Environnement
Un blog sur la géo-environnement

Le Japon, engagé dans la crise climatique.

Bonjour,

Réunis samedi à Kobe pour trois jours de débats , les ministres de l’environnement du G8, souhaitent une réduction de 50% des gaz à effet de serre, d’ici 2050. Si les pays les plus industrialisés de la planète – Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande Bretagne, Italie, Japon, Russie –conviennent de donner l’exemple aux plus pauvres, tous n’envisagent pas le même scénario. Le Japon, défend une approche « sectorielle » de réduction des émissions polluantes. Ichiro Kamoshita, le ministre japonais de l’environnement, préfèrerait une évaluation des efforts accomplis dans chaque branche de l’économie, à des quotas nationaux de réduction de gaz à effet de serre. « La possibilité de réduire les émissions via une approche sectorielle apportera une base scientifique aux négociations de l’après-2012. », a –t-il précisé (1). Les questions environnementales seront d’ailleurs au cœur de la conférence du G8 qui se tiendra à Hokkaido, en juillet prochain. Après avoir soutenu les Etats- Unis à Bali, opposés à des objectifs chiffrés de réduction de gaz à effet de serre, le Japon se préoccupe du climat.

Le Japon, seconde économie mondiale, est le cinquième émetteur mondial de gaz à effet de serre, après l’Inde et la Russie. En mai 2007, le gouvernement japonais lance la « Cool Earth 50» , une initiative qui propose une réduction globale des gaz à effet de serre de 50%, d’ici à 2050. Sur le plan national, cette stratégie invite le Japon à coller rapidement aux objectifs de Kyoto, moins 6% de rejets polluants en 2012, par rapport à 1990. Une campagne, « 1 personne, 1 jour, 1 kilo », et un mouvement, le « Team Minus 6% », incitent les Japonais à bousculer leur quotidien, et à adopter une attitude écolo. Ils sont invités à baisser le chauffage, à suspendre la climatisation, et à raccourcir leurs douches. A la maison, et au travail. Le « Cool biz », remplacer le costume-cravate par une tenue plus légère pour soulager la clim, est en passe de devenir à la mode. Les Japonais doivent encore réduire leur volume d’ordures, consulter les agences de conseil pour économiser l’énergie, et conduire moins vite. Et dans certains restaurants, c’est moins cher pour les écolos.

Même au Japon, la route vers Kyoto est longue. Si le secteur industriel a effectivement réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 5,5% en 2005 par rapport à 1990, elles continueraient à augmenter « fortement » dans le secteur des transports, du commerce et des ménages. L’avis de l’Ambassadeur du Japon en France. Concernant les transports, le rejet de CO² serait passé de 217 millions de tonnes en 1990, à 261 Mt, en 2002, soit 21% des émissions totales. En cause, l’avion et les déplacements professionnels, hors marchandises. La pollution de l’air liée au trafic, NOx , particules de matières, et CO² assortis, est l’un des plus sérieux problème environnemental au Japon.

L’approche sectorielle défendue par le Japon, et rejetée par d’autres, en détail. Toujours à Kobe, un responsable japonais propose que le Japon, la Chine, et la Corée du Sud invitent le reste de la planète à réduire l’emploi de sacs plastiques, une plaie pour l’environnement.

M.J


Publié le 27 mai 2008 par marlene dans Actualité,Climat
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