Environnement
Un blog sur la géo-environnement

« When the floods came ».

Bonjour,

A la fin de l’été 2010, des inondations dévastent le nord-ouest et le centre du Pakistan, avant de menacer la province du Sindh, dans le sud du pays. Les eaux ont déjà fait 16.000 morts, et perturbé la vie de 12 millions de personnes. Dans le Sindh, près de 400.000 personnes vivant sur les rives de l’Indus sont déplacées dans des camps, quand elles acceptent d’abandonner maisons et bétail, pour y attendre de l’aide. Des centaines de villages sont noyés, des milliers d’hectares de cultures sont inondées. L’eau emporte aussi les tombes des ancêtres dans ses excès. A l’échelle du Pakistan, ce sont les plus violentes  inondations depuis près d’un siècle. (1) Quelques mois plus tard, en janvier 2011, le Queensland, dans le nord-est de l’Australie, connaît également des inondations. La ville de Rockhampton, qui compte plus de 75.000 habitants, est piégée sous 9 mètres d’eau. Plus d’une vingtaine de villes, réparties sur un territoire équivalent à celui de la France et de l’Allemagne, sont immergées, ou coupées du reste du pays. Environ 200.000 personnes sont affectées, beaucoup sont évacuées, on dénombre environ 70 disparus, et une dizaine de morts. Les routes et les voies de chemin de fer sont inondées, les récoltes détruites, et l’industrie du charbon en panne. En Australie, cette catastrophe est qualifiée de « désastre aux proportions bibliques. » (2) En 2010, quelques semaines après les inondations, Gideon Mendel, photographe et cinéaste, passe quelques temps dans la province de Sindh. Avant de s’envoler pour le Queensland, au début de l’année 2011. Témoignage en images de ces deux catastrophes distantes de quelques milliers de kilomètres, séparées par un gros écart de développement, mains nues contre engins motorisés pour déblayer, tentes de fortune contre gymnase propre pour les réfugiés, mais partout un quotidien à la dérive et le désarroi sur les visages. (3)

When the floods came…

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Gideon Mendel, né en 1959 en Afrique du Sud, devient photographe de presse en 1983. Il s’installe à Londres, cumule les prix. En 1996, il est récompensé par la fondation « Eugène Smith Grant » à New-York,  sélection qui valorise une approche humaniste,  pour son travail sur le SIDA en Afrique.

M.J

(1) “Pakistan issues flooding ‘red alert’ for Sindh province”, BBC News, 07-08-2010, http://www.bbc.co.uk/news/world-south-asia-10900947

(2) “Australia’s Queensland faces ‘biblical’ flood”, BBC News, 01-01-2011. http://www.bbc.co.uk/news/world-asia-pacific-12102126

(3) « When the floods came: Australia and Pakistan”, Gideon Mendel, The Guardian Co UK, 02-04-2011. http://www.guardian.co.uk/environment/video/2011/apr/02/australia-pakistan-floods


Publié le 7 avril 2011 par marlene dans Catastrophe naturelle.,photographie
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L’eau et l’Afrique, revue de presse.

Bonjour,

Encore un sujet sur l’eau, thème crucial de ce siècle qui avance, trouver des moyens plus efficaces pour la conserver, l’utiliser, et protéger la ressource. Jacques Diouf, Président de la FAO, l’organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation, parle de la pénurie d’eau qui se dessine comme « l’enjeu du XXIème siècle ». Derrière cette prise de conscience et ces intentions, il y a un quotidien. Un milliard de personnes sur la planète sont privées d’eau potable, et plus de deux milliards n’ont pas accès aux réseaux d’assainissement. L’eau est une entreprise coûteuse, et pas forcément rentable. Pendant ce temps, une partie de l’humanité, souvent la même, est victimes de ses excès. Pour mieux se rendre compte des multiples réalités de l’eau, l’idée est de relever les titres de la presse africaine. Une accumulation, effectuée sur une période relativement courte, qui révèle des pénuries, une incessante quête à l’eau potable, et des inondations. Extraits.

L’Algérie multiplie les projets hydrauliques…

Inondations au Sénégal

Le 10 septembre, « Sénégal : les sapeurs pompiers interviennent sur une quarantaine de sites sinistrés », info Agence de presse sénégalaise. Pluies diluviennes, difficultés d’évacuation des eaux, des bassins de rétention qui débordent, canaux de drainages impraticables, et des habitations menacées d’inondation. La banlieue de Dakar est particulièrement touchée. On patauge dans beaucoup de quartiers: »Tout le quartier est dans l’eau. Nous avons été obligés d’envoyer les enfants chez leurs grands-parents. J’ai récemment proposé à mon épouse d’aller chez ses parents en attendant que la situation revienne à la normale, mais elle a refusé. C’est une vie difficile que nous menons ici », déplore M. Sylla. Alors les pompiers pompent les eaux, et le gouvernement débloque des crédits. Sénégal encore, le 9 septembre, info du Soleil (Dakar)  , cette fois ce sont les habitants de Touba qui sont victimes d’inondations. Un quartier de la ville a du être abandonné, les pluies ont chassé les habitants. La ville ne dispose pas de canaux d’évacuation. Ses rues, boueuses et ponctuées de flaques, sont impraticables. Plus grave, les eaux stagnantes jouxtent les ordures. Certaines eaux usées, issues des fosses sceptiques, se seraient mélangées avec des eaux de pluie. Avec deux perspectives, le paludisme et le cholera… La veille, l’Agence de presse sénégalaise évoque encore les inondations, à Pikine, dans la grande banlieue de Dakar, maisons inondées, eaux stagnantes, difficultés d’évacuation, la pluie qui ne cesse pas….Plus au Sud, à l’extrémité de la petite côte, Joal Fadiouth ,la ville de Léopold Sédar Senghor, est aussi sous les eaux…

Plus bas dans le calendrier…


Publié le 12 septembre 2008 par marlene dans Afrique,eau
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