Le Voile noir

1 03 2010

J’aime beaucoup cette autobiographie d’Anny Duperey et, apparemment, certains d’entre vous ont partagé ce plaisir de lecture.

Je vous laisse découvrir l’opinion de Morgane de 1ère L.

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« Cette autobiographie m’a beaucoup plu, Anny Duperey  évoque son traumatisme d’enfance d’une manière simple et sincère ce qui m’a vraiment touchée. Cet événement tragique, qui est la disparition de ses parents à l’âge de huit ans, a eu des conséquences irréversibles tout au long de sa vie. Son histoire et les épreuves auxquelles elle a dû faire face ne sont pas racontées dans un ordre chronologique, cependant son style d’écriture permet au lecteur de comprendre très rapidement les évènements et les souvenirs auxquels elle fait allusion. A travers cette œuvre, le lecteur se rend compte que la vie n’est pas toujours facile à vivre même si comme dit l’auteur « être orpheline m’a aidé lors de mes études ». Nous ne pouvons pas savoir comment demain se passera ni où et avec qui nous serons dans une semaine, dans deux mois, dans un an. Le texte d’Anny Duperey pousse les lecteurs à la réflexion, et, je pense que c’est la franchise dont l’auteur fait preuve sur sa propre existence qui permet aux lecteurs de réfléchir sur son histoire. En effet, Anny Duperey avoue sans complexe et sans honte ni même de regrets le fait qu’elle ait tout tentée pour se couper de sa famille, ce qui n’est pas un acte sans conséquence pour beaucoup de personne. Mais elle accepte et attend, selon moi, les jugements et les reproches que les lecteurs pourraient lui faire, car elle déclare tout ce qu’elle a sur le cœur sans rien cacher. Je crois que c’est avant tout cette grande qualité qui m’a impressionnée dans ce texte, l’auteur n’a pas peur du regard des autres et assume tout ce qu’elle a pu faire. Dans le passage où elle raconte les conditions de mort de ses parents et ce qu’elle a fait ce jour là, elle s’interroge sur ce qu’elle aurait dû faire ou non et laisse ainsi le lecteur la juger.

C’est un très beau livre qui raconte l’histoire d’une vie bouleversante, et dont le narrateur est une jeune fille très attachante. J’ai beaucoup aimé certains passages de cette œuvre, les souvenirs de joie et de bonheur que possède l’auteur sont des moments très intenses. Au contraire, les moments de désespoir et la douleur, la tristesse qu’elle exprime parfois m’ont ouverts les yeux sur la souffrance que nous pouvons ressentir lors de la perte d’un être cher. Cela m’a un peu effrayée, je peux l’avouer. J’ai donc ressenti de vives émotions à la lecture de cette autobiographie, ce que j’ai apprécié. De plus, les photographies qui accompagnent le texte permettent aux lecteurs de s’imaginer la vie de l’écrivain avec l’aide des nombreux détails que nous pouvons observer sur ces images. »

Je vous livre également l’avis de Léa :

« Le voile noir, oeuvre autobiographique d’Anny Duperey est, selon moi, une véritable
révélation littéraire.
De nombreux éléments ont contribué à ma satisfaction. Notamment, le style de l’auteur d’une franchise qui peut se révéler quelque peu désarmante. Elle revient par exemple sur
certaines de ses idées et y exprime son mécontentement – ou au contraire sa satisfaction – sans pour autant modifier ce qu’elle a écrit précédemment. Une expression marquante :
« Relisant ce que je viens d’écrire, je suis frappée par ces mots » (Page 49). De cette manière, il est aisé de s’identifier au personnage, le lecteur a l’impression d’être pris pour
confident.
Par ailleurs, le fait de mêler photographie et écriture donne au récit plus de relief. Il est ainsi plus évident de se figurer les lieux et les personnages. Effectivement, pour pouvoir constater
les ressemblances l’appui de la photographie même noire et blanche est bien utile. Dans cet esprit, lorsqu’elle évoque les yeux de sa mère et la tristesse perceptible (Page 183), les
clichés nous aident considérablement.
Pour terminer, l’atmosphère quoique parfois pesante, nous retransmet efficacement ses émotions. L’écrivain nous transporte, sans pour autant tomber dans une surenchère de la
douleur et de l’accablement. Elle emploie de nombreuses métaphores telles que : « l’impression de porter en soi un engrenage complexe et lourd » (Page 175). Ainsi, sans
tomber dans les extrêmes, elle arrive à poser les justes mots sur son affliction. »

Cette oeuvre est disponible au CDI.


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