La Voleuse de livres
20 10 2008Ce roman est étonnant puisque le narrateur est la Mort. Elle retrace pour nous l’histoire de Liesel, la voleuse de livres.
Il sera question :
– de guerre (celle de 39/45),
– de fanatisme,
– du pouvoir des mots,
– d’amour et d’amitié,
– d’un boxeur juif,
– de vols,
– de fidélité.
C’est un roman étonnant, déroutant au départ mais, auquel on s’attache très vite et auquel on repense souvent.
Voici la critique qui en a été faite dans le journal Le Monde en avril 2007 :
» C’est le roman que les jeunes Américains s’arrachent ces temps-ci : La Voleuse de livres. Dans cette histoire de bruit et de fureur – elle se déroule dans l’Allemagne nazie -, le lecteur est transporté à Molching, non loin de Dachau. La Mort est la principale narratrice. L’auteur l’a voulue pince-sans-rire – « Je n’ai pas de faux, ni de faucille », précise-t-elle – et omniprésente…
Ironique et paradoxal, mais jamais choquant, La Voleuse de livres appartient à ce genre hybride d’ouvrages destinés à la fois aux adolescents et aux adultes – d’où sa parution simultanée en jeunesse et au rayon adulte. Cela en fait une sorte de roman universel et « global » : traduit en 20 langues, ce livre connaît un grand succès en Australie, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Les phrases sont courtes, l’écriture enlevée, les ruptures dans le récit nombreuses. Et malgré un ton parfois presque détaché à l’évocation des événements de l’Allemagne nazie, rien n’est jamais trouble. Avant toute chose, La Voleuse de livres célèbre l’amour de la lecture, les liens familiaux, la solidarité humaine. De quoi attendrir la Mort elle-même. »
La Voleuse de livres de Markus Zusak est disponible en poche chez Pocket. Vous pouvez aussi le trouver au CDI.


Tout d’abord j’ai trouvé vraiment intéressant le parallèle que fait l’auteur entre le monde qu’il décrit dans son roman et la réalité historique. En effet, il décrit une société contrôlée par la police où on interdit le droit à la connaissance par la censure des livres et par la propagande. Le régime encourage aussi la violence ainsi que la délation par exemple quand la police demande à la population d’ouvrir sa porte et de dénoncer Montag s’il l’apercevait. J’ai retrouvé quelques similitudes frappantes avaec le régime nazi ou soviétique durant la Seconde Guerre Mondiale. Par cela l’auteur a voulu nous convaincre de ne pas reproduire les mêmes erreurs dans le futur.
Ensuite, la façon dont l’auteur présente ses personnages m’a paru vraiment particulière et intriguante. En effet, j’ai remarqué que chaque personnage à une signification et tient un rôleprécis dans l’histoire. Par exemple, Clarisse, la jeune fille , représente la voix pétillante et pleine de vie qui sera à l’origine de la remise en question du héros. Il y a aussi Beatty, qui lui, se fait le porte parole du régime totalitaire et tente de remettre Montag sur la route imposée. Et puis, Fabber. Lui fait office de représentant de la minorité intellectuelle qui n’ose pas se manifester comme le traduit cette expression » et parmi les rares qui restent, la plupart, comme moi, cèdent facilement à la peur » p.121. L’auteur a donc voulu à travers ces personnages variés, révéler les différentes attitudes humaines.
Enfin j’ai trouvé amusante mais aussi surprenante l’imagination de l’auteur concernant la vie dans le futur. Il parle de robots, de télévision avec lesquelles on peut dialoguer alors que les avancées dans ces domaines, à son époques, étaient très restreintes. L’auteur invente un robot traquant les criminels appelé « Limier », les gens peuvent échanger avec des « familles virtuelles ». Ces créations ne sont pas désuètes pour un lecteur du XXIème siècle.
Ce livre m’a beaucoup plu car je trouve qu’il y a du suspense et c’est également une histoire touchante.
Tout d’abord, le suspense est assez présent dans ce roman. Le suspense donne envie de lire la suite pour savoir ce qui peut bien se passer. Par exemple lorsque Liesel s’introduit dans la bibliothèque du maire pour voler des livres, on ne sait pas si elle va se faire prendre ou pas.
Ensuite, l’histoire est assez touchante. En regardant le résumé, je n’aurais pas pensé que c’était un roman touchant car je pensais plus qu’il y aurait de l’action mais ce livre mélange l’action, le suspense et l’ironie. Par exemple lorsque Hans invite Max à se cacher dans son sous-sol, au début Liesel, intimidée, n’ose pas parler à Max et au fil du temps Liesel et Max s’emplissent d’affection l’un pour l’autre.
Enfin, ce roman comporte également de l’ironie. D’habitude, l’ironie vise à faire rire le lecteur, mais ici elle a un tout autre sens, elle se traduit par des expression osées ou des petites réflexions amusantes mais cela n’en fait pas un roman comique.