Environnement
Un blog sur la géo-environnement

« Perfumed Jungle », essence d’architecture verte.

Bonjour,

En feuilletant « GREEN – Architecture Now», un gros bouquin qui illustre les déclinaisons de l’architecture verte dans le monde, maisons individuelles ou projets plus ambitieux, je me suis arrêtée sur « Perfumed Jungle ». C’est une proposition architecturale étonnante qui métamorphose le front de mer de et le quartier des affaires de l’île principale de Hong-Kong. Un gigantesque projet qui oxygène et souligne un paysage urbain planté de buildings. « Hong- Kong », assise au bord de la Mer de Chine méridionale, à l’embouchure de la rivière des perles, signifie « Port aux Parfums », un nom qui évoque le temps où les arbres parfumés abondaient dans la ville. L’équipe de « Vincent Callebaut Architecture » , à l’origine de cette vision architecturale, a repris l’évocation pour imaginer une « Jungle parfumée» dans une ville soumise à de fortes contraintes environnementales, et humaines. Hong- Kong, composée de trois îles aux paysages escarpés, oppressée par un climat subtropical, est encore étouffée par une  pollution qui la plonge souvent dans un brouillard gris. La cité, qui concentre un peu plus de 7 millions d’habitants sur 1/5° de son territoire, le reste est trop montagneux pour construire, présente des densités de 30.000 habitants au km², parmi les  plus élevées au monde. (2) « Perfumed Jungle », qui propose un ensemble de tours aérées et rebondies, offertes à une végétation abondante, qui décline une topographie aquatique en bord de mer, doit modérer la pollution, tout en inversant l’empreinte écologique du quartier. Les tours, jardins verticaux plongés en Mer de Chine, constituent des habitats pour la flore, la faune, et les hommes. Grâce au processus de photosynthèse, leur végétation doit purifier l’atmosphère. Chaque élément, autosuffisant, doit produire plus d’énergie et de biodiversité qu’il en consomme. Au bas des tours, l’espace aquatique, maillage de piscines, de marinas, de nouveaux quais, ou lagons d’épuration biologique, doit constituer une réserve d’eau pour le quartier, un espace de vie pour les espèces locales. Sa géographie, en cascade,  rappelle les paysages de rizières. L’ensemble, aux fonctions écosystémiques, donne vie à l’architecture. Cette proposition urbaine a été imaginée pour l’une des villes les plus prospères de la planète, qui n’a pas encore signé, et qui peine à développer un plan de logements sociaux

Visite du projet sur le site de Vincent Callebaut

M.J

(1) « GREEN – Architecture Now – L’architecture VERTE d’aujourd’hui.”. Philip Jodidio – Editions TASCHEN – 2009 – “Perfumed Jungle” – Hong-Kong, China, 2007, pp 100-105

(2) Géographie de Hong-Kong, Wikipedia, http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9ographie_de_Hong_Kong


Publié le 12 novembre 2010 par marlene dans Architecure.,Biodiversité,Chine,Urbanisation
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Le coût de la pollution en Chine du Sud.

Bonjour,

La pollution de l’air en Chine du Sud a causé la mort d’environ 10.000 personnes en 2006, conclusion d’une enquête menée par la Civic Exchange , et publiée mercredi à Hong-Kong. La pollution atmosphérique serait encore responsable de 44.000 hospitalisations de jour chaque année, et de 11 millions de visites chez le médecin. La zone balayée par l’enquête, Hong-Kong, Macau, et le Delta de la Rivière des Perles rejoint la Mer de Chine, est une région économique très active.
 

Le Delta de la Rivière des Perles , ou « l’arrière-pays » de Hong-Kong, a connu une croissance économique ultra – rapide depuis le début des réformes en Chine. L’étude révèle que les régions de Guangzhou et de Foshan,  très industrialisées, sont particulièrement affectées par des niveaux élevés de dioxyde de soufre (SO²) ,production des petites centrales de charbon, et à l’origine de maladies cardio-vasculaires. De son côté, Hong-Kong est confrontée à deux sources majeures de pollution. La première, causée par les émissions de voitures diesel, se situe au niveau des rues. L’autre, provoquée par les moteurs des véhicules, l’industrie, ou les centrales d’énergie, produite à Hong-Kong ou diffusée par l’activité du Delta, prend la forme d’un smog.  Déjà en 2000, la pollution atmosphérique de Hong-Kong, avait provoqué 4000 décès, maladies respiratoires, cardio-vasculaires, ou cancers du poumon.

 

 

Coût humain, et coût économique. L’étude révèle encore que les hospitalisations, les visites médicales, et la baisse de la productivité représentent  6,7 milliards de Yuans, chaque année. Un peu moins de 968 milliards de US dollars. Ce coût, réajusté en fonction de paramètres économiques, serait sept fois plus élevé dans la région du Delta, qu’à Hong-Kong. Cependant, la ville, grosse place financière mondiale, pourrait devenir moins attractive, et perdre de son prestige, en raison de son atmosphère saturée.

Le rapport souligne que la relation entre la qualité de l’air et la santé des habitants n’est pas  suffisamment prise en compte par les Autorités. Et ce n’est pas faute d’information. Au cours des 25 dernières années, de nombreux journaux, locaux et internationaux, se sont emparé du sujet, près d’une quarantaine d’articles au total. L’étude conseille aux dirigeants de tendre vers les normes de pollution américaines, ou européennes. Elles devraient développer un plan pour améliorer la qualité de l’air, et tenir la population informée de l’évolution, en temps réel, de la pollution atmosphérique. Pourtant, depuis juin 2007, Hong-Kong s’intéresse à la qualité de son air, histoire de le rendre plus respirable dans les années à venir. Opération relayée par « Clear the air », une initiative de volontaires. Ce qui n’empêche pas le port du masque dans les rues de Hong-Kong…

M.J


Publié le 12 juin 2008 par marlene dans Actualité,Pollution atmospérique.
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