Environnement
Un blog sur la géo-environnement

Palmarès des cités polluées.

Bonjour,

L’Institut Forbes, plus connu pour lister les grandes fortunes et les entreprises performantes, vient de publier le hit-parade des 25 cités les plus polluées du monde. Les critères d’évaluation englobent la pollution de l’air, la gestion des ordures, l’accès à l’eau potable, le potentiel « hôpitaux-médecins », et la présence de maladies infectieuses.

Tête de liste de ce classement 2007, Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan, port de la Mer Caspienne, et grande cité pétrolière. C’est d’ailleurs ce qu’on lui reproche. Eaux nauséabondes, mares de pétrole, et pollutions plurielles accompagnent l’exploitation de l’or noir, et la navigation qui lui est associée. Un petit aperçu de ce paysage où poussent de drôles d’arbres….

Dacca, la capitale du Bengladesh, seconde au classement, subit les conséquences de ses embouteillages monstres. L’air y est chargé de tout un tas de vilaines particules, très néfastes pour la santé. Selon un spécialiste interrogé dans le cadre de cette étude, améliorer la qualité de l’air est le médicament le plus efficace que l’on puisse espérer. Nous respirons tous, et tout le temps. Cinquième au classement, Mexico, également pointée pour la mauvaise qualité de son air. La capitale mexicaine, cité industrielle aux avenues encombrées, totaliserait près de 300 jours de pollution critique par an. Et encore, il paraît que de gros efforts ont permis une amélioration sensible de la qualité de l’air. Mais direction Dacca, pour bien comprendre ce qu’est un embouteillage…

Autres cité épinglées, Atananarive à Madagascar, et Port au Prince en Haïti. Ces deux villes, respectivement classées troisième et quatrième au classement, ont grandi trop rapidement, les infrastructures sanitaires n’ont pas suivi. Résultat de cette surpopulation urbaine, Atananarive et Haïti croulent sous les ordures, et ne savent que faire de leurs eaux usées.

Le rapport conclut à un bilan néfaste pour la santé des personnes, et pour l’économie, on ne se refait pas quand on s’appelle Forbes. Des études montreraient que pour 1 dollar US investi pour améliorer l’environnement de ces cités polluées, on récolterait 9 dollars, convertis en baisse des dépenses de santé, et en hausse de la productivité. Et pendant que les fumées noires et les ordures qui s’amoncèlent grignotent l’espérance de vie des habitants de Bakou, de Dakka, ou de Port au Prince, on vit plutôt pas mal à New-York, « ville-étalon » de ce classement. Mais c’est Calgary, au Canada, qui promet épanouissement et vie saine…

M.J.


Publié par marlene le 3 mars 2008 dans bagnole,déchets,Ville
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