Environnement
Un blog sur la géo-environnement

L’OCDE craint pour l’avenir de la planète.

Bonjour,

Réchauffement climatique et bouleversements environnementaux, on aura été prévenus. Cette fois, c’est l’OCDE ( Organisation de coopération et de développement économique) qui met en garde la communauté internationale. Au fil d’un pavé de 500 pages, l’OCDE examine les effets combinés de la démographie mondiale et de la croissance économique, à l’horizon 2030.

En 2030, la planète comptera 8,2 milliards d’habitants, contre 6,5 milliards aujourd’hui. Si l’économie mondiale continue sa course au rythme actuel, les besoins en matières premières – produits agricoles, minerais, énergies fossiles, bois, et eau – augmenteront de 60% dans les pays développés. Cette demande en matières premières explosera (+160%) chez les nouveaux monstres de l’économie mondiale, Chine, Inde, mais aussi Brésil et Russie.

Pour limiter les dégâts environnementaux et humains, l’OCDE désigne quatre priorités: le climat, la biodiversité, l’eau, la pollution et ses conséquences sur la santé. Et pour donner la mesure du désastre à venir, l’OCDE estime que le nombre de personnes vivant dans des régions déjà soumises à un gros stress hydrique devrait augmenter d’un milliard d’individus. En 20030, environ la moitié de l’humanité vivra dans des régions assoiffées. Autre scénario, la pollution de l’air devrait multiplier ses victimes, et provoquer une explosion du nombre de décès prématurés, dus à l’ozone troposphérique.

Le rapport, qui propose des simulations d’adaptation, invite tous les pays à restructurer leurs économies pour coller aux exigences environnementales, et humaines. Et à limiter les émissions de carbone, ennemi N°1 menacé de lourdes taxes. Lors de la présentation de ce document à Oslo mercredi dernier, Angel Gurria, le Secrétaire général de l’OCDE, a déclaré: « La solution aux grands problèmes d’environnement existent, elles sont applicables et abordables, notamment si on les met en regard de la croissance économique prévue et des coûts et des conséquences de l’inaction. » Des propos qui rappellent la mise en garde de Nicolas Stern, économiste britannique qui s’était livré à un exercice analogue en 2006. Stern avait chiffré le coût économique et humain de l’inaction collective, mais dans un avenir déjà plus lointain…

En lien « Perspectives de l’environnement de l’OCDE à l’horizon 2030 », résumé du rapport version PDF. Page 2, un tableau des priorités environnementales. Et Jean Louis Borloo commente ce rapport sur RTL…

M.J


Publié par marlene le 7 mars 2008 dans Actualité,Climat
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