La lecture

13 02 2009

Ce tableau Pieter Janssens Elinga, intitulé La lecture, a donné des idées à Justine.

Vous pouvez lire le texte puis découvrir le tableau après l’avoir imaginé ou, au contraire, observer le tableau (en cliquant sur son titre) et voir ce qu’il devient dans la nouvelle.

Merveilleuse nuit

C’était il y a treize ans maintenant, jour pour jour, c’était un soir d’été, le 6 août 1603. Ca s’était passé dans l’étroite ruelle Richelieu, dans leur propre rue, leur maison était à quelques mètres seulement !
Ce soir-là, elle et son mari étaient allés dîner au restaurant le plus chic de l’arrondissement ; il se trouvait dans une rue voisine. Elle, avait mis sa plus jolie robe, lui, un costume bien élégant.
Ils avaient deux enfants mais, ce 6 août, ils avaient demandé à une amie de les garder. Elle et son mari avaient passé une agréable soirée. Ils rentraient à pied, un peu alcoolisés par le bon champagne qui avait été servi au restaurant. Ils ne marchaient pas bien droit mais, qu’importe ! Ils étaient heureux et amoureux. Lui, aimait la faire rire aux éclats, alors à ses côtés elle riait, ne se souciait de rien, ça se sentait. Mais les deux malheureux ne se doutaient pas qu’ils étaient suivis par un homme étrange, un homme cagoulé, vêtu de noir. Nous, on le savait, on voyait TOUT de là où nous étions placées. Si on avait pu parler, on les aurait prévenus. On le jure, on les aurait avertis.
Alors il arriva ce qu’il devait arriver. Un coup de feu, un seul avait suffi, en plein coeur de monsieur, l’homme cagoulé s’enfuyait déjà dans l’obscurité de la nuit. Son mari s’écroula à terre, baignant dans son sang. Elle avait compris que c’était fini, il était parti… Le pire était d’annoncer aux enfants qu’ils ne reverraient plus jamais leur père.
Ce soir-là, elle n’avait jamais pu l’oublier. Les enfants étaient grands et indépendants maintenant. Depuis ce jour, elle vivait seule et ne sortait plus. Elle n’avait plus eu d’hommes dans sa vie et n’avait pas déménagé depuis la mort de son mari. Elle lisait à longueur de journée, elle s’asseyait sur sa chaise habituellement à la lueur des vitraux de sa chambre.
Nous le savions ça aussi, car pendant toutes ces années, nous étions à ses pieds.


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2 réponses à “La lecture”

18 03 2009
Justine (17:00:55) :

Le commencement a été dur…
Le fait de s’inspirer du tableau aussi… 🙂
Mais je suis plutôt fière de mon résultat =)

18 03 2009
prof29 (17:32:03) :

A part quelques anachronismes, l’idée de prendre les chaussures comme narrateur était très intéressante.

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