Environnement
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Des satellites pour tracer le CO².

Bonjour,

Le Japon lance un satellite pour en savoir un peu plus sur le comportement des gaz à effet de serre (GES), responsables du réchauffement climatique. Une fusée est partie vendredi de Tanegashima, dans le sud du pays, avec pour mission la mise en orbite de GOSAT, diminutif de Global Greenhouse Observation by Satellite. GOSAT, qui répond aussi au nom japonais d’IBUKI – « souffle » -, survolera la terre à une distance de 666 km. Ce gros satellite doit cartographier la répartition et l’abondance des GES dans l’atmosphère, avec un intérêt particulier pour le CO² et le méthane. Cette mission de cinq ans va aider les chercheurs à mieux comprendre les mécanismes du réchauffement climatique. Elle va encore faire progresser la climatologie. Elle devrait surtout « contribuer à l’effort international de prévention du réchauffement climatique ». Sous-entendu inspirer les conférences et les traités internationaux sur le climat, de type Kyoto. C’est l’un des souhaits de la JAXA, l’agence spatiale japonaise.(1)

GOSAT, qui doit identifier et contrôler les sources de CO² pour documenter les traités internationaux, a aussi pour mission de retrouver le « carbone manquant ». Environ 50% du carbone émis dans l’atmosphère y reste. Une grosse partie du reste est absorbée par les forêts et les océans, qui fonctionnent comme des « puits ». Pour les scientifiques, qui continuent d’estimer le rôle des forêts et des océans, les comptes ne sont pas bons. La destination finale d’une partie de carbone n’est pas connue. GOSAT devra donc aussi tenter d’éclaircir cette affaire du « puits manquant » qui intrigue les chercheurs. (1) La NASA, l’agence spatiale américaine, qui devrait lancer fin janvier le satellite OCO (Orbiting Carbon Observatory ), a plus ou moins les mêmes objectifs. Mesurer le CO² présent dans l’atmosphère, repérer ses sources d’émission et d’absorption pour comprendre comment les phénomènes naturels et les activités humaines régulent l’abondance et la répartition du CO². Cette mission devrait aider à résoudre l’énigme du carbone manquant. (2)

Retour sur terre, et aux Etats-Unis, où le parti d’Al Gore s’installe au pouvoir. Il est encore question de CO². D’après un récent sondage conduit par Rasmussen Reports – un institut qui interroge l’électorat américain -, 44% des votants pensent que le réchauffement climatique est lié à un cycle planétaire. En face, 41% – surtout des démocrates – attribuent le dérèglement climatique aux activités humaines. En avril 2008, 47% des personnes interrogées dénonçaient les activités humaines. Contre 34%, qui y voyaient les effets d’un cycle naturel. Reste à demander au satellite OCO de photographier le parc automobile américain, et de quantifier ses rejets de CO². Ou à développer le service presse de la NASA.

M.J

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La séparation d’IBUKI

(1) BBC News/ climate satellite set for launch

http://news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature/7839772.stm

(2) http://oco.jpl.nasa.gov/ / http://www.flashespace.com/html/oct08/11a_10_08.htm

(3) http://www.rasmussenreports.com/public_content/politics/issues2/articles/44_say_global_warming_due_to_planetary_trends_not_people


Publié par marlene le 25 janvier 2009 dans Climat,Japon,USA
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