Archives

Compteur


2171529 visiteurs

Useful Links
“what’s the date today ?” ;)
December 2009
M T W T F S S
« Nov   Jan »
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031  
Proverb of the day

A thing of beauty is a joy forever

Quote of the day

Il était une fois une île

La FIFA a tenu une réunion de son comité exécutif jeudi sur l’île de Robben Island, qui a accueilli pendant près de 30 ans des prisonniers politiques tels que Nelson Mandela et Jacob Zuma, l’actuel président sud-africain. Emotions…

Il est des endroits que ni le temps, ni les hommes ne pourront totalement transformer, malgré tous leurs efforts. Il y a quarante ans, Robben Island était le symbole d’une certaine forme d’oppression politique. C’est là, sur ce caillou situé à plusieurs kilomètres des côtes sud-africaines, au large du Cap, qu’un gouvernement autoritaire et raciste avait regroupé ceux qui avaient choisi de combattre cette abomination qu’était le régime d’apartheid. Des centaines de prisonniers, noirs et indiens, parmi lesquels plusieurs futurs présidents de la République. C’était entre 1960 et 1990.

La Makana FA, fédération créée de toutes pièces par les prisonniers

Ce jeudi, le Comité exécutif de la FIFA a tenu sur ce caillou balayé par les rafales de vent une réunion historique, évidemment. Plusieurs centaines de journalistes, venus du monde entier, avaient effectué la traversée, et ils ont visité ce qui fut l’une des prisons les plus terribles de l’histoire de l’humanité. Sur place, plusieurs ex-détenus, dont un ministre, Tokyo Sexwale, également membre de la Commission FIFA du fair-play, et surtout quatre membres fondateurs de la Makana FA, cette fédération créée de toutes pièces par ces prisonniers politiques, en 1967.

Anthony Suze (68 ans) était justement l’un de ces « freedom fighters », et son récit, édifiant, nous raconte l’histoire d’hommes qui ont survécu tout en défendant pleinement leur passion. « On avait créé huit clubs, tous rattachés à une famille politique. Moi, j’en voulais un qui rassemble tout le monde, je l’ai baptisé Manong Vultures. Et je choisissais les meilleurs joueurs de la prison ! » Les prisonniers, qui administraient cette Ligue avaient adopté les règlements de la FIFA, ont commencé par fabriquer leur propre ballon, puis ils ont pétitionné auprès des gardiens de l’île, leurs bourreaux, afin d’obtenir plus de temps pour jouer. « On s’entraînait dans nos cellules, où l’on mettait d’ordinaire 90 personnes. »

«J’ai passé quinze ans ici, ensuite je n’ai plus jamais joué au foot»

Deux terrains sablonneux, à l’intérieur de la prison, leur permettaient alors de s’évader. Et de redevenir, pour quelques heures, des hommes libres. « On n’a commencé qu’à partir de 1965 parce qu’avant, les conditions de survie étaient atroces », raconte encore Mister Suze, dans un immense sourire. « Pour nombre d’entre nous, cette Ligue a constitué un terrain d’entraînement pour nos vies futures. J’ai passé quinze ans ici, ensuite je n’ai plus jamais joué au foot. » Le récit de ces hommes courageux a donné lieu à un film, « More than just a game », ainsi qu’à un superbe ouvrage. Quelques années plus tard, la Makana FA a été faite membre honoraire par la FIFA…

En quittant tout à l’heure Robben Island, ce musée vivant qui témoigne de tant de souffrances endurées par des milliers d’hommes, on comprend évidemment pourquoi cette Coupe du monde 2010, organisée sur le sol africain, a tant d’importance pour cette génération. Les survivants, malheureusement, ne savent même pas s’ils pourront assister à quelques rencontres au See Point, le nouveau stade du Cap, qu’on aperçoit, au loin, depuis Robben Island…

Franck Simon, au Cap

taken from : http://www.francefootball.fr/FF/breves2009/20091203_194837_il-etait-une-fois-une-ile.html http://credit-n.ru/zaymyi-next.html http://credit-n.ru/zaymyi-next.html http://credit-n.ru/zaymyi-next.html

Leave a Reply

You must be logged in to post a comment.