Marie-Adélaïde

8 02 2009

Marie-Adélaïde est un tableau d’Etienne Liotard. C’est le point de départ des nouvelles de Gwenola et Pauline.

Vous pouvez lire les textes puis découvrir le tableau après l’avoir imaginé ou, au contraire, observer le tableau (en cliquant sur son titre) et voir ce qu’il devient dans les nouvelles.

La surprise
C’était un dimanche comme les autres, j’allais voir ma chère et tendre amie Marie-Adelaïde. Elle habitait la rue Bloomsbury, un petit quartier de Londres paisible , fortuné et très populaire. Ce matin-là, je m’habillai en vitesse, pressé de la voir et de savoir si elle avait aimé le livre de Jules Verne L’île mystérieuse que je lui avais prêté, elle qui n’aimait pas les romans à l’eau de rose et veut de l’aventure. Je sortis dans la rue, vers Oxford street d’un pas rapide.

Arrivé près de l’immense quartier de Bloomsbury , je vis de nouvelles constructions et de nouveaux arrivants. l’architecture des maisons était de plus en plu belle, je pensais à ma prochaine peinture avec peut-être en arrière-plan l’une de ces demeures pour représenter les richesses de Londres. Après quelques patés de maisons, j’arrivai. Le porte était ouverte alors j’entrai. Je l’aperçus dans le salon, à moitié allongée sur le canapé et elle lisait le livre que je lui avait prêté d’un air calme et reposé. Elle portait une élégante robe à fleurs et un chapeau avec différents bijoux et une belle plume rouge. Je me fis entendre avec quelques petits coups contre la porte. elle ne prit ni le temps ni la peine de se retourner, elle savait que c’était moi. Elle avait l’air tellement passionné que je n’osai pas la déranger. Elle me dit qu’elle aimait le livre et qu’elle l’avait presque fini.

Brusquement je lui arrachai le livre des mains, déchirai la couverture et le lui tendit. Son visage était choqué , elle eut presque peur en me voyant si déchaîné. Elle ne voulait plus reprendre le livre de mes mains, peut- être par frayeur . Quand elle tendit enfin ses mains, je vis qu’elle tremblait, elle me prit le livre rapidement et le serra contre elle un instant. Je lui fis signe de regarder le livre. Au moment où elle regarda le livre de nouveau, elle resta sans voix, j’avais posé une fausse couverture signée Jules Verne. Sur la vraie, apparaissait la signature Pierre-Louis Blons : c’était son père. Tous ses goûts et sa passion pour l’aventure venaient de lui, cet homme qu’elle avait idolâtré pendant toute ces années. A la fin du livre, il y avait une dédicace : « pour ma fille, pour la faire voyager afin qu’elle ne s’ennuie pas ..  »

Le meurtre dans l’ombre

En ce 17 octobre 1753, Marie-Adélaïde était dans son hôtel parisien, l’hôtel Saint-Louis Bastille dans le 5ème arrondissement. Elle lisait son journal intime à moitié allongée dans le sofa de sa chambre d’hôtel. L’ambiance était calme, on entendait une musique de fond venant de la chambre voisine. Tout à coup, Marie-Adélaïde entendit la porte s’ouvrir, elle avait oublié de s’enfermer à clé comme à son habitude. Elle pensait que ce n’était que le vent, la porte se trouvait dos à Marie-Adélaïde. Elle commença à s’inquiéter car on entendait des bruits bizarres dans le couloir. Elle décida alors de se lever pour aller voir ce qui se passait, mais à peine eut-elle le temps de se lever qu’un homme lui planta un couteau dans le dos. La personne s’enfuit avec le journal intime de Marie-Adélaïde, nul ne savait ce qu’il pouvait bien contenir, elle le laissait toujours dans son coffre-fort qu’elle fermait à double tour.

Deux heures plus tard, sa mère était sur le point d’entrer dans sa chambre, elle ouvrit la porte et découvrit sa fille dans une flaque de sang. Elle courut vers elle, pensant qu’il lui était juste arrivé un accident, mais c’était pire, sa fille venait d’être victime d’un meurtre. Elle s’empressa d’appeler la police qui arriva en urgence dix minutes plus tard. Ils se mirent alors à fouiller la chambre en quête d’un objet ou de quelque chose qui pourrait les aider. Ils trouvèrent la clé de son coffre-fort, ils l’ouvrirent mais il était vide. Sa mère, en pleurs, dit aux policiers qu’elle y rangeait toujours son journal intime. Mme Des Vasceleaux s’empressa d’appeler son mari, mais il ne répondit pas. Le jour suivant, le corps de Marie-Adélaïde fut transféré au cabinet du médecin légiste qui, deux jours plus tard, trouva une empreinte sur la nuque de Marie-Adélaïde, il n’en était pas sûr mais pensait qu’il s’agissait d’une personne de la famille Des Vasceleaux. Après quelques analyses plus approfondies, le médecin légiste découvrit qu’il s’agissait du frère de Marie-Adélaïde. Quel choc pour Mme Des Vasceleaux ! Les policiers allèrent donc arrêter Julien à son domicile, mais lorsqu’ils frappèrent à la porte personne ne vint ouvrir. Il fallait enfoncer la porte. Ils fouillèrent l’appartement de Julien de fond en comble et trouvèrent bien caché au fond d’un tiroir un couteau plein de sang. C’était sans doute l’arme du crime, le médecin légiste examina donc le couteau. Il s’agissait bien du sang de Marie-Adélaïde mais on ne put arrêter Julien : il était introuvable.

Trois jours plus tard, le père de Marie-Adélaïde fut convoqué par un officier de police pour un interrogatoire. Au bout de quelques heures de torture, Mr Des Vasceleaux avoua tant bien que mal qu’il avait aidé Julien à se cacher. Lorsque Mme Des Vasceleaux apprit cela, elle s’effondra, elle n’aurait jamais pensé que son mari était capable d’une telle cruauté. Enfin, Julien fut retrouvé et accusé du meurtre de sa sœur, il fut condamné à vingt ans de prison et quant à son père, cinq ans d’emprisonnement pour complicité.


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