La femme de l’artiste

12 02 2009

D’après le tableau d’August Macke intitulé Femme de l’artiste, voici la nouvelle de Vincent.

Vous pouvez lire le texte puis découvrir le tableau après l’avoir imaginé ou, au contraire, observer le tableau (en cliquant sur son titre) et voir ce qu’il devient dans la nouvelle.

Quelle peur !

Paul était en croisière dans le Pacifique sur un paquebot. Au cours d’une soirée, le navire fit naufrage et Paul se retrouva sur une île.

Cela fait déjà plusieurs jours que je suis arrivé sur ce paradis inconnu des hommes jusqu’à maintenant. Ma vie s’est organisée peu à peu. Je me suis construit un vrai petit campement. J’ai bâti une petite cabane, suffisante pour m’abriter lorsqu’il pleut. Elle est faite de bois ramassé sur le sol, à part le toit qui lui est en feuilles de palmier. Ces feuilles, quand elles sont entassées astucieusement, ne laissent pas passer la pluie et protègent des rayons du soleil. Dès le premier jour, j’ai aperçu des cocotiers et des bananiers. Les fruits provenant des ces arbres m’ont permis de me nourrir. Il y a également une rivière qui me fournit en eau douce.

Aujourd’hui, cela fait cinq jours que je suis sur cette île et la solitude commence à se faire sentir. Pourquoi me suis-je embarqué dans cette galère ? Je n’ai rien fait de la journée, je me sentais trop faible.

Le soir venu, je suis sorti un peu et j’ai entendu un bruit étrange qui provenait de la forêt. Intrigué, je me suis approché, je sentais que le bruit n’était pas loin. Je n’ai pourtant rien vu, il me semblait que j’étais seul. Je dois halluciner à cause du manque de nourriture, de sommeil et surtout de vie sociale. Le bruit se rapprochait de plus en plus et laissait place à des cris. A ce moment-là je ne peux expliquer pourquoi je me suis mis à courir sans savoir où j’allais. Je ne pouvais pas me retourner. Je ne pensais qu’à une seule chose : retrouver ma femme. J’ai alors trébuché sur un rocher et j’ai dû perdre connaissance. Je me suis réveillé dans un lit douillet, mon lit douillet avec mon odeur et celle de ma femme. Lorsque j’ai ouvert les yeux, je l’ai vue. Elle était assise à la table en train de lire un de ses livres comme à son habitude. Elle avait cette air sérieux, l’air qui m’avait séduit auparavant. Elle portait sa veste bleue qui lui allait si bien. Je l’ai embrassé tendrement, rassuré, je me suis assis auprès d’elle et j’ai recommencé à vivre en oubliant ce mauvais rêve.


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