Environnement
Un blog sur la géo-environnement

Des Africains au Japon….

Bonjour,

Bono pique une colère contre le G8. Le leader du groupe U2 invite les pays les plus industrialisés de la planète à tenir leurs promesses d’aide au continent africain. Le G8, qui devait verser une enveloppe de 22 milliards de dollars à l’Afrique, a quelques arriérés. Trois ans après l’engagement, l’Afrique n’aurait reçu que 14% de la somme, soit 3 milliards de dollars. D’où, le coup de gueule de Bono qui mise sur Nicolas Sakozy, et la France qui doit prochainement prendre la présidence de l’Union européenne, pour faire avancer le dossier. Début juin, lors d’un coup de fil à Bono, Nicolas Sarkozy, conscient de « l’urgence à agir » en faveur du développement africain, l’avait assuré de son soutien. Bono-Sarkozy, même combat pour l’Afrique. Pourtant, il semblerait que la France soit moins généreuse que prévu. En 2007, Paris a réduit de 66 millions de dollars son aide à l’Afrique subsaharienne. En 2005, la France s’était pourtant engagée à consacrer 0,7% de sa richesse nationale à l’aide publique au développement, d’ici à 2015. Elle était de 0,47% du PIB en 2006, et de 0,39% en 2007. De passage à Paris avec Bob Geldof, son Second, épaulé par Yannick Noah, Bono compte quand même sur le soutien de Sarkozy pour inciter le G8 à tenir ses promesses. Le prochain sommet du G8 doit se réunir à Hokkaïdo, au Japon, début juillet.

Bono, chanteur militant, est à l’origine de One, une organisation humanitaire, créée en 2004. One, qui se bat contre l’extrême pauvreté et les grands maux de la planète, SIDA ou paludisme, demande aux gouvernements des pays riches de participer à ces combats. Et d’y apporter des fonds. One, qui se réfère aux engagements du G8 en 2005 en faveur de l’Afrique, publie un rapport annuel qui mesure l’avancée des promesses. Flash Back. En 2005, Bob Geldorf organise « Live 8 » , une série de huit concerts organisés dans les pays du G8, avant le sommet de Gleneagle, en Ecosse. Cette manifestation accompagne la campagne britannique « Make poverty history » ( Abolissons la pauvreté ), qui vise à faire pression sur les dirigeants occidentaux pour alléger le fardeau de l’Afrique. A Gleneagle, les pays riches conviennent de doubler l’aide au développement des pays africains, d’ici 2010. Cet objectif, plusieurs fois révisé à la baisse, devait donc avoisiner les 22 milliards de dollars en 2010. Et Bono trouve que le compte n’y est pas. One commente ce retard: « Le rythme insuffisant de l’aide du G8 et de l’Union européenne à l’Afrique est très inquiétant. » Et toujours selon One, l’allègement de la dette combinée à l’augmentation de l’aide entre 1999 et 2005, aurait permis de vacciner 26 millions d’enfants entre 2001 et 2006. Et grâce à ces mesures, près de 30 millions de petits Africains auraient pu, pour la première fois de leur vie, prendre le chemin de l’école. (1)

Et c’est encore pour évoquer le retard, et regretter le manque d’enthousiasme du G8 à honorer ses promesses de 2005, que l’Afrique s’est réunie à Yokohama, au Japon, du 28 au 30 mai dernier. Cette quatrième conférence internationale sur le développement africain (TICAD), a connu une certaine affluence, l’évènement n’a lieu que tous les cinq ans. Michel Temman, correspondant de Libération à Tokyo, évoque le succès de ce rendez-vous : « Des centaines de billets d’avion. Des dizaines de coucous présidentiels et de vols venus de toute l’Afrique transportant d’énormes délégations (plus de 120 personnes pour celle du Gabon). Des bataillons de gardes du corps. D’interminables ballets de limousines et de voitures blindées. Pas loin de 3 000 hôtes logés durant trois à quatre jours dans les plus beaux hôtels de Yokohama, dans les suites des Intercontinental, Pacifico et autres enseignes de prestige… »Lire la suite, qui n’est pas sans intérêt….

Allez, un peu de musique pour se détendre….

M.J

(1)AFP, 18 juin 2008.


Publié le 20 juin 2008 par marlene dans Actualité,Afrique,Developpement
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Le Japon, engagé dans la crise climatique.

Bonjour,

Réunis samedi à Kobe pour trois jours de débats , les ministres de l’environnement du G8, souhaitent une réduction de 50% des gaz à effet de serre, d’ici 2050. Si les pays les plus industrialisés de la planète – Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande Bretagne, Italie, Japon, Russie –conviennent de donner l’exemple aux plus pauvres, tous n’envisagent pas le même scénario. Le Japon, défend une approche « sectorielle » de réduction des émissions polluantes. Ichiro Kamoshita, le ministre japonais de l’environnement, préfèrerait une évaluation des efforts accomplis dans chaque branche de l’économie, à des quotas nationaux de réduction de gaz à effet de serre. « La possibilité de réduire les émissions via une approche sectorielle apportera une base scientifique aux négociations de l’après-2012. », a –t-il précisé (1). Les questions environnementales seront d’ailleurs au cœur de la conférence du G8 qui se tiendra à Hokkaido, en juillet prochain. Après avoir soutenu les Etats- Unis à Bali, opposés à des objectifs chiffrés de réduction de gaz à effet de serre, le Japon se préoccupe du climat.

Le Japon, seconde économie mondiale, est le cinquième émetteur mondial de gaz à effet de serre, après l’Inde et la Russie. En mai 2007, le gouvernement japonais lance la « Cool Earth 50» , une initiative qui propose une réduction globale des gaz à effet de serre de 50%, d’ici à 2050. Sur le plan national, cette stratégie invite le Japon à coller rapidement aux objectifs de Kyoto, moins 6% de rejets polluants en 2012, par rapport à 1990. Une campagne, « 1 personne, 1 jour, 1 kilo », et un mouvement, le « Team Minus 6% », incitent les Japonais à bousculer leur quotidien, et à adopter une attitude écolo. Ils sont invités à baisser le chauffage, à suspendre la climatisation, et à raccourcir leurs douches. A la maison, et au travail. Le « Cool biz », remplacer le costume-cravate par une tenue plus légère pour soulager la clim, est en passe de devenir à la mode. Les Japonais doivent encore réduire leur volume d’ordures, consulter les agences de conseil pour économiser l’énergie, et conduire moins vite. Et dans certains restaurants, c’est moins cher pour les écolos.

Même au Japon, la route vers Kyoto est longue. Si le secteur industriel a effectivement réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 5,5% en 2005 par rapport à 1990, elles continueraient à augmenter « fortement » dans le secteur des transports, du commerce et des ménages. L’avis de l’Ambassadeur du Japon en France. Concernant les transports, le rejet de CO² serait passé de 217 millions de tonnes en 1990, à 261 Mt, en 2002, soit 21% des émissions totales. En cause, l’avion et les déplacements professionnels, hors marchandises. La pollution de l’air liée au trafic, NOx , particules de matières, et CO² assortis, est l’un des plus sérieux problème environnemental au Japon.

L’approche sectorielle défendue par le Japon, et rejetée par d’autres, en détail. Toujours à Kobe, un responsable japonais propose que le Japon, la Chine, et la Corée du Sud invitent le reste de la planète à réduire l’emploi de sacs plastiques, une plaie pour l’environnement.

M.J


Publié le 27 mai 2008 par marlene dans Actualité,Climat
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