Environnement
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RAMSAR fête ses zones humides.

Bonjour,

Le 2 février est la Journée mondiale des zones humides. Thème de l’année, « Les zones humides, la biodiversité et les changements climatiques». Ce jour commémore la signature de la Convention RAMSAR, signée en 1971 dans la ville iranienne du même nom, située au bord de la Mer Caspienne. Et chaque année, organismes gouvernementaux, ONG, ou associations de citoyens, en profitent pour rappeler l’importance des zones humides. Une zone humide est une région où l’eau détermine un milieu naturel, faune et flore associées. La Convention de RAMSAR, qui veille à l’équilibre et à l’utilisation rationnelle de ces écosystèmes, en dresse un catalogue plus imagé: « marais et marécages, lacs et cours d’eau, prairies humides et tourbières, oasis, estuaires, deltas et étendues à marée, zones marines proches du rivage, mangroves et récifs coralliens, sans oublier les sites artificiels tels que les bassins de pisciculture, les rizières, les réservoirs et les marais salants. ».  Au total, de la toundra aux tropiques, les zones humides couvriraient environ 6% de la surface de la terre. Ces étendues d’eau  rendent de sacrés services aux populations qui vivent à proximité. Elles constituent une source d’eau fraîche. Elles déterminent une vie économique qui mêle pêche, agriculture, production de bois, ou tourisme. Elles portent une mémoire collective, née de la gestion commune d’écosystèmes, aux paysages et aux animaux très particuliers. Beaucoup de zones humides, aménagées et exploitées, ne sont plus des espaces naturels. Et beaucoup de zones humides, colonisées par la ville, l’industrie, les routes, les marinas, dénaturées par la pollution, commencent à ne plus ressembler à grand-chose. La Convention RAMSAR a  établi une liste impressionnante de sites d’intérêt international à préserver, pas moins de 1886, un tour du monde qui part d’Albanie, ordre alphabétique oblige, pour finir en Zambie. Une liste où pays riches, USA, Canada, Japon, Royaume-Uni, France, cotoient les pays pauvres, Ghana, Kenya, Madagascar, Thaïlande, ou Vietnam. A chaque modèle de développement, son processus de dégradation. La Convention, qui visait un réseau international de 2500 zones humides en 2010, devra encore collecter quelques signatures….

M.J

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Publié par marlene le 2 février 2010 dans Actualité,Biodiversité,Développement durable,eau
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