plus rien à ajouter).
Donc, imperfectum – ou imparfait – c’est le temps de ce qui n’est pas terminé, de ce qui est en train de se faire, de l’action prise dans son déroulement.

De là découlent 3 valeurs:

1) Imparfait de description: comme son nom l’indique, il est souvent accompagné d’adjectifs par exemple. (« Il était grand, il était beau, il sentait bon le sable chaud. »)

2) Imparfait d’habitude: les actions sont inachevées puisqu’elles se répètent sans cesse. Il est accompagné de connecteurs temporels qui indiquent la répétition (souvent, toujours, tous les jours, chaque semaine…) Pensez à un cercle autour duquel on tourne sans en voir la fin.(On l’appelle aussi imparfait de répétition ou imparfait itératif)

3) Imparfait pour les actions de second plan: ce sont les actions secondaires du récit. Il s’oppose au passé simple qui indique les actions de premier plan dans une phrase: l’action de premier plan est la plus intéressante, alors que le second plan marque les actions moins intéressantes, qui étaient en train de se dérouler lorsque soudain…
Ex: Il mangeait sa soupe lorsqu’une mouche tomba dans son assiette. Ce qui est intéressant, c’est une mouche tomba: c’est une action soudaine, ponctuelle. Il mangeait sa soupe est secondaire, ce n’est pas ce qui nous intéresse, c’est l’action qui était en train de se dérouler (d’ailleurs, l’action de manger la soupe n’est pas finie – le sera-t-elle?)

 

Le système du passé

 La plupart des récits s’écrivent au passé. En employant le système du passé, le narrateur ne prend plus à son compte le récit qu’il fait, il marque une distance entre le moment où se sont déroulés les événements racontés et celui où il raconte ; l’histoire est comme « coupée » du moment où le narrateur raconte ; on pourrait presque dire que le narrateur n’est plus concerné vraiment par le récit qu’il fait : il a du recul par rapport à ce qu’il raconte. C’est pourquoi ces temps sont dits « coupés de la situation d’énonciation« .

Le système du passé est organisé autour du passé simple et de l’imparfait.

  • Le passé simple permet de raconter l’histoire, de la faire avancer d’un point à un autre, alors que l’imparfait permet de décrire ou de commenter l’action.
  • Si des événements se sont passés avant ceux racontés au passé simple, le narrateur emploie le plus-que-parfait (valeur de passé du passé). > Il prit le train. Il avait acheté son billet la veille.
  • Si des événements mentionnés doivent se passer après ceux racontés au passé simple, le narrateur emploiera le conditionnel (valeur de futur du passé). >Il prit le train de nuit. Le lendemain matin, il arriverait à la gare de Marseille.
Actions antérieures  Temps de référence Actions postérieures
Plus-que-parfait imparfait/passé simple      conditionnel

Pour vous entraîner.

VII rois pour Rome.

 Voici une liste des 7 rois de Rome. Les dates sont celles de leur règne. Elles sont légendaires et non historiques. 

753 av. J.-C. : date légendaire de la fondation de Rome.

  1.  Romulus (753-715). Petit-fils du roi d’Albe. Roi guerrier, fondateur de Rome autour du mont Palatin. Pour peupler sa ville, il fait enlever les Sabines, filles d’un peuple sabin.
  2. Numa Pompilius (715-671). Sabin d’origine. Roi pacifique et religieux, inspiré par la nymphe Egérie: il met en place les institutions religieuses et fait construire le temple de Janus (dont les portes n’étaient fermées qu’en temps de paix, c’est-à-dire pas souvent)
  3. Tullus Hostilius (671-640). Roi guerrier qui s’est lancé à la conquête du Latium.
  4. Ancus Marcius (640-616). Roi sabin (petit-fils de Numa) : pacifique et religieux. Il fait construire le port d’Ostie, le pont Sublicius sur le Tibre.
  5. Tarquin l’Ancien (616-578). Roi étrusque. Roi bâtisseur, il entreprend l’embellissement de Rome, il commence le Capitole, le grand égout (Cloaca maxima), le grand cirque (Circus Maximus). 
  6. Servius Tullius (578-534). Roi étrusque. Grand administrateur, il organise le système politique et militaire de Rome: il répartit le peuple en cinq classes selon la fortune et divise les légions romaines en centuries. Il fait construire un mur autour de Rome.
  7. Tarquin le Superbe (534-509). Roi étrusque, fils de Tarquin l’Ancien. Il achève l’oeuvre de son père (Capitole, Cloaca Maxima). Il est renversé à cause de ses violences, par le peuple: c’est le viol de Lucrèce par son fils Sextus Tarquin qui déclencha cette révolution.

509 av. J.-C. : date légendaire de la révolution romaine qui marque le début de la république romaine.

Enigme n°1 (pas si mathématique!)

Sachant que le nom de ce terrain de sport vient d’une unité de longueur grecque antique qui correspondait à 600 fois la taille de son pied, comment s’appelait ce héros grec qui chaussait du 45? 

Si vous avez la réponse, vous pouvez la laisser en commentaire ou me la donner en classe: 1 point de bonus est offert à ceux qui trouvent la bonne réponse avant le jeudi 12 septembre à 16h. 

Romans, go home! (Romani, ite domum.)

Le latin est partout, vous n’y échapperez pas. Voici la leçon de latin extraite du film des Monty Python, La Vie de Brian, parodie de la vie d’un personnage célèbre que vous reconnaîtrez certainement. Ce film date de 1979, époque où l’on savait déjà donner des lignes à copier à celui qui ne conjuguait pas correctement, et il me semble qu’il est toujours très drôle. A l’occasion, regardez-le en entier. 

Alexandre Dumas, Les trois mousquetaires.

   Ce roman de cape et d’épée plaira à tous: à ceux qui aiment les histoires de bagarre, à ceux qui aiment les histoires d’amour, à ceux qui aiment l’Histoire puisque c’est un roman historique (avec des personnages qui ont existé et des événements fictifs): D’artagnan côtoie le roi Louis XIII, le cardinal de Richelieu, tombe sous le charme de Milady, mais surtout devient l’ami indéfectible d’Athos, Porthos et Aramis: « Tous pour un, un pour tous! »

   C’est palpitant, plein de suspense et de rebondissements, d’aventures amoureuses, amicales, criminelles… A lire absolument! 

Disponible dans la bibliothèque de classe.

A noter qu’un film anglo-germano-français inspiré de ce roman est sorti en 2011. Il ne reprend qu’en partie le roman et ne mérite pas que l’on perde 110 minutes à le regarder.