Environnement
Un blog sur la géo-environnement

Quelques gouttes d’eau tombées du ciel.

Bonjour,

Un petit coup de coeur pour une idée accrochée à quelques gouttes de rosée. Il y a une dizaine d’année, Daniel Beysens, un physicien, imagine de transformer la rosée en eau potable. Une idée simple, et prometteuse pour nombre de zones arides. Cette idée, portée par l’association OPUR (Organisation pour l’utilisation de la rosée), expérimentée dans de nombreuses régions du monde, se concrétise en Inde.

Une idée ancienne.

Sur le papier, produire de l’eau potable avec de la rosée, est une idée simple. Il suffit de récupérer une partie de l’eau contenue dans l’atmosphère, celle qui se transforme au petit matin en fines gouttelettes, au contact de surfaces plus froides que l’air ambiant. OPUR découvre un procédé utilisé il y a bien longtemps, en Crimée à l’époque antique, en Angleterre au Moyen âge, et repris au début du XX° siècle. Au fil des années, OPUR documente et expérimente son projet à Vignola en Corse, à Bordeaux, en Croatie, en Polynésie française, dans le désert du Neguev en Israël, en Tunisie, ou au Maroc. L’équipe travaille à accentuer le processus de condensation pendant la nuit, en refroidissant les surfaces de réception. Et découvre que les revêtements à forte émission infrarouge amplifient ce refroidissement. Les réceptacles de rosée, toitures ou tranchées creusées dans le sol, sont recouvertes de plastique et de peinture, dotées de ces propriétés réfrigérantes.

Des projets prometteurs.

Les projets les plus aboutis de l’OPUR se développent en Inde. Deux sites de production de rosée ont été aménagés dans la région aride du Gujarat, située dans le le Nord – Ouest du pays. Le premier, piloté par le Professeur Sharan de L’Indian Institute of management, est un condensateur de rosée de 10.000 m², étendu sur une mine de lignite (vidéo). Un second projet, situé à une quarantaine de kilomètres, vise à aménager un site de 600 m². Ces réservoirs de rosée permettent de produire, en moyenne, 0,7 litre d’eau par m², et par nuit. Ces unités de production, implantées sur des terres improductives, se présentent sous la forme de tranchées inclinées, recouvertes de feuilles plastique. Un peu plus loin, le toit d’une école a été aménagé en condensateur de rosée, 300m², pour une récolte matinale comprise entre 30 et 50 litres d’eau. (vidéo). Pendant ce temps, à Yellagiri Hills, une autre région aride du sud de l’Inde, le Père Guezou du lycée Don Bosco, accueille avec bonheur de cette eau tombée du ciel. (vidéo)

Cette eau tombée du ciel, traitée, est en principe potable. Cette solution, qui offre une ressource en eau limitée mais accessible partout, pourrait apporter de sacrés espoirs dans des espaces arides, ou désertiques Mais, c’est sûrement une histoire de moyens…

En prime, le bulletin de l’OPUR, fichier PDF:

http://www.opur.u-bordeaux.fr/fr/Bulletin11_fr.pdf

et le site:
http://www.opur.u-bordeaux.fr/fr/index_fr.htm

M.J

PS: Les liens semblent momentanément inaccessibles, ils l’étaient hier. Restent deux adresses, en principe, valides….


Publié le 8 janvier 2008 par marlene dans eau
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