Environnement
Un blog sur la géo-environnement

Churchill, future ex- capitale des ours polaires.

Welcome to Churchill

Bonjour,

Les changements climatiques sont en train de modifier la géographie de l’Arctique. La fonte des glaces, très active depuis une dizaine d’années au nord de la Sibérie russe, et dans l’archipel canadien, pourrait ouvrir de nouvelles routes maritimes. Churchill, une petite bourgade de la province canadienne du Manitoba, de plus en plus dégagée des glaces, rêve d’un grand destin portuaire, entre Atlantique et Pacifique.

Londres, plus proche de Tokyo.

Churchill, petit port de la baie d’Hudson, somnolait tranquillement au bord des glaces de l’Océan Arctique. On ne pouvait y accéder que quelques semaines par an, de juillet à octobre. Mais depuis une dizaine d’années, l’embâcle tarde. Les glaces, qui ne se reforment que vers la mi – novembre, permettent une navigation plus tardive. Et la disparition probable de la banquise, au moins pendant l’été, ouvrira une nouvelle voie à la circulation maritime, qui permettra d’éviter Panama, ou Suez, la principale route entre l’Europe et l’Asie. Londres ne sera plus qu’à 15 700 kilomètres de Tokyo, contre 23 300, via Panama, et 21 200, via Suez. (1) Et l’Arctique, libéré des glaces, est plus facile à naviguer que Suez, ou Panama. Et si la banquise arctique canadienne continue de fondre, cette route maritime entre l’Europe et l’Asie pourrait devenir très fréquentée.

La perspective d’un Pôle Nord sans glace.

Avec les changements climatiques, la banquise permanente de l’océan arctique, notamment dans l’archipel canadien, pourrait disparaître, d’ici 2020. Seule, une banquise d’hiver, à la géographie incertaine, pourrait subsister dans les années à venir. Depuis plus de quatre décennies, la banquise permanente a perdu environ 20% de sa surface. Et depuis une cinquantaine d’années, son épaisseur, qui n’excède pas deux ou trois mètres, s’est réduite d’environ 40%. En 1997, une étude anglo – américaine enregistre des eaux plus chaudes et moins salées dans les glaces permanentes de la mer de Beaufort. (1) Deux indices d’un réchauffement rapide, assorti d’une fonte accentuée. Si quelques incertitudes entourent cette progression complexe, la fin de la banquise accrochée au sommet de la planète est annoncée. Mais, retour à Churchill.

Quand Pat Bros fait des affaires.

L’histoire commence un jour de l’automne1997. Pat Bros, un entrepreneur de Denver, Colorado, propriétaire de la compagnie Omnitrax, spécialisée dans le transports de marchandises, débarque à Churchill. Pour 10 dollars canadiens, il rachète le petit port de la ville, et la voie de chemin de fer qui traverse le Manitoba jusqu’à Winipeg, située à 1700 kilomètres au Sud. Pat Bros parie sur le réchauffement climatique, un scénario encore assez improbable à l’époque. Et si la banquise se décide à fondre, le continent américain ne sera plus très loin de l’Asie. La perspective d’une route fluide entre le Groenland et l’Alaska, passage mythique qui a accompagné l’histoire de la navigation, est une opportunité à ne pas rater. Et donc, depuis, Churchill regarde fondre ses glaces, en attendant de devenir un grand port international, comme Montréal, ou Halifax.

Ce statut de grand port, gagné sur les glaces, a un prix. Churchill, jusque là « capitale mondiale de l’ours polaire » risque de perdre son titre, et la colonie d’ours polaires qui va avec. Les 1200 ours de la région sont, eux, en train de regarder fondre leur écosystème.

Churchill, via Google earth.

M.J

(1) Fréderic Lasserre, Université Laval, Montréal, 2006.


Publié le 4 octobre 2007 par marlene dans Climat

Grenelle, contre – Grenelle, deux, et quatre roues.

Bonjour,

Hier, info sur France -Inter. Les ventes de voitures neuves ont progressé en France de3,2%, en septembre. En chiffres absolus, il y a eu 148 214 immatriculations de plus, soit une hausse de 8,3% par rapport à septembre 2006. D’après le CCFA (Comité des constructeurs français d’automobiles), le marché français « semble se stabiliser et effacer le retard accumulé depuis le début de l’année. » Assez bonne nouvelle pour les constructeurs français , +5,4% de ventes supplémentaires en septembre pour Renault, et pour les marques étrangères. (1) On peut toujours prétendre que les voitures neuves sont moins polluantes, mais l’info tombe dans le contexte d’un Grenelle de l’environnement, qui semblait pourtant avoir la voiture dans le collimateur. « Eco-pastille »- ou taxe « verte » – sur le pare-brise des 4X4, des monospaces, et des grosses cylindrées, réduction de la vitesse de 10 km/h sur routes et autoroutes pour tout le monde, et péages urbains à l’étude…

Puis, petite recherche dans la grande boite à vidéos, et je tombe sur un petit bijou, une contre – pub pour la bagnole. Drôle et efficace. Le contexte, un contre – Grenelle de l’environnement, prévu pour le 6 octobre prochain. Un contre – sommet qui vise à dénoncer l’interprétation, et la récupération, de l’écologie pour servir un programme économique néo – libéral. Ce Contre – Grenelle propose une autre vision du monde, un autre projet de société. Mais on en reparle plus tard, dans un autre blog.

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Hasard du calendrier, le « Mondial des deux – roues », un salon qui se déroule en ce moment à Paris. D’après un article du Monde, les « deux roues » à moteur, oubliés des règlementations qui ont visé les voitures individuelles depuis les années 90, n’ont plus la cote. « Aujourd’hui, les deux roues motorisés sont polluants, bruyants, et dangereux. Ils ne sont pas adaptés à l’environnement urbain. », affirme Denis Baupin, élu Vert, adjoint au maire de Paris, et chargé des transports. Pourtant, les grands constructeurs sont venus avec des modèles plus respectueux de l’environnement. Dommage, ils ne sont pas à vendre….M.J(1) AFP, 1er octobre 2007.


Publié le 2 octobre 2007 par marlene dans Climat

Georges Bush, le climat, et l’Afrique.

Bonjour,

C’est aujourd’hui que George Bush convoque son sommet sur le climat. Le Président des Etats – Unis a invité les plus gros pollueurs à Washington, dix – huit pays. Bush, jusque là plus soucieux des intérêts de ses amis pétroliers et industriels que de climat, s’est enfin décidé à reconnaître la relation entre les gaz à effet de serre et le réchauffement. Avec cette conférence en marge de l’ONU, affranchie des objectifs de Kyoto, Bush souhaite fixer des règles du jeu, moins contraignantes. Pas d’objectif de réduction de gaz à effet de serre chiffré. A chaque pays de choisir sa formule, sans obligation de résultat. La Chine et l’Inde, deux monstres pollueurs, dégagés de Kyoto, devraient apprécier. New York en début de semaine, Washington, Bali en décembre, sans oublier le Grenelle de l’Environnement, décidément on parle beaucoup de climat. On parle beaucoup moins des pluies torrentielles en Afrique, actualité pourtant intimement liée au climat.

Depuis juillet dernier, une vingtaine de pays africains connaissent des pluies diluviennes, dévastatrices, et mortelles. Près de 300 morts, et un million et demi de personnes touchées. Les récoltes sont détruites, les provisions sont perdues. Un demi million d’Africains n’ont plus de maison, ni de nourriture. Ces inondations pourraient encore favoriser le paludisme, et le choléra. Si l’Ouganda est l’un des pays les plus touchés, la situation est particulièrement préoccupante dans l’espace sub – saharien, une zone fragile, peu préparée à des pluies torrentielles. Toute la pluie du ciel est tombée sur le Burkina – Faso, le Togo, le Ghana, sans épargner le Benin, le Mali, ou le Sénégal. « Accident climatique », ou signe d’une évolution liée aux émissions de carbone des pays riches? Je vous propose l’avis de Morin Yamongbe, de Ouagadougou, au Burkina Faso. Visiblement, il n’est pas au courant de l’intérêt soudain de Georges Bush pour le climat. Allez, un peu de rap pour se défouler…

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Publié le 27 septembre 2007 par marlene dans Climat

Mieux vaut parier que le réchauffement existe…

“Une” de Courrier International.

Bonjour,

Hier à New-York, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a invité quatre vingt politiques à plancher sur le climat. Cette réunion devait préparer la conférence de Bali de décembre prochain, celle qui décidera de l’après – Kyoto, qui expire en 2012. George Bush n’y était pas. Il s’affaire à son propre sommet sur le climat, prévu pour les 27 et 28 septembre prochains à Washington. Deux réunions, et deux façons d’envisager une action pour le climat. Les « pro-Kyoto », notamment l’Union européenne avec le soutien de l’ONU, prônent une intensification des efforts pour réduire les émissions de carbone. Et les « contre », George Bush et les Etats – Unis en tête, refusent des engagement chiffrés, à chaque pays de décider. Voilà pour le contexte.

Les écologistes, ces « djihadistes ».

Courrier International (1) titrait le numéro de cette semaine, encore en kiosque jusqu’à demain mais pas introuvable après, « Climat – Le réchauffement n’existe pas ». Titre assorti d’une mise en garde: « Du moins certains le croient. »Ce dossier, qui évoque l’histoire du « négationnisme » climatique, ses motivations, et ses principaux acteurs, fait écho à Newsweek. En aôut dernier, l’hebdo américain titre: « Le réchauffement climatique est un canular », assorti d’un sous -titre explicatif: « C’est ce que prétendent les négationnistes, biens financés, pour rejeter les preuves du réchauffement ». Avalanche de réponses dans la presse américaine, les contestataires du réchauffement se défendent, jusqu’à traiter les écologistes de « djihadistes remarquables par leur intégrisme ». Et à considérer le réchauffement climatique comme « un conte pour enfants » (1). Mais retour à Courrier International, morceaux choisis d’une presse internationale qui s’intéresse au « lobby des sceptiques ».

Des « négationnistes » soutenus par le gouvernement américain, et les industriels.

On commence par Newsweek, qui retrace la saga du « negationnisme » américain. Des politiques, la bande à George Bush, et des industriels, la compagnie pétrolière Exxon – Mobil en tête, se seraient offerts des scientifiques pour démonter les arguments d’autres chercheurs, « convaincus » du réchauffement climatique. En 1988, James Hansen, célèbre climatologue , commence à affirmer la relation entre le climat et l’effet de serre. Les industriels du pétrole, de l’acier, et de l’automobile, répliquent immédiatement. Ils fondent le Global Climate Coalition (GCC), et le Information Committee Environment (ICE), chargés d’orchestrer la désinformation, de démonter les conclusions du GIEC, de diviser la communauté de chercheurs, ou de comploter contre Kyoto. L’arrivée de George Bush à la Maison Blanche en 2001 leur offre un allié. La même année, les Etats – Unis tournent le dos à Kyoto. Les « négationnistes », soutenus et financés par le gouvernement Bush, et par les industriels associés, ont prospéré. La saga de Newsweek abandonne les « négationnistes » en septembre 2007, quand George Bush décide sa fameuse conférence sur le réchauffement. Mais les « négationnistes » comptent encore pas mal d’alliés chez les Libéraux.

Les « négationnistes » ne sont pas tous américains.

Ce dossier nous apprend encore que les « négationnistes » ne sont pas tous américains, exemple les Australiens. Ainsi, Danna Vale, à la tête d’un groupe de parlementaires libéraux, considère le réchauffement comme un « phénomène à l’échelle de la Voie lactée et qu’en conséquence le gouvernement australien n’y peut rien ». Imparable. Une théorie selon laquelle toutes les planètes flanquées d’une atmosphère seraient soumises à un réchauffement, ce qui élude la responsabilité humaine…Même John Howard, le Premier Ministre australien, jusqu’ici aligné sur les positions de George Bush, a fini par reconnaître le phénomène du réchauffement.

Autre sceptique présenté par Courrier, Luiz Carlos Molion, météorologue brésilien. Approche plus scientifique. Il remet en cause la relation « CO²-réchauffement ». Il parie sur l’influence climatique de l’Océan Pacifique, réelle. Il reproche au GIEC de ne pas prendre en compte toutes les données, de pratiquer des raccourcis concernant la concentration de CO² dans l’atmosphère. Et de proposer:  » Je pense que les scientifiques sont honnêtes, mais qu’il y a aujourd’hui beaucoup plus de fonds mis à la disposition des chercheurs défendant la cause du réchauffement de la planète ».

Dossier à lire, difficile de rejeter certaines hypothèses scientifiques des « sceptiques », mais hasardeux d’y accorder trop de crédit. Et puisqu’il est difficile de s’improviser climatologue, je vous propose d’envisager le réchauffement un peu à la manière du « Pari » de Pascal. Première proposition, vous pariez sur l’existence du réchauffement. Cette hypothèse est vraie, vous limitez les effets du dérèglement du climat, et vous préservez l’avenir de la planète. Le réchauffement n’existe pas, mais les mesures engagées contre le réchauffement ont des retombées positives pour l’environnement (moins de pollution atmoshérique, moins de déforestation..). Seconde proposition, vous pariez sur l’inexistence du réchauffement. Il existe, dommage, et vraisemblablement sans retour. Il n’existe pas, vous avez eu raison, mais les atteintes à l’environnement, affranchies d’une limitation de rejets de gaz à effet de serre, continuent de plus belle…

M.J.

(1) Courrier International, N° 881 du 20 au 26 septembre 2007.


Publié le 25 septembre 2007 par marlene dans Climat

Le Times révise sa géographie.

Times Atlas showing deforstation in Iguaçu.

Images satellite montrant la déforestation de la région d’Iguaçu (Brésil) entre 1973 (à gauche), et 2003. Clichés tirés du Times Comprehensive Atlas of the World, en lien avec l’article du Times (3 sept 2007): « Times Atlas shows how global warming is changing the world »…

Bonjour,

Pour coller à une géographie redessinée par le climat, les cartographes de l’Atlas publié par le Times, édition 2007, ont modifié certaines lignes côtières, réduit le contour de certains lacs, corrigé le cours de certains fleuves, ou remanié le tracé des métropoles africaines. Ces changements, intervenus depuis la dernière édition, 2003, résultent aussi de processus antérieurs, et pas toujours liés au changement de climat. Les hommes ont largement contribué à ces modifications géographiques.

Le Fleuve Jaune peine à rejoindre la mer.

Au Bengladesh, la montée progressive de la mer, 3mm par an, conjuguée à un régime de fortes moussons liées au réchauffement, a noyé la ligne de rivage antérieure. En Afrique, le lac Tchad, dont 75% du bassin a été absorbé par les sécheresses et l’irrigation depuis 1967, a dû être redessiné. Même exercice pour la Mer d’Aral, pompée par les Républiques d’Asie centrale de l’ex- URSS, pratiquement disparue en 40 ans. Depuis un demi- siècle, le niveau de la Mer Morte s’est abaissé de 25 mètres, conséquence d’une surexploitation des eaux du Jourdain, et de la mise en valeur du sel. La pression démographique, l’irrigation, ou un mauvais traitement environnemental, ont largement favorisé les métamorphoses de ces réserves d’eau intérieures. En Chine, le Fleuve Jaune apparaît si asséché pendant l’été que son cours peine à rejoindre la côte. Les dépôts sédimentaires, soumis à une dynamique radicalement différente, ont modifié l’embouchure du fleuve. Ces modifications, exacerbées par le changement climatique, s’expliquent surtout par les quantités d’eau prélevées dans le Fleuve Jaune. Le Rio Grande et le Colorado, aux Etats – Unis, ou le Tigre en Irak, seraient encore soumis à un régime de sécheresses estivales, conséquence plutôt climatique. Par ailleurs, les marais de Mésopotamie, au confluent du Tigre et de l’Euphrate, autrefois draînés par Saddam Hussein, seraient en train de se reconstituer.

Villes qui s’étalent, et villes- fantôme.

Les villes témoignent encore de ce changement de géographie. En Afrique et en Asie, l’urbanisation galopante dessine des villes aux contours plus étendus. Et la perspective d’une humanité, majoritairement citadine, devrait encore faire évoluer cette cartographie urbaine. Dans le même temps, d’autres villes disparaîssent de la carte. Plymouth, au Montserrat, touchées par des éruptions volcaniques en 1995- 1997, est devenue une ville fantôme. Même sort pour Kolmanskop, ville dont l’existence était liée à l’extraction de diamants. En Californie, certaines villes nées de la ruée vers l’or, n’ont pas survécu.

Tuvalu et Shishmaref, rayés des prochaines cartes.

« Vous pouvez littéralement voir les désastres environnementaux se dérouler sous nos yeux. », commente Mick Ashworth, rédacteur en chef de cet atlas. « The Times Comprehensive Atlas of the World », qui s’appelle comme ça depuis 1967, a été publié pour la première fois en 1895 à l’initiative du Times, le quotidien londonien. Au fil des éditions, cet Atlas est devenu un outil de référence pour les géographes. Dès 1967, il intègre des documents satellite. L’édition qui vient de paraître comprend 20.000 mises à jour, des données démographiques et sociales enrichissent son contenu. Certaines îles du Pacifique, Marshall, Tokelau, Tuvalu, Vauata, ou les Maldives, dans l’Océan indien, pourraient ne pas figurer dans les prochaines éditions. Le village de Shishmaref, en Alaska, désertée par les glaces, exposée aux orages, et convoitée par la mer qui monte de 3 mètres par an, première localité américaine abandonnée aux effets du réchauffement climatique, pourrait encore disparaître des prochaines cartes.

Mais attention, le changement climatique n’est pas le seul à bousculer la géographie. S’il favorise la disparition des coraux – 40% des récifs auraient été détruits -, il n’explique pas la destruction annuelle de 1% de forêts tropicales. Elles reculent au profit de terres destinées à l’agriculture, aux palmiers à huile, aux biocarburants, ou à d’autres essences qui s’exportent bien.

M.J.


Publié le 11 septembre 2007 par marlene dans Climat

Demain, le réchauffement.

Bonjour,

Le mercure devrait grimper d’ici 2014, prédiction à court terme d’un groupe de chercheurs britanniques. Peu satisfaits des simulations existantes sur l’évolution du climat, des chercheurs du centre météorologique de Hadley, dans le Sud – Ouest de l’Angleterre, ont développé un nouveau modèle. Cet outil, qui intègre la température à la surface des océans, les rejets de gaz à effet de serre causés par les activités humaines, les modifications de l’activité solaire, et l’héritage des irruptions volcaniques, a permis une simulation pour la décennie 2004-2014. Après un réchauffement contenu, les températures devraient grimper dès 2009, avec des années plus chaudes que 1998, année de grande canicule. En 2014, les températures moyennes devraient s’élever de 0,3°c, par rapport à 2004. L’information, diffusée dans la revue Science du 10 août dernier, est développée dans le Telegraph

Pendant ce temps, sur la Banquise Arctique, d’autres chercheurs évaluent le recul des glaces, ses conséquences pour les écosystèmes, et le système climatique planétaire…

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Publié le 13 août 2007 par marlene dans Climat

Tara en été.

Bonjour,

Quelques nouvelles de Tara, la goélette qui continue sa dérive au rythme de l’océan glacial Arctique. Après un hiver passé dans la nuit polaire, l’équipage découvre l’été près du Pôle Nord.

En septembre 2006, Tara se laisse enserrer dans les glaces de l’océan Arctique, au Nord de l’archipel de Nouvelle Sibérie. Porté par la dérive transpolaire, le voilier voyage avec les glaces qui l’emmènent du Détroit de Bering, aux côtes Nord du Groenland. Le 28 mai dernier, Tara atteint sa position la plus « Nord », à environ 200 kilomètres du Pôle, un record. Il faudra encore un an, au printemps ou à l’été 2008, pour que Tara atteigne le Détroit de Fram, voie de sortie de l’océan Arctique.

Deux années d’une lente dérive, près de 1800 kilomètres parcourus, pour étudier et comprendre les phénomènes qui signalent un changement climatique, sous les hautes latitudes. L’expédition Tara, prétexte à de multiples observations scientifiques, contribue au programme européen DAMOCLES. Ce programme vise à caractériser les changements qui affectent la glace de mer, l’atmosphère, l’océan, et à en évaluer les impacts actuels, et à venir. Le programme de recherche de Tara, servi par une haute technologie spatiale, ou basée sur l’observation, devrait préciser le rôle de l’Arctique dans l’évolution du climat de la planète.

Tara, au design conçu pour résister aux pressions de la banquise, coque ronde et plate, a déjà une histoire scientifique, et environnementale. Construit en 1988 par Jean Louis Etienne, le voilier expérimente les glaces de l’Arctique et de l’Antarctique. Il s’appelle, successivement, Trans – Antartica, Erebus, Antartica – Fondation Elf, ou Spitsberg. En 1995, il devient Seamaster, au service de la défense de l’environnement pour Peter Blake, disparu depuis. En 2003, Etienne Bourgois, chef d’entreprise et navigateur confirmé, le rachète. Co – directeur de l’expédition  » Tara », fidèle à l’esprit d’Etienne et de Blake, Bourgois met son bateau au service de la science et de l’environnement. Il parle de l’expédition
Le journal de bord de l’expédition Tara témoigne de l’évolution de la banquise arctique, entre l’hiver et l’été. Fonte de la glace, réduction de la banquise, et lente apparition de l’eau. La température de l’air, qui tourne désormais autour de zéro, et l’action de glaces sur l’atmosphère, expliquent ce changement. Récit détaillé dans le journal de bord. La rubrique « sciences » examine le contexte climatique, et les premiers bilans de l’expédition. Le site permet encore de suivre la route de Tara, via »google earth », et de retrouver son équipe de navigateurs, et de scientifiques. L’itinéraire d’une belle aventure.

M.J


Publié le 30 juillet 2007 par marlene dans Climat

New – York, cité tropicale ?

Bonjour,

New-York, cité subtropicale convoitée par les eaux? Une étude récente souligne les impacts du réchauffement climatique sur le Nord Est des Etats – Unis. Deux scénarios, l’un est optimiste, l’autre moins.

Canicules et secheresses.
Une enquête de l’Union of Concerned Scientists, une association de chercheurs américains, vient de révéler à quoi devrait ressembler la région du Nord – Est des Etats – Unis, d’ici la fin du siècle. Cette étude, conduite par Peter Frumhoff, l’une des têtes du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat), esquisse deux scénarios. Le premier, pessimiste, serait déterminé par des émissions de gaz à effet de serre (GES), « élevées ». Sous – entendu, si l’on ne fait rien pour freiner le processus de réchauffement. Dans ce premier cas, les enfants qui naissent aujourd’hui devraient connaitre des hivers de 4,5°C à 6,5°C plus chauds que les moyennes historiques, vers le milieu de leur vie. La hausse des températures estivales, toujours par rapport à la moyenne historique, serait comprise entre 6°C et 14°C. Avec en prime, une sécheresse annuelle. Le second scénario, plus optimiste, mise sur des émissions de GES, « basses ». Conséquence sur les températures, plus 3°C à 4, 5°C l’hiver, et 1,5°c à 4°C pendant l’été.
New – York, les pieds dans l’eau.

Le scénario le plus pessimiste promet encore des inondations côtières, fréquentes. Boston et Atlantic City connaitraient des inondations, exceptionnelles, tous les deux à quatre ans, jusqu’en 2050. Elle deviendraient annuelles, dans la seconde moitié du siècle. New York verrait la mer s’élever de 3 mètres, et envahir Manhattan, environ tous les cinq ans. Et tous les dix ans, la Big Apple serait menacée par une inondation catastrophique. Selon ce scénario, la grande agglomération connaitrait un climat analogue à celui de la Géorgie, ou de la Caroline du Sud, soit une migration climatique « Sud », de plus de 1000 kilomètres. New – York deviendrait une ville au climat subtropical.

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New – York, convoitée par les eaux. Le scénario d’un ouragan, combiné à une élevation de la mer de 0,7 mètres…

Septième pollueur mondial

Quel que soit le scénario, ce changement de climat devrait affecter une région très urbanisée, très peuplée, 57 millions d’habitants, au coeur de l’économie américaine. La montée du niveau de la mer et la multiplication des jours de canicule devraient freiner la productivité industrielle. Un bouleversement climatique qui devrait encore perturber l’agriculture, la pêche, le tourisme, et les écosystèmes forestiers. Les stations de ski deviendraient plus rares, faute de neige. Et certaines essences d’arbres pourraient migrer vers le Nord. L’hypothèse d’un scénario acceptable est un défi pour cette région, qui est aussi le septième émetteur mondial de CO².

Un scénario « optimiste » contraignant.
Une réduction de 80% des émissions de GES, par rapport à 2000, jusqu’en 2050, et une réduction annuelle de 3% pendant les décennies suivantes, permettraient de tendre vers un scénario, moins noir. Une perspective qui dépend d’une meilleure gestion de l’énergie et des moyens de transport, et d’un aménagement du territoire optimisé. Selon le résumé du rapport, les citoyens, les entreprises, et les états travaillent à réduire leurs émissions de CO². La plupart des neuf états de la région ont déjà misé sur les énergies alternatives. Le New Jersey, qui s’est doté d’une législation très ambitieuse, vise un retour au niveau d’émissions de 1990, d’ici 2020. Et de poursuivre son effort jusqu’en 2050, pour réduire ses rejets de 75%, par rapport à 1990. Une ambition qui rend ce scénario probable. « Global warming represents an enormous challenge, but we can meet if we act swiftly », Peter Frumhoff est optimiste.

M.J


Publié le 20 juillet 2007 par marlene dans Climat

L’Himalaya, témoin du réchauffement.

Bonjour,

Le réchauffement climatique fait fondre les glaciers de l’Himalaya. Selon le WWF, deux risques majeurs s’articulent à ce constat. A long terme, cette disparition des glaces de l’Himalaya devrait provoquer de graves problèmes d’approvisionnement en eau, dans ces régions asiatiques surpeuplées. En attendant, de graves inondations sont attendues en Chine, en Inde, et au Népal. Mais avant le déclin, la magie des glaces…

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Plus d’un milliard de personnes soumis au système himalayen.

70% des réserves d’eau douce mondiales sont gelées dans les glaciers. Après les pôles, la chaîne de l’Himalaya concentre le plus grand espace glacé de la planète. Avec une couverture glaciaire de 33 000 km², l’espace himalayen constitue le « château d’eau » de l’Asie. Ces glaces qui fondent alimentent sept fleuves majeurs, le Gange, l’Indus, le Brahmapoutre, le Mekong, le Salween, le Yangsté, et le Huang He, ou Fleuve Jaune. Réserve d’eau douce pour des centaines de millions d’asiatiques, le système himalayen détermine d’importants écosystèmes, et conditionne de nombreux systèmes économiques en Chine, en Inde, et au Népal. Au total, environ 1,3 milliard de personnes dépendent de ces fleuves, aux régimes soumis à l’évolution des glaciers de l’Himalaya.(1)

Des glaciers en recul.

D’après la cinquantaine de stations météo, réparties sur l’ensemble de la chaîne de l’Himalaya, la température moyenne enregistre plus de 1°C, par rapport au milieu des années 70. Pour la même période, la température des moyennes latitudes de l’hémisphère Nord ne s’est élevée que de 0,6°C. Les espaces montagneux, et donc situés en altitude, seraient plus sensibles au réchauffement climatique. (1)

Quelques exemples. Le Glacier du Khumbu, l’une des routes pour le sommet de l’Everest, aurait reculé de 5 kilomètres depuis les années 50. En 1998, année la plus chaude de la décennie la plus chaude, le Glacier du Dokriani Barnak, en Inde, aurait reculé de 20 mètres, et 30 mètres pour le Glacier Gangottri. Le Glacier Gangottri, qui alimente le Gange, connaîtrait un recul annuel de plus de trente mètres. Le Rongbuk, sur le versant Nord, a considérablement reculé en quarante ans. L’Académie des Sciences de Chine a encore constaté un retrait des glaces inquiétant sur le plateau du Qinghai- Tibet, qui concentre près de 85% des glaciers chinois. Si la plupart des glaciers de la chaîne de l’Himalaya se réduisent depuis 1850 , la fonte actuelle inquiète les spécialistes. Elle pourrait s’inscrire dans un contexte de fonte généralisée des glaciers mondiaux, observée depuis les années 80. Une accélération qui n’a plus rien à voir avec les variations de l’époque pré – industrielle. (1) (2) (3)

A terme, une menace pour les hommes et les sociétés.

« La plupart des glaciers de la région de l’Himalaya auront disparu d’ici à 40 ans, conséquence du réchauffement climatique. », prédit le Professeur Syed Hasnain, cité dans le rapport du WWF. (4) A long terme, cette réduction du débit des fleuves d’Asie du Sud pourrait priver des millions de personnes de cette eau fraîche, accumulée dans les montagnes. Cette réserve d’eau, alimentée par la fonte des glaces, est particulièrement précieuse pendant la saison sèche. Cette décrue, aux conséquences désastreuses pour l’irrigation et la production d’hydro- électricité, menace l’organisation socio – économique des communautés, liées à ces fleuves. La biodiversité, associée à ces systèmes fluviaux, serait également condamnée.

A terme, les fleuves indiens, alimentés par les seules moussons d’été, pourraient devenir saisonniers. Faute de cette eau venue de la montagne, les flux du Gange pourraient être réduits des deux – tiers de juillet à septembre, privant d’eau 500 millions de personnes, et 37% des terres indiennes irriguées. Selon un rapport du PNUD (Programme des Nations unies pour le Développement ), 300 millions de paysans chinois des régions de l’Ouest pourraient être concernés par le manque d’eau, en provenance des glaciers. (5) Selon une expédition conduite par Greenpeace en 2005, la fonte des glaciers annoncée devrait considérablement réduire le régime de deux grands fleuves chinois, le Yangze, le Mekong.

Des inondations proches.

« Dans un premier temps, la fonte rapide des glaciers himalayens va accroître le volume de l’eau dans les fleuves, provoquant d’importantes inondations », prédit Jennifer Morgan, directrice du programme sur le changement climatique mondial du WWF. Sur le court terme, la fonte des glaciers himalayens devrait donc produire l’effet inverse, avec une augmentation dangereuse du débit des fleuves. De fortes inondations sont attendues en Chine, en Inde, et au Népal. La Chine, qui présente les mêmes conditions météorologiques et hydrologiques qu’en 1998, pourrait connaître une vague similaire d’inondations et de typhons. (3)

La disparition des glaciers a déjà des conséquences sur les lacs du Tibet, qui s’élèvent rapidement. Des inondations et des glissements de terrain pourraient accompagner leur débordement. Selon un rapport de l’UNESCO (2006), la fonte rapide des glaces dans l’Himalaya a favorisé de nombreux lacs glaciaires, environ 4 000 pour les seuls Népal et Bhoutan, dont les digues naturelles menacent de rompre. La rupture d’un lac glaciaire au Népal, en 1985, avait fait près de 10 000 victimes. (6)

La fonte des glaciers, et leurs conséquences en images…

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« Himalaya », en Sanskrit, signifie « le séjour des neiges »….

M.J

(1) « An overview of Glaciers, Glacier Retreat, and Subsequent Impacts Nepal, India, ans China, WWF Nepal Program, march 2005. – (2) in rapport WWF : Professeur Syed Hasnain, à la tête d’un groupe de travail sur la glaciologie de l’Himalaya (International Commission for Snow ans Ice’s (ICSI) Working Group on Himalayan Glaciology), cité dans le rapport du WWF. -(3) »Le réchauffement climatique menace les glaciers de l’Himalaya », Pascale Nivelle, Libération, 5 juin 2007 –(5) « Les glaciers tibétains victimes du réchauffement climatique, », Aujourd’hui La Chine, AFP, 5 juin 2007, http://www.aujourdhuilachine.com- (6) Cyberpresse, 2006.

 


Publié le 21 juin 2007 par marlene dans Climat

L’Australie se dessèche…

Hello,

Côté climat, les avancées du G8 ne sont pas très claires. Pas d’objectifs chiffrés, ni de calendrier. Fin septembre prochain, un Sommet des Nations Unies précédera la rencontre de Bali. Prévue pour décembre, cette réunion devrait préparer la seconde phase du Protocole de Kyoto, qui expire en 2012. Climat encore au programme, direction l’Australie, le continent le plus aride au monde, qui continue de se dessécher. La situation devient tellement grave que John Howard, le Premier Ministre, a demandé aux Australiens de prier, pour faire tomber la pluie sur le Murray –Darling. Situé dans le Sud – Est du pays, ce grand système fluvial est aussi le verger de l’Australie.

Approvisionner les villes, une priorité.

Le bassin du Murray –Darling, l’un des plus importants au monde, s’étire sur plus d’un million de kilomètres carrés, recouvrant la presque totalité du New South Wales (Sydney), un gros morceau du Victoria (Melbourne) , du Queensland (Brisbane), et de l’Australie méridionale (Perth). Ce système fluvial, qui réunit la Murray et le Darling, comprend une trentaine de rivières, et 70 affluents. C’est un immense grenier où l’on cultive des céréales, des vergers, la plupart des vignobles, et où poussent des pâturages. Il représente 40% de la production agricole australienne. Et 72% des terres irriguées du pays. En 2006, année la plus chaude enregistrée en Australie avec une moyenne proche des 23°c – soit 1°C de plus que les températures moyennes entre 1961 et 1990 -, la perte des récoltes de blé, de colza, et d’orge, était estimée autour des 60%.

 

Fin avril dernier, John Howard a décidé de stopper l’irrigation dans le Bassin du Murray – Darling, si la pluie ne tombait pas, d’ici à quelques semaines. Face à la gravité de la sécheresse, John Howard a choisi de couper l’eau aux agriculteurs, pour alimenter les villes. « Compte – tenu de la nécessité de fournir aux zones urbaines un minimum d’approvisionnement en eau, il est peu probable qu’il en reste assez pour l’irrigation », a commenté le Premier Ministre. Sans eau, l’avenir des milliers de fermiers qui dépendent du débit du Murray et du Darling, est plus qu’incertain. Selon certaines prévisions, le système fluvial du Murray-Darling, pourrait perdre jusqu’au quart de ses eaux, d’ici à 2050, si la sécheresse persite.

 

Le gouvernement australien aide ses agriculteurs. Entre 2001, le début de la sécheresse, et 2006, le montant de l’enveloppe destinée aux agriculteurs s’est chiffré 1,6 milliards de Dollars australiens (environ un milliard d’Euros). Au début de l’année, le gouvernement a annoncé une aide de 10 milliards de Dollars australiens, pour optimiser les ressources en eau. Il devrait notamment prendre le contrôle du bassin du Murray – Darling, jusqu’alors administré par les quatre Etats concernés par ce système fluvial. La gestion du bassin du Murray – Darling provoque, d’ailleurs, des tensions entre les Etats et le Gouvernementaustralien.

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Le Wendouree lake à sec…

Sécheresse et nucléaire….

« Vous ne pouvez pas résoudre sur le long terme la crise des ressources en eau dans ce pays sans résoudre celle du réchauffement climatique. », avait lancé le chef de l’opposition travailliste, Kim Beazly, à l’adresse du Premier Ministre, quelques mois auparavant. John Howard, Libéral, n’a pas ratifié le Protocole de Kyoto. Et ne compte pas changer d’orientation. Par contre, il est tout à fait disposé à réduire les émissions de gaz à effet de serre de l’Australie en proposant une énergie alternative, le nucléaire. L’Australie renferme 40% des réserves mondiales d’uranium, le combustible du nucléaire. Source d’énergie « propre » – sans émission de Gaz à effet de serre -, le nucléaire est surtout une solution très controversée en Australie. Les Verts et les Travaillistes ont violemment dénoncé cette option. Certains y ont même vu les premiers pas vers l’arme atomique…

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La video de campagne des « Green » australien, le message est clair…

Convertir des eaux usées en eaux potables.

Faute de pluies, l’Australie compte recycler les eaux usées pour faire de l’eau potable. Le processus, encore non opérationnel à l’échelle du pays, suscite des espoirs. Le Premier Ministre du Queensland, l’un des 6 Etats d’Australie, sans doute le plus urbanisé, a d’ailleurs annoncé une reconversion massive de eaux souillées, pour faire face aux pénuries. Plusieurs autres Etats sont intéressés. John Howard prédit même une utilisation, prochaine, des eaux usées dans la ville de Sydney. Une solution qui progresse dans l’opinion publique

M.J.

Sources: « Canberra envisage de couper l’eau aux agriculteurs », 20 avril 2007, http://eau.apinc.org -« La sécheresse historique en Australie relance le débat sur le nucléaire », 16 Octobre 2006 , http://www7sur7.be- « Sécheresse en Australie: l’eau usée sera filtrée », février 2007, http://environnement.branchez-vous.com -« Murray Darling: farmers face water shut-off », ABC newsonline, 19 avril 2007, http://www.abc.net.au


Publié le 13 juin 2007 par marlene dans Climat