Environnement
Un blog sur la géo-environnement

La biodiversité, une « économie naturelle. »

Bonjour,

Une espèce végétale sur cinq risque de disparaître. C’est le constat d’une étude qui a échantillonné 4000 plantes à l’échelle planétaire. (1). Environ le tiers d’entre elles ne sont pas assez connues pour être protégées. C’est le catalogue le plus complet jamais établi. Avec un bilan plus optimiste que les précédents qui estimaient que 70% des plantes était, à des degrés divers, en danger. Principale menace, la perte d’habitat. L’extension des terres agricoles, la multiplication des troupeaux, et le développement des infrastructures s’approprient l’espace vital des formations végétales. Les forêts tropicales sont les premières victimes de cette colonisation d’origine humaine. Mais, pour les spécialistes, chaque espèce, élément d’un système vital, est importante. Les plantes, qui améliorent la qualité de l’air et de l’eau, constituent des habitats pour les animaux, réduisent l’érosion, aident à la conservation des sols, représentent aussi des réserves de nourritures et de médicaments. D’après le rapport, 80% des calories consommées dans le monde proviennent de 12 espèces. Les plantes sont souvent le seul remède que peuvent s’offrir les populations du monde en développement. L’IUCN, l’Union Internationale pour la Conservation de la nature, estime que 15.000 espèces de plantes médicinales sont menacées dans le monde, disparition des écosystèmes, exploitation intensive, espèces invasives, ou pollutions diverses. L’ONG, qui a récemment lancé un appel aux gouvernements pour sauver cette médecine traditionnelle estime qu’elle soulage, en premiers soins, 80% des Africains. Au Népal, plus de 300.000 familles dépendraient de la vente de plantes médicinales sauvages pour obtenir un revenu. (2) Autre challenge pour le monde végétal, le changement climatique. Les écosystèmes terrestres et marins qui piègent et stockent le carbone, les forêts de mangrove qui protègent les côtes contre les inondations et l’érosion, constituent des alliés pour tempérer les effets de la crise climatique. Des alliés, quand ils sont en bonne santé. Ce rapport, qui révèle que les plantes sont plus menacées que les oiseaux, et autant que les mammifères, tombe à pic pour alimenter les débats de la Convention sur la diversité biologique , qui s’ouvre à Nagoya, au Japon. Les représentants de 193 pays, qui devront s’interroger sur l’érosion de ce patrimoine mondial, tenteront de trouver un accord pour le  préserver. 2011-2020 pourrait être la décennie de la biodiversité, proposition du gouvernement japonais.  Le 22 septembre dernier, à New York, lors d’une Assemblée Générale de l’ONU sur le sujet, Ban Ki-moon, son Sécrétaire général,  a déclaré : « Nous mettons en banqueroute notre économie naturelle ». (3)

M.J

En route pour Madagascar…

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(1)Etude conduite par The Royal Botanic Garden at Kew, The Natural History Museum and International Union for the Consersation, in « One-fifth of world’s plants at risk of extinction”, David Shukman, BBC News Nature, 29-09-2010,http://www.bbc.co.uk/news/science-environment-11434109

(2) « New prescription needed for medicinal plants”, IUCN 18-05-2010, http://www.iucn.org/knowledge/news/?5258/New-prescription-needed-for-medicinal-plants

(3) Biodiversity loss is bankrupting the natural economy – Ban, UN News Center, 22-09-2010 http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=36052


Publié par marlene le 7 octobre 2010 dans Actualité,Biodiversité
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