Classicisme

24 11 2010

Vous avez préparé votre synthèse sur le Classicisme. Voici des informations complémentaires :

– une présentation très claire agrémentée de nombreux textes.

– un site qui présente le mouvement et propose des fiches imprimables sur les auteurs, les oeuvres, le théâtre et l’esthétique classique.




Anthologies

22 10 2010

Vos anthologies étaient vraiment réussies et très personnelles. Elles reflétaient vos goûts, vos centres d’intérêts.

J’ai apprécié l’originalité de certains de vos travaux. Je n’ai pu malheureusement tous les photographier mais, voici un petit florilège !

Marie a consacré son anthologie aux chats en me proposant, en prime, un petit rébus.

Elisabeth avait choisi pour thème la guerre et elle a superbement illustré « Le Dormeur du val » de Rimbaud.

Justine invitait le lecteur à ouvrir sa valise pour partir en voyage.

Angélique avait déniché un coffre au fond de la mer pour illustrer sa thématique : le milieu marin.

Manon L. a suivi l’évolution du sentiment amoureux.

Manon I. avait choisi un thème grave : la Shoah.




Vanités

27 09 2010

Nous avons observé deux tableaux en classe. Vous pouvez poursuivre votre découverte de la vanité en peinture :

  • Ici, une définition claire de la vanité,
  • , l’analyse complète d’une vanité,
  • La présentation d’une exposition qui s’est tenue au musée Maillol à Paris,
  • En cliquant sur ce lien, vous pourrez télécharger un diaporama sur les vanités en peinture.

diaporama vanités

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Autour de Rimbaud

23 09 2010

Nous en avons parlé aujourd’hui, vous pourrez retrouver ici le roman que Philippe Besson a imaginé autour de la relation entre Rimbaud et sa soeur Isabelle.




Charles Juliet

9 04 2010

Un article de Télérama très intéressant sur l’auteur de Lambeaux. Je vous en ai parlé en cours. A lire pour en apprendre davantage sur son écriture, l’autobiographie…

http://enfinlivre.blog.lemonde.fr/files/2009/08/charles_juliet.1250251895.jpg




Texte 1

20 03 2010

Vous pouvez télécharger le poème de Victor Hugo, « Souvenir de la nuit du 4 ».

texte1

http://www.icarito.cl/vgn/images/portal/FOTO042005/186715352Victor%20Hugo.jpg




Le Clézio et le Nobel

9 10 2009

L’an passé, Jean-Marie-Gustave Le Clézio a obtenu le prix Nobel de littérature.

Vous lirez ici une présentation intéressante de l’écrivain dans son rapport à la littérature. Cet article vous permettra également d’accéder à l’intégralité du discours de Le Clézio à l’Académie Nobel.

Pour en savoir un peu plus sur le Nobel, lisez ceci.

NB : il est intéressant de noter qu’Alfred Nobel est l’inventeur de la dynamite. Peut-être l’utilisation de sa fortune pour récompenser ceux qui ont oeuvré pour la paix et le bien de l’humanité compense-t-elle cela…

http://www.lexpress.fr/medias/103/1-jmg-le-clezio_4.jpg




J.M.G. Le Clézio

9 10 2009

Vous trouverez ici une présentation complète de l’auteur de L’Africain.

http://www.casino770.com/blog/media/Le_Clezio_300x383.jpg




Les textes

4 09 2009

Voici les 5 textes que vous allez étudier durant cette première séquence.

sq1-textes

Vous pouvez les télécharger. Cela vous sera utile pour les oraux blancs et pour l’oral de fin d’année.

Si cela ne fonctionne pas, laissez un commentaire.




Jean Tardieu

4 09 2009
vignette du site Amazon

vignette du site Amazon

Découvrez cet auteur ici.

Vous pouvez aussi lire plusieurs de ces poèmes.




Francis Ponge

4 09 2009

Faites connaissance ici avec l’auteur du Parti pris des choses.

http://bibliotheque.univ-paris12.fr/scd/ponge/img/ponge_cig.jpg




Apollinaire

4 09 2009

Visitez le site officiel consacré au poète.

http://www.weblettres.net/blogs/uploads/r/Roumegoux/5798.jpg

Apollinaire portant un bandage suite à sa trépanation après avoir été atteint par un éclat d’obus à la guerre de 14-18.




Rimbaud

4 09 2009

Pour mieux connaître Rimbaud, visitez ce site qui lui est consacré.

Vous pouvez également flâner sur les 8 itinéraires qui composent cet autre site. Grâce à la voix du chanteur Arthur H, vous suivrez le poète depuis ses premières fugues jusqu’à l’Afrique.

Enfin, je vous conseille la lecture de ce roman qui vous permettra de découvrir les derniers jours de Rimbaud. De plus, ce roman pourra figurer sur votre descriptif de bac lorsque nous étudierons les réécritures en fin d’année.

http://www.xoolive.org/blog/wp-content/uploads/2007/11/rimbaud.jpg

Cette célèbre photographie, la plus illustre représentation de Rimbaud, fut prise par le photographe Etienne Carjat.




Manon et Gainsbourg

7 03 2009

Nous en avons parlé aujourd’hui : Serge Gainsbourg chante la perfidie de Manon.

Cette chanson a été écrite pour le film Manon 70 dont vous trouverez ici un résumé.

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Portrait du Dr. Johannes Cuspinian

23 02 2009

Gwladys a écrit sa nouvelle à partir du tableau de Lucas Cranach intitulé Portrait du Dr. Johannes Cuspinian.

Vous pouvez lire le texte puis découvrir le tableau après l’avoir imaginé ou, au contraire, observer le tableau (en cliquant sur son titre) et voir ce qu’il devient dans la nouvelle.

Un livre présage de mort

Il était arrivé au château au mois de Novembre de l’an de grâce 1412. Il faisait froid cette année-là, je m’en souviens. Les terres étaient gelées et les paysans se plaignaient sans cesse du manque de nourriture. J’étais un jeune commis à l’époque, au service d’un des plus puissants princes de l’Allemangne, Frédéric 1er Le Belliqueux, 1er duc de Saxe de la maison Wettin. Ma famille vivait dans la misère. J’étais donc allé demander une place au chateau. On m’y avait engagé pour aider aux cuisines.

Cela faisait déjà trois semaines que j’y travaillais quand il est arrivé, demandant l’hospitalité à notre bon duc. Des cheveux blonds, frisés et bien coiffés, des yeux bleus, petits et scrutateurs, un air bienveillant et chaleureux. Voilà à quoi ressemblait Johannes Cuspinian, docteur de son état, un personnage affable, souriant, au regard intelligent. C’est du moins ce qui me vint à l’esprit la première fois que je le vis. Le duc l’avait accueilli dans son château et l’avait invité à se joindre à lui et son épouse, Catherine de Brunswick, pour le souper. Je m’étais caché derrière les grandes portes attenantes à la salle à manger, ainsi que d’autres commis, tout comme moi, curieux d’en savoir plus sur cet étranger. Il était en effet assez rare d’avoir de la visite en cette période de l’année. Quand j’y repense je me dis que ce qui attisa le plus ma curiosité chez cet étrange individu fut ce livre à la couverture rouge, usée par le temps, qu’il tenait dans la main. Plus tard il me montra son contenu durant un après-midi ensoleillé.

Cela faisait déjà deux semaines que le docteur Cuspinian s’était installé parmi nous. On le voyait souvent déambuler dans le château ou encore partir en direction de la forêt au petit matin et revenir en début de soirée les poches remplies de diverses variétés de champignons et fleurs des bois. Je disais donc que cet après-midi là il m’avait montré son fameux livre. La curiosité avait été trop forte, je n’avais pu m’empêcher d’aller le trouver pour lui poser quelques questions. Il se tenait assis dos à un arbre aux abords de la forêt derrière le château. Il avait le regard dans le vague comme perdu dans une lointaine songerie. Je m’étais approché lentement et lui avais demandé de me parler de son livre. Il sembla surpris de ma requête mais finalement me tendit le livre. Je l’ouvris d’une main hésitante et découvris qu’il contenait des centaines de formuules mathématiques en tout genre et dont je ne compris absolument pas le sens. Je le regardai troublé, mais il me fit simplement un sourire et se leva pour ensuite partir en direction du château.

Deux jours plus tard une nouvelle se répandit. La duchesse était tombée malade durant la nuit. Tout de suite on pensa que c’était à cause du froid mais, bizarrement, beaucoup de monde avait pris froid ces derniers temps. A tel point que les trois quarts d’entre eux étaient morts la semaine précédente, alors que le quart restant était cloué au lit, agité de convulsions incontrôlables et pâle comme la mort. Je suis ironique bien sûr, il allait de soi que toutes ces personnes n’étaient pas mortes de froid mais avaient bien été empoisonnées comme le disait la rumeur qui circulait dans le château. Aussi, quand son épouse fut frappée du même fléau, le duc se décida à faire appel au docteur Cuspinian. Celui-ci déclara simplement qu’il ferait de son mieux pour sauver la duchesse. Ainsi, trois jours durant, les soigneurs se succédèrent au chevet de Catherine de Brunwick, sous les ordres du docteur. Quand on le rencontrait dans le couloir menant à la chambre de la duchesse, on pouvait souvent l’entendre psalmodier des paroles incompréhensibles. Il en devenait vraiment inquiétant.

Un matin, sans prévenir, il quitta le château. Le duc n’eut pas le temps de le retenir. Il lança des troupes de soldats à sa recherche, en vain, on ne le revit jamais.

Pour en revenir à la duchesse, vous aimeriez sans doute savoir ce qu’il advint d’elle. Je peux vous dire qu’elle survécut. Environ deux semaines plus tard, elle fut à nouveau apte à parler et ce qu’elle nous confia nous glaça d’effroi : « Il m’avait donné une tisane contre mes insomnies. Après l’avoir avalée je me suis sentie partir et alors que les ténèbres m’entouraient je le vis devant moi, un sourire cruel, et un livre à la main, un livre rouge. »




La plume

18 02 2009

Un tableau de Pietro Antonio Rotari (j’ignore son titre) a inspiré Marie D.

Vous pouvez lire le texte puis découvrir le tableau après l’avoir imaginé ou, au contraire, observer le tableau (en cliquant sur son titre) et voir ce qu’il devient dans la nouvelle

Une rencontre

Le soir tombe en cette froide de Décembre. La lune est pleine, le ciel dégagé. Louise sort de la maison furtivement, sans faire plus de bruit qu’une souris. Elle est impatiente. Elle va retrouver son ami, Jean. C’est leur premier rendez-vous. Grand, le cheveu noir, l’œil vif noir également, le teint mat, d’origine italienne, il a fait fondre Louise la première fois où ils se sont vus.

Tout en refermant la porte du 30, rue de Tilsit, son logis de Paris, où elle vit avec ses parents et ses deux sœurs, Hortense et Charlotte. Louise laisse son esprit vagabonder librement , elle repense à sa rencontre avec Jean. Elle s’en souvient si bien…

Tout le jour, elle travaillait à la chapellerie, comme d’habitude, au 2, rue Notre Dame de Nazareth. Tous Les clients étaient partis, et elle s’était installée sur une chaise avec son livre préféré, pour lire tranquillement. Mais à peine eut-elle posé les yeux sur la première phrase, qu’elle s’endormit. Soudain, elle sentit que quelque chose lui chatouillait la joue. Elle ouvrit les yeux brusquement et découvrit un ravissant jeune homme qui se tenait devant elle. Elle comprit aussitôt que c’était lui qui la chatouillait avec une plume. Son livre était tombé. Il se pencha pour le lui donner. Elle le remercia, mais lui demanda pourquoi il l’avait chatouillée. Il lui répondit qu’il n’avait pas trouvé d’autre moyen pour lier connaissance. Elle sourit. Il lui dit qu’il s’appelait Jean et lui donna un rendez-vous pour le soir-même, devant l’église Notre Dame. Louise était aux anges, c’était la première fois qu’un homme s’intéressait à elle. Pourtant, elle n’était pas laide. Grande, fine, blonde, les yeux bleus, elle pensait que c’était sa timidité qui « arrêtait » les gens. Mais il était beau garçon et paraissait vif d’esprit. Malheureusement, tout se compliqua. Elle rentra chez elle tranquillement, toute joyeuse. Cela n’échappa évidemment pas à sa mère. Celle –ci lui demanda ce qui la rendait si guillerette. Louise, qui avait toujours eu de bonnes relations avec elle, lui narra son aventure. Mais sa mère changea subitement d’expression. Elle grimaça, et soudain, hurla : « il est hors de question que tu voies ce garçon ! Les Italiens sont tous des voleurs ! Nous te l’avons répété, combien de fois, combien de fois, bon Dieu ? » Louise était interloquée, stupéfaite, déçue. Elle monta dans sa chambre, sur ordre de sa mère. Mais en regardant les rideaux crasseux, sur la fenêtre au carreau cassé, et rebouché au carton, elle réfléchit à un plan.

Et nous revoilà ! Louise avait bravé l’interdiction de sa mère, et marchait d’un bon pas en directions de l’église Notre Dame. En arrivant, elle n’aperçut d’abord rien du tout, car la nuit était assombrie par l’ombre de l’église Puis elle entrevit une ombre près d’un réverbère. Elle s’approcha… c’était lui. Ils se saluèrent mutuellement, et Jean lui proposa d’aller se promener le long de la Seine. Elle accepta. Ils parlèrent de leurs passions, elle lui parla de celle qu’elle avait pour la lecture et, il la partageait ; il lui parla de ses goûts pour la peinture. Elle n’avait jamais peint, mais il lui promit qu’elle essayerait. Ils parlèrent des dernières nouvelles, par exemple l’ascension de Mont Blanc, qui venait d’être réalisée en cet an 1786. Ils étaient tout à leurs projets, et à leur discussion quand soudain, ils se regardèrent. Ils se penchèrent largement l’un vers l’autre…quand d’un coup, Jean cria. Il se jeta sur le côté et hurla à Louise de faire de même mais, trop tard. Un cheval s’était emballé un peu plus loin et était parti au grand galop, traînant sa voiture derrière lui. Elle percuta Louise de plain fouet, et on entendit son cri aigu et déchirant se répercuter dans la nuit. Peu après, on entendit le cri de Jean : elle était morte sur le coup.




Jeune fille à la lecture

16 02 2009

Jeune fille à la lecture est un tableau de Fragonard. Voici ce qu’en a fait Lucie.

Vous pouvez lire le texte puis découvrir le tableau après l’avoir imaginé ou, au contraire, observer le tableau (en cliquant sur son titre) et voir ce qu’il devient dans la nouvelle.

Un amour à trois

L’histoire se passe en Camargue, en l’année 1757, dans une jolie petite maison située au bord de l’étang du Charnier. Cette demeure était habitée par Frédéric et Marie-Anne de Chombrodone ainsi que leur fille Amélie. Cette famille avait des revenus meilleurs que la moyenne grâce au métier du mari. Il était banquier. Sa femme quant à elle aimait la couture et confectionnait des costumes pour son mari et de magnifiques robes pour elle et sa fille. Amélie adorait porter les vêtements faits par sa mère.
Au premier jour du printemps la famille de Chombrodone prévoyait tous le temps une sortie à la plage Pièmanson mais, cette fois-ci ce ne fut pas le cas. La jeune fille et ses parents étaient invités à déjeuner en compagnie des Stalowflors. Cette famille était fort riche et fort réputée dans leur grande Camargue. Elle était composée du comte et de la comtesse, Jean-François et Cyrielle, et de leurs fils, l’un se nommait Vincent et devait avoir à peine 20 ans et l’autre Henry en avait 18. Pour l’occasion, Marie-Anne avait conçu pour sa fille une robe de couleur cyan et bleu marine, elle était composée d’un bustier où étaient brodées des roses et d’une jupe simple brodée en bas pour rappeler le haut.
Lors du repas, la jeune fille avait été placée entre les fils Stalawflors. Amélie s’était rapprochée de Vincent, l’aîné, trouvant le cadet inintéressant. Vincent lui parla de ses voyages en Amérique ou encore à Paris, Amélie rêvait d’aller à Paris depuis toujours.
Le lendemain, la jeune fille s’était tranquillement assise dans son fauteuil où elle se mit à lire un livre que son père avait commandé pour elle à l’occasion de son anniversaire, le mois dernier. Le livre était écrit par un économiste britannique, Adam Smith, et parlait de la nature et les causes de la richesse dans le monde. Elle fut interrompue par des bruits de voix qu’elle entendait dehors. Elle avait laissé sa fenêtre ouverte pour sentir la brise fraîche du printemps caresser son visage. Elle s’approcha de la fenêtre et vit Henry et Vincent parler avec son père, elle essaya d’entendre ce qu’ils se disaient mais elle était trop loin et ne percevait que des chuchotements. D’un coup son père regarda dans sa direction et lui demanda de venir les rejoindre. Elle fit une révérence en l’honneur de ses invités et leur sourit de son plus beau sourire. Les deux jeunes hommes l’invitèrent à une balade en calèche dans la forêt qui se trouvait autour du château de Montcalm. A la fin de la journée elle s’était rendue compte qu’elle était tombée amoureuse de Vincent.
Deux jours plus tard, Henry vint la voir seul, en lui expliquant que son frère était parti en voyage d’affaires à Paris et qu’il devait revenir dans deux semaines au plus tard. Pendant ce laps de temps, Henry lui rendit visite tous les jours. Il se baladèrent à pied ou à cheval et parfois en calèche, mais souvent ils se parlèrent et lurent ensemble.
Si on ne faisait pas attention, on aurait pu croire que c’était un joli petit couple, seulement ce n’était pas le cas. Amélie pensait à longueur de temps à Vincent et Henry s’en était rendu compte et essayait du mieux qu’il pouvait de la séduire. En vain ! Tout ce qu’il tenta se termina par un échec, le jeune fille ne voyait en lui qu’un ami. Si son conte de fée se terminait comme elle le souhaitait, il deviendrait son beau-frère. Deux semaines passèrent comme cela.
Au retour de Vincent, Henry lui annonça qu’il avait échoué et qu’elle ne voyait qu’en lui le frère de l’homme qu’elle aimait. Vincent se sentit coupable de ne pas avoir dit à Amélie avant qu’elle ne s’intéresse à lui qu’il était destiné depuis sa naissance à épouser une fille d’une famille noble qui vivait à Paris et que c’était pour cela qu’il s’y rendait souvent.

Le moment clé arriva, il lui expliqua toute l’histoire. Il vit qu’il lui avait brisé le cœur. Puis elle se leva et se dirigea vers sa maison, son corps semblait sans vie. Il lui demanda pardon mille et une fois, mais elle ne lui répondit pas. Il la suivit lorsqu’elle entra dans la cuisine, prit un couteau et se l’enfonça dans le cœur. Ce coeur qui, cinq minutes auparavant, avait été brisé en trop de morceaux pour pouvoir les compter ! Puis, elle tomba aux pieds de l’homme qu’elle aimait.




La lecture

13 02 2009

Ce tableau Pieter Janssens Elinga, intitulé La lecture, a donné des idées à Justine.

Vous pouvez lire le texte puis découvrir le tableau après l’avoir imaginé ou, au contraire, observer le tableau (en cliquant sur son titre) et voir ce qu’il devient dans la nouvelle.

Merveilleuse nuit

C’était il y a treize ans maintenant, jour pour jour, c’était un soir d’été, le 6 août 1603. Ca s’était passé dans l’étroite ruelle Richelieu, dans leur propre rue, leur maison était à quelques mètres seulement !
Ce soir-là, elle et son mari étaient allés dîner au restaurant le plus chic de l’arrondissement ; il se trouvait dans une rue voisine. Elle, avait mis sa plus jolie robe, lui, un costume bien élégant.
Ils avaient deux enfants mais, ce 6 août, ils avaient demandé à une amie de les garder. Elle et son mari avaient passé une agréable soirée. Ils rentraient à pied, un peu alcoolisés par le bon champagne qui avait été servi au restaurant. Ils ne marchaient pas bien droit mais, qu’importe ! Ils étaient heureux et amoureux. Lui, aimait la faire rire aux éclats, alors à ses côtés elle riait, ne se souciait de rien, ça se sentait. Mais les deux malheureux ne se doutaient pas qu’ils étaient suivis par un homme étrange, un homme cagoulé, vêtu de noir. Nous, on le savait, on voyait TOUT de là où nous étions placées. Si on avait pu parler, on les aurait prévenus. On le jure, on les aurait avertis.
Alors il arriva ce qu’il devait arriver. Un coup de feu, un seul avait suffi, en plein coeur de monsieur, l’homme cagoulé s’enfuyait déjà dans l’obscurité de la nuit. Son mari s’écroula à terre, baignant dans son sang. Elle avait compris que c’était fini, il était parti… Le pire était d’annoncer aux enfants qu’ils ne reverraient plus jamais leur père.
Ce soir-là, elle n’avait jamais pu l’oublier. Les enfants étaient grands et indépendants maintenant. Depuis ce jour, elle vivait seule et ne sortait plus. Elle n’avait plus eu d’hommes dans sa vie et n’avait pas déménagé depuis la mort de son mari. Elle lisait à longueur de journée, elle s’asseyait sur sa chaise habituellement à la lueur des vitraux de sa chambre.
Nous le savions ça aussi, car pendant toutes ces années, nous étions à ses pieds.




Les quatre philosophes

13 02 2009

Les quatre philosophes est un tableau de Rubens. Il a été le point de départ du texte de Victor qui a oublié de donner un titre à sa nouvelle.

Vous pouvez lire le texte puis découvrir le tableau après l’avoir imaginé ou, au contraire, observer le tableau (en cliquant sur son titre) et voir ce qu’il devient dans la nouvelle.

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La famille T.Blacksmith était très riche et très respectée. Monsieur T.Blacksmith était un vieil homme qui n’avait déjà plus ses cheveux et il était en fin de vie. Il habitait dans une grande maison qui se trouvait dans la rue du Temple à Paris. Il était originaire de Londres mais était venu habiter à Paris avec ses quatre fils parce que l’école pour devenir un vrai philosophe y était meilleure. Maintenant, M.T.Blacksmith vivait tout seul, ses quatres fils étaient tous devenus philosophes mais seuls trois étaient riches. Paul, le dernier de la famille n’avait pas réussi dans la vie et il attendait que son père meure pour qu’il puisse toucher une partie de l’héritage. L’aîné, Albert était marié mais n’avait pas d’enfant, il vivait bien et ne manquait de rien, surtout pas d’argent. Les jumeaux, Alfred et Robert vivaient ensemble et avaient une belle maison. Paul enviait ses frères.
Un jour, Monsieur T.Blacksmith mourut, il avait reçu quatre coups de couteau dans le dos. Bien sûr, tout le monde était persuadé que c’était Paul l’assassin pour qu’il puisse récupérer un peu d’argent mais, Paul avait réussi à prouver que ce n’était pas lui. Une enquête fut ouverte pour savoir qui avait assassiné M.T.BLacksmith,mais il n’y avait aucun indice, il n’y avait pas d’arme, aucun élément suspect et il n’y avait pas de témoin.
L’enquête fut ensuite abandonnée et les quatres frères Blacksmith se retrouvèrent pour partager l’héritage de leur père. Ils étaient dans la pièce de travail de leur défunt père, il y avait son propre buste et une grande table au centre. Albert avait la moitié de l’argent de son père, Alfred avait l’autre moitié, Robert avait sa maison et Paul avait juste son chien. Paul sur un coup de colère fit tomber le buste de son père sur la tête de Robert qui s’évanouit. Paul ne savait plus quoi faire, alors qu’Albert allait dessus, il se fit attaquer au couteau et mourut. Il ne restait plus qu’Alfred qui voulut s’enfuir, mais Paul n’ayant pas d’autre choix que de le tuer lança son couteau dessus, ce qui acheva Alfred sur le coup. La pièce était remplie de sang et de trois corps baignant dedans. Paul mit du sang sur la gueule du chien pour que l’on pense que c’était le chien qui avait déchiqueté les trois frères, il planqua ensuite le couteau et partit chercher de l’aide. Paul prit un air affolé et montra les corps. Les enquêteurs cherchèrent des indices éventuels qui permettraient de pouvoir accuser Paul mais ils ne trouvèrent rien. Ils crurent donc que c’était le chien qui avait fait ça et ils le tuèrent pour qu’il ne recommence pas.

Paul pensait vivre tranquille jusqu’à la fin de ses jours avec la fortune de son père mais il avait oublié un tout petit détail, son frère Robert n’avait pas été achevé et se réveilla à l’hôpital trois semaines plus tard. Au début, il avait perdu la mémoire mais, petit à petit, il la retrouvait. Robert finit par se souvenir de tout et dénonça son frère Paul qui fut pendu pour le meurtre de trois personnes.
Au final, c’est Robert qui eut l’héritage complet de son père et qui vécut tranquille jusqu’à la fin de ses jours.




La sieste

13 02 2009

Le tableau qui a inspiré Marie C. s’intitule La sieste. Il a été peint par Josef Franz Danhauser.

Vous pouvez lire le texte puis découvrir le tableau après l’avoir imaginé ou, au contraire, observer le tableau (en cliquant sur son titre) et voir ce qu’il devient dans la nouvelle.

Instinct animal


– Ouaf ! ça c’est moi, Neskwic, heureux de partir en promenade. Comme vous avez pu le constater, je suis un chien. Pour dire vrai, je n’ai plus toute la vivacité d’un jeune chiot ; mais j’apprécie toujours autant les longues ballades durant lesquelles je peux me dégourdir les pattes. Mes maîtres ne sont plus de toute jeunesse eux non plus. Ils s’appellent Ludwig et Anastasia et ont toujours été bons et gentils avec moi. Cela fait maintenant deux ans que nous avons déménagé. Mes maîtres étant à l’âge de la retraite, ils ont préféré la convivialité du village de Biberwier à l’agitation de Vienne. Nous coulons des jours tranquilles dans ce petit coin de paradis.

Un jour, en faisant notre marche quotidienne, nous avons croisé le postier. C’etait un gentil monsieur, qui ne manquait jamais de me donner une petite caresse amicale. C’était un homme massif, un bon vivant, une des personnalités qui donnaient vie au village. Il salua Anastasia, puis Ludwig et leur raconta les nouvelles du jour : « A ce qu’on m’a raconté, il paraît qu’il y a un jeune gars de la ville qui débarque pour passer un séjour dans notre cambrousse ! Et le pire, c’est qu’il sort de prison ! Il a pas l’air de bonne frequentation, si vous voyez ce que je veux dire… » Il nous salua encore une fois, puis repartit. Anastasia, perplexe, demanda a Ludwig de bien fermer la porte à clé le soir venu. Il s’exécuta avec un haussement d’épaule et la rassura en lui disant qu’avec un chien pareil (il parlait de moi!), ils étaient en sécurité.

Le lendemain, alors qu’ Anastasia ouvrait les volets, Ludwig aperçut un jeune inconnu. Naïf et bon de nature, il sortit à sa rencontre. J’en profitai pour l’accompagner et m’éclipsai discrètement de la maison. Je restai contre ses genoux, n’aimant pas cet intru. Il arborait un air mesquin qu’il déguisait en courtoisie. Ludwig, le trouvant sympathique, l’invita à venir partager notre dîner ce soir-là.

La nuit commençait à tomber lorsqu’il frappa à la porte. Une fois à table, on apprit qu’il se nommait Adolph. Il était étudiant en médecine, voulait devenir pharmacien et venait se ressourcer à la campagne avant de passer ses examens. Il avait un ton suffisant, et jetait des coups d’oeil au moindre recoin de la piece. Je n’arrivais pas a me détendre. Je montrais les crocs et grondais malgré moi, si bien qu’Anastasia fut obligée de m’enfermer dans le cellier. Les jours suivants, Adolph vint très souvent dans notre demeure, inventant toujours une excuse : prendre le thé, demander conseil sur les endroits à visiter dans la région. Ludwig, voyant que ces visites incessantes fatiguaient Anastasia, pria Adolph de ne plus venir. Celui-ci, vexé, partit.

Un jour où le soleil était haut, nous nous affairions tous les trois dans notre jardin. Toutes les fenêtres étaient ouvertes depuis l’aube pour aérer la maison. Quand nous rentrâmes dans la cuisine, nous étions fatigués et avions besoin de nous désaltérer. Anastasia me servit un bol d’eau provenant du pichet posé sur la table, puis versa également de l’eau pour elle et Ludwig. On ne disait mot (cela m’était d’ailleurs difficile ! ), exténués par notre effort. Anastasia vint rejoindre Ludwig à table et lut un livre de recette de cuisine, en quête d’inspiration pour le dîner. Mais l’attitude de mes chers maîtres était étrange. Leurs gestes étaient plus lents, leurs yeux à demi-clos. Puis, je les vis s’endormir. Je me sentais moi aussi comme happé dans un noir obscur, mon esprit était plongé dans le brouillard. Quand je me réveillai le lendemain, ma tête me faisait mal et ma vision était trouble. Je vis que Ludwig et Anastasia étaient toujours endormis. L’air était très froid. Je remarquai que les fenêtres étaient toujours ouvertes. Tout de suite, je me rendis compte de quelque chose de bien plus grave : les tableaux, l’argenterie dans la commode, la petite horloge en argent, tout avait disparu ! Je m’empressai de réveiller mes maîtres à grands coups de langue. Quand ils s’apercurent que tout ce qui avait de la valeur n’était plus là, ils furent effondrés. Ludwig s’en prit à la pauvre Anastasia, lui reprochant d’avoir laissé les fenêtres ouvertes alors qu’elle lui avait rappelé de fermer la porte à clé. On apprit qu’Adolph était reparti précipitamment, en ne prévenant personne. Nous en déduisîmes que l’eau de la carafe était droguée. Comme les fenêtres étaient ouvertes, Adolph en avait profité pour prendre le pichet et faire son mélange, ce qui lui laissait davantage de temps pour voler ce qu’il avait repéré. Cette attitude choqua l’opinion publique, et tout le village se mobilisa pour apporter le minimum vital à Ludwig et Anastasia. On n’entendit plus jamais parler d’Adolph.