Environnement
Un blog sur la géo-environnement

Une eau précieuse.

Bonjour,

L’eau n’est peut-être plus cette ressource que l’on croyait inépuisable, il faut l’économiser. C’est le message du XIII° Congrès mondial de l’eau qui s’est tenu la semaine dernière à Montpellier. Réunis par l’Association Internationale des Ressources en Eau (IWRA), des scientifiques du monde entier ont planché sur « Changements globaux et ressources en eau : face à des pressions de plus en plus nombreuses et diversifiées », thématique de cette année. Un invitation à revoir notre gestion de l’eau, quand les pressions se multiplient sur la ressource. La démographie mondiale augmente, l’eau devient plus précieuse.

Des années 40 aux années 1990, la consommation d’eau a été multipliée par 4. D’ici 2030, avec une population estimée autour des 8 milliards d’individus, les besoins en eau pourraient s’envoler de 650%.(1) La demande croissante de nourriture obligera à prélever 14% d’eau douce supplémentaire, destinée à l’agriculture qui en consomme déjà 70%.(2) Ce bond démographique, accompagné d’une urbanisation croissante, annonce de gros besoins en eau potable dans des métropoles, de plus en plus difficiles à approvisionner. Sans parler des pollutions dues à cette densification, et à ces concentrations humaines. Pollutions urbaines, industrielles, agricoles, et gaspillage – exemple, une mauvaise gestion de l’irrigation dans les pays en développement -, l’eau douce se raréfie. Le réchauffement climatique pèse encore sur la ressource hydrique. La hausse des températures, qui joue sur l’évaporation des fleuves et des rivières, réduit les disponibilités d’eau douce. Le changement climatique, qui bouleverse le régime des pluies, accentue des sécheresses déjà difficiles à gérer. Sans parler des accidents climatiques, orages et inondations, qui polluent les réserves d’eau douce, endommagent les infrastructures de stockage et d’acheminement. Les plus exposés, les petits artisans d’une agriculture pauvre qui dépendent de l’eau, et des caprices du climat. Le réchauffement climatique menace une ressource, déjà très mal partagée. Une dizaine de pays concentrent 60% de réserves mondiales, quand une centaine connaissent des pénuries passagères, ou installées. (1) Surtout en Afrique et au Moyen Orient.

Au congrès de Montpellier, on a discuté disponibilité, usage, gestion, sécurité, d’une ressource très étendue, 70% de la surface de la planète, mais finalement peu abondante. L’eau douce, 2,6% des réserves mondiales, est principalement immobilisée sous forme de glace. Le reste, une eau douce accessible et renouvelable – lacs, étangs, fleuves, rivières…-, pèse moins de 1% de ce total, en comptant sur les pluies. A Montpellier, on a aussi parlé de l’avenir : « Maintenant, il faut regarder vers le futur et non pleurer sur le passé. Nous, les chercheurs, sommes attendus pour mettre nos connaissances au service des usagers et des entreprises qui travaillent à l’acheminement, l’amélioration, la distribution et au partage de l’eau », a conclu Cecilia Totajada, présidente de l’IWRA. (3) L’exposition internationale de Saragosse, en Espagne, rappelle – jusqu’à la mi septembre – l’importance de l’eau sur terre.

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Fin de reportage hors sujet….

(1) http://www.eaudeparis.fr/html/eau_education/eau_monde.shtml

(2) FAO, 2007 http://www.unwater.org/wwd07/flashindexfr.html

(3) “Clôture du XIIIe congrès mondial de l’eau à Montpellier (France): Place aux politiques”

K.Mejdoub, El Watan, 6 septembre 2008.


Publié le 9 septembre 2008 par marlene dans eau
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