22 03 2008 Nous sommes en Belgique, dans les années 40. Joseph a sept ans, bientôt huit comme il le clame fièrement. Pourtant, il va être obligé de mentir, de changer de nom, de quitter ses parents et de dire qu’il a six ans car « le plus tard (il) sera adulte, le mieux (il) se portera ». Juif, le jeune garçon est recueilli par le père Pons qui le cache parmi tous les autres enfants qu’il protège dans la Villa Jaune.
Un court roman qui se lit facilement. Eric-Emmanuel Schmitt se sert de la métaphore de l’arche de Noé pour évoquer les Justes qui ont pris tous les risques pour sauver des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale. Les conversations entre Joseph et le père Pons sont l’occasion pour l’auteur de mener une réflexion sur les religions et la tolérance.

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prof29
Catégories : Dans ma bibliothèque 21 03 2008 Eleni a une vie banale, régie par les conventions de l’île de Naxos où elle vit. Elle est heureuse avec son mari, ses deux enfants et sa meilleure amie qui lui rapporte tous les commérages de l’île. Ses journées sont rythmées par son travail de femme de ménage dans un hôtel et les tâches ménagères qu’elle accomplit chez elle.
Un jour, dans une des chambres dont elle a la charge et qui est alors occupée par un couple de Français, elle fait tomber une pièce d’un jeu d’échecs. Ce qui pourrait sembler anecdotique va en fait bouleverser sa vie.
Attirée par ce jeu et ce qu’il représente, Eleni va braver tous les interdits de l’île, ignorer les remarques de son mari, les ragots colportés par sa meilleure amie pour apprendre à jouer aux échecs.
Elle, qui n’a jamais lu un livre, quitté l’école très tôt, va se plonger dans les manuels d’apprentissage et s’entraîner à chaque instant de liberté.
Le plus vieux jeu du monde la mènera à l’émancipation.
Un bref roman classique mais agréable à lire qui donnerait presque envie de se mettre aux échecs !

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prof29
Catégories : Dans ma bibliothèque 20 03 2008 Elle, c’est Isabelle Rimbaud, la soeur d’Arthur. Son frère rentre en France, il est de retour chez eux. Mais, il a bien changé ! Il souffre, il a été amputé d’une jambe. Isabelle l’aide, le soutient, l’encourage inlassablement. Dans son journal intime, elle rend compte de leur relation, des difficultés de son frère, des réactions de leur mère.
Philippe Besson a imaginé ce journal mais, il y a également intégré des fragments des véritables cahiers d’Isabelle Rimbaud. Il est impossible de faire la distinction entre les deux tant il s’est fondu dans le style et les émotions de la jeune femme.
Ce roman permet d’en apprendre plus sur la fin de vie d’Arthur Rimbaud mais, il permet surtout de découvrir la relation entre un frère et une soeur que tout sépare.

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prof29
Catégories : Dans ma bibliothèque 20 03 2008 Monsieur Linh est un vieillard. Il a tout perdu dans un conflit qui a détruit la terre de ses ancêtres. Il s’en va une valise à la main, sa petite-fille dans les bras.
Après un voyage en bateau, il débarque dans une ville grise et froide où il côtoie d’autres réfugiés. Il rencontre alors Monsieur Bark qui, malgré la barrière de la langue, devient son ami. Les deux hommes se comprennent par la musique des mots. La petite fille, centre de la vie du vieux monsieur, est un lien entre eux.
Un très beau roman de Philippe Claudel, court et dense. Il traite de l’amitié, de la tolérance, de l’amour.

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prof29
Catégories : Dans ma bibliothèque 12 03 2008 Lazare Ponticelli, le dernier poilu est décédé aujourd’hui. Les soldats de la première guerre mondiale étaient surnommés ainsi à cause des conditions de vie dans les tranchées. En effet, les militaires laissaient pousser barbe et moustache et, de retour à l’arrière, paraissaient tous « poilus ». Mais, et sans aucun doute surtout, le mot « poilu » désigne aussi à l’époque dans le langage familier quelqu’un de courageux.
Je vous conseille donc la lecture de ces deux très beaux romans sur les soldats de la Première guerre.
Le premier retrace l’histoire des gueules cassées c’est-à-dire des soldats défigurés pendant les combats. La chirurgie reconstructrice n’existait pas encore et, à leur retour du front, ils devaient donc vivre avec un visage ravagé. L’auteur, Marc Dugain, s’est servi de l’histoire de son grand-père pour rédiger La Chambre des officiers. Il y retrace le parcours d’Adrien qui, blessé par un éclat d’obus, est conduit dans « la chambre des officiers ». Il y séjourne avec d’autres soldats défigurés. Ils sont privés de miroir mais pas d’amitié.

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Le deuxième vous mettra dans la peau de plusieurs poilus. Laurent Gaudé a en effet choisi le point de vue interne dans Cris. Le roman est composé de multiples paragraphes qui, tous, commencent par le nom d’un poilu. Vous serez donc dans la tête de chacun d’eux. Tous vivent la même guerre mais, ne portent pas le même regard sur les faits, la vie, l’espoir. Le début peut sembler déroutant, il faut néanmoins se laisser embarquer dans ce « témoignage ».

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Vous pouvez aussi lire la BD de Tardi intitulée C’était la guerre des tranchées. A travers ses dessins en noir et blanc, l’auteur met en scène la cruauté des combats, le froid, la peur. La guerre devient un personnage à part entière.

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prof29
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