Environnement
Un blog sur la géo-environnement

« Waste for Life », nouveau nom du design.

Bonjour,

De l’énergie, des milliers de bouts de plastique qui ne servent plus à rien, un peu de technologie, et quelques idées. C’est la recette de Waste for Life, une organisation qui pense et structure le recyclage du plastique pour adoucir la pauvreté. En 2001, l’Argentine sombre dans une grave crise économique qui marginalise une grosse partie de la société. En 2002, 60% de la population vit en deçà du seuil de pauvreté. Des milliers de personnes apprennent à survivre en ramassant ce qui traîne dans les poubelles. Ces « sans salaire » commencent à se bricoler une nouvelle vie en faisant commerce des objets recyclables qui n’ont plus de valeur pour ceux qui les ont jetés. Ils travaillent seuls, opèrent en famille, ou se regroupent dans de petites coopératives. On les appelle les « cartoneros », ceux qui survivent grâce aux cartons et aux papiers trouvés dans les rues. Waste for Life débarque à Buenos Aires en 2007,  et envisage les possibilités de l’immense décharge de la ville. Collecter, fabriquer, vendre, l’idée est de structurer l’activité des « cartoneros ». La transformation de la matière première est au cœur de ce plan d’action : « Nous ne sommes pas intéressés par le profit, mais nous tenons à répandre une technologie qui améliore les fibres plastiques et naturelles superflues des matériaux composites pour les utiliser dans des produits domestiques et des matériaux de construction. ».

Avant l’Argentine, l’histoire de Waste for Life commence au Lesotho, « pays-enclave  » dans le territoire Sud africain, où beaucoup de gens se débrouillent avec bien moins de 2 dollars par jour. Pendant l’été 2006, deux ingénieurs de l’Université du Queens, au Canada, voyagent dans le pays avec une idée en tête. Ils veulent réduire les déchets, tout en générant une petite économie qui profitera aux plus pauvres. L’Université met au point la première presse chauffante, puis améliore le prototype. La Western Australia University rejoint le projet. Aux Etats-Unis, en Italie, au Lesotho, et en Argentine, d’autres universités et école de design adhèrent à l’idée. Des étudiants fabriquent des presses chauffantes, planchent sur les possibilités chromatiques du plastique fondu, imaginent des objets, ou élaborent des matériaux de construction destinés aux situations d’urgence. La dynamique, qui associe scientifiques, ingénieurs, éducateurs, architectes, designers, et coopératives, est lancée. Début 2011, la première presse chauffante, made in Buenos Aires, devrait être livrée à la coopérative « Neuva Mente » de Moron, lien vidéo , pour que les « cartoneros » ne soient plus seulement ceux qui fouillent les poubelles. Dommage, pas grand-chose sur le Lesotho. En attendant, quelques idées-cadeau pour Noël, design Rhode Island School of Design (RISD)…

M.J

Waste For Life à Buenos Aires

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Publié par marlene le 17 décembre 2010 dans Developpement,Recyclage
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