Environnement
Un blog sur la géo-environnement

Le blogueur, le hacker, et le GIEC.

Bonjour,

Avec  l’approbation de Vincent, le boss « duwebpedagogique », je me propose d’aller voir au Japon si j’y suis. Et si l’avion s’y pose, probabilité à peu près certaine, je devrais m’y retrouver du 10 décembre au 6 janvier.

Photographie.

Désolée pour Copenhague, l’évènement qui écrase l’actualité, sans vraiment promettre de meilleurs lendemains. J’ai tenté quelques éclairages, collection très incomplète d’une géographie tourmentée, sur fond de réchauffement climatique. Pas toujours facile d’articuler les deux. C’est un blog, c’est court, peu de temps pour fouiller, pour documenter, pour tout vérifier, pour boucler, c’est une course qui contient les limites de l’exercice. Une course pavée d’inconnues, et de probabilités. Il est probable que les effets de la crise climatique se conjuguent avec un contexte géographique et environnemental pré – existant pour modifier les paysages et malmener les gens qui y habitent. Il est  encore probable que le réchauffement accentue une sécheresse endémique en Afrique sahélienne. Ou  réveille celle qui sommeille  depuis toujours sur le continent  australien. Au Bengladesh, il est plus que probable que l’élévation annoncée du niveau de la mer profite d’une géographie côtière accessible pour noyer une grande partie du territoire. En Inde, les inondations sont probablement plus désastreuses si le lit des rivières, supposé réguler l’écoulement des eaux, est chargé de vase ou encombré de détritus. Mais il n’est pas non plus sûr que ces inondations soient absolument liées à un changement de climat. Les incertitudes, le rôle du soleil, le mouvement des océans, les dynamiques crées par El Nino ou La Nina, l’influence des cycles climatiques repérés depuis longtemps, ajoutent un peu plus de confusion à l’exercice. Les limites sont posées. Il reste une photographie, à un moment donné, d’une géographie, ingrate ou sur-exploitée,  offerte à un climat plus incertain. A l’inverse, il est toujours  possible de retenir des clichés positifs, raconter l’histoire de communautés qui composent avec un environnement épargné.

« Sans équivoque »

Il y a quelques jours, j’ai rencontré quelqu’un, profil «BAC + 10 », de la conversation, de la culture, de l’ouverture, et une certaine lecture du réchauffement, «Le CO² probablement, mais le reste c’est de la pollution atmosphérique», OK, d’ailleurs il avait documenté son sujet. En fouillant sur le net, il était tombé sur une histoire de mails interceptés, qui prouveraient que certains scientifiques auraient dissimulé que les températures chutent depuis dix ans. Le « réchauffement » se transformait en « refroidissement ». Notre « sceptique » concluait : « Le réchauffement : un délire de scientifiques pour affoler le monde.» Je n’ai pas bataillé, chacun son avis. Je suis quand même allée interroger le net. L’histoire: des pirates ont pénétré le système informatique de l’université britannique d’East Anglia, l’une des références de la recherche sur le climat. Ces hackers auraient instrumentalisé une longue série de mails échangés entre scientifiques, treize ans de correspondance, bricolé quelques courbes, pour contredire l’idée que les températures augmentent. Pas très élégant pour le GIEC, le groupe d’experts internationaux qui travaille sur le climat, des centaines de scientifiques à une tête, qui cherche, hésite, contredit, évalue, compile. Une tête qui produit sans doute des erreurs, mais pas de contre-vérité. Le GIEC évoque un réchauffement « sans équivoque », « sans précédent » depuis mille ans,  « d’origine humaine ». Si le climat reste une science rebelle, pas de précédent identique, pas d’expérience possible, et pas de perspectives absolues, il y a probablement du souci à se faire. Il y a bien eu d’autres réchauffements dans l’histoire du climat, mais jamais sur une terre peuplée en milliards d’individus, affamés ou en piste pour consommer. Par les temps qui courent, difficile d’éviter la phrase qui tue.

En attendant, je me propose d’aller vérifier dans un avion, ses sièges « éco » et sa contribution CO², si la terre est ronde. En vol, j’ai toujours l’impression que l’appareil  avance à l’horizontale. Mais, j’ai confiance dans le pilote. Lui, sait que la terre est ronde.

M.J


Publié par marlene le 8 décembre 2009 dans Actualité,Climat,Copenhague
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Une réaction à “Le blogueur, le hacker, et le GIEC.”

  1. azama
    9 janvier 2010

    Il est temps de donner la parole à nos collègues naturalistes, dont l’enseignement a beaucoup évolué depuis l’après guerre. Comme souvent, nous nous sommes trouvés devant une matière si vaste qu’il a fallu prévoir un éspace aussi large que possible.
    Au moment d’apporter notre voix au concert mondialement organisé sur la protection de la nature, j’ai quelques remarques prélimianaires à formuler.
    Un sondage d’Opinion publique nous informe que plus de 80% des citoyens considèrent comme indispensable d’apprendre aux enfants, dans les écoles,du Monde, à mieux connaître et respecter la Nature. On se réjouit de penser que chacun de nous fait ainsi confiance à l’enseignement. Que de fois entendons-nous cette phrase : « c’est l’école qu’il faudrait… ». Encore faudrait-il songer aussi à doter l’école des moyens administratifs et matériels d’assurer les fonctions dont on la charge, nous avons raconter dans un récent « billet du mois » la bien triste histoire d’un professeur et d' »lève qui voulurent partir en excursion un jour de semaine. bref; il ne suffit pas d’une pieuse circulaire de plus ( enfer doit en être tapissé ) pour que soit effectivement assuré cet apprentissage du contact intelligent avec la nature.

    d’autre part, tant qu’à faire d’étuduer le problème des dégâts cusés par l’homme, il faudrait avoir l’honnêteté et le courage de le poser sous tous ses aspects, sans négliger l’économique ni le politique. Certs, nous ne pensons pas que les fumées socialistes soient moins nocives que les smogs capitalistes, les jardins sont aussi menacés, paraît-il , par tout la boue chimique. mais nous sommes sûrs que poser certains problèmes concerts amènera nécessairement à démonter des mécanismes économiques et politique par lesquels des intérêts privés l’emportent sur l’intérêt public. Comme le faisait remarquer récemment des épèces animales ont trouvées plus de défenseurs; volà en effet une pitié qui au moins n’est pas compremettante, une indignation qui ne se tourne que vers des étrangers. Dans le même ordre d’idées, évoquer en classe la polution atomique,des armes chimiques et nucléaires,est-ce faire acte de propgande subversive?

    Sur un plan général, nous aimons éviter un dernier malentendu. On touvera, en filigrane dans ce blog, une inspiration lyrique : il n’ya là rien que de normal, puisque la nature est un des grands thèmes de l’imagination et de la sensibilité poétiques. Il ne saurait-être question, bien au contraire, de négliger tout ce potentiel actif, moteur puissant et trop souvent négligé de la curiosité intellectuelle. Il ne peut s’agir pour autant de lier nécessairement la cause de l’indispensable protectio de la nature à un mysticisme archaïsant et non-interventionniste. La nature naturelle, c’est aussi la lèpre,le sida, la grippe aviaire et la famine. Nous sommes condamnés au progrès, » en danger du progrès », » une menace : la science – un espoir: la science ». Au-delà, toutes les opignons personnelles restent bien sûr possibles, à condition de se présenter comme telles.

    Je tiens enfin à dire toute ma reconnaissance àtout le monde Bloguistes. C’est à leur dévouement tenace que je dois l’essentiel de la moisson que voici.

    L’humanité prend conscience de la petitesse et de l’isolement de la terre dans le cosmose; l’effort grandiose pour en conquérir la proche banlieu offre à l’homme une image de notre planète, point miniscule dans le poudroiement des astres . les cosmonautes,en prenant leurs distances par rapport à la terre, nous contraignent à prendre du recul par rapport à notre propre histoire et à la situer dans l’histoire de l’univers.Mais en nous révélant aussi le spectacle désolé de la lune,morne champ de pierre, ils nous rendent d’autant précieux le jardin de la terre, hospitalier pour la vie. Ces images sont plus éducatives pour la prise de conscience des hommes de leur résponsabilité envers la vie et envers eux-même que les discours les plus convaincants.
    L’humanité sait qu’elle est mortelle et d’une mort qu’ell peut se donner.
    elle commence à découvrir que son milieu écologique est fragile et vulnérable, et qu’elle peut l’altérer d’une manière irréversible.
    L’humanité sit que son expabsion connaîtra sess limites car le jour viendra de la situation humaine de la terre.
    L’humanité développe peu à peu sa conscience d’espèce : conscience d’appartenir à une communauté soumise au même destin et aux même périls.
    Des biologistes, sensibles à la beauté de le vie à sa fragilité, aux menaces qui pèsent sur elle ont lancé un appel à tous les hommes de csience afin qu’ils mesurent davantage encore leur responsabilité dans la Cité, et à tous les hommes afin de les inviter au respect et à l’amour de la vie.

    l’appel fut entendu et, aujourd’hui, des hommes appartenant à des classes sociales, des disciplines, des philosophies très différentes, se sont unis dans une entreprise constructive : l’Institut de la Vie.

    L’instutut de la vie devrait choisir :
    la science, sur les vérités de laquelle u consensus universel s’établit.
    La vie, notre bien commun.

    Jusqu’ici le problème des menaces qui pèsent sur la vie ne paraissait pas clairement à la cvonscience des citoyens. Le fait nouveau est la conjonction de l’inqiétude publique et des pouvoirs politiques.

    La protection de l’environnement de la vie est devenu un problème gouvernemental et intregouvernemental.

    Si le spectre de la guerre nucléaire semble recuker, il faudrait bie que les hommes organisent leur planète pour survivre. Et la protection de l’environnement devient une péoccupation majeure. Le thème de l’environnement est un thème de vie. Il est fondamental. Il doit-être traité avec gravité, car l’environnement n’est pas seulement physique, mais psychologique. C’est finalement notre concption de l’homme qui va se trouver engagée dans toute decision prise pour protéger le milieu humain.

    Sensibilser les hommes à la valeur de la vie, leur en révéler la beauté, dans sa richesse et sa complexité, depuuis ses formes les plus primitives jusqu’aux plus élevées, les inviter à la respecter , éduquer leur résponsabilité, set-il tâche plus belle, plus nécessaire, plus urgent ?

    Hamzaoui Abdeladim

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