Environnement
Un blog sur la géo-environnement

« Children are the future of China’s greenpower. »

Bonjour,

Après une course effrénée au développement signalée par une croissance annuelle moyenne de 10% pendant les trois dernières décennies, la Chine respire de plus en plus mal. Au milieu des années 2000, 60% des villes chinoises, dans lesquelles résident les 2/3 tiers de la population urbaine du pays, sont enveloppées d’un nuage de pollution. En 2008, Beijing compte parmi les 10 villes les plus polluées de la planète, classement établi par l’Organisation mondiale de la Santé. Une étude récente sur les principales causes de mortalité dans le monde attribue la mort prématurée d’1,2 millions de Chinois à une mauvaise qualité de l’air en 2010. La relation entre une industrialisation brutale et la dégradation des conditions de vie de la population s’affirme. Pourtant, depuis une décennie déjà, la Chine s’engage sur la voie d’une transition verte. Ce choix d’un développement plus respectueux des hommes et de l’environnement s’est affirmé lors du dernier plan quinquennal (2006-2011). Un rapport publié par le Worldwatch Institute    évalue le potentiel  de conversion de trois secteurs importants de l’économie chinoise, l’énergie, les transports, et les forêts, à l’horizon 2020.

 

Renouvelables.

Dans cette économie soumise au charbon – 70% de l’énergie consommée et 80% des émissions de CO² -, les énergies renouvelables constituent l’option majeure de cette transition verte. La Chine y travaille déjà. En une dizaine d’années, le pays a fortement développé le chauffe-eau solaire. En 2008, cette technologie représente déjà la moitié de renouvelables consommés dans le pays – hors hydroélectricité et biomasse. Les panneaux tournés vers le ciel se multiplient, 31 millions de m² en 2008, auxquels s’ajoutent  42 millions de m² en 2009. Le pays compte alors 177 millions de m² installés, l’objectif 2010 -150 millions de m² – est dépassé.  Aujourd’hui, la Chine exploite 80% de la capacité mondiale de chauffe-eau solaire. Avec un potentiel annuel estimé autour des 2,4 milliards de milliards de tonnes équivalent charbon, l’énergie solaire est d’ailleurs l’un des grands atouts de la Chine. Cette capacité solaire est de taille à modifier le mix énergétique du pays. Les provinces du Xizang, du Qinghai, du Xinjiang, du Gansu, du Ningxia,  situées  à l’Ouest et au Nord du territoire, et la Mongolie Extérieure  sont particulièrement prometteuses. Chaque année entre 2006 et 2011, le secteur a déjà crée plus de 10.000 emplois, directs et indirects. Il pourrait encore en offrir 20.000 annuels entre 2011 et 2020, estime la publication du WWI. Depuis le milieu des années 90, option renforcée en 2006-2011, la Chine  augmente sa capacité éolienne.  En 2010, 378 nouveaux projets éoliens sont conçus. Avec une capacité raccordée au réseau de 31 Gigawatt,  la Chine domine désormais l’éolien mondial, devant les Etats-Unis. Le  pays vise 120 Gigawatt à l’horizon 2020. L’industrie du vent, qui a généré 40.000 emplois directs chaque année entre 2006 et 2010, pourrait encore en créer 34.000 annuels entre 2011 et 2020. Estimation basse.

 

Hybride, métro, et train à grande vitesse.

Au cours de  sa conversion industrielle, la Chine est passée de l’ère de la bicyclette à celle de la voiture. En 2009, le pays devient le plus grand marché automobile du monde, devant le marché états-unien. Environ 170 millions de véhicules y circulent. Et si le rêve automobile continue de séduire les plus aisés, le pays pourrait compter 220 millions de véhicules supplémentaires en 2020. Pour adoucir cette prévision, les Autorités investissent dans des transports moins polluants. Le marché du véhicule hybride, environ 5000 véhicules en circulation mi-2010, pourrait se développer. Avec le soutien du gouvernement, plus de 16 millions de véhicules, hybrides et électriques, pourraient sortir des usines d’ici à 2020. Avec un peu plus d’un million d’emplois induits chaque année. Autre alternative, le rail urbain et interurbain. En 2006, le métro et le train léger ont transporté 1,8 milliards de passagers, deux fois plus qu’en 2001. Shangaï et Beijing en tête. A l’occasion de l’exposition universelle de 2010, le métro de Shangaï  déploie le plus long réseau du monde,devant celui de Londres. Entre 2005 et 2008, les investissements dans le rail urbain doublent. Quelques années plus tôt, la Chine s’est dotée d’une première ligne à grande vitesse. Aujourd’hui, le pays domine le marché mondial du train à grande vitesse. Sur le territoire chinois, 17 lignes sont opérationnelles sur près de 8500 kilomètres, le train rapide le plus cher du monde. Mais la Chine vise 18.000 kilomètres de rail pour 2020. Ces 10.000 kilomètres supplémentaires devraient  générer environ 630.000 emplois annuels pour la période 2011-2020, emplois directs et indirects.

 

4,5 millions d’emplois.

Les forêts chinoises comptent plus de 1800 espèces d’animaux sauvages, 2000 essences d’arbres, et plus de 6000 végétaux. La forêt, habitat pour quelques centaines d’espèces inconnues ailleurs, est au cœur de cette transition écologique. Ces arbres, qui piègent le carbone et rejettent de l’oxygène, contribuent aussi à atténuer les excès de la pollution. A la fin des années 40, le territoire chinois compte peu de forêts. Le pays, qui entreprend un gigantesque effort de plantation, 62 millions d’arbres mis en terre, étend son couvert forestier sur 195 millions d’hectares. Un record mondial. Pendant un demi-siècle, le territoire s’est doté de 3 à 6 millions d’hectares de forêts chaque année.  A l’horizon 2020, la superficie boisée devrait encore augmenter de 10%. Le pays, qui offre un patrimoine de plus de 2000 parcs nationaux,  se tourne aussi vers le tourisme vert. Au total, le secteur forestier – reboisement, entretien des jeunes forêts, tourisme – pourrait représenter plus de 2 millions d’emplois annuels pour la période 2011-2020. Et si l’on fait l’addition, énergie, transports, et forêts permettraient de créer au moins 4,5 millions de « green jobs » en 2020. Si la transition se poursuit à ce rythme, qu’elle se combine avec d’autres niches de l’économie verte encore mal connues des statistiques, la réserve d’emplois sera bien supérieure encore, note le rapport du WWI.

 

“Children are the future of China’s greenpower”

Cette transition verte proclamée connait des contrariétés et des inconnues. Bien que la Chine inonde le monde de sa technologie photovoltaïque, l’électricité solaire attend encore son développement dans le pays. Le marché de l’éolien, qui s’exporte à merveille, peine à reproduire cette performance en interne. La plupart des centrales, solaires et éoliennes, ne sont pas connectées au réseau, dilapidant ainsi les millions de dollars investis. L’électricité produite est encore trop chère. Les efforts engagés depuis deux décennies pour faire avancer la décentralisation génèrent aussi des querelles de pouvoir entre les Autorités provinciales et locales, au risque de gripper cette mécanique verte. L’information nécessaire à cette transition verte, inexistante ou déformée par le système statistique, retarde le processus de transition socio-économique. Il faudra sans doute attendre quelques décennies pour que la première puissance émergente finalise un scénario de transition, qui pourrait faire école dans le monde. « Children are the future of China’s greenpower” promet le rapport.

 

M.J

 

La lointaine province occidentale du Xinjiang est devenue l’un des fronts du développement de l’énergie renouvelable, notamment du solaire. Grâce à des panneaux photovoltaïques, un petit village du désert découvre l’électricité en continu….

 

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“Green Economy and Green Jobs in China:

Current Status and Potentials for 2020” Jiahua Pan, Haibing Ma, and Ying Zhang

L i s a  M a s t n y,  editor, Worldwatch Report 185

Wo r l dwat c h  In s t i t u t e, July 2011. http://www.worldwatch.org/system/files/185%20Green%20China.pdf

 

Summury: http://www.worldwatch.org/bookstore/publication/worldwatch-report-185-green-economy-and-green-jobs-china-current-status-and-po


Publié le 8 avril 2013 par marlene dans Chine,Développement durable,energies alternatives,Pollution atmospérique.
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La Chine s’intéresse à ses mines d’énergie renouvelable.

Bonjour,

Une industrie et une production high-tech voraces, un marché de l’automobile et un équipement des ménages en progression vertigineuse, la Chine est gourmande en énergie. Ses besoins en pétrole la placent juste derrière les Etats-Unis. La Chine est aussi le premier producteur et consommateur mondial de charbon, qui alimente 70% de sa machine. (1) De 1996 à 2006, les besoins énergétiques de « l’usine du monde » ont pratiquement doublé. Et la consommation d’électricité est allée encore plus vite, elle a été multipliée par deux depuis 2000. (2) Cette Chine énergivore est aussi une Chine qui pollue. Les émissions de CO² sont en train de dépasser celles des Etats-Unis. (3) Parenthèse, les émissions de dioxyde de carbone d’un Chinois représentent 1/6° de celles produites par un américain. (2) Les rejets de dioxyde de soufre, liés a l’utilisation de charbon de mauvaise qualité et à des techniques de combustion vétustes, sont en augmentation. (3) Mais, derrière le gigantesque nuage d’oxyde d’azote qui couvre Pékin et le nord-est du territoire, il se dessine un petit espoir. La Chine, qui veut diversifier ses sources d’énergie et qui freine la construction de centrales de charbon,  mise sur le vent, le soleil, l’eau, ou la biomasse, pour adoucir les conséquences environnementales de son développement.

Le vent et l’atome.

Si l’énergie solaire balbutie encore, la Chine est en train de devenir une championne de l’éolien. En 2006, le pays a doublé sa capacité. Dans un contexte où l’énergie produite par le vent est plus chère que celle issue du charbon, le gouvernement incite à la concurrence pour réduire les coûts de production. Vers le milieu du siècle, l’énergie éolienne pourrait devenir la seconde source d’électricité, derrière le charbon, et devant l’hydro-électricité. Avec environ 2/3 des capacités mondiales, la Chine est devenue le plus grand consommateur d’eau chauffée par le soleil. On y dénombre environ 40 millions de systèmes solaires, 10% de ménages chinois en sont équipés.  Cette performance dissimule un secteur solaire où beaucoup reste à faire. Ce qui n’empêche pas la Chine d’être active sur le marché international du photovoltaïque. La biomasse, surtout produite à base de canne à sucre et de cosses de riz, est un secteur qui somnole. En attendant, peut-être, d’être réveillé par d’autres sources d’énergie, résidus de l’agriculture ou des forêts. Le biogaz, produit à partir de déchets animaux, dynamise la filière. La Chine s’intéresse encore aux carburants alternatifs. Elle produit un peu d’éthanol à base de maïs, et du biodiesel avec de l’huile de friture usagée. Le manioc, le sorgho, et les oléagineux ouvrent de petits espoirs. Plus sérieux, l’éthanol à base de cellulose, la Chine dispose de vastes stocks de déchets agricoles et forestiers. Une perspective qui attendra encore quelques années. (1) Petite fausse note dans cette transition énergétique, la Chine devrait encore construire une trentaine de centrales nucléaires, d’ici à 2020.

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Un portable solaire.

Aujourd’hui, 8% de l’énergie et 17% de l’électricité consommées en Chine proviennent d’une source non fossile. L’objectif est d’atteindre les 15% (énergie) et Les 21% (électricité ) en 2020. (1)Vers le milieu du siècle, les énergies renouvelables devraient couvrir 30% des besoins.(2)Cette ambition repose sur des investissements conséquents, assortis d’une volonté de développer les énergies propres. Le Worldwatch Institute rapporte que la Chine a investit 50 billions de dollars dans le non-fossile en 2006, plus 10 billions en 2007. Depuis 2005, une loi encadre le développement du renouvelable, devenu « priorité nationale ». Des incitations fiscales encouragent les entreprises à opter pour les énergies alternatives. Des mandats exigent que des compagnies d’électricité achètent de l’éolien, et s’intéressent aux autres sources. Selon le cabinet Ernst & Young, la Chine est devenue l’un des cinq pays les plus attractifs pour les investissements destinés au renouvelable, entre l’Inde et l’Espagne. (4)Tout en développant son potentiel, la Chine est en passe de devenir un leader sur le marché international du vent et du soleil, en Amérique du Nord, au Japon, ou en Europe. La production d’éoliennes et d’équipements photovoltaïques a été multipliée par 2 en 2006. (1) La Chine exporte ses systèmes d’eau chauffée par le soleil – bien moins coûteux que leurs semblables produits en Europe – et du petit matériel hydro-électrique. Objectifs ambitieux, soutien des autorités, et prouesses industrielles « à la chinoise », la Chine pourrait s’imposer dans les technologies du renouvelable. En 2007, une société chinoise a présenté son premier portable à énergie solaire, une heure au soleil, ou à la bougie, pour quarante minutes de conversation….

M.J

(1) “Powering China’s Development: The Role of Renewable Energy”, Worldwatch report, Eric Martinot, Li Junfeng, November 2007, http://www.worldwatch.org/node/5491

(2) “Powering China’s Development: The Role of Renewable Energy.”http://www.worldwatch.org/node/5496

(3) http://www.econologie.com/la-chine-articles-2277.html

(4) « Energies renouvelables : la Chine devient plus attractive que le Royaume-Uni », Actu-Environnement.com – 28/08/2008, http://www.actu-environnement.com/ae/news/attractivite_chine_energies_renouvelables_5590.php4


Publié le 12 mai 2009 par marlene dans Actualité,Chine,Climat,énergie
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L’Afrique, du soleil et du vent.

Bonjour,

Les énergies renouvelables, une voie de développement pour l’Afrique ? La question a été posée la semaine dernière à Dakar, lors du troisième salon international des énergies renouvelables et de l’environnement en Afrique. Elle a aussi été abordée à Syracuse, où se tenait à peu près en même temps le « G8 » des ministres de l’environnement. La France y a lancé l’idée d’un « programme d’autonomie énergétique »  pour l’Afrique, basé sur l’exploitation des sources d’énergie propres et accessibles. (1) Sur un continent gavé de soleil, balayé par les vents, où le bois reste le principal combustible abordable, et l’électricité le luxe d’une minorité, la question du renouvelable mérite d’être posée.

Déforestation.

Avant de viser un développement économique à l’échelle continentale et de freiner un réchauffement climatique alimenté par la combustion d’énergies fossiles, il s’agit d’améliorer les conditions d’existence de ces millions d’Africains, privés d’électricité. Sur le continent, seulement 20% de la population bénéficie d’un accès direct à l’électricité. Et sans doute moins de 5% dans les pays les plus défavorisés. En brousse, c’est pire, 2% seulement des habitants sont éclairés par le réseau électrique.(2) Ces estimations ne tiennent pas compte des nombreuses coupures d’électricité dues à des infrastructures vétustes. Et qui continuent de se dégrader, faute d’entretien. L’électricité africaine, principalement alimentée par l’exploitation de ses fleuves, quand ils ne sont pas à sec, est en panne. Dans les familles les plus pauvres, on utilise le bois, les bouses de vaches, et les résidus des récoltes pour s’éclairer, ou pour cuisiner. Conséquences, une déforestation encore très active, une perte de temps à trouver la matière première, et une atmosphère malsaine dans les foyers. D’où l’idée de développer les énergies renouvelables, principalement le solaire et l’éolien, pour éclairer les devoirs des écoliers, éviter les arrêts répétés des frigos, ou alimenter les hôpitaux.

Gaspillage de matière première.

En 2004, le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD), promoteur d’une vision et d’une stratégie pour la Renaissance de l’Afrique, adopte une déclaration pour les énergies renouvelables. Il s’agit de développer les ressources énergétiques du continent, notamment par le biais d’une coopération régionale. Et de rendre cette énergie accessible au plus grand nombre. Perspective partagée par l’Union Africaine, de nombreux organismes Africains, les grands bailleurs de fonds, et soutenue par des gouvernements occidentaux. Le potentiel existe. L’Afrique est l’un des espaces les plus ensoleillés de la planète, privilège sans doute partagé avec l’Australie et la péninsule arabique. Côté vent, la ressource n’est pas négligeable. Une étude commandée par la Banque africaine de développement (BAD) estime qu’une quinzaine de pays, de l’Afrique du Nord au Cap Vert, en passant par la Mauritanie, en Afrique australe ou orientale, pourraient parier sur l’énergie éolienne. (3) Les quelques projets, qui s’éparpillent sur le continent, témoignent d’un gaspillage de la matière première.

Trop peu de projets.

Au Rwanda, en 2007, le Président Kadame inaugure le « plus grand projet d’énergie solaire en Afrique », résultat d’un partenariat avec l’Allemagne. En 2004, le pays s’est trouvé privé d’électricité, suite à l’assèchement de ses lacs et de ses rivières. Le projet, sans doute insuffisant, y apparaît comme une promesse de temps meilleurs. En Ethiopie, les 5500 habitants d’un petit village profitent de l’électricité d’origine solaire, autre bénéfice d’un partenariat avec l’Allemagne. Au sud-est du Nigeria, la Banque Mondiale étudie les possibilités du solaire pour alimenter des communautés rurales, écartées du réseau national. Dans une petite ville du Burkina Faso, au sud –est de Ouagadougou, des panneaux solaires installés sur le toit d’une clinique éclairent le bâtiment depuis deux décennies. A Madagascar, le photovoltaïque est une solution envisagée par le gouvernement et des ONG, pour alimenter des hôpitaux de campagnes soumis à de nombreuses coupures d’électricité. Un grand parc éolien devrait être érigé en Ethiopie pour éclairer plus de cinq millions de citoyens. La Namibie, en manque d’électricité et tributaire de ses voisins, l’Afrique du Sud, la Zambie, le Zimbabwe, mise sur la force des vents et sur un partenariat néerlandais. Le Maroc, mais surtout la Tunisie épaulée par l’Espagne, comptent de plus en plus sur l’éolien pour réduire leur facture d’électricité. (4)

Financement.

Cette liste, même incomplète, signale que tout reste à faire. Le problème, le financement. La hausse des prix des carburants fossiles et la déforestation n’y changent pas grand-chose. L’énergie solaire reste coûteuse, donc inaccessible à une majorité d’Africains. Investir dans un système solaire revient à payer une facture d’électricité longue de 20 ans. (5) Sans être sûr que le matériel durera aussi longtemps. Solution pour les grands travaux, un partenariat avec des acteurs occidentaux et des bailleurs de fonds, avec des remboursements souvent difficiles à honorer. A plus petite échelle, un coup de pouce aux particuliers. Le Ghana et le Burkina Faso ont adopté une fiscalité incitative et mis en place un dispositif de micro-crédits pour aider leurs citoyens à s’équiper en photovoltaïque. L’équipement est remboursable en 24 ou 36 mois.(6) Autre solution, baisser les taxes à l’importation, une pratique expérimentée au Kenya par African Energy, une société installée aux Etats-Unis qui vend des panneaux aux PME africaines.(6) Le PNUE (Programme des Nations Unies pur l’Environnement) parie sur le micro-crédit. En Inde, le PNUE a tenté de convaincre les banquiers locaux de financer de petites installations solaires, histoire d’alimenter quelques ampoules. Résultat, de meilleures notes pour les élèves, des ateliers de couture productifs, et des épiceries plus attractives. (7)

« Desertec » et le four solaire.

Dans un contexte de réchauffement climatique propice aux énergies propres, un grand projet germe dans la tête des Occidentaux, « Désertec ». Il s’agit d’exploiter les ressources énergétiques du Sahara, en débordant un peu sur le Moyen Orient. En clair, tapisser les déserts de panneaux solaires et canaliser la ressource éolienne pour approvisionner une Europe, engagée à réduire des émissions de gaz à effet de serre. Et doter du même coup ces régions d’une source d’énergie propre, et d’une technologie de pointe. « Désertec », un objectif 2050. Moins ambitieux, le four solaire qui cuit les aliments avec les rayons du soleil. Une invention qui date d’une vingtaine d’années, et qui aurait bien besoin d’un petit coup de pouce.

MJ.

Un universitaire camerounais évoque les coupures d’électricité dans son pays. L’énergie solaire, un truc pour les touristes…..Petit problème, le son ne marche pas à tous les coups…Comme l’électricité sur le continent africain…

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(1) “Le dialogue Nord-Sud progresse sur le climat”, Brigitte Perucca, Le Monde, 24-04-09.

(2) « L’énergie, clé de la prospérité en Afrique », Analyse et perspectives de la problématique de l’énergie sur le Continent , Itai Madamombe, Afrique Renouveau http://www.afrik.com/article8172.html

(3) « Tunisie : l’énergie éolienne a le vent en poupe. », Féthi Djebali, Youad Ben Rejeb, 23-12-2008. http://www.syfia.info/index.php5?view=articles&action=voir&idArticle=5049

(4) Sources diverses.

(5) »L’énergie Solaire est-elle une solution alternative pour l’Afrique ? Le prix des panneaux continue de baisser », 26/09/2004, http://www.grioo.com/info3123.html

(6) « Solaire : l’Afrique en aura besoin pour se développer », Bati Depot, 14-11-08

http://www.bati-depot.fr/actualite/solaire-l-avenir-de-l-afrique-1602.html

(7) « Afrique: L’énergie solaire offre des solutions pour les zones rurales les plus pauvres », United Nations (New York), 30 Avril 2007, http://fr.allafrica.com/stories/200704301232.html



Publié le 29 avril 2009 par marlene dans Actualité,Afrique - Environnement.,énergie
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