Environnement
Un blog sur la géo-environnement

Goldsworthy, conversations avec la nature. (2)

Bonjour,

Goldsworthy, part two. Deux vidéos, extraits du documentaire de Thomas Ridelsheimer, « L’oeuvre du temps », diffusé sur Arte, en 2005. Goldsworthy parle de son travail, et de sa « muse », la nature.

Etudiant aux Beaux Arts de Lancaster, Goldsworthy s’échappe de cet univers confiné, et sécurisant. Il se retrouve dans la nature, un environnement ouvert qui libère son énergie. L’espace lui donne un sentiment d’insécurité, nécessaire à sa création. » Un contrôle total peut tuer le travail artistique »…

« Je ne crois pas que la nature ait besoin de moi, mais moi j’ai besoin d’elle. » Et quand Goldsworthy s’éloigne de la nature, désoeuvré, il se sent déraciné. C’est ce contact avec l’environnement qui l’enracine. Il a besoin de travailler. Il a besoin de solitude. « Mais pour être honnête, les gens me fatiguent »…

Et joyeux Noël!

M.J


Publié le 25 décembre 2007 par marlene dans Art
Tags :: , , , ,

Goldsworthy, conversations avec la nature (1).

Bonjour,

Jean Louis Borloo et la mise en oeuvre du Grenelle de l’environnement? Les objectifs contraignants de réduction des émissions de CO² annoncés par Bruxelles ? Ou Andy Goldsworthy, une belle façon de retarder une actualité environnementale un peu grise. Goldsworthy, c’est ce sculpteur anglais qui vit et travaille en Ecosse, et qui court le monde pour y laisser des traces, souvent éphémères. Ses sculptures sont en harmonie avec l’environnement. Ses matériaux, empruntés à la nature, évoquent le provisoire des éléments naturels. La plupart de ses oeuvres sont temporaires. Goldsworthy est l’un des maîtres du Land art. Il est aussi l’un des plus filmés. En 2003, Arte lui consacre une émission. Je vous propose deux vidéos, d’une série qui en compte quatre, la suite pour plus tard.

Premier document, Goldsworthy y confesse son besoin de la terre. Il veut comprendre l’énergie qui l’anime, qui coule à travers le paysage. Cette énergie qui est là, et qui disparaît. Puis vient le renouveau de la vie, le temps, les changements, et toujours cette énergie qui habite la nature. Dans le monde de Goldsworthy, la mer, les cours d’eau, les marées, parlent encore du temps qui s’écoule.

Seconde vidéo, Goldsworthy au travail. Ou l’humilité de l’artiste face à des éléments naturels, parfois rebelles. Goldsworthy qui sculpte une oeuvre qui, une fois achevée, ne dira rien des efforts de l’artiste. En attendant, l’important est de ne pas attraper froid, de ne pas avoir les doigts gelés, pour garder l’habileté du geste, et le contact avec l’élément naturel. Et quand l’installation s’effondre, Goldsworthy prend froid. Une oeuvre réussie lui tient chaud.

M.J


Publié le 23 décembre 2007 par marlene dans Art
Tags :: , , ,