Environnement
Un blog sur la géo-environnement

Pour jouer les écolos…

Bonjour,

Trouvé sur le net quelques petits jeux interactifs, liés au changement climatique et aux questions d’environnement. A vous de plancher, et de trouver les stratégies viables. Le premier, édité par l’UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l’Enfance), s’appelle « Protégeons l’eau ». Le joueur est parachuté dans un village, quelque part en Afrique. Il doit l’approvisionner en eau potable. Il doit également placer l’école dans un environnement sain, condition pour qu’elle soit fréquentée par les élèves. Le village, qui traverse une période de sécheresse, est encore menacé par les inondations………

http://www.unicef.org/voy/french/explore/wes/explore_1818.html

Le second, mis en ligne par l’’AEE (Agence européenne de l’Environnement ), accessible en 26 langues, vous transporte sur l’île d’Honoloko. Honoloko fonctionne comme notre planète, et le comportement de ses habitants y détermine la qualité de vie. Le joueur, promu « éco-agent », est invité à réfléchir sur l’eau, l’air, les transports, ou l’industrie. Il devra prendre les décisions qui soulagent cet environnement insulaire, et améliorent la santé de ses habitants. L’idée est aussi de souligner la relation entre « environnement » et « santé », notamment celle des enfants.

http://honoloko.eea.europa.eu/Honoloko.html

Moins ludique sur le site de Météo France, mais super intéressant, les changements liés au réchauffement climatique. Une information sur l’effet de serre et ses origines, c’est toujours bon à rappeler, mais surtout l’évolution d’une ville française, Amiens, au cours du siècle précédent. De 1900 à 2000, on apprend combien de jours de pluie a connu le grand – père, le père, et le fils. Evolution des températures en prime. Du concret. Météo France, qui envisage l’avenir, nous incite à changer nos habitudes en matière de transports, et nous donne quelques petits conseils à usage domestique, une douche plutôt qu’un bain….

http://www.meteofrance.com/FR/pedagogie/jeunesse_et_jeux/rechauffement_jeunesse/index.html

In English, sur le site de la BBC, « Climate Challenge ». Ce jeu interactif, développé par Red Redemption, vous propulse Président de l’Union Européenne. Et c’est à vous de gérer les questions liées à l’environnement et à l’écologie, durant la décennie 2000- 2010. Beaucoup de décisions à prendre pour freiner les effets du changement climatique, c’est-à-dire faire la différence entre un futur viable et une évolution dramatique pour l’Europe, et l’humanité. Mais attention, des mesures très impopulaires risquent de vous faire perdre votre siège à la tête de l’Union européenne…..

http://www.bbc.co.uk/sn/hottopics/climatechange/climate_challenge/

Enfin, toujours en Anglais, et en provenance d’Australie, diffusé par ABC (Australian Broadcasting Corporation), « Planet Slayer ». Avec trois petits cochons, l’Australien moyen qui produit 24,6 tonnes de CO² au cours de sa vie, vous, et l’écolo, 3 tonnes de CO² seulement. Vous commencez, « start » en rouge et à droite, et on vous pose un certain nombre de questions – numéros en rouge, en haut et à gauche – sur votre façon de vous déplacer, d’habiter, sur l’origine de votre énergie, et sur le montant de vos factures. Pour faire le bilan, vous cliquez sur la tête de mort placée en fin de numérotation. Et là, si les réponses ne sont pas brillantes, on vous diagnostique en combien de temps vous allez épuiser votre «crédit-planète ». Ou combien d’années il vous reste à vivre si vous continuez à ce rythme là. Sympa, non ?

http://www.abc.net.au/science/planetslayer/greenhouse_calc.htm

M.J.


Publié le 23 juin 2008 par marlene dans Climat,Développement durable
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Les Européens se soucient d’environnement, mais…

Bonjour,

Les Européens se préoccupent de l’environnement. C’est le message d’un sondage à l’échelle européenne, 27000 personnes interrogées dans les 27 Etats de l’Union. Mais ces Européens, qui se soucient de l’environnement avec des priorités différentes selon les pays, tardent à agir.

A quoi pensent les Européens quand on leur parle d’environnement ? Ils répondent d’abord pollution urbaine (22%), et réchauffement climatique (19%). L’imaginaire européen reste encore très attaché à de beaux paysages verdoyants et intacts, troisième tendance majeure (13%). Enfin, les Européens s’intéressent à la protection de la nature (12%). Au total, 95% des personnes interrogées se préoccupent de l’environnement. Et 80% avoue son influence sur le quotidien. Les questions environnementales sont devenues aussi importantes que les questions économiques.

Reste à passer à l’action. Si les Européens trient leurs déchets (59%), au moins dans le mois qui a précédé le sondage, et réduisent leur consommation d’eau, la majorité des personnes interrogées (64%) n’a pas bouleversé son quotidien pour la cause écologique. La déception grandit quand on invite les Européens à changer leur mode de vie, et de consommation. Seuls, 17% sont prêt à réduire l’utilisation de la voiture, ou à acheter des produits écologiques. Peu consomment des produits locaux.

L’environnement est cependant perçu comme un enjeu global, qui nécessite une action globale. A l’Union européenne de prendre les grands décisions en faveur de l’environnement, répondent 77% des personnes interrogées. La majorité des sondés (82%) souhaiterait une législation environnementale. Et pour 80% d’entre eux, l’Union devrait aider les pays non-membre à améliorer leurs normes environnementales. L’Union européenne devrait encore augmenter son budget dédié à l’écologie. Et bonne nouvelle, les Européens donnent la priorité au réchauffement climatique, devant l’économie, ou la compétitivité.

Ces tendances européennes dissimulent des préoccupations et des comportements différents, selon les Etats. Par exemple, le changement climatique préoccupe davantage les Suédois et les Chypriotes. Les Suédois et les Danois semblent plus enclins que les autres à économiser l’energie, et à laisser leur voiture au garage. La République Tchèque, la Roumanie, et les pays baltes, Estonie, Lituanie, Lettonie, y attachent moins d’importance. Les Baltes, les Tchèques, et les Slovènes s’inquiètent plutôt de la pollution de l’eau. Malte et la Bulgarie donnent la priorité à la qualité de l’air. Les Polonais, les Hongrois, et les Chypriotes sont plus nombreux à associer l’environnement à des paysages bucoliques.

Cette perception différenciée de l’environnement, et de ses priorités, s’explique vraisemblablement par la diversité des héritages écologiques, économiques, et sociaux, des pays européens. Il est plus compréhensible de se soucier du changement climatique à Stockholm, carte postale de la Baltique, qu’à Sofia, où les émissions industrielles et les embouteillages rendent l’air irrespirable. Mais ces différences européennes pourraient refléter l’accès à l’information. Les Européens du Nord et de l’Ouest sont mieux informés des enjeux environnementaux, que ceux du Sud ou des pays orientaux, nouvellement intégrés. Une esquisse qui évoque celle du niveau de développement…

M.J

Sensibilisation au réchauffement climatique, made in Sweden…


Publié le 28 mars 2008 par marlene dans Développement durable
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L’Australie devra avaler l’eau de la mer…

Bonjour,

Après les gouttes de rosée converties en eau potable, la grosse machine, celle qui transforme l’eau de mer en eau douce. Direction l’Australie, ce grand pays qui commence à manquer d’eau. Et qui développe de gros moyens pour renouveler la ressource, dont la désalinisation de l’eau de mer. Cette technologie, qui a progressé depuis les années 60, fâche les écologistes australiens…

L’Australie a soif.

Immense territoire aride où l’eau a toujours été précieuse, l’Australie cumule encore six années de sécheresse. Dans les états les plus peuplés, les réserves d’eau représentent entre 15% et 50% des quantités habituellement disponibles. En trois chiffres, 15% dans le New South Wales (Sydney), 32% dans le Victoria (Melbourne), et 50% dans le Queensland (Brisbane), sans oublier les 35% du Nothern Territory, grand désert peu habité. (1) -. Autre facteur aggravant, les Australiens comptent parmi les plus gros consommateurs d’eau de la planète, une consommation qui excède la ressource. Un contexte préoccupant, certainement amplifié par la perspective d’un réchauffement climatique, qui pousse les Australiens à trouver des solutions rapides. Pipelines pour l’eau (Victoria, Western Australia), barrage (Queensland), modernisation du réseau d’irrigation ( New South Wales), l’Australie multiplie les projets pour améliorer la gestion de l’eau. Et installe des usines de recyclage des eaux usées, et de désalinisation, sur ses côtes.(2)

Perth, la « pionnière ».

Perth, en Western Australia, un grand désert qui borde la mer, est la première à se lancer dans l’aventure de la désalinisation. Depuis quelques mois, le site de Kwinana contribue à satisfaire 17% des besoins en eau de cette ville d’un million d’habitants. L’usine, exploitée par Degrémont, filiale de Suez environnement, produit 130 000 m3 d’eau par jour.(2) C’est la plus importante unité de désalinisation de l’hemisphère Sud. Une machine à convertir l’eau de mer en eau douce qui utilise le procédé de l’osmose inverse. Cette technologie, basée sur l’utilisation de fines membranes qui filtrent le sel et les impuretés d’une eau de mer envoyée sous pression, remplace la distillation. Cet ancien procédé, très cher, très gourmand en énergie, était associé à des centrales énergétiques utilisant le gaz ou le pétrole, deux gros mots dans un contexte de réchauffement climatique. Mais, même avec l’osmose inverse, la désalinisation reste une technologie coûteuse, qui est loin de présenter une fiche écologique impeccable.

Les projets se multiplient.

L’osmose inverse, moins gourmande en énergie, a néanmoins besoin de combustible. Et en Australie, 80% de la ressource énergétique provient du charbon. On reproche encore à la désalinisation ses rejets de sel en mer. Faute d’être correctement diluée et rejetée, cette saumure risque de perturber l’équilibre aquatique. Ces problèmes écologiques n’empêchent pas l’Australie de poursuivre son programme. La South Australia projette de construire une usine de traitement de l’eau de mer dans le Golfe de Saint Vincent, pour alimenter Adelaïde. Le Victoria s’est engagé à approvisionner Melbourne avec une unité du même type, elle serait même la plus importante du pays. Le Queensland entend bien doter la Gold Coast, la côte touristique, d’un site de production d’eau douce analogue. Une usine de désalinisation en en construction à Sydney, une autre est en projet. Pour calmer les écologistes, la plupart des Etats se sont engagés à recourir aux énergies alternatives. (3)Une partie de l’énergie nécessaire au fonctionnement du site de Perth devrait être fourni par un parc de générateurs solaires. (2) A Sydney, le site en construction devrait être alimenté à l’énergie éolienne. Une parade qui n’a pas convaincu tout le monde.

Les Verts, partisans du « re-use » et des réservoirs.
Les « Greens » (Verts) sont partisans du « re-use », le recyclage des eaux usées. Et surtout, ils rappellent que les pluies torrentielles tombées sur Sydney en juin dernier, ont permis d’alimenter le principal réservoir de la ville. De quoi tenir plus de deux ans, sans pluie. (4) Alors, pourquoi investir 2 billions de de dollars australiens dans une usine de désalinisation? Des réservoirs pour recueillir l’eau de pluie, d’une contenance moyenne de 5000 litres et à l’achat subventionné, leur semblent un investissement plus raisonnable, et une solution plus écologique. (4) Heureusement, personne n’a encore parlé d’une usine de désalinisation qui tourne au nucléaire…

Les petits Australiens, la sécheresse, et la désalinisation…

M.J.

(1) D’après  » Pénurie d’eau et population », Liberation, 23 octobre 2007- (2) « Crise de l’eau, le laboratoire australien (2) », Marc Laimé, « Carnets d’eau », carnet du Diplo, 22 juin 2007- (3) « Asséchée, l’Australie se convertit au dessalement d’eau de mer. », Jurian Sterk, Newsoftomorrow, 6 novembre 2007 -(4) « De l’eau d’égout dans votre carafe », André Duchesne, La Presse, Brisbane, Australie, 7 octobre 2007.


Publié le 10 janvier 2008 par marlene dans eau
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