Environnement
Un blog sur la géo-environnement

Voyageurs écolos.

Bonjour,

Le tourisme mondial explose. En 2007, le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement ) estime le nombre d’arrivées internationales de touristes, par bateau et par avion, autour des 900 millions de personnes. Vers la fin de la décennie, ce tourisme de masse devrait concerner près d’un milliard d’individus. Il pourrait dépasser le milliard et demi, à l’horizon 2020. Ce qui semble être une bonne nouvelle concernant l’ouverture sur le monde et l’intérêt pour d’autres cultures, en est une moins bonne pour la planète. Pour limiter les dégâts, le PNUE vient de lancer le « Passeport Vert », une campagne de sensibilisation destinée à réduire l’empreinte touristique, notamment dans les pays en voie de développement.  Il s’agit aussi d’inciter ces touristes à consommer local pour doper de petites économies qui ne demandent qu’à décoller.

 

La formule est simple, il s’agit d’un site internet qui fonctionne comme un guide de voyage écolo. On y apprend qu’il n’est pas inutile de connaître quelques mots de la langue de la société d’accueil. Ou qu’il est sympa d’observer les habitudes locales, la façon de manger ou de saluer, pour ne pas froisser ses hôtes. Il est aussi préférable de s’informer des conditions sanitaires, afin de ne pas prendre plusieurs douches par jour, et priver les habitants d’une eau rare. Autre conseil, se débarrasser des emballages inutiles avant de partir, pour ne pas importer de déchets dans un endroit où il sera plus difficile de s’en débarrasser. Sur place, on vous recommande de vous déplacer « écolo », moins de voiture et plus de randonnées. Il s’agit encore de bien choisir sa destination, favoriser les voyages qui respectent l’environnement et les communautés. Et accepter de payer son séjour plus cher, pour soutenir l’économie locale. En voyage dans un pays en voie de  développement, le « riche » c’est vous. Il est d’ailleurs recommandé de ne pas faire étalage de ses richesses. Les flèches néolithiques ou des pousses de baobab sont des souvenirs à laisser sur place. Et en rentrant, pourquoi ne pas intégrer une ONG ?

 

Le PNUE propose un petit catalogue de conseils qui visent au respect des communautés d’accueil, et de leur environnement. Et pour finir, un petit développement sur les changements climatiques, avec pour sage conseil de préférer les vacances à vélo sur les routes de France aux croisières pour l’Antarctique, en  première classe. Et finalement pas grand-chose sur la pollution aérienne. Une étude anglaise, réalisée en 2006, indique que la part d’émissions de CO² des avions devrait atteindre 5% du total en 2050, contre un peu plus de 2% actuellement. Si les avancées technologiques devraient permettre de limiter cette pollution, l’accroissement du trafic pourrait nuancer ce progrès. En attendant, on culpabilise sec dans le transport aérien

Il suffit peut- être de trouver quelques petits arrangement avec sa conscience écolo. Prendre l’avion, oui, mais à condition de se racheter avec un tourisme profitable aux communautés d’accueil et respectueux de la nature.  Pendant que quelques voyagistes, Saïga, Atalante, ou Voyageurs du Monde, développent ce tourisme alternatif, on mise ailleurs sur l’écotourisme dans des communautés rurales…

 M.J

Pour en savoir un peu plus sur les engagements de ces voyagistes alternatifs…

Atalante,

Voyageurs du monde

Saïga

 

 


Publié par marlene le 11 mars 2008 dans Tourisme durable.
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