La chambre de La Boétie
15 11 2014Voici la présentation d’un projet qui s’est déroulé en 2010 :
« Deux semaines coupé du monde pour l’artiste Arno Fabre.
L’artiste Arno Fabre a passé plus de deux semaines seul, cloîtré dans la chambre d’Étienne de La Boétie, à recopier sur ses murs « le Discours de la servitude volontaire ». Il lui en a fallu du courage et de l’aplomb au jeune Étienne de La Boétie, en 1549, pour poser publiquement la question de l’autorité et de sa légitimité. Du haut de ses 18 ans à peine – 16 ans avancent certains biographes -, il bravait les courants absolutistes en assénant : « Il y a trois sortes de tyrans. Les uns règnent par l’élection du peuple, les autres par la force des armes, les derniers par succession de race. ». Son « Discours de la servitude volontaire » claque, dérange, bouscule.
Cette thèse, d’une puissance subversive rare pour l’époque, Arno Fabre, artiste plasticien, l’a dévorée. Une première fois en français moderne, puis en moyen français. « Quand je suis arrivé en résidence à Sarlat, j’ai installé mon bureau dans la chambre d’Étienne, une pièce sans caractère. Et en fumant mes cigarettes à la fenêtre, je voyais des touristes qui mitraillaient sans cesse cette maison que l’on retrouve partout. Dans le « Guide vert », en logo sur l’autoroute. Je me suis demandé si ces gens connaissaient vraiment La Boétie. Ont-ils lu son Discours qui n’est mentionné nulle part en ville ? Pour moi, c’était évident, sa place était sur ces murs. » (extrait du journal Sud Ouest, le 21 mai 2010)
Voici maintenant une vidéo de ce projet :
Visitez le site de l’artiste pour regarder des photos de ce projet et connaître sa démarche.

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